jeudi 18 octobre 2018

Côte belge : le boucher Hendrik Dierendonck

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A 43 ans, Hendrik Dierendonck est devenu le boucher le plus célèbre de Belgique. Il fait même partie des "Bekende Vlamingen", c'est-à-dire des Flamands connus et médiatisés. En reprenant la boucherie de son père Raymond (Slagerij Dierendonck dans la rue commerçante de Saint-Idesbald à la côte belge),  il a tenu à la développer avec son épouse Evelyne. Et ça marche : leur entreprise a un chiffre d'affaires actuel de 9 millions d'euros, et leur objectif est d'atteindre les 15 millions d'euros!

Hendrik Dierendonck possède désormais quatre boucheries :  celle familiale de Saint-Idesbald, mais aussi trois autres boucheries à Nieuport, Bruxelles et Courtrai (cette dernière ayant été confiée aux anciens gérants de la boucherie Desmedt à Mouscron qui vient de fermer ses portes). Il a confié à la presse :  "On sent que la clientèle du futur, et notamment les jeunes, mangera différemment de la viande :  moins mais mieux. Les gens veulent savoir d'où viennent les animaux. Une bonne maturation est aussi importante. On a une ferme à Furnes ainsi qu'un atelier de production et de découpe, tandis que la finition des produits se fait à chaque fois dans le magasin". 

Sa viande est aussi celle que l'on sert dans son restaurant "Carcasse", jouxtant directement la boucherie familiale de Saint-Idesbald. Ouvert en janvier 2015, il est déjà étoilé depuis l'an dernier grâce à son chef Anthony Snoeck et à son gérant Harm Rademan. Hendrik Dierendonck fournit également une poignée d'autres chefs étoilés (Peter Goossens, Sergio Herman et Kobe Desramault), a lancé une boutique de viandes vendues par Internet, gère son élevage de 50 bœufs (réputé pour sa rouge brune de Flandre Occidentale), et a écrit un livre!

Si vous avez déjà été dans une boucherie Dierendonck ou au restaurant "Carcasse", n'hésitez pas à nous faire part de votre avis! 

lundi 15 octobre 2018

Sortie du tome 14 de la Nouvelle Biographie Nationale

Tous les deux ans, l'Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique (www.academieroyale.be) publie un nouveau tome de son imposante Nouvelle Biographie Nationale, qui contient des notices relatives à des personnages belges décédés, ayant acquis une certaine notoriété dans les divers domaines de l'activité humaine et appartenant à toutes les périodes de l'histoire, principalement la période contemporaine.

Chaque notice présente les données d'état-civil, des renseignements sur l'ascendance et la descendance familiales immédiates, la formation, les étapes de la vie professionnelle, les grandes lignes de l'activité du personnage (qui ne doit pas nécessairement avoir été académicien). Le tome 14 vient de sortir et met à l'honneur 144 nouvelles personnalités très variées :  les écrivains Maurice Carême et Henry Bauchau, l'industriel Jacques Solvay, la journaliste Janine Lambotte (première femme en Europe à avoir présenté un journal télévisé), le saxophoniste Georges Danneels, le peintre Luc Mondry, le chanteur lyrique Pierre d'Assy, etc. Le tome 14 compte 355 pages et est vendu au prix de 25 euros, mais vous pouvez également consulter librement en ligne la Nouvelle Biographie Nationale sur le site Internet de l'académie.

P.S. Alors qu'on entend souvent parler dans la presse des académiciens français (leur épée, leur costume, leurs funérailles aux Invalides, le fait d'être présenté dans la presse comme "académicien", leurs discussions sur le dictionnaire,p.ex.),   je trouve dommage que ce n'est pas du tout le cas en Belgique. Pourtant, ils disposent aussi d'un très beau bâtiment (le palais des Académies, situé juste à côté du palais royal de Bruxelles) et de sites Internet bien documentés, mais on ne parle pas de leurs activités. Et vous, connaissez-vous les académiciens belges?

jeudi 11 octobre 2018

Rachat de la Cristallerie du Val Saint-Lambert

Cet été, la célèbre Cristallerie du Val Saint-Lambert a été rachetée par Georges Forrest, un important industriel belge surtout connu pour ses projets au Congo. Il a répondu aux questions des quotidiens du groupe Vers l'Avenir :

"Pourquoi avez-vous décidé de racheter le Val Saint-Lambert?
- C'est une acquisition que j'ai faite à titre personnel. D'abord, parce que je connais l'ancien propriétaire du Val Saint-Lambert, Jacques Somville. Nous avions réalisé des opérations en Afrique et il m'a demandé si j'étais intéressé. Certains responsables du groupe ne souhaitaient pas l'opération, mais je me suis dit : pourquoi pas? Ma démarche a aussi pour ambition de ne pas laisser tomber ce fleuron dans les oubliettes. C'est un nom prestigieux pour la Belgique et en tant que citoyen belge, comme on a déjà sauvé deux ou trois sociétés, je me suis dit : pourquoi pas celle-là? C'est un vrai challenge et j'adore relever des défis.

- Quel est votre projet pour la cristallerie?
- Nous avons constitué une équipe et nommé un président en la personne de l'ancien secrétaire d'Etat Pierre Chevalier. Nous allons restructurer l'entreprise pour lui redonner son prestige du passé. Elle a beaucoup perdu au niveau commercial. Nous allons relancer les innovations grâce à deux ou trois designers, afin de moderniser la gamme et la diversifier. La Chine est un grand marché. Nous voulons aussi développer de nouveaux produits accessibles à la classe moyenne, des jeunes de 30-45 ans qui aiment les belles choses, mais qui n'ont pas nécessairement les moyens de s'acheter du Val Saint-Lambert. Nous voulons faire comme d'autres marques (Baccarat, Hermès, p.ex.), mais en gardant la qualité et la beauté. Nous avons aussi pris des contacts avec d'autres cristalleries pour avoir une certaine synergie et collaboration. Ils sont tout à fait preneurs.

- Quel est le montant des investissements prévus?
- Il y en aura certainement, mais ils ne sont pas encore totalement chiffrés. Nous allons d'abord revoir la structure et l'informatique pour lancer des ventes en ligne qui n'existent pas pour l'instant. D'ici fin de l'année, nous aurons une bonne vue de ce que nous voulons faire et comment développer la cristallerie.

- Quid de la marque Val Saint-Lambert?
- Nous avons des droits sur la marque, sinon ce sera difficile de développer l'entreprise. Il y a des gens qui ont utilisé la marque, mais on leur a dit gentiment d'arrêter sans faire de procès. Mon ambition aussi est de faire du Val Saint-Lambert un centre de dialogue entre différentes cultures (africaine, européenne, américaine, etc.). La cristallerie a fait de belles choses, mais elle reste dans le même moule. Il faut lui donner une autre impulsion. Ce dialogue passera aussi par l'intégration des produits du Val Saint-Lambert dans des expositions d'art africain. Mélanger l'art africain, Picasso et des fabrications de la cristallerie apporterait un plus à la cristallerie et à Liège".

Même si je ne suis pas convaincu que les nouvelles générations sont intéressées par de tels produits, je leur souhaite de réussir ce pari et de donner une nouvelle vie à la cristallerie qui est un des fleurons de la région de Liège.

lundi 8 octobre 2018

La ville de Grammont

Grammont (Geraardsbergen en néerlandais) est une ville de la province de Flandre Orientale, où coule la Dendre. Elle compte environ 33.000 habitants.

Je vous ai déjà parlé de sa fête des craquelins :    http://journalpetitbelge.blogspot.com/2016/02/la-fete-des-craquelins-grammont.html

Mais Grammont est aussi connue pour d'autres choses :

- son Mur de Grammont qui est intégré à de nombreuses courses cyclistes (dont le Tour des Flandres et prochainement une étape du Tour de France 2019). Cette pente raide et pavée a une longueur de 1,25 km, un dénivelé de 93 mètres et son sommet culmine à 110 mètres d'altitude. Elle débute aux bords de la Dendre et se termine au pied de la chapelle néobaroque Onze Lieve Vrouw, en haut de l'Oudenberg ("vieille montagne").

- son Manneken-Pis, bien moins connu que celui de notre capitale. Etait-il présent avant celui de Bruxelles? Diverses hypothèses circulent. On sait que la statue de Grammont a été installée en 1459 sur le haut d'une fontaine, afin de remplacer un lion qui avait été volé. La statue actuelle n'est pas celle d'origine. Au cours de son histoire, elle a été remplacée plusieurs fois.

- sa tarte au maton qui a reçu il y a onze ans le label "indication géographique protégée" par la Commission Européenne. Son origine remonte au Moyen Age : à l'époque, il était difficile de conserver le lait qui se transformait en lait caillé, devenu ingrédient principal de la tarte. On ajoutait ensuite une pâte autour des matons pour obtenir la tarte au maton. Une confrérie (Broederschap van de Geraardsbergse Mattentaart) existe depuis une quarantaine d'années et compte 350 membres qui veulent promouvoir la spécialité culinaire de leur ville.