jeudi 27 septembre 2018

186ème anniversaire de la révolution belge

(Article déjà publié en 2016)

Ce 22 septembre, la Ville de Bruxelles, l'asbl Pro Belgica et les Volontaires 1830 de Bruxelles ont co-organisé le 188ème anniversaire de la révolution belge.

Petit rappel historique...

Suite au Congrès de Vienne de 1815, le Benelux actuel (Belgique, Pays-Bas et grand-duché de Luxembourg) est réuni pour former un seul pays :  le royaume des Pays-Bas sur lequel règne Guillaume d'Orange.

Le 25 août 1830, à l'occasion des 59 ans de Guillaume d'Orange, a lieu au théâtre de la Monnaie à Bruxelles la représentation de "La Muette de Portici", un opéra en cinq actes qui exalte les sentiments patriotiques en racontant la révolte du peuple de Naples contre la domination espagnole au 17ème siècle. L'enthousiasme monte dès le deuxième acte lors de cette chanson : "Amour sacré de la Patrie, rends-nous l'audace et la fierté. A mon pays, je dois la vie. Il me devra la liberté". Les spectateurs sortent du théâtre en criant "Aux armes" et "Au National". Une émeute éclate, la foule saccage l'imprimerie du "National", journal officieux du gouvernement, et les maisons de plusieurs agents ministériels.

Devant l'inaction des autorités, quelques hommes résolus organisent le lendemain une garde bourgeoise avec Emmanuel van der Linden d'Hoogvorst comme chef. Ils forment des compagnies de volontaires et prennent comme signe de ralliement les couleurs de la révolution brabançonne (le noir, le jaune et le rouge). Le 26 et le 27 août, l'émeute se déplace vers les faubourgs de Bruxelles et tourne à la révolte sociale. La destruction de machines et les vols décident les bourgeois à renforcer la garde bourgeoise qui ouvre le feu sur les pillards. Les premiers morts de la révolution de 1830 sont des Belges tués par d'autres Belges...

Pendant ce temps,  Guillaume d'Orange (informé seulement le 27 des événements!) envoie en Belgique une armée de 6.000 hommes commandés par ses deux fils, et reçoit à La Haye les catholiques Frédéric de Merode, François de Sécus et Emmanuel d'Hooghvorst, et les libéraux Alexandre Gendebien et Joseph Palmaert. Le 30 août, l'arrivée des Hollandais à Vilvorde énerve les Bruxellois qui prennent les armes et élèvent des barricades. Le fils aîné du Roi renonce à un coup de force et fait son entrée dans la ville le 1er septembre avec quelques officiers sous la protection de la garde bourgeoise. Après deux jours de négociations, il repart aux Pays-Bas pour montrer à son père le projet de séparation administrative suggéré par les notables bruxellois. Le prince fait reculer ses troupes des portes de Bruxelles à Anvers.

Mais des émeutes éclatent dans les villes. Des bandes de volontaires s'y organisent et se préparent à rejoindre les patriotes de la capitale (par exemple : un groupe de volontaires part le 4 septembre de Liège, menés par Rogier et accompagnés du célèbre Charlier à la jambe de bois). Le 3 septembre, le Roi signe la démission de son ministre impopulaire Van Maanen. Les députés belges sont convoqués à La Haye le 8 septembre.

Profitant du désarmement de la garde bourgeoise les 19 et 20 septembre, le roi Guillaume ordonne à son fils Frédéric de marcher sur Bruxelles pour rétablir l'ordre. Cette décision enflamme le patriotisme et galvanise la foule. Les renforts arrivent d'un peu partout. Les Hollandais pénètrent dans la ville le 23 septembre et se heurtent à des barricades, au feu nourri des volontaires et à la colère de la population. Le lendemain, les volontaires nomment Juan Van Halen, commandant en chef des patriotes.

Le 26 septembre, la commission administrative devient le gouvernement provisoire, composé d'Alexandre Gendebien, du général baron van der Linden d'Hoogvorst, du baron André Jolly, du comte Félix de Merode, de Charles Rogier et de Sylvain van de Weyer, rejoints deux jours plus tard par Louis De Potter. Le gouvernement provisoire s'attribue tous les pouvoirs jusqu'à la convocation d'une assemblée constituante. Après quatre jours de combat, les Hollandais quittent le parc de Bruxelles dans la nuit du 26 au 27 septembre. La victoire des insurgés provoque l'arrivée des patriotes dans la capitale. Revenu d'exil, Louis De Potter est accueilli en héros le 28 sur la grand-place de Bruxelles. Le 4 octobre, le gouvernement provisoire proclame l'indépendance des provinces belges.

Le 4 novembre, les représentants de l'Angleterre, l'Autriche, la France, la Prusse et la Russie réunis à Londres impose aux Hollandais et aux Belges l'évacuation mutuelle de leurs territoires. Le 10 novembre, le Congrès National vote trois décrets importants :  l'indépendance du peuple belge, la monarchie héréditaire et la déchéance de la famille d'Orange-Nassau. Il rédige ensuite la nouvelle constitution belge.

Le Congrès National propose la couronne de Belgique au duc de Nemours, fils du roi Louis-Philippe, mais son père refuse car il craint l'hostilité de l'Angleterre. Le Congrès National est donc contraint d'instaurer, en février 1831, une régence en la personne du baron Surlet de Chokier. Le 4 juin, ils proposent au prince Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha, veuf de la princesse Charlotte d'Angleterre, de devenir le premier roi des Belges. Il accepte et prête serment le 21 juillet 1831 sur la place Royale à Bruxelles.

lundi 24 septembre 2018

Exposition Alfredo Longo à Mons

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Depuis Mons, capitale culturelle européenne en 2015,  le rond-point du bois d'Havré à l'entrée de la ville est décoré d'un cœur géant en canettes réalisé par l'artiste montois Alfredo Longo. Jusqu'au 4 novembre, la Salle Saint-Georges (située à côté de l'hôtel de ville) propose une rétrospective de ses oeuvres.

Alfredo Longo a répondu aux questions du journal "La Province" :

"Pour la première fois, une rétrospective vous est consacrée, dans un espace où vous aviez exposé vos premières sculptures en carton, il y a 27 ans?
- C'est vrai, c'est pour moi une sorte de retour aux sources. Avant d'en venir aux canettes, j'ai fait des expérimentations sur des déchets de carton. Une des pièces est d'ailleurs visible au début du parcours de cette rétrospective. A l'époque, je récupérais des cartons du monde entier dans les grands magasins et je les triturais dans mon atelier. J'avais exposé cette première sculpture hyper-réaliste qui avait choqué. Elle représente un personnage humanoïde casqué, qui ressemble à un accidenté de la route. Le public avait trouvé cette oeuvre agressive. En outre, les gens ne comprenaient pas la démarche car en sculpture, les matériaux nobles sont le bois, le bronze et les métaux. J'étais un précurseur du recycl'art. 

- Ce n'est qu'en 2006 que vous vous êtes tourné vers les canettes en aluminium. Comment cette matière première s'est imposée à vous?
- Je parcourais la ville en voiture et j'ai été saisi par les couleurs chatoyantes des canettes au bord de la route. A ce moment-là, je voulais me remettre à la sculpture mais j'étais frustré par le caractère éphémère du carton. L'avantage de la canette, c'est qu'elle met jusqu'à 500 ans à se dégrader. Au départ, c'est l'esthétique des canettes qui m'a attiré. Car c'est un objet universel, qui suit la mode et qui me donne le sentiment d'être en connexion totale avec le présent et le mode de vie des gens. Cela ne serait pas le cas, si je travaillais le bronze, par exemple.

- La canette est un objet iconique de la société du tout-jetable. Au-delà de la démarche esthétique, on perçoit aussi une réflexion critique sur le consumérisme?
- Cette réflexion m'est seulement venue au bout de deux ans de travail, car au début, j'allais chercher moi-même mes canettes dans des snacks et des friteries. Mais quand j'ai vu la quantité colossale de canettes que les citoyens m'apportaient, je me suis dit qu'il se passait vraiment quelque chose... C'était comme si les gens me faisaient un don en étant conscients que j'allais mettre ce don en valeur. En recyclant leurs déchets, ils participent à une oeuvre d'art. Cela donne une certaine noblesse au geste. Je trouve cela génial quand l'oeuvre est le fruit d'un travail collectif et non pas de la créativité d'un seul homme. Souvent, l'artiste est quelqu'un de solitaire dans son atelier. Moi, j'éprouve une joie immense en voyant des anonymes s'investir dans l'une de mes pièces. D'ailleurs, les gens peuvent toujours m'apporter leurs canettes consommées à mon atelier au 326bis, chaussée du Roeulx à Mons. Pour l'instant, je suis en manque de canettes!

- Le grand public vous a surtout découvert lors de Mons 2015 grâce au cœur monumental au rond-point du bois d'Havré. La question que doivent se poser beaucoup d'automobilistes :  pourquoi un cœur à cet endroit?
- Parce qu'il est au bois d'Havré et que c'est pour moi la plus belle entrée de la ville. Le bois change de couleur au gré des saisons et ce cœur resplendit avec le soleil et il est visible de loin. Il pousse les automobilistes à ralentir car il est éclairé la nuit. Il y a beaucoup moins d'accidents depuis qu'il est installé là. Le cœur, c'est une symbolique d'amour :  l'amour entre deux êtres, l'amour filial, l'amour de la terre... On accueille les étrangers avec le cœur et on leur dit au revoir avec le cœur. Ce cœur, c'est aussi celui de la planète. Cette planète qui nous donne et qui a des émotions. Quand on voit tous les désastres climatiques, ça lui fait mal à notre terre. Si elle se révolte, c'est peut-être à cause de nous. Alors, ne la détruisons pas, préservons-la !

- Après cette rétrospective, quels sont vos projets? Comptez-vous travailler avec d'autres matières que la canette?
- Les PMC m'intéressent car il y en a en abondance. Nos océans en sont remplis. Si je faisais un monumental en PMC, peut-être que les gens en prendraient conscience? On verra... Je me laisse guider par mon instinct. Je m'attelle en ce moment à terminer une oeuvre pour une entreprise mécène, un grand groupe intérim en France qui a adopté ma philosophie. Cette société redonne une deuxième vie aux travailleurs que l'on jette. Quand ils ont vu que je redonnais vie aux canettes, ils ont tout de suite perçu le point commun entre nous".

jeudi 20 septembre 2018

Les couques de Dinant

A Dinant, à la joie des touristes, il existe encore trois établissements à produire les célèbres couques :  les maisons Jacobs, Collard et Pirot. Différentes à l'extérieur (elles affichent une vue de la ville ou un simple dessin d'animal), elles sont pourtant semblables à l'intérieur :  elles ne contiennent que du miel et de la farine de froment. Attention, il ne faut pas la croquer à pleines dents (contrairement au speculoos)!  Il faut casser la couque en petits morceaux et les laisser fondre en bouche comme un bonbon. Certains aiment la tremper dans une boisson chaude. D'où vient l'idée de créer un biscuit aussi dur que la couque de Dinant?  Certains prétendent que les boulangers dinantais ont repris une recette des Romains durant l'Antiquité, d'autres pensent que lors du sac de la ville en 1466 par Charles le Téméraire, ce biscuit aurait été créé avec la farine et le miel restants, afin d'éviter la famine.

Cliquez ci-dessous sur "Namur" pour retrouver d'autres articles consacrés à la province de Namur.

lundi 17 septembre 2018

"Les Armes de Bruxelles" redevient belge

Bonne nouvelle :   le célèbre restaurant "Les Armes de Bruxelles"  redevient belge et ouvrira à nouveau ses portes cet automne.  En 2006,  la famille fondatrice Veulemans vend son restaurant au groupe français Flo qui transforme la carte typiquement belge en une carte traditionnelle de brasserie française. Le chiffre d'affaires diminue et les attentats de 2016 à Bruxelles vont leur porter le coup fatal (comme à d'autres établissements de la capitale d'ailleurs). Le groupe français revend le restaurant à l'homme d'affaires Aldo Vastapane qui cède la gestion aux frères Beyaz.

Mais les frères Beyaz ne parviennent pas à gérer tous leurs restaurants :  assurances incendie non payées, retards de paiements des salaires des 160 employés, dette de 3,5 millions d'euros à l'ONSS. La faillite est déclarée et les curateurs cherchent des repreneurs pour les 12 établissements bruxellois détenus par les frères Beyaz (les Brasseries Georges, la Maison du Cygne, la Brasserie de l'Ommegang, le Manhattan, le Paon royal, le Café de l'Opéra, le North Express, la Pergola, la Brasserie de Bruxelles, la Chaloupe d'Or, le Frederiksborg, les Armes de Bruxelles).

Concernant "Les Armes de Bruxelles", il est repris par son voisin d'en face :  Rudy Vanlancker, cinquième génération propriétaire du resto "Léon", célèbre pour ses centaines de kilos de moules et frites vendues par jour. On parle d'un montant de 800.000 euros avec reprise des 40 membres du personnel. Quelques travaux sont nécessaires mais Rudy Vanlancker souhaite garder la décoration à l'identique, en particulier le bar Art Déco qui faisait sa réputation. Il désire que cette brasserie retrouve sa clientèle bourgeoise du temps de la famille Veulemans, complémentaire de "Léon" qui vise plus les touristes.

On ne peut que souhaiter bon vent à ces deux établissements typiquement belges de notre capitale. Et vous,  où aimez-vous aller manger dans notre capitale?  Faites-nous part de vos coups de cœur dans les commentaires.

jeudi 13 septembre 2018

"Dos au public" (Léo Beeckman)

Je vous ai déjà parlé de la maison d'édition belge Weyrich et de leur collection "Plumes du Coq", et j'ai choisi cette fois de lire "Dos au public", le roman posthume de Léo Beeckman. Né dans une famille modeste de Gand en 1948, il se passionne pour le théâtre et la littérature en autodidacte. Installé en région bruxelloise, il travaille pendant plus de trente ans pour les Lettres belges francophones jusqu'à sa retraite, et participe à de nombreux salons du livre à l'étranger. Il est décédé à Schaerbeek en 2017, quelques mois avant la sortie de son premier roman.

"Dos au public" est un roman bien écrit et agréable à lire, qui se passe entre Gand, Malines et Bruxelles. Il raconte la vie d'Arthur Degroot qui quitte sa ville natale de Gand pour faire son service militaire. Son supérieur Gaston lui propose de jouer de la contrebasse dans un petit orchestre, ce qui lui permettra d'éviter différentes corvées. Afin de surmonter sa peur, Arthur se place dos au public, ce qui explique le titre du livre. Le service militaire tant redouté devient une période heureuse pour lui. Quelques années plus tard, afin de le sortir de sa dépression, son épouse Rachel retourne sur le passé d'Arthur à la recherche de ses amis musiciens. Et sans vouloir en dire trop, la fin du roman est totalement inattendue, et plus profonde que ce que le reste du livre aurait pu laisser croire. Bref, ce premier - et malheureusement dernier - roman de Léo Beeckman est plutôt réussi.

jeudi 6 septembre 2018

Les 90 ans d'Annie Cordy

A l'occasion de ses 90 ans,  la Ville de Bruxelles a souhaité honorer la chanteuse et comédienne belge Annie Cordy de trois façons en juillet dernier :  en lui proposant d'être l'invitée d'honneur 2018 du cortège de l'Ommegang,  en inaugurant un parc à son nom dans le quartier de Laeken où elle a grandi, et en y installant une fresque en noir et blanc réalisée à partir d'une photo.

Lors de son séjour à Bruxelles,  Annie Cordy a répondu aux questions des quotidiens du groupe Sud Presse à l'Hôtel Métropole (autre symbole de notre capitale) :

"Vous venez d'avoir 90 ans. Qu'est-ce que cela représente pour vous?
- 90 ans? Ca ne change rien à ma façon d'être. Au contraire!  Ce n'est pas que je m'attache plus à la vie mais je profite de choses dont je n'ai peut-être pas eu le temps de profiter quand je faisais mon métier comme une dingue, comme une saltimbanque (les kilomètres, la radio, rentrer, repartir,...). Je profite d'abord de ma filleule Mimi, la fille de ma sœur, qui m'accompagne. Je n'ai plus d'autre famille, mais j'ai des amis que je retrouve.

Vous aimez fêter vos anniversaires?
- J'aime bien fêter mon anniversaire, mais pas boire!  Le calme est très agréable. J'aime être avec des gens que j'aime et que je n'ai pas l'occasion de voir très souvent.

- Depuis 2014, vous vivez à Cannes. Qu'aimez-vous sur la Côte d'Azur?
- La Côte d'Azur justement!  Même quand il flotte. Moi, j'adore un bon coup de flotte : ça me rappelle de toute façon ma Belgique, c'est déjà pas mal. Je n'aimerais pas vivre dans un pays où le soleil tape toujours. Du soleil et une bonne flotte de temps en temps :  ça rafraîchit, c'est bien, c'est le climat idéal. J'ai de belles descentes de fleurs. Ma maison est en hauteur et mon jardin descend. Ma vie est calme :  je sors, je plonge dans ma piscine, je sors... Et puis, je peux aller au marché où je connais tout le monde. C'est le pied!

- A 90 ans, que vous inspire le coup d'œil dans le rétroviseur?
- Purée, j'ai fait tout ça? Et je continue ma route pour aller vers 91, 92, 93... Je suis étonnée d'être toujours là, d'avoir des gens que j'aime autour de moi, et un public fidèle. Les gens dans la rue me lancent : "Salut Annie! Ca va bien? Fais attention à toi!".  Ca me fait plaisir.

- Quelle image aimeriez-vous que les gens gardent de vous?
- Ma bonne humeur, ma joie de vivre, mon amour de la vie.

- Pourquoi avez-vous gardé la nationalité belge?
- Mais parce que mes parents étaient belges et que moi, je suis belge. Où que j'aille, Bruxelles est dans mon cœur. Je suis née à Laeken. J'allais à l'école Funck et je prenais le tram 18. Ce sont des souvenirs merveilleux. J'ai dit à mon mari :  "Je veux bien t'épouser, mais je garde ma nationalité".

- En 2004, le roi Albert II décide de vous titrer baronne. Qu'est-ce que cela représente pour vous?
- Je suis très fière d'avoir été faite baronne, mais je suis la même personne. Pourquoi voudriez-vous que je change? Il est trop tard.

- Avec votre époux Bruno décédé en 1989, vous n'avez pas eu d'enfants. Un de vos regrets?
- Non. C'est que le bon Dieu avait décidé que je n'avais pas le droit d'avoir un enfant. Je n'en ai pas eu. Si j'en avais eu, j'aurais peut-être été encore plus heureuse que je ne le suis. Mais j'ai fait un métier que j'adore, j'ai rencontré plein de gens.

- Vous êtes à l'affiche du film "Tamara 2" d'Alexandre Castagnetti, et du court-métrage "Les jouvencelles" de Delphine Corrard. Quels sont vos autres projets? Aura-t-on encore le plaisir de vous retrouver en chansons sur scène?
- Peut-être...si on me propose un beau projet. Pourquoi pas?   Je vais enregistrer plusieurs contes pour enfants écrits par Nadine Monfils. J'aime bien réciter et jouer plusieurs personnages dans une récitation. J'adorerais aussi raconter l'histoire de chaque ville". 
       

lundi 3 septembre 2018

L'entreprise belge Croky

C'est l'entreprise belge Croky que je vais mettre aujourd'hui à l'honneur. La production de chips débute en 1966 dans la vieille ferme de la famille Huyghe dans les environs d'Ypres (Flandre occidentale). Pourquoi Croky?  Parce que ça croque d'une part, mais aussi car c'était le nom du perroquet de la famille à la base de l'invention de ces chips. Le perroquet est devenu également la mascotte et se trouve toujours sur les emballages. La société a ensuite été rachetée par l'entreprise agroalimentaire britannique United Biscuits en 1974. Mais trente ans plus tard, ils décident de concentrer leurs activités sur les biscuits :  aussi en 2004,  Roger&Roger (c'est-à-dire Roger Dick et Roger Mylle, tous deux installés à Mouscron) achète la marque Croky. Et depuis 2009, l'entreprise est à 100% dans les mains de la famille de Roger Dick.

L'usine Croky de Mouscron (province de Hainaut) emploie 350 personnes. Elle produit plus de 45.000 tonnes de chips par an qui sont envoyés dans 30 pays. Il faut savoir qu'il faut 3,5 kg de pommes de terre pour 1kg de chips. Un quart d'heure est nécessaire entre le produit but et le produit emballé (certaines machines emballent 100 sachets par minute). Les pommes de terres coupées sont plongées dans un bain d'huile de tournesol à 180 degrés durant 5 minutes (8 tonnes de chips sont cuites à l'heure). Croky propose 190 arômes différents.