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jeudi 8 décembre 2022

Eden Hazard quitte les Diables Rouges

                                        


Né à La Louvière (province du Hainaut) en 1991, le joueur belge Eden Hazard a annoncé sur les réseaux sociaux son départ des Diables Rouges par ce communiqué :     "Une page se tourne aujourd'hui... Merci pour votre amour. Merci pour votre soutien inégalable. Merci pour tout ce bonheur partagé depuis 2008. J'ai décidé de mettre un terme à ma carrière internationale. La relève est prête. Vous me manquerez....".

Bravo à Eden Hazard pour tout ce qu'il a apporté à notre équipe nationale de football ! En 14 ans, il a joué 126 matchs avec le maillot de nos Diables Rouges, et a marqué 33 buts. A l'âge de 17 ans, il est sélectionné pour la première fois par le coach fédéral de l'époque, René Vandereycken pour un match contre le grand-duché de Luxembourg. Il connaîtra 7 sélectionneurs en 14 ans, et portera le brassard de capitaine au coup d'envoi d'un match des Diables à 56 reprises. Sur le plan privé, Eden Hazard est le papa de quatre enfants. 

lundi 3 octobre 2022

Remco Evenepoel, champion du monde 2022

                             


Après avoir remporté la classique Liège-Bastogne-Liège et le Tour d'Espagne (Vuelta), le coureur cycliste Remco Evenepoel (22 ans) est devenu champion du monde à Wollongong ce 25 septembre. Il devient le 19ème coureur belge à gagner le maillot arc-en-ciel, dont Eddy Merckx, Tom Boonen et Philippe Gilbert. Avec Wout Van Aert et lui, le cyclisme belge devrait connaître encore bien des satisfactions dans les prochaines années....  Bravo les Belges !

lundi 25 juillet 2022

Wout Van Aert, maillot vert du Tour de France 2022

                               


Félicitations au coureur cycliste belge Wout Van Aert qui a terminé le Tour de France 2022 avec le maillot vert sur les Champs-Elysées !

A cette occasion, je vous partage l'éditorial des quotidiens du groupe Sud Presse :

"Alors que les Belges devraient être déprimés par l'inflation, la réforme des pensions ou la canicule, la nouvelle médaille d'or de Nafissatou Thiam, celle de bronze de Bashir Abdi sur le marathon, l'Euro historique des Red Flames et les coups de butoir de Wout Van Aert au Tour de France, avec un panache merckxien, ont déclenché une vague d'amour et de fierté qui a submergé tout le pays. 

La Belgique, terre de champions, c'est tout sauf nouveau. On ne va pas se repasser tout le film mais entre nos champions olympiques ou du monde d'athlétisme, d'escrime, de boxe, de cyclisme, de judo,de tennis, de natation, de hockey, de gymnastique, le Cannibale, Kim et Justine, ou le meilleur motocrossman de l'histoire (Stefan Everts, 10 fois champion du monde!), nous sommes le plus grand des petits pays.

Le mérite de nos sportifs est d'autant plus énorme que nos politiques sont plus pressés de poser à leurs côtés sur la photo que de les aider réellement. La capitale de l'Europe a été zappée de l'Euro 2021, faute de stade digne de ce nom, les championnats de Belgique d'athlétisme indoor ont parfois eu lieu en France à défaut de piste, il n'y a pas de vélodrome couvert en Wallonie, et le clan Borlée est passé sous pavillon flamand. Tout cela malgré cinq ministres en charge des sports...mais aucun au niveau fédéral !

Seul le sport roi, le football, est en reste, hormis un titre olympique folklorique en 1920. Le prochain Mondial aura lieu en hiver dans le désert. C'est tellement surréaliste que seule la Belgique peut le gagner. Non, peut-être ?"

(éditiorial du groupe Sud Presse)

lundi 12 juillet 2021

Wimbledon : bravo Elise et Joachim !

 Deux Belges se sont distingués au tournoi de Wimbledon :

- Elise Mertens et la Taïwanaise Su-Wei Hsieh ont remporté la finale du double dames. Cela fait deux mois qu'elles jouent ensemble. Pour la Limbourgeoise Elise Mertens, c'est le troisième sacre en double dame après l'US Open 2019 et l'Australian Open 2021.

- Joachim Gérard a décroché la finale homme en fauteuil roulant. Victorieux de l'Australian Open en début de saison, c'est le deuxième Grand Chelem pour le Brabançon, victime de la polio lorsqu'il était enfant. 

Bravo à nos deux compatriotes, et souhaitons-leur bonne chance pour les prochains Jeux Olympiques et Paralympiques ! 

jeudi 10 juin 2021

Allez les Diables Rouges !

Même si vous n'êtes pas fan de football, vous n'êtes pas sans savoir que l'Euro de football débute demain. Notre pays y participe et se trouve dans le groupe B avec trois autres pays (la Russie, le Danemark et la Finlande). Nous avons d'abord ces trois matchs à jouer :  

 - le samedi 12 juin à 21h :  match contre la Russie

 - le jeudi 17 juin à 18h :  match contre le Danemark

 - le lundi 21 juin à 21h :  match contre la Finlande

A l'issue de ces trois matchs, nous saurons quels pays sont sélectionnés pour les huitièmes de finales.

Allez les Diables Rouges ! Faites vibrer la Belgique ! 

lundi 13 avril 2020

Le Tour des Flandres à Grammont

JAfficher l’image sourcee vous ai déjà parlé de la ville de Grammont (Flandre Orientale), très connue pour son Mur intégré à de nombreuses courses cyclistes :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2018/10/la-ville-de-grammont.html

S'il y a bien un événement sportif qui passionne les Flamands au printemps, c'est bien le Tour des Flandre dont parle l'auteur Jean-Baptiste Baronian dans son livre "Dictionnaire amoureux de la Belgique" :

"Contrairement à ce que chante Jacques Brel, la Flandre n'est pas un plat pays. Elle est hérissée de toute une série de monts, et certains sont si escarpés, si pentus, qu'on les appelle des murs, tel celui de Grammont (Geraardsbergen, baptisée d'ailleurs par les habitants de la région "la petite ville sur la montagne"), un des hauts lieux du Tour des Flandres.

Le Tour des Flandres, c'est un peu le Tour de France en miniature :  il ne dure qu'un jour, que six ou sept heures, mais il attire une foule immense et, sur son parcours (250km en moyenne), tout le monde fait la fête et ne ménage pas son bonheur, sa joie et son enthousiasme. Et c'est tellement ancré dans la mythologie populaire des Flandres que les partis extrémistes, sachant fort bien que les télévisions retransmettent la course en direct, veillent à ce que, partout où elle passe, les spectateurs brandissent des drapeaux jaunes flanqués du lion noir, l'oriflamme autour duquel ils voudraient que se retrouve chaque Flamand.

Tout coureur cycliste flamand digne de ce nom, digne d'être l'héritier d'une famille des plus glorieuses, rêve de franchir en vainqueur la ligne d'arrivée du Tour des Flandres. Lorsqu'il y parvient, se jouant des monts, des murs et des pavés, il est un dieu vivant pour une année entière, et on lui pardonne si, par la suite, il pédale comme un sénateur dans les autres courses du calendrier professionnel, s'il se fait battre régulièrement, s'il abandonne, s'il préfère flemmarder sur sa selle. Gagner le Tour des Flandres, c'est, pour lui, comme obtenir le prix Nobel du vélocipède. Gagner le Tour de Flandres, c'est rejoindre aussitôt le tabernacle des légendes flamandes". 

lundi 11 novembre 2019

Trophée National du Mérite Sportif 2019

                           Après l'athlète Nafissatou Thiam en 2016, le joueur de tennis David Goffin en 2017 et la gymnaste Nina Derwael en 2018,  le Trophée National du Mérite Sportif 2019 a été attribué aux Red Lions, l'équipe nationale masculine de hockey (voir ci-dessus sur une photo d'archive avec nos souverains).
Bravo à eux pour cette récompense qui leur sera remise en décembre à l'hôtel de ville de Bruxelles !

Le Trophée National du Mérite Sportif est la plus haute distinction sportive de notre pays et on ne peut la recevoir qu'une seule fois dans sa carrière. Plus d'infos sur les anciens lauréats :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2012/11/trophee-national-du-merite-sportif-2012.html

lundi 28 octobre 2019

Hommage à l'athlète belge Marieke Vervoort

Marieke Vervoort souffrait depuis un quart de siècle d'une maladie dégénérative incurable (myélopathie) qui l'a obligée à vivre en fauteuil roulant à partir de l'âge de 20 ans. Elle avait déclaré :  "Chaque instant passé à se plaindre est un instant perdu, je veux profiter de chaque beau moment, aussi furtif soit-il". Malgré les douleurs, Marieke s'était engagée à fond dans les compétitions sportives paralympiques. Elle a notamment été médaillée d'or (100m) et d'argent (200m) aux Jeux Paralympiques de Londres en 2012, triple championne du monde à Doha en 2015, athlète paralympiques des années 2012 et 2015, médaillée d'argent (400m) et de bronze (100m) aux Jeux Paralympiques de Rio en 2016, etc. Le Roi lui avait octroyé les insignes de Grand Officier de l'Ordre de la Couronne. Elle avait mis fin à sa carrière sportive en 2016. Agée de 40 ans, les souffrances devenant de plus en plus douloureuses, Marieke a choisi l'euthanasie, comme elle l'avait déjà annoncé il y a quelques années. Bravo à cette femme courageuse pour tout ce qu'elle a accompli, et j'y associe aussi tous les sportifs paralympiques qui devraient être plus médiatisés. En pensée avec les proches de Marieke et son fidèle chien Zen qui l'accompagnait partout.

jeudi 4 juillet 2019

Hommage du Roi à Eddy Merckx

                 






                           Afficher l’image source







A l'occasion du départ du Tour de France depuis Bruxelles en son honneur, le champion cycliste a été reçu au château de Laeken par le couple royal avec sa famille et ses anciens équipiers.

Mais le Roi lui a aussi rendu hommage à travers un texte qui a été publié par la presse écrite. Le voici en entier :

"Il y a 50 ans, notre pays était aux anges :   30 ans après la dernière victoire belge au Tour de France, un autre Belge remportait enfin le prestigieux Tour. Ce n'était que la première de vos 5 victoires sur le Tour, mais en 1969, vous avez été accueilli comme un véritable héros. J'avais 9 ans à l'époque. Juste assez vieux pour comprendre l'impact de votre grande victoire. La tension et la joie populaire qui ont suivi sont également gravées dans ma mémoire. La joie pouvait être ressentie partout. Le monde entier vous avait reconnu comme un héros. Nous étions fiers !

Après cette victoire, de nombreuses performances fantastiques ont suivi. Vous avez remporté une victoire après l'autre et battu plusieurs records. Et vous êtes devenu un modèle de combativité et de persévérance. Malgré ces succès, cependant, vous êtes toujours resté accessible et facile à vivre, et vous avez maintenu des liens avec vos supporters et avec la population. Nous pouvons dire sans hésiter que vous êtes le meilleur cycliste de tous les temps. La fierté que vous nous avez donnée est inoubliable.

Cette année, nous célébrons le 50ème anniversaire de votre première victoire. Un moment qui est gravé dans notre mémoire et qui a bouleversé la population. Pour cela, je tiens à vous remercier au nom de notre pays.

Philippe, roi des Belges".
           

jeudi 18 avril 2019

Bravo aux cyclistes belges

                   

        Victor Campenaerts après son record de l'heure:
 
Bravo à Victor Campenaerts (27 ans) qui est devenu le champion d'Europe du contre-la-montre en portant le record de l'heure au-delà des 55 kilomètres sur la piste du vélodrome mexicain d'Aguascalientes (le record étant détenu depuis 2015 par le Britannique Bradley Wiggins). C'est le quatrième Belge à inscrire son nom au palmarès du record de l'heure après Oscar Van den Eynde en 1897, Ferdinand Bracke en 1967 et Eddy Merckx en 1972.

                 


Bravo à Philippe Gilbert (36 ans) qui a remporté la célèbre course cycliste Paris-Roubaix. Elle vient s'ajouter à son très beau palmarès qui compte déjà notamment le Tour des Flandres, le championnat de Belgique, le Tour de Lombardie ou Liège-Bastogne-Liège.

Et par ailleurs, n'oublions pas qu'en juillet, la Belgique et Eddy Merckx vont être à l'honneur à travers le passage du Tour de France dans notre pays.

lundi 2 juillet 2018

La Belgique en quarts de finale

Les Diables Rouges font jusqu'à présent un parcours sans faute à la Coupe du monde de football en Russie. Lors du premier tour, ils ont battu successivement le Panama (3-0), la Tunisie (5-2) et l'Angleterre (1-0). Cela leur a permis de terminer premiers de leur groupe avec neuf points.

Ce soir, en huitièmes de finale, la Belgique s'est imposée face au Japon (3-2). Nous sommes donc qualifiés pour les quarts de finale...face au Brésil. Là, je dois avouer que je n'y crois pas trop ; et vous?

Et quel est votre Diable Rouge préféré?  De mon côté, c'est Eden Hazard.

jeudi 31 mai 2018

Les Jeux Olympiques d'Anvers en 1920

Extrait du livre "Les secrets de la Belgique" par l'historien français Pascal Dayez-Burgeon (éditions Perrin) :

Pour mettre du baume au cœur de l'opinion belge qui en a bien besoin, les Alliés ont alors recours à une solution qui n'avait jamais servi jusque là :  les Jeux Olympiques. Ressuscités en grande pompe par le baron de Coubertin en 1896, les jeux olympiques modernes s'étaient maintenus tant bien que mal à Paris (1900) mais avaient sombré dans le ridicule à la foire commerciale de Saint-Louis dans le Missouri (1904), et entraient progressivement dans l'oubli. L'idée était donc de leur rendre tout leur lustre en les associant à la victoire et en faisant profiter la Belgique de l'opération. Certes, à l'annulation des Jeux Olympiques de 1916, prévus à Berlin, c'est Budapest qui avait été choisi pour organiser les VIIèmes jeux. Mais qu'à cela ne tienne. En avril 1919, le Comité Olympique change unanimement d'avis et désigne Anvers. Pourquoi Anvers plutôt que Bruxelles ou Liège?  Parce qu'en ces temps d'aviation balbutiante, la ville disposait d'un des ports les mieux desservis au monde. Lyon, Amsterdam, Philadelphie, Cleveland, Atlanta et même La Havane avaient également fait acte de candidature et s'étaient sans doute mieux préparés pour un tel événement. Mais on n'en avait pas tenu compte. Il fallait impérativement que la Belgique obtient un lot de consolation et les autorités olympiques s'étaient exécutées.

Elles ne devaient pas le regretter. Dès le choix d'Anvers entériné, le comte de Baillet-Latour, président du Comité Olympique Belge, fait merveille. Les habitants de la ville sont pratiquement réquisitionnés pour aménager le stade de Beerschot, préparer l'accueil des visiteurs et loger les 2.626 athlètes sélectionnés, dont 65 femmes. Car, malgré les restrictions de l'après-guerre, l'exclusion de l'Allemagne et de l'Autriche, et le boycott de l'Union Soviétique (méprisant cette "manifestation petite-bourgeoise"),  29 nations ont tenu à s'inscrire, soit deux fois plus qu'aux Jeux Olympiques de Stockholm de 1912, dont pour la première fois le Brésil et la Nouvelle-Zélande. A l'ouverture, le 20 août 1920, tout est prêt.

Il n'y a pas encore de flamme olympique - la cérémonie sera inaugurée à Amsterdam en 1928 - mais pour la première fois, Victor Boin, un sportif belge très populaire, médaillé en hockey, en water-polo et en escrime et futur as de l'aviation durant la Grande Guerre, prononce le serment olympique, concocté par Coubertin. Pour faire bonne mesure, le cardinal Mercier, primat de Belgique, prononce une messe inaugurale où il a adjure les participants :  "Transportez dans votre vie de tous les jours votre esprit de discipline morale, de loyauté, de mesure envers vos frères".

Les résultats sont à la mesure des préparatifs. Les sportifs belges font merveille. Grâce à Hubert Van Innis, un archer hors pair qui remporte à lui seul six titres, au cycliste Henry George et au champion d'équitation Daniel Bouckaert, ils glanent 36 médailles, dont 14 en or, et se classent au cinquième rang des nations sportives, après les Etats-Unis, la Suède, le Royaume-Uni et la Finlande. Pour un pays qui n'était même pas présent à Athènes, c'était un joli résultat. Malheureusement, il ne devait plus jamais se renouveler. Seule anicroche : le prix des billets d'entrée. Il est si élevé qu'au début des épreuves, seuls 6.000 spectateurs prennent place dans des gradins prévus pour en accueillir 35.000. Quand il apprend ce qu'il en est,  le roi Albert Ier, furieux, impose la gratuité, et les jeux deviennent alors un vrai succès populaire. Grâce à cette réussite, Baillet-Latour succèdera à Coubertin à la tête du Comité International Olympique, une fois achevés les seconds jeux de Paris en 1924. Il mourra en 1942, l'année même où naît Jacques Rogge, un autre Belge qui sera président du Comité International Olympique jusqu'en 2013. Anvers aura bien mérité de la Belgique olympique....

Pascal Dayez-Burgeon

lundi 9 avril 2018

Sortie du nouvel album de Panini Belgique

Comme vous le savez, la Coupe du Monde de football aura lieu en Russie du 14 juin au 15 juillet, et notre équipe nationale y participera. En mars, Panini Belgique a lancé son traditionnel album de stickers consacré à la Coupe du Monde reprenant les 32 équipes,  80 pages et 670 images. Le prix de l'album est fixé à 2,50 euros et la pochette (avec cinq images) à 0,90 euros.

Panini Belgique, c'est une entreprise familiale de douze collaborateurs (plus des intérimaires engagés dans les périodes de rush comme celle-ci) installée à Braine-l'Alleud en province du Brabant wallon. Ils sortent aussi des albums sur Disney ou le championnat de Belgique.

Leur responsable Thierry de Latre du Bosquet (qui a succédé à son père Raphaël qui a lancé l'entreprise en 1970) a confié à la presse :   "Ici, nous sommes l'importateur et le distributeur exclusif pour le grand-duché de Luxembourg et la Belgique. Mais au départ, tout est produit à l'usine de Modène en Italie. Récemment, une autre usine a été construite au Brésil pour la couverture du continent américain et sud-américain. Au total,  120 pays distribuent la collection de stickers de la Coupe du Monde. On les distribue aux grandes, moyennes et petites surfaces, magasins de jouets, librairies, Night&Day. Les présentoirs et emballages que l'on prépare sont évidemment différents en fonction de la taille du commerce, donc c'est un sacré travail. D'autant que notre philosophie, c'est d'être présent dans un maximum de points de vente, dans un souci de proximité. Cela reste un produit destiné aux enfants et il ne faut pas leur faire parcourir 50 bornes pour trouver des pochettes. On ne sait jamais vers où l'on va quand on achète les stocks en Italie. Mais il est sympa de constater que, d'édition en édition, lors de chaque Euro ou Mondial, le produit continue à séduire les générations et encore aujourd'hui à une époque où le digital prend le pas sur tout. L'album Panini crée du lien : dans les cours de récréation, les enfants s'échangent un Eden Hazard contre cinq joueurs moins connus. Chaque sélection de 18 joueurs est effectuée sur base de l'avis de journalistes spécialisés. Il y a une part de risque car un joueur peut se blesser ou ne plus être sélectionné entre le moment de la parution de l'album et le début de la compétition mais en général, on vise assez juste".

lundi 12 mars 2018

Médaille d'argent pour la Belgique aux jeux olympiques d'hiver

Cela faisait vingt ans que la Belgique n'avait plus obtenu une médaille aux jeux olympiques d'hiver. A Pyeongchang, le patineur louvaniste Bart Swings (27 ans) a remporté la médaille d'argent de la mass start du patinage de vitesse. Cet étudiant en deuxième master d'ingénieur civil a d'abord commencé par le roller qu'il continue de pratiquer (l'été dernier, il a remporté trois médailles aux jeux mondiaux de Wroclaw pour les sports non olympiques).

C'est à l'âge de 20 ans qu'il commence à s'intéresser à une autre discipline :   "Les jeux olympiques me fascinaient, comme ils fascinent chaque athlète. Si le roller avait été olympique, je n'aurais jamais changé. J'ai vue pas mal d'autres patineurs en ligne s'étaient laissé tenter et j'ai décidé de m'y mettre. Ce résultat, c'est le travail de mon entraîneur Jelle Spruyt et moi, mais aussi celui de toute une équipe, de ma famille, de ma copine, de mes amis, qui m'ont soutenu. Cela peut paraître cliché de dire cela mais c'est tellement vrai. Arriver au top a pris du temps. Il y a eu des hauts et des bas, mais en mass start, je parvenais toujours à m'en sortir et ça donnait confiance. J'ai toujours gardé confiance en moi, je n'ai pas douté. Je savais que j'étais dans le bon. Avec les Norvégiens que j'ai rejoints en début de saison, je savais que je travaillais avec la meilleure équipe au monde. J'avais fait le bon choix".

A noter que la Belgique a remporté cinq médailles à des jeux olympiques d'hiver :

- médaille de bronze aux JO de Chamonix de 1924 dans l'épreuve du bobsleigh à quatre
- médaille de bronze aux JO de Saint-Moritz de 1928 pour Robert Van Zeebroeck en patinage artistique
- médaille d'or aux JO de Saint-Moritz de 1948 pour Micheline Lannoy et Pierre Baugniet en patinage artistique en couple
- médaille d'argent aux JO de Saint-Moritz de 1948 dans l'épreuve du bobsleigh à quatre
- médaille de bronze aux JO de Nagano de 1998 pour Bart Veldkamp en patinage de vitesse
                     

lundi 11 décembre 2017

Nafissatou Thiam, athlète mondiale de l'année 2017

Au terme d'une année 2017 plutôt réussie (championne du monde à l'heptathlon, championne d'Europe au pentathlon, un record de Belgique au javelot, entre autres), notre compatriote Nafissatou Thiam vient d'être élue athlète mondiale de l'année!

Nafissatou a répondu aux questions de la presse :

"Qu'est-ce que cela fait d'être la meilleure athlète mondiale en 2017?
- C'est vraiment un grand honneur. Je pense que n'importe qui serait très content de le recevoir. Etre dans les trois finalistes était déjà chouette. J'aime bien recevoir des récompenses, mais je n'ai jamais vraiment fait une obsession là-dessus. Même si je n'avais pas été récompensée, je n'aurais éprouvé aucun regret ni tristesse. Ma saison a été magnifique ; c'était bien plus que ce que j'espérais.

- A 23 ans, vous enchaînez les victoires et les records. Comment avez-vous vécu vos succès, en particulier aux jeux olympiques de Rio?
- J'étais très surprise par mes performances. A 21 ans, je pensais que j'avais atteint mes limites, que je ne serais jamais aussi performante. Je me posais beaucoup de questions et en réalité, je me suis améliorée. C'était tout nouveau pour moi, raison pour laquelle je me questionnais énormément. Il y avait beaucoup d'attention sur moi. Cela fait partie du jeu maintenant, je suis habituée. Puis, j'ai fait de bonnes choses cette année, ce qui m'a redonné confiance.

- Vous faites tout plus vite que les autres et vous semblez vivre cela sans vous prendre la tête, tout en gardant les pieds sur terre :  est-ce la clé de votre succès?
- C'est hyperimportant pour moi. Je fais des sacrifices tous les jours, le travail que j'effectue aboutit. Dès qu'il y a une bonne ou une mauvaise chose, les gens s'emballent très vite. Tout le monde donne son avis, essaie de diriger ou de guider les prochains pas que je devrais faire. C'est important de savoir rester objectif. Je sais ce que je fais au quotidien et ceux qui le savent également, peuvent avoir un avis objectif. Ne pas réussir à rester objective et partir dans tous les sens, c'est la meilleure façon de faire un faux pas et de prendre de mauvaises décisions qui gâcheront une belle carrière. J'essaie de le rester chaque année et après chaque résultat, qu'il soit bon ou non.

- Beaucoup pensent que vous êtes en passe de devenir la plus grande athlète belge de tous les temps. Où vous situez-vous par rapport à cela?
- Je ne sais pas, je ne suis pas très forte en histoire du sport belge. Ce genre de compliment, c'est pour l'après-carrière. Disons que je me concentre sur mes performances. Tout passe vite. Je n'ai pas envie de m'arrêter sur ce genre de chose, ce n'est pas ce qui m'intéresse le plus. Je veux pleinement vivre ma carrière de sportive, arriver au maximum de mes capacités".

lundi 6 novembre 2017

David Goffin aux Masters de Londres

                                 Résultat d’images pour David Goffin

Si le tennis masculin est longtemps resté dans l'ombre de Kim Clijsters et Justine Henin, ce n'est désormais plus le cas. En effet, David Goffin (né en 1990 à Liège) fait désormais partie des 10 meilleurs joueurs au monde et participera donc au prochain Masters à Londres !      

Il a confié à la presse :  "Ce Masters, ça signifie énormément de choses pour moi. Je prends ça comme un beau cadeau, une récompense pour la saison que je viens de fournir. C'est une épreuve particulière puisqu'elle ne concerne que les huit meilleurs au monde. On ne peut pas vraiment s'y préparer comme lorsqu'on envisage un Grand Chelem dans sa saison, par exemple. Mais c'est le plus grand tournoi ATP de l'année ; c'est à la fois génial et grandiose pour moi. Là, je vais enfin pouvoir prendre quelques jours de repos complet avant de rejoindre Londres. Et puis l'événement est tel qu'il va automatiquement me donner un coup de boost. Ce sera pareil en finale de la Coupe Davis. Ce sont des moments uniques qui procurent de l'adrénaline et un stress positif qui vous font oublier la fatigue".

En effet, après le Masters, le tennis belge sera à nouveau à l'honneur : fin novembre, notre équipe nationale affrontera la France en finale de la Coupe Davis à Lille. Croisons les doigts pour nos petits Belges !!!                          

lundi 19 juin 2017

Nafissatou Thiam, nouvelle ambassadrice d'Unicef Belgique

                      

Née en 1994 à Bruxelles, notre compatriote Nafissatou Thiam vit en province de Namur. Elle fut championne olympique en heptathlon aux Jeux Olympiques de Rio, ce qui lui a valu le Trophée National du Mérite Sportif 2016, la plus haute récompense sportive belge qu'on ne peut avoir qu'une seule fois dans sa carrière.

Elle vient d'accepter de rejoindre le groupe d'ambassadeurs bénévoles d'Unicef-Belgique (dont font partie notamment Helmut Lotti, Axelle Red et Tatiana Silva), et a confié à la presse :  "Le projet dont je vais m'occuper touche à l'éducation et à l'enfance, deux causes qui me tiennent particulièrement à cœur. Si je peux contribuer, par mon image mais aussi par mes actes, à ce que l'éducation et l'enseignement des enfants deviennent des priorités, c'est avec plaisir que je le fais. Cette cause est plus importante que mes résultats sportifs. Je sais à quel point disposer d'un diplôme scolaire constitue un atout. C'est pour çà que je veux aller au bout de mes études de géographie à l'Université de Liège. Avoir accès à l'éducation est fondamental et tout le monde n'a pas cette chance-là".

Rappelons que c'est la reine Mathilde qui est la présidente d'honneur d'Unicef-Belgique :   http://familleroyalebelge.blogspot.be/2017/03/le-combat-de-la-reine-mathilde-pour-la.html

lundi 17 avril 2017

La Belgique vue par Johan Van Herck et Dominique Monami-Van Roost

Les quadragénaires Johan Van Herck (né en 1974 à Herentals) et Dominique Monami-Van Roost (née en 1973 à Verviers) sont deux anciens joueurs de tennis. Ils sont aujourd'hui les capitaines des équipes nationales belges masculine et féminine de tennis pour la Coupe Davis et la Fed Cup. Ils se sont exprimés au sujet de la Belgique dans une interview commune aux quotidiens du groupe Sud Presse :

"Etre belge, on sent que c'est inscrit profondément en vous?
- JVH :  Je suis belge, j'aime mon pays, c'est aussi simple que ça. C'est là que je suis né et que j'ai toutes mes attaches. J'ai beaucoup voyagé durant ma carrière, j'ai vu beaucoup de pays, mais je n'ai jamais pensé une minute à quitter la Belgique. J'aime Anvers, j'habite tout près, mais aussi Liège, Bruxelles, etc. On a tout en Belgique, sauf le beau temps que je vais chercher de temps en temps sur la Côte d'Azur pour des vacances en famille. Mais je reviens toujours au pays!
- DM :  J'ai épousé un Flamand,  Johan est marié avec une francophone, nos enfants parlent les deux langues :  on est de vrais belges et fiers de l'être! On aime profiter de la vie et on vit bien en Belgique. Moi, durant ma carrière, je n'ai jamais envisagé de m'installer ailleurs, même à Monaco.... Je reviens toujours à mes origines, c'est fondamental.

- Que vous évoque le mot séparatisme?
- JVH : Moi, je ne veux pas perdre de l'énergie là-dedans, surtout que je n'ai aucune clé pour voir le dessous des cartes. J'ai ma vérité, je défends les valeurs du pays et je fais en sorte que mon attitude soit conforme à ça. En fait, c'est juste naturel.
- DM :  La montée du séparatisme, qu'on sent surtout se développer du côté des politiques, c'est juste débile, je n'ai pas d'autre mot. Toute ma vie, j'ai joué et j'ai grandi avec un drapeau belge à côté de mon nom, et pas un autre!

- Quelle langue parlez-vous au sein de vos équipes respectives?
- JVH :  Tout se fait en français en Coupe Davis car le staff est majoritairement francophone. Même quand j'envoie un message à Ruben Bemelmans, il est en français! Parfois, j'ai un peu de difficultés à trouver le bon mot dans mes speeches, mais c'est comme ça et ça ne pose pas de problèmes. Je peux aussi parler le néerlandais quand Ruben et Joris jouent ensemble en double, par exemple.
- DM : Moi, tout se fait en anglais car j'ai aussi Maryna Zanevska dans l'équipe. Maintenant, quand elle n'est pas concernée, tout est en néerlandais. Aucun problème.

- Le hockey et les Diablotins ont lancé une mode de l'hymne national chanté a cappella. Le tennis suivra-t-il?
- JVH :  C'est beau, mais çà demande une certaine énergie ou ça peut provoquer un stress à partir du moment où ce n'est pas votre démarche. Je sais que Steve aimerait qu'on le chante, mais tous les joueurs ne sont pas aussi à l'aise que Steve. C'est très personnel, en fait, et je ne veux pas qu'on dépense de l'énergie alors que la Coupe Davis en pompe déjà tellement. Un match de foot, on sait que ça dure 90 minutes, et puis fin. Quand vous vous lancez dans un week-end de Coupe Davis, vous savez quand ça démarre chaque jour mais jamais quand ça finit. Chaque détail, comme épargner de l'énergie et bien cibler les priorités, compte et je pense qu'on est très fort, nous, dans cette gestion.
- DM :  Avec les trois langues, l'hymne national belge, c'est compliqué à gérer, de fait, et ce n'est pas nouveau. Je préfère un joueur qui respecte nos valeurs à un joueur qu'on oblige à chanter et qui par la suite perd toute crédibilité par sa mauvaise attitude.

- Y a-t-il tout de même un aspect belge qui vous irrite?
- JVH :  On est trop modeste, voire trop critique en Belgique. On ne croit pas suffisamment aux talents qu'on a dans bien des domaines. On est un peu élevé comme ça : on préfère mettre le doigt sur le négatif plutôt que de souligner le positif. Tout doit être parfait avant de pouvoir dire que c'est bon.
- DM :  C'est clair qu'on n'est pas assez chauvins comme les Français ou les Hollandais peuvent l'être. Ce qui ne veut pas dire qu'on doit devenir arrogants, mais être plus confiants et oser dire qu'on est favoris, par exemple, quand on l'est. On manque d'audace et d'investissement en Belgique car on ne croit pas assez en nos propres richesses ou talents, ce qui est parfois dingue.

- Justement, quel est le regard de l'étranger sur le tennis belge?
- JVH :  Je peux vous dire qu'il y a énormément de pays qui nous jalousent car je pense qu'avec nos petits moyens, on arrive à des résultats extraordinaires depuis plus de vingt ans. Je pense qu'on a de vrais experts au niveau de la formation en Belgique et ce n'est pas pour rien que la toute puissante fédération anglaise est venue chercher des gars comme Steven Martens, Carl Maes ou le regretté Julien Hoferlin. Je crois qu'en Belgique, on ne se rend pas vraiment compte de l'image que le tennis belge a à l'étranger. Ici, on doit se battre pour avoir de la reconnaissance. On en revient au Belge trop modeste.
- DM :  Le public belge aimerait toujours avoir des Kim, des Justine et des David, mais il ne faut pas que ces exceptions deviennent la norme. On ne sait pas créer sur un claquement de doigts des Top 50, Top 30 ou Top 10. Regardez depuis combien de temps un grand pays sportif comme l'Allemagne attend de vrais successeurs à Boris Becker et Steffi Graf. La force du tennis belge, c'est d'être efficace avec les petits moyens dont il dispose. Ceci, grâce à des experts et à des remises en question permanentes. Et on n'a pas peur non plus d'aller voir ce qui se fait de mieux à l'étranger. Tout n'est pas parfait mais on est débrouillard dans le tennis belge".

mercredi 21 septembre 2016

11 médailles belges aux Jeux Paralympiques

Les Jeux Olympiques et Paralympiques de Rio ont été bien meilleurs pour notre pays que ceux de Pékin en 2008 et de Londres en 2012 :  la Belgique a récolté six médailles aux Jeux Olympiques et onze médailles aux Jeux Paralympiques. Je voudrais adresser un gros coup de chapeau aux sportifs du Comité Paralympique Belge qui ne bénéficient malheureusement de l'intérêt des médias, des sponsors et du grand public...qu'une fois tous les quatre ans. Leurs salaires sont également beaucoup moindres. Pourtant, ils ont bien plus de mérite! Leur parcours de vie ne peut que susciter admiration et émotion. Aussi, un grand BRAVO à eux !!!

La Belgique a donc ramené cinq médailles d'or (deux pour Peter Genyn en athlétisme, les pongistes Laurens Devos et Florian Van Acker, l'amazone Michele George), trois médailles d'argent (le cycliste Kris Bosmans, l'athlète Marieke Vervoort et l'amazone Michele George), trois médailles de bronze (le joueur de tennis Joachim Gérard, l'athlète Marieke Vervoort, et le trio de handbike Jean-François Deberg/Christophe Hindricq/Jonas Van de Steene).  Saluons en particulier Marieke Vervoort qui a profité de ces jeux pour mettre un terme à sa carrière sportive. Sa dégénérescence musculaire la faisant de plus en plus souffrir, elle n'a pas caché qu'elle pensait à une procédure d'euthanasie "lorsqu'il y aura plus de mauvais jours que de bons" , pour reprendre ses propres mots.