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lundi 30 mars 2026

Les 100 ans de l'église dominicaine du Zoute


Né en 1992 près de Malines, le frère Anton-Marie Milh est membre des équipes pastorales de l'église des Dominicains à Knokke-le-Zoute, et aumônier des étudiants de l'Université d'Anvers. Il a écrit un livre bilingue,  "Les frères prêcheurs à la plage. Les Dominicains, un siècle de présence à Knokke-le-Zoute.

Le frère Anton-Marie Milh a répondu aux questions de Cathobel :

"Comment les dominicains sont-ils arrivés au Zoute ?
- Les dominicains y sont arrivés en 1925 à la demande de la Compagnie du Zoute, une compagnie immobilière qui venait de construire une église de style néo-roman, mais sans avoir la permission de l'évêque. Et du coup, l'évêque de Bruges ne voulait pas y envoyer un prêtre. Par conséquent, la Compagnie du Zoute est allée à la recherche d'un prêtre, qu'ils ont trouvé en la personne du père dominicain Rutten.

- La construction d'une nouvelle église répondait à une nécessité liée au développement d'une nouvelle station balnéaire ?
- Le développement du Zoute s'est déroulé relativement tard, en comparaison d'autres endroits. Ostende, par exemple, était déjà une ville balnéaire au 19ème siècle. La Compagnie du Zoute a d'abord voulu attirer des Anglais. Ces derniers connaissaient déjà bien ce phénomène du tourisme, qui est né au 19ème siècle. On a tout d'abord construit une église anglicane. Mais très vite, on a constaté qu'il y avait aussi pas mal de touristes catholiques et luthériens. A cause de la première guerre mondiale, on n'a jamais construit une église luthérienne, mais ce projet d'église catholique est demeuré. 

- Et derrière cette construction, on peut mettre en valeur le rôle de l'épouse d'un certain Lippens ?
- Les deux fondateurs de la Compagnie du Zoute sont les cousins Maurice et Raymond Lippens. Maurice était un franc-maçon qui, entre autres, est devenu gouverneur général du Congo belge pendant les années 1920. Et il y avait aussi Raymond et son épouse Ghislaine de Béthune. C'est elle qui s'est vraiment investie corps et âme dans la construction de l'église. Elle a fait du porte-à-porte pour trouver de l'argent. Elle a aussi demandé aux familles de donner des chasubles. Et elle a rencontré des propriétaires d'hôtels pour leur demander d'investir un peu d'argent dans ce projet.

- Votre livre est bilingue. Est-ce important d'affirmer ce bilinguisme ?
- Oui, puisque l'histoire des dominicains au Zoute est vraiment une histoire belge ! Il y a des franc-maçons, des catholiques, une compagnie immobilière. Il y a donc de l'argent d'un côté, et un ordre mendiant de l'autre côté. La station balnéaire est bilingue. Et le livre est en deux langues, pour avoir un rayonnement aussi large que possible.

- La question linguistique a quelque fois placé les frères dominicains au milieu de ces conflits ?
- Avant le Concile Vatican II (1962-1965),  la liturgie était en latin. Chaque dimanche, il y avait huit messes, et seule la prédication des deux premières messes se déroulait en néerlandais puisqu'elles étaient pour le personnel, alors que les six autres étaient prêchées en français. Ce fait nous raconte l'histoire sociale du pays !  Après le Concile Vatican II, l'utilisation de la langue vernaculaire est encouragée pour la liturgie. L'évêque de Bruges décide alors, de manière assez radicale et soudaine, que toute la liturgie se déroulera en néerlandais dans son diocèse. Cela a provoqué beaucoup de réactions. Au Zoute, nous avons eu quelques pères bien flamingants, qui ont vraiment insisté pour que ce soit en néerlandais.

- Y a-t-il encore une communauté qui vit sur place ?
- Non, mais quatre frères y assurent un tour de rôle et forment une équipe pastorale. Chaque week-end, les trois messes sont célébrées par un des frères. Ceux-ci viennent de différents couvents de notre province :  Leuven, Anvers, Liège et Bruxelles. Au Zoute, les gens viennent vers nous :  l'église a un très grand rayonnement et elle attire beaucoup de monde.  A Anvers, les gens ne viennent plus nécessairement à l'église ou au couvent". 

 

lundi 14 juillet 2025

La Porte de Menin à Ypres


Inaugurée en 1927, la Porte de Menin se trouve dans la ville d'Ypres (province de Flandre Occidentale). Il remplace une ancienne porte de la cité. C'est un monument commémoratif en mémoire des soldats britanniques tombés pendant la première guerre mondiale et n'ayant pu être enterrés décemment. Les noms de plus de 50.000 soldats y sont gravés. Chaque soir à 20h, on y joue le Last Post. 

En face de la Porte de Menin se trouve le centre de documentation de la CWGC (Commonwealth War Graves Commission), où les visiteurs peuvent en apprendre davantage sur la première guerre mondiale et le travail de mémoire de l'organisation. Ne manquez pas aussi le musée belge "In Flanders Fields" sur la grand-place d'Ypres. 

A lire aussi :

lundi 30 juin 2025

La procession du Saint-Sang à Bruges

   


L'origine de la procession du Saint-Sang remonte aux Croisades. En récompense de ses exploits lors de la deuxième croisade,  Thierry d'Alsace, comte de Flandre, reçoit du patriarche de Jérusalem une relique précieuse :  quelques gouttes de sang du Christ qu'il ramène à Bruges en 1150. 

Depuis des siècles, la ville commémore cet événement historique à travers la procession du Saint-Sang le jeudi de l'Ascension. Groupes et chars évoquent dans une première partie l'histoire de la faute et du rachat depuis Adam et Eve. Une seconde phase retrace les principaux événements de la vie de Jésus. Et on assiste ensuite au transfert de la relique sacrée, escortée par les Croisés et les membres des corporations. 

Cliquez ci-dessous sur "Flandre occidentale" pour retrouver d'autres articles sur cette province. 

lundi 19 août 2024

La villa d'Albert Einstein au Coq

                     


Sur cette photo, on peut voir la villa "Savoyarde" de la station balnéaire du Coq ("De Haan" en néerlandais) à la côte belge. Cette villa est connue pour avoir été occupée pendant plusieurs mois de 1933 par Albert Einstein et son épouse, fuyant le régime nazi avant de quitter l'Europe. 

Le Coq n'est encore qu'un simple hameau quand le roi Léopold II donne en concession à une société privée de vastes étendues de terrains appartenant à l'Etat belge. Le mandat confié au promoteur a pour but de créer une nouvelle station balnéaire afin de séduire la bourgeoisie bruxelloise. La station est inaugurée en 1888. Un quartier Belle Epoque, constitué de villas isolées entourées de jardins, voit le jour sur modèle de la ville d'Arcachon. Ces villas de style anglo-normand ont miraculeusement traversé les décennies et participent aujourd'hui au charme du Coq. 

Pourquoi Albert Einstein s'est-il retrouvé au Coq ?  Lorsqu'Hitler devient chancelier en janvier 1933, Albert Einstein enseigne temporairement en Californie. A son retour en Europe, il débarque à Anvers et apprend que les nazis ont fouillé sa maison en Allemagne et saisi tous ses biens. Il décide de rester en Belgique où il sait qu'il peut compter sur le soutien de la reine Elisabeth, qu'il a rencontrée à plusieurs reprises et qui partage son amour de la musique. Il renonce à la nationalité allemande. Après avoir séjourné à Mortsel, il va s'installer à la villa "Savoyarde" au Coq pendant plusieurs mois. Pacifiste convaincu, politiquement engagé, Albert Einstein décide fin 1933 de partir aux Etats-Unis où un poste d'enseignant à l'université de Princeton lui est proposé. 

Mais la station balnéaire du Coq n'a jamais oublié le passage de son hôte le plus illustre et entretient toujours son souvenir. Une bande dessinée "Coq-sur-Mer 1933" (éditions Anspach) rappelle ces événements. 

Mon article sur l'arrêt du tram classé de la station du Coq :    https://journalpetitbelge.blogspot.com/2014/07/cote-belge-6-larret-de-tram-du-coq-de.html

lundi 22 juillet 2024

Côte belge : le nouveau belvédère de La Panne

                                     


C'est la nouveauté de cette année 2024 :  le Westerpunt ! Il ne passe pas inaperçu et il ne laisse pas les touristes indifférents (on aime ou on n'aime pas). Cet escalier géométrique en béton se trouve à la fin de la digue de La Panne, à proximité de la réserve naturelle du Westhoek et de la frontière française. Il mesure 6 mètres de haut. C'est le 16ème belvédère construit par la province de Flandre Occidentale qui mène ce projet depuis plusieurs années aux quatre coins de la province, afin d'offrir de nouveaux panoramas. La particularité du belvédère de La Panne, c'est que la vue varie en fonction des marées. 

lundi 4 décembre 2023

Un 16ème site belge sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco

Lors de sa réunion annuelle, le Comité du patrimoine mondial de l'Unesco a décidé d'inscrire 139 sites funéraires et mémoriels de la première guerre mondiale sur sa liste. Parmi ces lieux de mémoire, 96 sont situés en France, 27 en Flandre et 16 en Wallonie. L'objectif est de mieux préserver, pour les générations futures, le patrimoine dont la valeur est unique et universelle pour l'humanité. 

Parmi les sites funéraires et mémoriels belges de la première guerre mondiale, citons la Tour de l'Yser à Dixmude, le cimetière militaire britannique Tyne Cot à Zonnebeke, la porte de Menin à Ypres, l'Ireland Peace Tower à Messines, le cimetière militaire du Commonwealth à Saint-Symphorien, le Ploegsteert Memorial, l'Enclos des Fusillés à Tamines, les carrés militaires du cimetière de Robermont à Liège, le fort de Loncin, etc. 

Depuis 1998, la Belgique compte donc désormais 16 sites reconnus au patrimoine mondial de l'Unesco en Belgique :

1. Les 13 béguinages flamands

2. La grand-place de Bruxelles

3. Les 4 ascenseurs à bateaux du canal du Centre à La Louvière et Le Roeulx

4. Les 56 beffrois de Belgique et France

5. Le centre historique de Bruges

6. La cathédrale Notre-Dame de Tournai

7. Les 4 habitations Art Nouveau de l'architecte Victor Horta à Bruxelles

8. Les mines de silex néolithiques de Spiennes

9. L'imprimerie et le musée Plantin-Moretus à Anvers

10. Trois parcelles de hêtres anciens de la réserve forestière de la forêt de Soignes

11. Le palais Stoclet Art Déco de Bruxelles

12. Les 4 grands sites d'extraction de charbon en Wallonie (Grand-Hornu, Bois-du-Luc, Bois du Cazier et Blégny-Mine)

13. La Maison Guiette de l'architecte Le Corbusier à Anvers

14. Spa parmi 10 grandes villes d'eaux d'Europe

15. La colonie agricole de Wortel parmi les colonies de bienfaisance d'Europe

16. Les sites funéraires et mémoriels de la première guerre mondiale 

jeudi 14 septembre 2023

La double digue végétalisée de Westende

                         


La station balnéaire familiale de Westende fait partie de la commune de Middelkerke. Exemple unique à la côte belge :  on vient d'y inaugurer une nouvelle double digue végétalisée sur une longueur d'1, 5 kilomètre. Les travaux ont coûté 15 millions d'euros. Cette double digue a d'abord un côté pratique afin de protéger la station des inondations. Ensuite, un aspect environnemental avec toute une bande végétalisée séparant les deux digues. C'est visuellement très joli, et cela permet de se promener tranquillement sur la deuxième digue, à l'abri des cuistax qui restent sur la première digue. 

Après Westende, la commune prévoit de continuer cette double digue végétalisée sur la station balnéaire voisine de Middelkerke. Par contre, je suis moins convaincu par le projet du nouveau casino sur la digue de Middelkerke. 

lundi 7 août 2023

A la côte belge...

En cette période de congés, j'en profite pour vous proposer de (re)lire quelques anciens articles consacrés aux 60 km de notre côte belge :  

- Le nouveau belvédère de La Panne :    https://journalpetitbelge.blogspot.com/2024/07/cote-belge-le-nouveau-belvedere-de-la.html

- La boucherie Dierendonck à Saint-Idesbald :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2018/10/cote-belge-le-boucher-hendrik.html 

- Les pêcheurs à crevettes d'Ostduinkerke :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2010/06/les-pecheurs-de-crevettes-cheval.html

- La double digue végétalisée de Westende :   https://journalpetitbelge.blogspot.com/2023/09/la-double-digue-vegetalisee-de-westende.html

- Le domaine provincial de Raversijde :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2014/07/cote-belge-4-le-domaine-provincial-de.html

- Le Mercator à Ostende :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2014/10/cote-belge-7-le-mercator-ostende.html

- L'arrêt de tram du Coq (De Haan) :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2014/07/cote-belge-6-larret-de-tram-du-coq-de.html

- La villa d'Albert Einstein au Coq (De Haan) :  https://journalpetitbelge.blogspot.com/2024/08/la-villa-dalbert-einstein-au-coq.html

- Le Zwin à Knokke-Heist :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2011/06/le-zwin-knokke-heist.html

- "Moeder Siska" à Knokke-Heist :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2011/06/le-zwin-knokke-heist.html

- Sur les pas des écrivains de la mer du Nord :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2009/03/sur-les-pas-des-ecrivains-de-la-mer-du.html

lundi 10 juillet 2023

Expo de la peintre belge Anna Boch à Ostende

                         


Jusqu'au 5 novembre 2023, le Mu.Zee d'Ostende rend hommage à la peintre et mécène belge Anna Boch, une femme avant-gardiste à la fin du 19ème siècle. L'exposition marque le 175ème anniversaire de sa naissance en 1848 à Saint-Vaast (province du Hainaut) au sein de la célèbre famille Boch. Son père est un des fondateurs de la manufacture Boch Frères Keramis à La Louvière. Son frère Eugène est peintre à Paris, où il se lie d'amitié avec Vincent Van Gogh. Leur cousin l'avocat et écrivain Octave Maus est le fondateur des collectifs d'artistes impressionnistes Les XX et La Libre Esthétique à Bruxelles.

A l'instar de ses contemporaines impressionnistes (Berthe Morisot en France ou Mary Cassat aux Etats-Unis), Anna Boch est née dans un milieu très aisé. Connue pour être très progressiste, elle possède sa propre voiture, voyage beaucoup et souvent seule, ce qui ne se fait guère pour une femme à cette époque. Grande mélomane et collectionneuse d'art, elle achète des oeuvres de Paul Gauguin, Vincent Van Goh et Paul Signac. Dans sa propre oeuvre, les paysages marins, la nature et les voyages occupent une place importante. On y retrouve également la mer du Nord, la côte belge, et surtout Ostende, la ville de James Ensor, ce qui explique pourquoi le Mu.Zee lui consacre une exposition. Il a fallu deux ans de recherche pour mettre sur pied cette exposition inédite. 

Qu'un musée d'Ostende (Flandre occidentale) consacre une exposition à une peintre originaire de La Louvière (Hainaut), c'est aussi un beau symbole...  

lundi 15 août 2022

Vincent Van Quickenborne, ministre fédéral de la Mer du Nord

                              


Début août, le ministre fédéral de la Mer du Nord Vincent Van Quickenborne a répondu aux questions des journaux du groupe Sud Presse :

"Quel est l'état de santé de notre mer du Nord ?
- Il y a de bonnes et de moins bonnes choses. A cause du réchauffement climatique, la température de l'eau augmente (20°-21°, soit 2° de plus qu'en 2012). Cela a pour effet de diminuer l'oxygène dans l'eau, ce qui nuit à la faune et la flore. L'autre gros problème, ce sont les déchets flottants (plastiques et microplastiques, canettes, ....). On en a beaucoup trop :  7 fois plus que la moyenne européenne. Il y a un gros travail à faire en amont : il faut interdire les plastiques à usage unique (comme le prévoit la directive européenne) et éduquer les gens. Quand vous jetez votre mégot en rue, il finit dans l'égout puis dans la mer. A Courtrai, Bruxelles et Ostende, c'est 50 euros si on jette son mégot par terre. Hélàs, on ne fait pas assez de contrôles.

- Et dans les bonnes nouvelles ?
- On n'a constaté aucun déversement d'hydrocarbure en 2021 dans notre mer ! C'est sans doute l'effet de l'augmentation des contrôles, avec notre avion renifleur notamment qui traque les rejets d'hydrocarbure des navires (et qui détecte aussi les émissions de soufre et d'azote). La situation environnementale s'améliore donc. La preuve en est que l'on observe de plus en plus de phoques et de marsouins. Au printemps dernier, on a même trouvé un premier spécimen vivant d'huître plate européenne, une espèce disparue depuis la fin du 19ème siècle. On compte encore 2.100 espèces animales et végétales dans notre mer du Nord.

- Mais de nombreuses espèces ont disparu...
- Oui comme l'oursin, la raie, le hareng, le sprat, la grande alose, la morue, l'esturgeon, le grand dauphin, la méduse à crinière de lion. A l'inverse, de nouvelles espèces sont apparues avec le réchauffement :  le rouget-barbet, le bar, l'araignée de mer.

- Que fait-on pour soigner la mer ?
- Pour réparer les dommages de l'activité humaine (pêche, pollution p.ex.) et du réchauffement climatique, on va restaurer des écosystèmes. Les scientifiques ont sélectionné trois habitats propices au développement d'espèces animales et végétales : les lits de gravier, les bancs d'huîtres et les agrégations de vers tubicoles.

- Que voulez-vous faire de notre mer du Nord :   une autoroute maritime, une zone de loisirs, un parc éolien géant ?
- La mer du Nord appartient à tout le monde. Elle comporte le plus grand parc naturel de Belgique (37% des 3.454 km2 de mer belge), la plus grande route de transport maritime (50.000 passages de navires par an) et nous avons été les premiers à nous lancer dans l'éolien offshore en 2009. Il faut que tous les usagers profitent de la mer en en prenant soin. Il faut une vision et un plan spatial.

- Où en sont les projets éoliens offshore ?
- Notre mer va devenir la première centrale énergétique du pays. Nous avons actuellement, sur une première zone, 399 éoliennes qui développent une puissance de 2,2 GW.  Une deuxième zone est prévue. Dénommée Princesse Elisabeth, elle développera au final entre 3,15 et 3,5 GW, et les travaux s'étaleront de 2026 à 2030. Et à l'horizon 2040, on voudrait atteindre les 8 GW avec une troisième zone d'éoliennes. 8 GW, c'est énorme, ça correspond à 8 réacteurs nucléaires, de quoi alimenter tous les ménages belges si le vent soufflait en permanence. 

- Cela va faire combien d'éoliennes en mer ?
- C'est impossible à répondre car la technologie évolue. On verra ce que proposent les firmes. Une partie des éoliennes du Parc Princesse Elisabeth seront implantées dans la zone Natura 2000 Vlaamse Banken. Il faudra un permis environnemental et une admission Natura 2000 avec 29 études d'impact sur l'environnement ! Il y a aussi, pour ce parc, toute la question des pilônes et lignes à haute tension qui vont traverser le Hainaut et la Flandre Occidentale. Il y a beaucoup d'opposants...mais il faut quand même de l'électricité. Tout le monde est contre tout ! C'est comme pour les maisons de détention...  Pour la boucle du Hainaut, c'est le ministre wallon Willy Borsus qui gère ce dossier.

- Pourquoi n'exploite-t-on pas les marées pour produire de l'électricité ?
- Le projet a été abandonné. Je vais vous surprendre mais la mer du Nord est trop calme. En Ecosse par contre, cela fonctionne. Cela dit, il ne faut jamais dire jamais. Par contre, nous voulons être le premier pays du monde à installer des panneaux solaires flottants sur la mer. Cela existe déjà sur des lacs mais pas en mer. Il faut trouver les bons matériaux qui résistent à la force des vagues et à la corrosion du sel. On veut être les pionniers comme on l'a été pour les éoliennes. L'idée serait de les installer entre les éoliennes. On a débloqué 2 millions d'euros le mois passé pour lancer l'étude. Si elle est concluante, on dégagera 10 millions d'euros supplémentaires pour construire un prototype l'an prochain.

- Le réchauffement climatique entraînera une montée des eaux. Des stations balnéaires belges sont-elles menacées ?
- Ce sujet est de la compétence de la Région Flamande, qui a commandé une étude sur base d'une montée de trois mètres. Ca ne veut pas dire que cela arrivera, c'est le scénario pour l'étude. Des constructions de digues et d'îles sont prévues. Mais non, les stations ne sont pas menacées. Mais ne me demandez pas ce qui arrivera dans 200 ans !

- Pourquoi est-ce vous, ministre de la Justice qui êtes aussi le ministre de la mer du Nord ?
- Ce poste existe depuis la fin des années 1990. Il a presque toujours été confié à un Flamand occidental. J'habite Courtrai et je connais tous les bourgmestres de la côte belge. La mer du Nord, c'est super-intéressant, c'est la 11ème province de la Belgique". 

lundi 29 novembre 2021

22ème Semaine de la Frite en Belgique

              


Le prince Laurent s'est rendu à Bruges pour la 22ème Semaine de la Frite. Il y a inauguré une statue présentant un homme assis sur un banc en train de manger un paquet de frites. La Belgique s'apprête à demander la reconnaissance du fritkot par l'Unesco. Affaire à suivre...

lundi 8 février 2021

Les strandbloemen de la côte belge

On part aujourd'hui à la côte belge. Je vous ai déjà parlé des pêcheurs de crevettes à cheval, des cuistax ou des gaufres de Moeder Siska, mais une autre tradition vient d'être mise à l'honneur :  les fleurs en papier crépon (de strandbloemen en néerlandais). Chaque été depuis l'entre-deux-guerres (mais on ne sait pas exactement comment c'est apparu), les enfants vendent sur la plage des fleurs en papier crépon en échange de coquillages. Cette sympathique tradition se poursuit de génération en génération depuis plusieurs décennies, et c'est la raison pour laquelle les strandbloemen viennent d'être inscrites au patrimoine culturel immatériel de la Flandre. 

Cliquez ci-dessous sur "Flandre Occidentale" pour retrouver mes autres articles consacrés à la côte belge. 


lundi 30 mars 2020

La Fête des Chats à Ypres

IAfficher l’image sourcel y a dix ans, je vous avais raconté ma seule visite à la ville d'Ypres (province de Flandre Occidentale) :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2010/02/ma-visite-dypres-flandre-occidentale.html

En lisant "Dictionnaire amoureux de la Belgique", son auteur Jean-Baptiste Baronian m'a fait découvrir la Fête des Chats qui a lieu, tous les trois ans, à Ypres durant le mois de mai :

"Des situations au sein desquelles les chats sont l'objet de maltraitance, de cruauté et de sauvagerie, on en connaît de nombreuses tout au long des siècles, et plus particulièrement au Moyen Age, où ils passaient bel et bien pour des émissaires du diable. La Fête des Chats (Kattestoet en flamand) à Ypres, à la lisière du département du Nord, en constitue la survivance. On croit savoir qu'elle apparaît pour la première fois en l'an de grâce 962, par une ordonnance du comte Baudouin III de Flandre (à qui l'on doit la fortification de Bergues). Ce dimanche-là, dans toute la cité drapière, on procédait à des jets de chats vivants, et on allait même jusqu'à les jeter du haut du beffroi, c'est-à-dire de près de 70m de hauteur. Et cette pratique ne devait cesser qu'en 1818.

Avant d'être restaurée en 1938. Sauf que, depuis cette date, les habitants de Ypres se contentent de lancer des chats en peluche. Mais ils font beaucoup plus :  ils organisent des cortèges où tout le monde est déguisé en chat, où l'on voit des chats de toutes les dimensions possibles et imaginables, des chats géants et des chats nains, des chats en bois, en plâtre, en papier mâché, en tissu gonflable, des chats de toutes les couleurs, des chats méchants et des chats gentils, des chats presque domestiqués et des chats complètement sauvages, des chats hommes et des femmes chattes, une orgie féline en somme, à laquelle participe une foule immense, bigarrée et cosmopolite, quel que soit le temps qu'il fait".

jeudi 18 octobre 2018

Côte belge : le boucher Hendrik Dierendonck

                          Afficher l’image source     

A 43 ans, Hendrik Dierendonck est devenu le boucher le plus célèbre de Belgique. Il fait même partie des "Bekende Vlamingen", c'est-à-dire des Flamands connus et médiatisés. En reprenant la boucherie de son père Raymond (Slagerij Dierendonck dans la rue commerçante de Saint-Idesbald à la côte belge),  il a tenu à la développer avec son épouse Evelyne. Et ça marche : leur entreprise a un chiffre d'affaires actuel de 9 millions d'euros, et leur objectif est d'atteindre les 15 millions d'euros!

Hendrik Dierendonck possède désormais quatre boucheries :  celle familiale de Saint-Idesbald, mais aussi trois autres boucheries à Nieuport, Bruxelles et Courtrai (cette dernière ayant été confiée aux anciens gérants de la boucherie Desmedt à Mouscron qui vient de fermer ses portes). Il a confié à la presse :  "On sent que la clientèle du futur, et notamment les jeunes, mangera différemment de la viande :  moins mais mieux. Les gens veulent savoir d'où viennent les animaux. Une bonne maturation est aussi importante. On a une ferme à Furnes ainsi qu'un atelier de production et de découpe, tandis que la finition des produits se fait à chaque fois dans le magasin". 

Sa viande est aussi celle que l'on sert dans son restaurant "Carcasse", jouxtant directement la boucherie familiale de Saint-Idesbald. Ouvert en janvier 2015, il est déjà étoilé depuis l'an dernier grâce à son chef Anthony Snoeck et à son gérant Harm Rademan. Hendrik Dierendonck fournit également une poignée d'autres chefs étoilés (Peter Goossens, Sergio Herman et Kobe Desramault), a lancé une boutique de viandes vendues par Internet, gère son élevage de 50 bœufs (réputé pour sa rouge brune de Flandre Occidentale), et a écrit un livre!

Si vous avez déjà été dans une boucherie Dierendonck ou au restaurant "Carcasse", n'hésitez pas à nous faire part de votre avis! 

jeudi 26 avril 2018

La côte belge de David Dehenauw (Monsieur Météo)

Né en 1970, David Dehenauw, c'est notre Monsieur Météo national. Après ses études d'ingénieur à la VUB, il est entrée à l'Institut Royal Météorologique de Belgique (IRM), et présente les bulletins en météo tant en français sur RTL-TVI qu'en néerlandais sur Radio 2 et VTM.

Bien que travaillant en région bruxelloise, il continue d'habiter à Blankenberge à la côte belge, où il a emmené une journaliste des quotidiens du groupe Sud Presse :

"Avec votre job, ce serait tout de même plus simple de vivre à Bruxelles?
- Non, parce que je travaille aussi ici, et puis Blankenberge, c'est ma ville. Vrai, je suis né à Bruges...mais je n'ai fait que cela! Mes parents se sont tout de suite installés à Blankenberge. Nous avons vécu avec mon frère et ma sœur d'abord dans un appartement jusqu'à mes quatre ans. Ensuite dans une maison dans un village de Blankenberge où ma maman vit toujours. Et moi aussi, j'ai une maison non loin. Je suis à la mer et à la campagne. Pour l'anecdote, j'ai gardé mon kot 17 ans à Bruxelles! Bien après mes études, mais j'ai fini par m'en séparer.

- Quels sont les établissements incontournables à Blankenberge? Où risque-t-on de vous croiser?
- Cela dépend de ce qu'on aime. Je suis un fan de poisson, celui de la mer du Nord et de bouillabaisse. J'adore aussi le chocolat, donc les dames noires, mais je me limite pour ne pas grossir (vous savez, la météo, je dois la présenter de profil!). Je peux boire un verre au Victory face au port ou à la brasserie Bel Air. Je bois très peu d'alcool, mais j'aime bien la bière de Blankenberge, la Kokketeute (c'est du patois et ça signifie la belle dame). J'aime aussi la brasserie Oosterstaketsel sur l'estacade. Ou encore le restaurant, pas loin du port non plus, l'Oesterput. Et une fois par an, je profite de notre restaurant étoilé chez Philippe Nuyens. Il y a aussi des incontournables ailleurs :  j'aime le Café de Paris à Nieuport ou encore le Savarin à Ostende. 

- Blankenberge, ce n'est pas que des restos?
- Ah non, j'adore les balades et, de juin à octobre, si l'eau est au moins à 18 degrés, je nage régulièrement dans la mer....alors que je ne vais jamais à la piscine. Blankenberge, c'est aussi des bâtiments de la Belle Epoque. C'est aussi la nature : il y a deux réserves naturelles. Et saviez-vous que c'est entre Zeebruges et Blankenberge qu'il y a le seul point d'eau douce dans les dunes? C'est unique, un endroit formidable et protégé où poussent des orchidées.

- Vous reconnaît-on en rue?
- Oui, souvent, et ça me fait plaisir. On me dit : "Oh, vous êtes Monsieur Météo!". Je réponds toujours et quand ce sont des francophones, je me permets de leur demander si mon accent ne les gêne pas. Ils disent non.

- Certains disent que les francophones sont les mal venus à la mer?
- Sincèrement, je ne le pense pas. Ou alors, c'est une minorité. Ici, j'entends parler français partout et c'est très bien. Je défends ça : la côte, c'est aussi la Belgique de tout le monde. Franchement, si je devais entendre une remarque désagréable sur un francophone, je m'en mêlerais, j'interviendrais pour prendre sa défense.

- Vous n'êtes pas le seul people de RTL-TVI à la mer du Nord?
- Oui, notamment Thomas Van Hamme ou Stéphane Van Bellinghen si vous allez du côté de Knokke. Ici, à Blankenberge, c'est aussi la station de Sabrina Jacobs : elle y vient depuis vingt ans au moins, c'est vraiment une bonne amie et on aime se croiser ici".

lundi 11 septembre 2017

Côte Belge : Moeder Siska

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(Article déjà publié en 2010)

Moeder Siska s'appelait en réalité Francisca Fincent. Née en 1842 dans une ferme du Oosthoek, elle se marie à l'âge de 18 ans avec un fermier de 36 ans. Le couple a huit enfants en dix ans, et décide d'acheter un moulin pour accroître leurs revenus. Francisca a 30 ans lorsque son mari décède. Elle épouse en deuxièmes noces un meunier avec qui elle aura deux filles, avant de se retrouver à nouveau veuve.

Originaire lui aussi du Oosthoek, Louis De Vos était parti travailler au Texas mais lorsqu'il apprend le décès du deuxième mari de Francisca, il rentre en Belgique, lui propose de l'épouser et de s'occuper du moulin. De son côté, elle ouvre un bistrot où les fermiers du coin boivent un verre en attendant que leur farine soit prête. Dans les années 1880, c'est là que se tiennent certaines ventes publiques des terrains du Zoute à Knokke. Un jour, un notaire est surpris de la voir faire des gaufres sur un fer à cinq coeurs (une idée qu'elle avait vue aux Pays-Bas) et lui demande d'en faire pour la fête d'anniversaire de sa fille.

Petit à petit, Louis et Francisca abandonnent leur moulin pour se consacrer exclusivement à leurs gaufres. De ses trois mariages, elle avait eu 16 enfants dont 10 étaient encore en vie. Les fils cuisaient des gaufres, les filles les servaient. Et comme tous appelaient leur mère Moeder Siska, le nom de l'établissement était tout trouvé. Dans les années qui suivent, Moeder Siska était au bon endroit au bon moment, vu le développement touristique de la côte belge et la construction de grands hôtels à Knokke et au Zoute. Elle décède de la grippe en 1918.

Près d'un siècle plus tard, son arrière-petit-fils Stefan Dossche est le gérant de l'établissement Marie Siska (créé par Marie, l'une des filles de Moeder Siska). Il confie dans le livre "Mon grand-père, ce héros" de Christine Masuy :

"Je suis le dernier descendant de Moeder Siska à tenir un Siska. Et le dernier à détenir la recette des gaufres. Quand j'étais jeune, j'aurais voulu être architecte mais mon père m'a dit : "Ce n'est pas un métier pour toi. Tu vas reprendre Siska". J'ai cependant dû attendre de longues années avant qu'il accepte de me confier la fameuse recette. Il ne l'a fait que peu de temps avant sa mort. J'ai dû promettre de ne jamais la divulguer, et même de ne jamais l'écrire. Un papier peut toujours tomber entre de mauvaises mains... Mais je l'ai déjà transmise à ma fille qui fait de l'école hôtelière. On ne sait jamais ce qui peut m'arriver! Elle apprend à faire de petites quantités de pâte. Moi, je fais 50 litres à la fois, dans ma petite cuisine, à l'abri du regard de mes ouvriers. 50 litres toutes les heures. 7 jours sur 7. 6 mois par an. Parfois, je me dis que si Moeder Siska nous voit de là-haut, elle doit bien rigoler. Parce que c'est dur comme métier. Si ce n'était pas pour Siska, je ne travaillerais jamais dans l'horeca. Mais je suis très attaché à la tradition. J'adore Knokke, j'adore le Zoute. Il y a tant de choses qui ont déjà disparu mais nous, on reste : ma femme, ma fille, moi...et le fantôme de Moeder Siska".

Plus d'infos sur www.siska-marie.com/fr/specialite

jeudi 15 juin 2017

Les parcs du groupe Studio 100

Le Studio 100, c'est une formidable réussite économique depuis 20 ans dont je vous ai déjà parlé (pour plus d'infos sur leurs premiers pas, relisez mon article http://journalpetitbelge.blogspot.be/2012/04/nouveaux-projets-de-studio-100.html).

Le Studio 100 possède désormais quatre parcs d'attractions dans notre pays :

- Plopsaland à La Panne (province de Flandre Occidentale)
Qui ne connaît pas l'emblématique parc Méli créé en 1935 à la côte belge qui est l'ancêtre de tous nos autres parcs d'attractions? Racheté en 1999 par le Studio 100, il ne cesse de se moderniser et de s'agrandir. Une toute nouvelle zone, Heidiland, vient d'être créée et est axée sur l'héroïne populaire de la télévision, Heidi, dans un décor de village de montagne suisse. L'attraction phare de cette zone est Heidi The Ride : des montagnes russes en bois où les visiteurs atteignent une vitesse de 71 km/h sur un parcours de 620 mètres qui évoque les Alpes. Toutes les 30 minutes, la pendule à coucou annonce un spectacle représentant des tableaux typiquement suisses.

- Plopsacoo à Stavelot (province de Liège)
La différence entre Plopsacoo et les autres parcs, c'est que l'entrée est gratuite. Une personne accompagnante qui veut juste se balader dans ce site autour de la célèbre cascade de Coo ou rencontrer les personnages Plopsa, et qui ne fait aucune attraction, ne paiera rien. Côté nouveauté, il faudra tester cette année le Dino Splash :  embarqués dans un bateau, vous glisserez dans différents toboggans le long d'une gigantesque montagne rocheuse et volcanique, où les dinosaures vous guettent.

- Plopsa Indoor à Hasselt (province du Limbourg) :
Comme son nom l'indique, sa particularité est d'être un parc à l'intérieur et d'être ouvert toute l'année. On y trouve notamment une piscine à balles, des auto tamponneuses, une ronde au canard, une mer en furie, etc. C'est donc plus destiné aux plus jeunes enfants qu'aux adolescents. Des spectacles à thèmes sont prévus toute l'année, et les personnages Plopsa font régulièrement leur apparition dans le parc.

- Plopsaqua à La Panne (province de Flandre Occidentale) :
Le parc aquatique Plopsaqua fête ses deux ans et est ouvert tous les jours, même le 25 décembre et le 1er janvier. Il compte une quinzaine d'attractions. Parmi elles, la Wild River où les plus grands secrets des Vikings sont à découvrir lors de cette baignade aventureuse à travers les canyons et les grottes mystérieuses. Le toboggan Sky Drop est situé à 20 mètres d'hauteur et permet d'avoir une vue sur le parc voisin de Plopsaland. Vous ferez une chute libre à grande vitesse à travers les virages de ce toboggan. Une piscine extérieure et un sauna sont également prévus pour les parents.

Bel été à tous, petits et grands !

jeudi 4 mai 2017

A la côte belge...

1° Le MuZee d'Ostende propose en ce moment l'exposition "La résistance en images" autour du peintre, dessinateur, illustrateur et maître graveur belge Frans Masereel (1889-1972). Elle met en avant l'engagement social et pacifique d'artistes de son époque. Notre amie Adrienne l'a visitée et en a fait un compte-rendu sur son blog :    http://adrienne.skynetblogs.be/archive/2017/04/15/m-comme-masereel-8718598.html

2° La station balnéaire d'Oostduinkerke a lancé un concours original qui vous permettra de profiter d'une cabine de plage pendant un mois. Le concours est simple :  il consiste à envoyer une photo originale ou/et drôle prise sur une plage de notre littoral. Les clichés sont à envoyer à l'adresse strandcabine@koksijde.be . Vous devez mentionner dans le mail votre nom, votre ville et votre numéro de téléphone. Jusqu'au 31 mai, chaque participant ne peut envoyer qu'une seule photo. Toutes les photos seront ensuite partagées sur la page Facebook de Koksijde-Oostduinkerke du 1er au 15 juin. Les deux personnes dont les photos auront obtenu le plus de like remporteront donc une cabine de plage gratuite pendant un mois (soit en juillet, soit en août).

Rappelons que la côte belge compte environ 800 à 900 cabines qui sont toujours autant demandées l'été. Elles ne sont disponibles qu'à partir de la deuxième semaine après la Pentecôte jusqu'à fin septembre. Elles sont démontées en dehors de ces périodes. Le prix de location pour une cabine démarre à 15 euros pour une journée, et il faut compter 300 euros pour un mois d'été. Que met-on dans ces cabines en bois?  Généralement, ce sont des familles avec des petits enfants qui les louent, et cela leur permet d'entreposer tout le matériel de plage, et ainsi éviter de devoir l'amener sur le sable chaque jour, puis de le ramener à l'appartement. A noter qu'à Saint-Idesbald, certaines cabines sont décorées par des artistes et ont été rebaptisées "Cabin'art".

jeudi 20 avril 2017

Collaboration économique au-dessus de la frontière linguistique

1° Depuis quelques années, la province de Flandre Occidentale est confrontée à une pénurie structurelle de main d'oeuvre. Les entreprises éprouvent de grandes difficultés à pourvoir leurs postes vacants. Face à ce constat, le Voka (Chambre de Commerce de Flandre Occidentale) veut inciter les demandeurs d'emploi francophones à passer la frontière linguistique. 10% des travailleurs de Tournai et 20% des travailleurs de Mouscron ont déjà un emploi en Flandre.

Les responsables du Voka expliquaient dans "Le Courrier de l'Escaut" :  "Nous avons tout d'abord souhaité organisé un petit salon de l'emploi à Tournai afin d'aider les entreprises de notre région en quête de travailleurs à trouver ceux-ci parmi les demandeurs d'emploi wallons. Dix-sept entreprises étaient présentes pour proposer des places comme magasinier, vendeur, collaborateur de production, chauffeur, etc. Lorsqu'on rencontre les demandeurs d'emploi au Forem, ils nous font souvent part de leur crainte de postuler en Flandre parce qu'ils ne se sentent pas bilingues. Et puis, en épluchant avec eux les offres d'emploi d'entreprises flamandes, on se rend compte que la connaissance du néerlandais n'est pas forcément nécessaire et qu'ils ont toutes les compétences et les capacités pour solliciter leur candidature. En cas de nécessité, les employeurs sont prêts à s'investir en proposant des cours de néerlandais aux travailleurs francophones. Il y a également une volonté dans leur chef de mettre en place des dispositifs pour surmonter les différences culturelles et favoriser l'intégration. Concernant les transport en commun, il est parfois encore difficile de passer d'une région à l'autre...avec un réseau Tec en Wallonie et un réseau De Lijn en Flandre. C'est un exemple de frein qu'il faudrait arriver à briser".

2° Les enseignes de prêt-à-porter multimarques belges PointCarré et Zeb ont décider de s'unir. Créée il y a vingt-cinq ans par Luc Van Mol, l'enseigne Zeb dispose actuellement de 62 points de vente, mais principalement au nord du pays (il y en a cependant déjà 9 en Wallonie). Il y a quelques années, le groupe Colruyt avait acheté la majorité des parts de la chaîne Zeb.

En ce qui concerne PointCarré, il a été créé par Xavier Goebels et son siège est à Florenville en province de Luxembourg. Il sera désormais coactionnaire de la holding détenant PointCarré et Zeb. PointCarré compte ouvrir 15 à 20 nouveaux magasins en Belgique (en particulier au nord du pays) et créer une centaine de nouveaux emplois. Xavier Goebels a confié à la presse :   "Si nous sommes des grands parmi les petits, nous sommes des petits parmi les gros! Grâce à cette opération, nous serons beaucoup plus forts, mettrons en oeuvre une volée de projets que nous avions mis entre parenthèses comme l'ouverture d'un magasin en ligne qui représente un investissement de 600.000 euros. Le niveau de compétition est tel que pour vendre le même volume et faire le même chiffre d'affaires, il faut beaucoup plus de services aux clients, de formations, de digital. Cela nous permettra d'investir dans la logistique, d'être plus rapide pour réagir aux ruptures de stocks ou aux rotations de produits, de performer nos outils informatiques, d'optimiser les coûts, de négocier encore plus les achats, et par conséquent de pouvoir pratiquer des prix compétitifs et avoir accès à des marques exclusives. Les clients pourront passer commande courant 2018 de chez eux, du bureau, du magasin aussi via des écrans, et se faire livrer à l'endroit de leur choix. Mais malgré la reprise de PointCarré par la holding qui détient aussi Zeb,  même si des synergies seront effectuées, le nom, les magasins et le personnel de PointCarré restent. Si nous avons choisi de travailler avec eux, c'est parce que l'entente est bonne".

La devise de notre pays n'est-elle pas "L'union fait la force" ?

jeudi 2 février 2017

Succès de l'entreprise Lutosa

Régulièrement, je vous parle des succès de nos entreprises belges. C'est le cas de l'entreprise Lutosa, fleuron de la transformation de pommes de terres, depuis plusieurs décennies. D'où vient le nom Lutosa? C'est la traduction latine de Leuze (la ville où elle a vu le jour), signifiant marécages.

Passons à quelques chiffres. Lutosa emploie un millier de personnes travaillant soit sur le site de Leuze-en-Hainaut (province du Hainaut), soit sur le site de Waregem (province de Flandre Occidentale). En 2016, ils ont transformé l'équivalent de 750.000 tonnes de pommes de terre en 425.000 tonnes de frites et autres spécialités surgelées. 90% de sa production est destiné à l'exportation dans 131 pays à travers le monde. C'est la plus grande usine du groupe Mc Cain qui l'a rachetée en 2013.

Projet pour 2017 : pour répondre aux désirs de croissance de Lutosa, une nouvelle ligne de production sera construite dans le zoning industriel de Leuze-en-Hainaut, avec une ouverture programmée pour le 1er janvier 2018. Avis aux personnes intéressées : plusieurs postes sont à pourvoir sur le site Internet de Lutosa (assistant opérationnel, export manager, opérateurs emballage, p.ex.).