lundi 22 juin 2020

70 ans de carrière pour Annie Cordy

                           
Meneuse de revue, chanteuse, actrice... Annie Cordy était une artiste complète.

Début juin, notre Annie Cordy nationale a accordé une longue interview à l'hebdomadaire "Paris Match" :

"Ce 16 juin est un jour spécial pour vous :  vous fêtez à la fois vos 92 ans et vos 70 années de carrière.
- Depuis toujours, j'ai été sur les routes et je n'ai jamais eu l'habitude de célébrer mes anniversaires. Vous me croirez ou pas, mais je ne suis pas très branchée fête. Avec mon mari Bruno, il nous suffisait, lorsque nous étions en tournée, de marquer les événements dans la voiture. Nous la considérions comme notre maison!  On se faisait un sandwich ou une friandise à la station-service et on était bien. Oui, tout simplement bien. Nous n'avions pas besoin de grand chose : on était heureux à deux.

- Vous habitez maintenant à Cannes. Vous avez pris d'autres habitudes?
- Depuis que j'y suis installée avec ma nièce Nini, nous avons effectivement comme coutume de convier quelques amis. Réunis sur la terrasse pour passer un bon moment, nous installons sur la table de quoi grignoter. Nous passons un bon moment dans la joie et la bonne humeur. Chacun se sert, à la bonne franquette.

- Que faites-vous aujourd'hui?  Avez-vous des hobbies?
- J'en ai plusieurs. J''ai beaucoup de chance. Je suis gâtée. J'aime les plantes vertes que j'entretiens avec amour. Je leur parle et je leur chante aussi. Il m'arrive de les féliciter d'être si belles. Ma nièce se moque de moi avec humour, mais je m'en fiche.

- Attachez-vous de l'importance aux années qui passent?
- Je ne sais jamais quel âge j'ai, je n'ai jamais su!  A mes yeux, ce qui importe, c'est le bonheur d'avoir toujours eu autour de moi une famille et des amis qui comptaient. Et sur lesquels je pouvais compter.

- 70 ans de carrière, ce n'est pas rien...
- C'est long, non? Du coup, ça file un coup de vieux. Sans nostalgie excessive, je garde de merveilleux souvenirs de mon parcours. Je garde dans le coeur certains êtres d'exception que j'ai croisés tout au long de ma vie. Ils sont avec moi et ils me manquent. Mais j'ai le sens de l'humour dans mon ADN. C'est essentiel pour affronter des situations difficiles. Sans humour, la vie serait bien monotone et laborieuse. Il faut toujours faire preuve de beaucoup d'autodérision. Faire les choses sérieusement mais sans jamais se prendre au sérieux. Par contre, je ne suis ni rigolote, ni boute-en-train. Je suis plutôt du genre timide. Je sais que ça vous étonne, et pourtant, c'est vrai!  Autant sur scène je déploie toute mon énergie, autant je suis réservée en société. Je suis très mal à l'aise face à des personnes exubérantes à l'extrême. Cela dit, cela ne m'empêche pas d'aimer le contact et les échanges avec ceux et celles que je croise. Je retiens surtout que j'ai fait un beau métier. J'ai toujours travaillé dur. Au cinéma, au théâtre ou à la télévision, j'ai partagé avec le public mais aussi avec mes partenaires des moments de bonheur intense. Avant tout, je suis chanteuse et c'est sur scène que je suis le plus dans mon élément. Face à un public et avec des musiciens, dans une petite salle, dans un Zénith ou même en plein air. J'aime le plein air!  Le trac ne m'a pourtant jamais quittée. Depuis mes débuts, je suis malade de peur avant d'entrer en scène. Et, croyez-moi, ceux qui m'accompagnent en font l'expérience à chaque représentation.

- Quels ont été pour vous les moments les plus marquants de votre carrière ?
- Je menais la revue au "Boeuf sur le Toit" à Bruxelles, j'avais à peine 20 ans. Les dirigeants du Lido et Miss Bluebell sont venus me proposer un engagement pour mener la revue au Lido. Je suis arrivée à Paris le 1er mai 1950, jour de la fête du travail. Depuis, je n'ai plus jamais arrêté de travailler ! Au cinéma, j'ai tellement de souvenirs forts. Mon premier film s'intitulait "Si Versailles m'était conté". Quels débuts!  J'étais très impressionnée par Sacha Guitry qui nous dirigeait. Vous ne pouvez pas vous imaginer mon trac. D'ailleurs, je le lui ai avoué en disant :  "Vous savez, Maître, je ne suis pas comédienne". Il m'a répondu :  "On n'est pas comédienne, on naît comédienne!". J'ai toujours été à l'écoute du réalisateur en tournage. Je suis très disciplinée. J'ai aimé entrer dans la peau de tous les personnages qu'on m'a confiés. Autant dans des films graves mais tendres, comme Mimi dans "Rue Haute" sous la direction d'André Ernotte, que dans ceux complètement déjantés que j'ai tournés avec mes copains Francis Blanche, Michel Serrault, Darry Cowl et tant d'autres. A la télévision, j'ai créé "Madame SOS", un premier rôle récurrent à la télévision. Si on m'avait proposé de recommencer cette expérience, je l'aurais faite avec joie. En Belgique, j'ai tourné "Le bonheur d'en face" avec Alain Leempoel, Martine Willequet et une sacrée tribu d'artistes. Qu'est-ce qu'on a ri ! Cela nous a tous soudés dans notre amitié. Impossible aussi d'oublier le tournage de "Baldipata" avec mon Charles Aznavour. J'ai tellement de souvenirs avec lui. Dans la chanson, mes meilleurs moments, je les ai partagés avec mon Loulou, Luis Mariano, avec qui j'ai tourné  "Le chanteur de Mexico". Mais aussi avec qui j'ai partagé l'affiche de "Visa pour l'amour" en tournée. Quatre ans de bonheur, de tendre affection et d'humour. J'ai débuté dans l'opérette avec Bourvil, mon Dédé. Nous avions l'un pour l'autre un grand respect mutuel, avec une véritable complicité. Si je devais vous raconter nos anecdotes, cela prendrait toutes vos pages!  Je pense aussi à Jean Richard, Darry Cowl, Pierre Doris avec qui j'ai partagé de bons moments sur scène et en coulisses, Christian Morin, Patrick Préjean, Gérard Chambre. Mon grand souvenir est "Hello Dolly que j'ai créée au théâtre de Nancy et qui est ensuite parti en tournée. A mon inoubliable Jacques Mareuil qui m'a écrit tellement de chansons".

Retrouvez la suite de cette interview dans le "Paris Match" de début juin.

Et vous, quels sont vos meilleurs souvenirs de la carrière d'Annie Cordy ?

jeudi 4 juin 2020

La province de Flandre Orientale

La province de Flandre Orientale (Oost-Vlaanderen en néerlandais) a pour chef-lieu la ville de Gand qui organise l'Année Van Eyck en ce moment. Elle est traversée par l'Escaut, mais aussi la Lys et la Dendre.

Voici quelques anciens articles consacrés à cette province :

- Le tour des Flandres à Grammont :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2020/04/le-tour-des-flandres-grammont.html

- Renouvellement du Gravensteen à Gand :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2019/02/renouvellement-du-gravensteen-gand.html

- Le Fiertel à Renaix :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2017/06/le-fiertel-renaix.html

- Gand, capitale du royaume de France de mars à juillet 1815 :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2015/04/gand-capitale-du-royaume-de-france-de.html

- De Gentse Feesten :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2012/07/de-gentse-feesten.html

- La ville de Gand :  http://journalpetitbelge.blogspot.com/2010/09/la-ville-de-gand.html

- Le cheval Bayard à Termonde :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2010/05/le-cheval-bayard-termonde.html

Bonne promenade en Flandre Orientale !

mercredi 20 mai 2020

Hommage à Louis Delville

                                    Charleroi: Louis Delville s’en est allé ce week-end

Je viens d'apprendre par hasard le décès de Louis Delville (1946-2020) il y a quatre mois. Originaire de Liège, il était actif dans le milieu culturel de Charleroi. Après Cristina et Dominique L, c'est le troisième ami(e) bloggeur(se) qui s'en va depuis le lancement du Journal d'un petit Belge. Je ne sais plus trop comment nous avons fait connaissance virtuelle (peut-être via le blog d'Edmée ou de Cathy?), mais ses premiers commentaires datent de 2008. Cette année-là, il a d'ailleurs participé à ma série "La Belgique de…" :

http://journalpetitbelge.blogspot.com/2008/09/la-belgique-de-louis-delville.html

L'année suivante, nous nous sommes rencontrés une fois "en vrai" avec son épouse Micheline à Tournai La Page 2009. En 2011, j'ai réalisé une interview croisée de leur couple pour mon blog des écrivains belges :

1ère partie :
http://ecrivainsbelges.blogspot.com/2011/09/interview-croisee-de-micheline-boland.html

2ème partie :
http://ecrivainsbelges.blogspot.com/2011/09/interview-croisee-de-micheline-boland_18.html

Sincères condoléances et bon courage à Micheline.

lundi 11 mai 2020

La FNAPG

Ce 8 mai, on commémorait le 75ème anniversaire de la fin de la deuxième guerre mondiale, mais les cérémonies privées ont eu lieu en très petit comité en raison du coronavirus.

Les quotidiens du groupe "L'Avenir" ont eu la bonne idée de donner la parole à Michel Flament :

"A 67 ans, vous êtes le président national de la Fédération Nationale des Anciens Prisonniers de Guerre (FNAPG). Qu'est-ce qui vous a amené à cette fonction?
- Fils de prisonnier de guerre, je suis tombé dans le chaudron très tôt. Mon père était secrétaire de la section locale de Flénu et chargé de l'envoi des journaux. Je participais à la vente des Myosotis, à la collecte de vieux papiers, et j'étais à ses côtés lors des cérémonies patriotiques. Mon oncle, voisin, était porte-drapeau et je l'accompagnais fièrement. D'autres connaissances de mes parents étaient également des anciens prisonniers de guerre.

- Puis, vous avez embrayé?
- Dès l'âge de 20 ans, j'ai proposé mes services au comité local. Je suis devenu secrétaire-trésorier de la section de Flénu-Jemappes, puis président du Groupement Régional de Mons-Borinage en 2001. J'ai ensuite été trésorier national adjoint de la FNAPG de 2014 à 2018. Et depuis le 27 avril 2018, j'en suis le président national.

- Cela représente une charge?
- Plus qu'une charge, il y a pour moi le devoir de perpétuer la mémoire du sacrifice des anciens prisonniers de guerre, de soutenir leurs épouses et veuves, et de manifester une reconnaissance aux membres sympathisants qui nous sont d'une grande aide pour perpétuer, par exemple, les cérémonies de commémoration.

- Combien reste-t-il d'anciens prisonniers de guerre?
- A la date du 8 février 2020, on dénombrait 75 anciens prisonniers de guerre, quelques 2.000 veuves d'anciens prisonniers, et environ 4.400 membres sympathisants.

- Les anciens prisonniers de guerre ont souffert de la captivité.
- Elle a privé les prisonniers de guerre (pour la plupart âgés de 20 à 25 ans) de conditions normales de vie :  isolement, sous-alimentation, manque d'hygiène et de soins de santé. D'où des maladies chroniques et de lourdes pathologies (affections pulmonaires et respiratoires, problèmes digestifs, dentaires et oculaires,...). Il y a eu des drames sociaux, économiques ou familiaux lors des retours de captivité. Au début des années 1980, le traitement des pathologies lourdes n'était pas celui d'aujourd'hui, et de nombreux prisonniers de guerre sont décédés à cette époque. Il faut enfin rappeler qu'en 1945, un ancien prisonnier de guerre sur quatre était handicapé, un sur cinq tuberculeux.

- D'où l'action sociale que la FNAPG a développée?
- Rapidement, le Fonds Nachez (du nom du premier président national, Raoul Nachez) est créé. Aujourd'hui appelé Fonds des Barbelés, il a veillé à l'approvisionnement en streptomycine et son dérivé, l'auréomycine. A Montana en Suisse, le Sana Belgica a été créé. En 1952, ses 120 lits ont accueilli 4.000 malades. L'institution a quitté la Suisse en 1960, et le centre hospitalier de Sainte-Ode en Ardenne a pris le relais pour soigner les anciens prisonniers de guerre souffrant de diverses maladies graves".

A noter que les prisonniers de guerre étaient répartis entre Stalags (Stammlager, camp de base) pour hommes de troupe et sous-officiers,  et Oflags (Offizierlager) pour les officiers. Les officiers ne pouvaient pas être mis au travail. Les prisonniers des Stalags ont été obligés de travailler pour l'agriculture ou l'industrie. On estime que 225.000 soldats belges ont été faits prisonniers lors de la reddition de l'armée le 28 mai 1940.

jeudi 7 mai 2020

La grotte de Vacresse

                           
Des funérailles s’y sont déroulées ce 31 mars.
Vacresse est un hameau du village d'Herchies (commune de Jurbise en province du Hainaut, non loin du parc Pairi Daiza), connu principalement aujourd'hui pour son club de football. Mais entre leur terrain et l'église se trouve une grotte un peu oubliée. Le site de cette grotte vient d'être complètement nettoyé et s'est retrouvé à la "une" de la presse et des réseaux sociaux :   en effet, suite à la décision du gouvernement d'interdire les enterrements dans les églises en raison du coronavirus, des habitants ont eu l'idée de donner une nouvelle vocation à la grotte de Vacresse. En accord avec la commune et le curé, le site de la grotte permet aux familles d'avoir quand même une cérémonie religieuse digne de ce nom (leur permettant de faire mieux leur deuil), tout en respectant les consignes ministérielles (nombre de personnes admises, distance à respecter, office en plein air). Très bonne idée!

Voici quelques explications historiques sur cette grotte tirées du fascicule "Notre-Dame de Vacresse : la paroisse, l'église, le hameau" écrit par Jacques Durieux en 1999 :

"Dans le jardin, derrière le chœur de l'église, une grotte de belle grandeur, faite principalement de pierres, est l'œuvre de paroissiens. Comme la plupart des grottes populaires, celle-ci est dédiée à Notre-Dame. Les statues de Notre-Dame de Lourdes et de Sainte-Bernadette sont présentes. A l'intérieur de la grotte, une statue de la Vierge tenant le Christ mort dans ses bras (une pieta) rappelle la mise au tombeau. Sur un muret, l'Archange Gabriel veille. 

On possède peu de renseignements concernant la construction de l'édifice. Les plus anciens des habitants originaires du hameau, situent la période de sa construction très peu de temps après celle de l'église. Elle peut être raisonnablement être située vers l'année 1900. Les noms de Julia Lebrun et de Zacharie Plomb, qui habitaient la rue du Culot, non loin de l'église, sont cités comme ayant participé, parmi d'autres paroissiens, à la construction. En 1946, une souscription fut lancée parmi les paroissiens pour la remise en état de la grotte et de ses abords. Lorsque le temps le permet, une messe en plein air y est célébrée chaque année le 15 août, fête de l'Assomption".

jeudi 30 avril 2020

Fermeture de l'Hôtel Métropole à Bruxelles

Il y a six ans, je vous avais déjà parlé de la ré-ouverture après travaux du Café Métropole, où j'aimais aller boire un verre quand j'étais dans ce coin de Bruxelles :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2014/03/re-ouverture-du-cafe-metropole-bruxelles.html

Un des plus beaux et des plus prestigieux hôtels de notre capitale (avec le Plazza situé non loin de là et appartenant toujours à la famille van Gysel de Meise) vient d'annoncer sa fermeture :  l'Hôtel Métropole. Bien que restauré il y a quelques années, son chiffre d'affaires était en baisse suite aux attentats de Paris en 2015 et Bruxelles en 2016, puis la création d'un piétonnier compliquait l'arrivée des clients. L'épidémie du coronavirus entraînant la chute du tourisme, n'a évidemment rien arrangé. 

Régine Salens vous raconte son histoire sur son blog :   www.noblesseetroyautes.com/cessation-des-activites-de-lhotel-bruxellois-le-metropole

lundi 27 avril 2020

Nouvel album de Suarez

Je vous avais parlé de leur dernier album en 2017 :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2017/03/nouvel-album-du-groupe-suarez.html

Après avoir dévoilé deux nouvelles chansons (je n'aime pas trop le terme "single"...), Marc Pinilla et son groupe Suarez annoncent la sortie de "Cavale", leur cinquième album dans les prochains mois. Pour les écouter :   https://www.youtube.com/channel/UC11J2ZILk9sdUusA2_edMEA

Marc Pinilla a répondu aux questions du supplément Maxx TV :

"Pourquoi avoir attendu si longtemps avant de revenir à la musique ?
- On a décidé de faire les choses qu'on aime et d'accorder beaucoup plus d'importance à l'image et à la production. Tout prend donc beaucoup plus de temps. On a aussi fait le choix de proposer deux singles au public avant de sortir l'album dans son intégralité. Le disque est terminé mais ne sera disponible que dans quelques mois. On voulait vraiment proposer un son neuf et déstabilisant pour les fans qui nous suivent depuis dix ans.

- Qu'est-ce que cela signifie?
- On approche le son autrement et on évite les automatismes de vouloir faire un copier-coller de nos précédents tubes. On était un peu arrivé à cela sur le dernier album. On avait choisi la solution facile car on avait déjà notre couleur et notre identité. Du coup, on a voulu dupliquer ce qui avait déjà été fait. Cette fois, on a décidé de prendre les choses autrement et de tout bousculer. On en avait marre de se répéter. Sur ce nouveau single, il y a une prise de risque dans l'écriture des chansons et dans la production. On tente de mélanger l'urbain, le rock. On va explorer les choses qu'on ne connaît pas. C'est un tout nouveau Suarez.

- Avez-vous peur que les fans ne suivent pas ?
- Oui mais on n'a pas trop d'inquiétude. On remarque que le risque qu'on prend plaît aux gens. On va donc continuer sur notre lancée. Je dois avouer qu'il n'est pas toujours facile de collaborer à cinq. Je suis le moteur et mes collègues sont le soutien. En studio, j'essaie de balancer un maximum d'idées. Quand on est soutenu, c'est plus facile d'avancer.

- Etre le leader d'un groupe, c'est pesant ?
- C'est une responsabilité que j'assume parfaitement. Parfois, j'aimerais être plus tranquille, être davantage dans l'ombre et me laisser porter… Pour autant, la notoriété ne me pèse pas. On vit avec. Si elle nous pèse, c'est qu'il faut changer de métier. Mais c'est l'histoire de la vie et je l'accepte. Par exemple, quand j'apparais seul sur la pochette de notre nouveau single, c'est simplement pour faciliter l'approche visuelle et esthétique du projet. Et puis, faire une photo à cinq, ce n'est pas toujours simple".

lundi 20 avril 2020

La province du Luxembourg

Après l'indépendance de la Belgique en 1830,  le Traité de Londres fixe les frontières définitives de notre pays. L'ancien duché de Luxembourg est scindé en deux :   la partie occidentale revient à la Belgique et prend le nom de province de Luxembourg ;  la partie orientale est attribuée à Guillaume d'Orange avant de devenir en 1890 un Etat indépendant (le grand-duché de Luxembourg).

Située au sud-est de la Belgique, la province de Luxembourg est la province belge ayant la plus grande superficie, mais est la moins peuplée. Très touristique, elle compte de nombreuses forêts et est traversée par la Semois, la Sûre, la Lesse et l'Ourthe. Son chef-lieu est Arlon et elle a sa propre télévision régionale (TV Lux). Les habitants de cette province ont terriblement souffert de l'offensive allemande lors de la Bataille des Ardennes durant l'hiver 1944.

Je vous propose de (re)lire 7 articles de ce blog sur la province du Luxembourg :

- Redu, le Village du Livre :  http://journalpetitbelge.blogspot.com/2010/02/redu-un-village-livres-ouverts-noel.html

- La Semois :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2013/04/bouillon-la-semois-jean-marc-buchet.html

- Le Mardasson à Bastogne :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2013/05/le-mardasson-bastogne.html

- L'entreprise Thomas&Piron :  http://journalpetitbelge.blogspot.com/2016/02/les-40-ans-de-lentreprise-thomas.html

- L'entreprise Ice-Watch :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2017/01/les-10-ans-d-ice-watch.html

- Le parc Durbuy Adventure Valley :  http://journalpetitbelge.blogspot.com/2017/02/le-parc-durbuy-adventure-valley.html

- Les archives de Charles-Ferdinand Nothomb à Arlon :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2020/01/les-archives-de-charles-ferdinand.html

Et vous, quels sont vos coups de coeur dans cette province ?

lundi 13 avril 2020

Le Tour des Flandres à Grammont

JAfficher l’image sourcee vous ai déjà parlé de la ville de Grammont (Flandre Orientale), très connue pour son Mur intégré à de nombreuses courses cyclistes :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2018/10/la-ville-de-grammont.html

S'il y a bien un événement sportif qui passionne les Flamands au printemps, c'est bien le Tour des Flandre dont parle l'auteur Jean-Baptiste Baronian dans son livre "Dictionnaire amoureux de la Belgique" :

"Contrairement à ce que chante Jacques Brel, la Flandre n'est pas un plat pays. Elle est hérissée de toute une série de monts, et certains sont si escarpés, si pentus, qu'on les appelle des murs, tel celui de Grammont (Geraardsbergen, baptisée d'ailleurs par les habitants de la région "la petite ville sur la montagne"), un des hauts lieux du Tour des Flandres.

Le Tour des Flandres, c'est un peu le Tour de France en miniature :  il ne dure qu'un jour, que six ou sept heures, mais il attire une foule immense et, sur son parcours (250km en moyenne), tout le monde fait la fête et ne ménage pas son bonheur, sa joie et son enthousiasme. Et c'est tellement ancré dans la mythologie populaire des Flandres que les partis extrémistes, sachant fort bien que les télévisions retransmettent la course en direct, veillent à ce que, partout où elle passe, les spectateurs brandissent des drapeaux jaunes flanqués du lion noir, l'oriflamme autour duquel ils voudraient que se retrouve chaque Flamand.

Tout coureur cycliste flamand digne de ce nom, digne d'être l'héritier d'une famille des plus glorieuses, rêve de franchir en vainqueur la ligne d'arrivée du Tour des Flandres. Lorsqu'il y parvient, se jouant des monts, des murs et des pavés, il est un dieu vivant pour une année entière, et on lui pardonne si, par la suite, il pédale comme un sénateur dans les autres courses du calendrier professionnel, s'il se fait battre régulièrement, s'il abandonne, s'il préfère flemmarder sur sa selle. Gagner le Tour des Flandres, c'est, pour lui, comme obtenir le prix Nobel du vélocipède. Gagner le Tour de Flandres, c'est rejoindre aussitôt le tabernacle des légendes flamandes". 

lundi 30 mars 2020

La Fête des Chats à Ypres

IAfficher l’image sourcel y a dix ans, je vous avais raconté ma seule visite à la ville d'Ypres (province de Flandre Occidentale) :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2010/02/ma-visite-dypres-flandre-occidentale.html

En lisant "Dictionnaire amoureux de la Belgique", son auteur Jean-Baptiste Baronian m'a fait découvrir la Fête des Chats qui a lieu, tous les trois ans, à Ypres durant le mois de mai :

"Des situations au sein desquelles les chats sont l'objet de maltraitance, de cruauté et de sauvagerie, on en connaît de nombreuses tout au long des siècles, et plus particulièrement au Moyen Age, où ils passaient bel et bien pour des émissaires du diable. La Fête des Chats (Kattestoet en flamand) à Ypres, à la lisière du département du Nord, en constitue la survivance. On croit savoir qu'elle apparaît pour la première fois en l'an de grâce 962, par une ordonnance du comte Baudouin III de Flandre (à qui l'on doit la fortification de Bergues). Ce dimanche-là, dans toute la cité drapière, on procédait à des jets de chats vivants, et on allait même jusqu'à les jeter du haut du beffroi, c'est-à-dire de près de 70m de hauteur. Et cette pratique ne devait cesser qu'en 1818.

Avant d'être restaurée en 1938. Sauf que, depuis cette date, les habitants de Ypres se contentent de lancer des chats en peluche. Mais ils font beaucoup plus :  ils organisent des cortèges où tout le monde est déguisé en chat, où l'on voit des chats de toutes les dimensions possibles et imaginables, des chats géants et des chats nains, des chats en bois, en plâtre, en papier mâché, en tissu gonflable, des chats de toutes les couleurs, des chats méchants et des chats gentils, des chats presque domestiqués et des chats complètement sauvages, des chats hommes et des femmes chattes, une orgie féline en somme, à laquelle participe une foule immense, bigarrée et cosmopolite, quel que soit le temps qu'il fait".

jeudi 26 mars 2020

Christophe Deborsu et la Belgique

Depuis son appartement du centre-ville de Namur,  le journaliste bilingue Christophe Deborsu s'est exprimé sur la situation actuelle aux quotidiens du groupe Sud Presse :

"Je n'ai jamais voulu être journaliste international, même si c'est très important d'aller voir le monde. Mais ma priorité, c'était mon pays parce que c'est ça que je connais. C'est clair qu'en ayant une épouse flamande, c'est elle et tous ses amis que tu rencontres et c'est tout un nouveau monde, c'est Anvers aussi. Je connais ces gens-là de l'intérieur en étant avec ma femme, pas comme Wallon mais comme son mari. Ils ne me parlent pas comme si j'étais Wallon, ils ne prennent pas de gants...alors c'est parfois dur!  Ca te donne un autre statut qui peut-être permet de mieux comprendre l'âme flamande. C'était déjà un peu le cas quand j'étais à l'université, que je kottais avec des Flamands.

Au début de la crise du coronavirus, quand il y a eu cette longue réunion de crise, les gens disaient que c'était la faillite de la Belgique parce qu'ils n'arrivaient pas à se mettre d'accord. Et pas du tout!  J'ai écrit un article dans "Het Belang van Limburg" pour dire que la Belgique, ça fonctionne! C'est vrai que chez nous, on a des points de vue un peu différents mais je constate que ce pays, sur ce coup-là a extrêmement bien fonctionné. Et je ne suis pas un vieux Belgicain en train de dire que la Belgique est là pour toujours, pas du tout, je suis suffisamment en Flandre pour dire que ce pays reste extrêmement fragile.

Un virologue néerlandais a dit que la Belgique est un exemple. Pour moi, ça a quelque part renforcé le pays. Mais il faut savoir que les Flamands ont quand même du ressentiment par rapport à Paul Magnette (et la formation du gouvernement fédéral) et ça, ça m'inquiète. Il ne faut pas croire que cette crise sanitaire va relancer le pays et lui donner cinq ans de plus! Pour l'instant, ça marche, mais les gens vont très vite l'oublier".

lundi 16 mars 2020

La tour Zimmer à Lierre

Afficher l’image sourceVoici l'explication donnée par Jean-Baptiste Baronian dans son livre "Dictionnaire amoureux de la Belgique" (dont je vous ai déjà parlé) :

"Initié à l'horlogerie dès son plus jeune âge dans l'atelier de son père, à Lierre, sa ville natale, au sud-est d'Anvers, Louis Zimmer (1888-1970) s'est passionné pour l'astronomie et l'a étudiée tout seul, sans passer par une quelconque école supérieure, sans jamais fréquenter les milieux scientifiques. Et c'est tout seul qu'il a conçu et élaboré trois incomparables merveilles :  l'Horloge du centenaire,  l'Horloge astronomique et le Sudio astronomique.

Egalement appelée la tour Zimmer,  l'Horloge du centenaire a été montée en 1930, à l'occasion du centenaire de la Belgique, sur une ancienne tour faisant partie des remparts de Lierre et datant du 13ème siècle. Elle possède treize cadrans qui indiquent chacun une mesure différente du temps :   l'heure légale belge, les dates, les semaines, les mois, les saisons, les marées, les signes du zodiaque, les phases de la lune, l'âge de la lune, le cycle lunaire, l'équation du temps, le globe terrestre et le cycle solaire qui compte 28 années (ce qui signifie que l'aiguille de cet écran met 28 années pour en accomplir le tour complet).

Au premier étage de la tour, Louis Zimmer a installé, en 1932, son Studio astronomique composé de neuf tableaux synoptiques comptant 57 cadrans, afin de permettre au profane de se familiariser avec les phénomènes célestes et le système solaire. C'est un décor d'un autre âge : l'âge des premiers films de science-fiction et des premières bandes dessinées futuristes. Mais tout y est d'une remarquable précision, les fuseaux horaires, les calendriers périodiques, les rotations des planètes, les constellations, la Voie lactée, les éclipses…  Et le plus inouï, c'est que l'Horloge du centenaire et le Studio astronomique forment un ensemble mécanique dont le rouage est commandé et actionné par la même horloge mère! 

A côté de la tour, un pavillon abrite l'Horloge astronomique que Louis Zimmer a créée pour l'Exposition Universelle de Bruxelles de 1935 et qui a été ensuite présentée au Museum of Science and Industry de New York".

lundi 9 mars 2020

Chronique sur le temps...

Voici une chronique de Charles Delhez sur le temps dans la revue "Dimanche" de l'Eglise Catholique de Belgique (www.cathobel.be), et qui mérite réflexion (qu'on soit catholique ou non) :

Anne passe de longues heures couchées. Elle attend que celui qui grandit en elle soit prêt à quitter le sein maternel pour accueillir le regard émerveillé de sa maman. Des heures à sentir le temps qui coule, à regarder le bleu du ciel qui nous enveloppe et les multiples nuances du vert des arbres et des plantes, à écouter le chant symphonique des oiseaux. Temps non pas perdu, mais d'attente et de contemplation. Quand Anne fera le bilan de ces semaines à l'horizontale, elle y verra moins de réunions, moins de petits plats mijotés pour les siens (ses amis s'en sont chargées), mais la tête toute ronde d'un bébé longuement et amoureusement attendu :   "Moi, disait le Petit Prince,  si j'avais cinquante-trois minutes à dépenser, je marcherais tout doucement vers une fontaine…".

Hélàs, nous souffrons tous ou presque de chronophagite aigüe et vivons dans un court-termisme effréné, obsédés par nos fantasmes de perfection. Toujours plus et toujours plus vite!  L'état d'urgence est permanent. Il nous faudrait  4,3 planètes pour notre consommation et des dizaines de pages en plus dans notre agenda. Nous voulons aller tellement plus vite que notre voyage entre passé et futur n'a plus le temps de s'arrêter au présent. La distinction entre vie privée et vie professionnelle, brouillée par le numérique, devient de plus en plus poreuse et notre action souffre de cécité, puisqu'il n'y a plus de place pour la contemplation.

Nous croquons la pomme de la toute-puissance en remplissant un maximum notre to-do-list. A force de courir pour tout faire, on ne fait plus rien à fond. Adam et Eve n'ont pas pu accepter les limites mises par Dieu, nous peinons à reconnaître celles de notre agenda. Du coup, nous manquons toujours de ce temps que l'on mesure actuellement au millième de seconde. Ah! Si nous devenions immortels pour pouvoir tout faire et ne renoncer à rien.  "C'est à tort que les hommes se plaignent de la fuite du temps, en l'accusant d'être trop rapide, sans savoir qu'il s'écoule à la bonne vitesse" , disait déjà Léonard de Vinci.

Ce "pêché" abîme nos relations humaines. On tutoie de plus en plus vite, avant même d'avoir pris le temps de nous apprivoiser, pour parler comme le renard. Nous sommes hyperconnectés, envoyant rapidement des messages de plus en plus brefs. Nous multiplions les relations par peur du vide (combien d'amis sur Facebook?), tout comme notre hyperconsommation remplit le caddy. Quand j'étais jeune, entre une bamba, la valse et quelques rocks, on s'offrait un petit slow, histoire de se parler un peu. Aurait-on oublié la leçon du lièvre et de la tortue? Le petit Louis, 4 ans, lui, avait déjà bien compris :  "Dis maman, c'est quand qu'on aura une après-midi à ne rien faire?".

Nous sommes toujours "le nez sur le guidon", sans prise de distance pour nous rappeler le sens et les priorités. Le livre qui a inspiré cette chronique, "Ralentissez", propose cinq minutes de lâcher-prise au milieu de nos horaires de travail pour nous vider la tête et laisser divaguer notre esprit. Saint Ignace de Loloya invitait les jésuites à s'arrêter un quart d'heure au milieu de la journée pour relire, sous le regard de Dieu, les heures écoulées et envisager celles qui s'annoncent.

La seule urgence devrait être de ralentir! Les moines, par exemple, ont un tout autre rapport au temps :  "L'art de vivre monastique, c'est l'art de la respiration du temps", expliquent-ils. Au monastère, la cloche rythme les journées et relativise toute fausse priorité. Nous avons, quant à nous, perdu un certain rythme qui permet notamment de nous retrouver tous à table en famille et déconnectés de nos réseaux!  Ne serait-il pas plus heureux, sans pour autant négliger notre travail, de retrouver le tempo des vacances durant toute l'année?  La pénurie du temps nous interroge sur notre essentiel.

Charles Delhez

lundi 2 mars 2020

Raoul Hedebouw (PTB) et la Belgique

Je vous avais parlé des déclarations du jeune président du MR Georges-Louis Bouchez en faveur d'une Belgique plus unitaire :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2020/01/un-retour-de-letat-belge-unitaire.html

Même constat à gauche pour Raoul Hedebouw, député du PTB qui est le seul parti national et bilingue à la Chambre. Il a déclaré en février aux quotidiens du groupe Sud Presse :

"Le gros problème en Belgique, on s'est planté avec les réformes de l'Etat :  on a créé le bordel en coupant les compétences en deux et puis, on a dû inventer des réunions de coopération!  Je ne comprends pas que la gauche ait pu voter ça. Les députés devraient être élus par tous les Belges. Moi, j'ai des comptes à rendre à ma base en Flandre, en Wallonie et à Bruxelles. Je suis un vrai député du peuple belge. Je veux une Belgique de la solidarité, de la sécurité sociale. J'en veux beaucoup aux partis traditionnels de s'être divisés entre néerlandophones et francophones. Nos problèmes viennent de là :  la division des partis a créé la division du pays, pas le contraire!  C'est à ce moment-là qu'il y a eu une erreur du système. 

Quand je prends un malin plaisir à interpeller les ministres francophones en néerlandais, et inversement, ce n'est pas pour m'amuser :  cela incarne cette identité nationale. Je reçois beaucoup de témoignages positifs à ce sujet. Les gens (surtout les jeunes qui manifestent) voient que l'on a quatre ministres de la Mobilité et du Climat,  et pas de politique de la mobilité, ni du climat!  Que l'on a neuf ministres de la santé….du n'importe quoi!  Là, je sens un réveil chez les citoyens. Le point faible des nationalistes est que 80% des Flamands ne veulent pas la scission du pays. La NVA doit cacher son agenda en parlant de confédéralisme, une notion que les gens ne comprennent pas. C'est sur ce point faible qu'il faut taper".

Qu'on partage les idées de droite de Georges-Louis Bouchez ou de gauche de Raoul Hedebouw, leurs constats se rejoignent. Oui, il faut refédéraliser certaines compétences (avec en priorité l'environnement et la mobilité afin d'avoir un seul ministre responsable pour tout le pays). Oui, avoir une circonscription nationale à la Chambre (où un Flamand pourrait voter pour un Wallon, et inversement) serait une bonne chose. Et petite suggestion à Georges-Louis Bouchez :  même si je suis d'accord avec ses propos, apprendre le néerlandais les renforcerait et lui permettrait d'expliquer son point de vue dans les débats télévisés au nord du pays.

jeudi 27 février 2020

Billets d'humeur de "Vers l'Avenir"

Chaque jour, les quotidiens du groupe "Vers l'Avenir" propose deux billets d'humeur (en page 2 et en dernière page) signés par des journalistes de la rédaction. J'ai choisi les deux billets du mercredi 12 février 2020.

Billet d'humeur de Xavier Diskeuve (page 2) :

"L'autre jour, il m'est arrivé un truc que je ne souhaite qu'à mon pire ennemi :  j'ai perdu mon gsm. Bêtement, il est tombé de ma poche alors que je roulais à vélo. Sur le coup, j'étais tout paniqué ! Je voulais prévenir mes proches, ma famille :  "J'ai perdu mon gsm ! Je ne suis plus joignable ! Mais je vais bien !"  Au début, c'était horrible, comme si on m'avait amputé d'un membre. Oui, il paraît que si on coupe une jambe, elle vous chatouille encore après. De fait, ma main était démangée en permanence. En plus, je n'allais pas pouvoir en acquérir un autre avant deux jours. Le monde entier allait m'oublier! Et pourtant, bizarrement, le lendemain matin, je n'y pensais déjà plus à mon gsm perdu…  J'arrêtais de le chercher convulsivement. N'attendant plus ni SMS, ni mail, ni rien, j'étais...détendu! Je ne me sentais plus "traqué comme avec ce fichu mouchard à touches. J'écoutais les oiseaux, je regardais les fleurs, j'embrassais les arbres…  Après 48 heures, je ne savais même plus que j'avais eu un jour un gsm. Le lundi, j'ai dû me forcer à aller "me rééquiper". J'avais l'impression de sacrifier ma tranquillité! Depuis, pour ne plus le perdre, je le laisse toujours au même endroit, attaché à une ficelle… On m'a dit :  "Comme un téléphone fixe alors?". Ah bon? Il paraît qu'autrefois, tous les téléphones étaient rattachés par un fil à une prise fichée dans le mur. Mais pourquoi c'est plus comme ça?  C'était si pratique!".

Billet d'humeur de Philippe Martin (page 56) :

"En prenant la parole devant le Conseil de Sécurité, ce mercredi, le roi Philippe fait œuvre utile. A la fois pour la cause des enfants soldats et….pour notre pays. Quel est ce petit pays (11 millions d'habitants et 30.000 km2), incapable de se gérer lui-même, qui se hisse à la tribune de l'ONU pour instruire les puissants de ce monde? Pour donner des leçons de politique étrangère devant le Conseil de Sécurité? Crédible? C'est en tout cas ce qu'a entrepris la Belgique en briguant un siège, pour deux ans, dans cette haute instance internationale. Et ce que confirme le Roi, ce mercredi, en prenant la parole devant le Conseil de Sécurité dont la Belgique assure la présidence pendant ce mois de février. Objectivement, il faut reconnaître que ce sont de grands honneurs qui échoient à notre petit pays et qu'il s'agit aussi d'une reconnaissance de notre savoir-faire diplomatique. Historiquement, la Belgique a toujours voulu être présente sur la scène internationale, en dépit de sa taille et de son influence réelle, du point de vue politique et économique. Par présomption, par manque de lucidité? Pas exactement. Parce que nos dirigeants - et nos souverains - ont toujours su que le besoin de reconnaissance extérieure est inversement proportionnel à la taille d'un Etat. Et, pour y parvenir, le confetti belge doit précisément s'investir dans de grands ensembles tels que l'Union Européenne ou l'ONU et jouer la carte du multilatéral, c'est-à-dire l'action concertée de plusieurs capitales. Jusqu'à ces derniers temps, la Belgique passait aussi pour une experte du compromis, une orfèvre du consensus pour dénouer, patiemment, les tensions intérieures et internationales. Ce dont elle ne peut plus se vanter, aujourd'hui, au regard de la durée des crises politiques que nous traversons pour former nos gouvernements. Heureusement que Philippe ne doit pas, ce mercredi, faire un exposé sur les relations entre le sud et le nord de son petit royaume, sans quoi il verrait de nombreux regards médusés le fixer, dans la prestigieuse assemblée. Finalement, c'est beaucoup moins risqué (et beaucoup plus utile) d'évoquer le sort des enfants impliqués dans les conflits armés…".

Que vous inspirent ces deux billets d'humeur?

lundi 24 février 2020

L'entreprise belge Zebrabook

Il y a sept ans, Zebrabook a été repris par Marie Thibaut de Maisières. Avec son équipe, cette jeune maman bruxelloise a mis son énergie pour que ce projet de livres personnalisables connaisse le succès. Résultat :  plus de 10.000 livres vendus par an dans sept langues différentes. A noter qu'ils sont fabriqués en Belgique et collés artisanalement dans un atelier.

L'originalité de ces bouquins, c'est qu'ils sont personnalisables. Les premiers permettaient d'insérer le nom et le prénom de l'enfant dans l'histoire, mais on peut aussi y ajouter des photos dans un arbre généalogique, le nom de son chien ou de son plat préféré. Objectif de ce cadeau original : que l'enfant pense que le livre a été créé spécialement pour lui. 

Plus d'infos sur cette entreprise belge :    https://zebrabook.com/fr/

jeudi 20 février 2020

Prochaines expositions au château de Beloeil

Afficher l’image sourceComme chaque année, le château de Beloeil (province du Hainaut) accueillera une exposition d'amaryllis du 25 avril au 3 mai 2020.

Mais ensuite, il présentera, du 16 mai au 30 septembre 2020, une exposition sur le carnaval de Rio de Janeiro parrainée par le couturier et animateur belge Gérald Watelet, proche de la famille princière.

Quel lien y a-t-il entre le Brésil et Beloeil?

La responsable communication du domaine a expliqué à la presse :    "Cette exposition est une forme de clin d'œil au pays d'origine de la princesse Eléonore (née d'Orléans et Bragance), l'épouse du prince Michel de Ligne, propriétaire du château. Leur mariage a été célébré en 1981 à Rio de Janeiro où la princesse de Ligne, qui descend directement du dernier empereur du Brésil, a grandi. Pour la petite histoire, leur fille Alix vit dans ce pays où elle travaille pour un joaillier. Les liens avec le Brésil sont étroits et c'est ce qui a poussé les organisateurs à privilégier Beloeil. Richesse de couleurs, de tissus, de broderies, plumes, strass et autres accessoires, ce travail exceptionnel de haute couture, réalisé à la main, pourra être admiré de près. Pour l'occasion, toutes les salles seront décorées de costumes brésiliens".

jeudi 13 février 2020

Premier poème du Poète National 2020-2021

  Afficher l’image source   Premier poème de l'auteur belge Carl Norac, désigné Poète National 2020-2021 :

Poème pour l'enfant au bord d'une page

La poésie fait son nid d'une main à peine ouverte,
Elle peut suivre les lignes de la paume
Et aussi vivre dans un poing.
Elle est ce souffle inattendu qui patientait en toi,
Ce temps posé pour l'instant, mais qui dure.
Si tu veux la dresser, changer de livre,
Délaisse les gens qui veulent la définir.
Elle aura toujours le coup d'aile d'avance
De l'oiseau quand tu veux l'attraper.

Un poème ne t'attend pas.
Il est là, même où tu l'ignores.
Il ne se veut pas forcément plus brillant
Qu'une bruine qui s'amuse ou un soleil qui tombe.
Un poème ne fait pas pousser les fleurs.
C'est une parole entre deux lèvres
Qui ne sauvera peut-être pas la Terre,
Mais qui s'entendra,
Se fendra d'un aveu, d'un amour, d'un combat.
Elle chantera encore quand d'autres s'agenouillent
Ou s'enfuient devant la foule des bras tendus.

Aujourd'hui, tu vas écrire, me confies-tu.
Alors, vas-y, jette-toi dans la beauté.
Au bout d'une page, ou de quelques vers,
Il y a parfois le début d'un univers.
Je te regarde : ce matin, tu te sens poème
Que tu crois pouvoir toucher,
Pour dire le monde,
L'infini d'une seconde.

Carl Norac                      

jeudi 6 février 2020

La marque belge J&Joy

C'est à Waremme (province de Liège) que se trouve le siège de J&Joy, la seule marque de prêt-à-porter belge ayant un fonds philanthropique géré par la Fondation Roi Baudouin. Ils soutiennent les Petits Riens en Belgique, des projets en Inde en faveur de l'éducation des enfants, et l'association Objectif Ô de Jean-Denis Lejeune qui fait creuser des puits d'eau potable dans les zones défavorisées d'Afrique et d'Inde. Tous les vêtements de la marque sont fabriqués dans des usines pratiquant le commerce équitable, n'employant pas de travailleurs âgés de moins de 16 ans, et conformes aux chartes internationales du travail.

Pour découvrir leur catalogue :   www.jn-joy.com

lundi 27 janvier 2020

Un retour de l'Etat belge unitaire ?

Le nouveau et médiatique président du MR Georges-Louis Bouchez a fait grand bruit il y a quelques jours en déclarant : 

"Je suis unitariste. Moi, je suis pour un Etat unitaire. Je ne parle pas d'efficacité quand je vous dis ça, mais d'attachement sentimental. Des améliorations liées aux réformes de l'Etat ? Je n'en vois aucune en ce qui concerne les grandes compétences. Si jamais, on devrait procéder à une évaluation des six réformes de l'Etat, je peux déjà vous donner la conclusion. La conclusion, c'est qu'on doit tout remettre au niveau national. Si ça ne tenait qu'à moi - mais je ne suis pas tout seul -  on remet tout à un niveau central. Et si véritablement, on considère que ce pays n'est plus gérable, alors on peut le diviser". 

Ces propos de Georges-Louis Bouchez lui ont valu de nombreuses critiques, tant au nord qu'au sud du pays. Moi, je suis d'accord avec lui. Bien sûr, ne soyons pas naïfs :  je ne crois pas un retour à l'Etat belge unitaire, car il y a trop de partis politiques qui y sont opposés. Mais si on parle d'efficacité, Georges-Louis Bouchez a raison :  les compétences gérées par les régions et communautés ne le sont pas nécessairement de façon plus efficace. Si on prend les vastes dossiers des problèmes de mobilité et de protection de l'environnement,  est-on vraiment efficaces avec plusieurs ministres (de partis politiques différents) responsables pour un pays aussi petit que la Belgique?  J'en doute…  Un retour de l'Etat belge unitaire, c'est sans doute utopique. Mais faire revenir certaines compétences au gouvernement belge (comme la santé, la mobilité ou l'environnement), ce serait une bonne chose selon moi. Et lors des réactions aux propos de Georges-Louis Bouchez, je regrette que les partis politiques n'aient pas abordé la vraie question de fond :  l'efficacité au service des citoyens.

Rappelons qu'il existe un tout petit parti national et bilingue qui prône le retour à un Etat belge unitaire :  il s'agit du BUB (Belgische Unie - Union Belge). Son président Hans Van de Couter est conseiller communal à Uccle. Mais la communication de ce parti n'est guère efficace. Cliquez ci-dessous sur "BUB" pour retrouver mes anciens articles consacrés à ce parti.

jeudi 23 janvier 2020

Le groupe belge Ayahuesca

Ayahuesca est un nouveau groupe belge constitué de trois jeunes musiciens de 20 ans originaires de la région de Tournai dans le Hainaut :  Gaspard Loncke, Bastien Wibaut et Joseph Bertholet. Ils interprètent des compositions inspirées du jazz et de l'électro, des musiques actuelles, de la musique du monde. Leur nom de scène évoque l'ayauasca, cette liane amazonienne qui procure aux chamans des hallucinations :   "Parce que notre musique électronique jazz expérimentale se rapproche un peu d'une forme d'hallucination, d'un voyage dans l'imagination humaine. Et nous aimons aussi l'esthétique naturelle de la liane dont nous nous inspirons pour nos chemises, notre site Internet, etc".

Le groupe Ayahuesca sera en concert le 31 janvier à la 3ème soirée musicale de l'église Saint-Michel de Braffe, et le 19 avril en ouverture du Festival de Jazz de Tournai. 

jeudi 16 janvier 2020

Les archives de Charles-Ferdinand Nothomb à Arlon

Le ministre d'Etat Charles-Ferdinand Nothomb a légué 35 ans d'archives aux Archives de l'Etat, et plus particulièrement à son siège d'Arlon en province de Luxembourg.

Il a répondu aux questions des quotidiens du groupe Vers l'Avenir :

"Comment avez-vous eu l'idée de conserver tous ces documents?
- Ce n'est pas moi qui ai eu l'idée. Au début de ma carrière, un archiviste arlonais, Mr Petit, avait prévu que je serais longtemps en politique. C'est lui qui m'a demandé de tout déposer. Les premiers documents remontent à l'époque où je suis devenu député, c'est-à-dire en 1968. Je l'ai ensuite fait durant 35 ans. Cela représente une énorme masse de papier : environ 500 mètres de rayonnages. Quand j'ai mis un terme à ma carrière politique, je suis retourné aux archives voir le successeur de Mr Petit. On s'est rendu compte qu'elles n'étaient finalement pas classées, faute notamment de temps et de personnel.

- Vos archives atterrissent ensuite à Saint-Hubert et c'est là que commence le travail de classement?
- C'est là qu'un archiviste consciencieux, Mr Annaert, s'est attaqué à la classification. Il n'a pas tout fait, mais a décidé d'organiser un colloque pour éclairer certaines thématiques. Des relations avec mon père à celles avec la famille royale ou des relations au Congo :  des professeurs universitaires se sont exprimés sur celles-ci. Je les ai entendus faire des commentaires sur mon histoire sans rien dire. Et aujourd'hui, ce sont les actes de ce colloque qui sortent. Malheureusement, Mr Annaert est décédé et n'a pas pu aller au bout de ce travail.

- Concrètement, que retrouve-t-on dans tous ces documents? Et à quoi cela peut-il servir?
- Toute ma correspondance, ce que les gens m'écrivent, ce que je leur réponds. Tous mes documents parlementaires, les réunions, etc. Il y a des dizaines d'exemples qui peuvent éclairer soit des étudiants, soit des hommes politiques sur des décisions qui ont été prises.

- Y a-t-il des choses que vous avez voulu retirer?
- Non, tout y est. C'est peut-être un peu imprudent d'ailleurs. Un professeur est, par exemple, allé fouiller dans les archives de mon père. Il a découvert toutes les polémiques que nous avions lui et moi, et tous les noms d'oiseaux que nous nous donnions dans la famille. Rien de dramatique, mais cela prouve que nous avons tout laissé ouvert. Les gens qui chercheraient scandale pourraient sans doute trouver des choses que je ne pourrai expliquer. Personnellement, je n'ai rien supprimé, y compris sur le débat du Heysel qui était de toute façon un débat public. Je ne me suis d'ailleurs jamais gêné pour expliquer pourquoi j'ai pris cette position. J'estimais à l'époque que le ministre de l'Intérieur devait soutenir ses subordonnés contre une fédération qui avait beaucoup de torts et était démagogique. C'était sa responsabilité. Certains m'en ont voulu.

- Où seront conservées ces archives?
- Si elles ont un temps été divisées, elles sont désormais toutes à Arlon. On aurait pu les mettre à Bruxelles, mais nous avons fait le choix de les laisser là où tout a commencé…".