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lundi 27 octobre 2025

La procession d'Hanswijk à Malines


En l'an 968, un bateau échoue, pour des raisons incompréhensibles, sur la Dyle à hauteur du hameau de Hanswijk. Les hommes ne parviennent pas à le remettre à flot, mais après avoir retiré du bateau une statue en bois de la Vierge, le bateau se soulève de la vase. Pour les habitants du hameau, le message est clair :  la Sainte Vierge souhaitait être vénérée à cet endroit.

On construit donc un sanctuaire, la chapelle de Hanswijk qui devient vite un centre de pèlerinage. Elle est détruite lors des guerres de religion et remplacée par l'église baroque actuelle. Entretemps, une procession a vu le jour il y a plus de 700 ans :  lors d'une épidémie de peste, les Malinois allèrent chercher la statue de la Vierge de la chapelle de Hanswijk (qui se trouvait à l'extérieur des murs de la cité) et la portèrent dans les rues. En reconnaissance, les Malinois organise depuis lors une procession qui est l'une des plus anciennes de Belgique.

Lors de son 700ème anniversaire en 1973, on lui donne un style nouveau. La première partie a un caractère historique et évoque le riche passé de la ville de Malines. La deuxième partie est la procession de Notre-Dame proprement dite et est entièrement d'inspiration biblique. Le cortège dure 1h30 avec plus de 2.000 figurants. La procession a fêté ses 750 ans en 2023. 

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lundi 12 août 2024

Enquête sur l'ouverture de l'Eglise belge aux homosexuels

                                                      

(Article actualisé en juillet  2025)

Par rapport à d'autres pays, l'Eglise de Belgique est clairement parmi les plus progressistes et les plus ouvertes vis-à-vis de la communauté homosexuelle (sous l'impulsion des évêques de Liège et Anvers). L'heure n'est clairement plus aux propos homophobes du controversé Mgr Léonard (chef de l'Eglise belge de 2010 à 2015).  Mais il est sans doute dommage de ne pas avoir plus de concertation entre tous les diocèses qui n'avancent pas au même rythme sur le sujet. 

Fin 2023, le pape François autorise les bénédictions de couples homosexuels (mais pas le mariage)...et rejoint ainsi la position prise depuis quelques années par l'Eglise progressiste de Belgique. Mais lors de sa visite en Belgique en septembre 2024, il n'évoque pas ce sujet. 

La photo ci-dessus montre la rencontre entre Mgr Luc Terlinden (chef de l'Eglise belge depuis 2023) et Imran (Mister Gay Belgium 2024) autour de l'inclusion des catholiques homosexuels au sein de l'Eglise. 

Dans le diocèse de Liège

C'est l'évêque de Liège Aloys Jousten qui prend position le premier en 2011 en condamnant les violences homophobes de 2011 dans la Cité Ardente. 

Son successeur Mgr Delville est sur la même longueur d'onde. En 2015, une matinée de réflexion ouverte à tous est, pour la première fois, consacrée à l'homosexualité. Les suggestions sont ensuite étudiées par le Service diocésain des Couples et des Familles. Cela aboutit à la publication en 2021 d'une petite brochure pour accueillir et accompagner le projet de vie des catholiques homosexuels liégeois, sans les juger. Un temps de prière adapté est notamment proposé dans la brochure. Le prêtre ouvrier Germain Dufour ne cache pas à la presse qu'il bénit des couples homosexuels. 

En septembre 2023, le Service des Couples et des Familles du diocèse de Liège organise une matinée de réflexion. Des personnes homosexuelles ont témoigné de leurs difficultés (ou pas) dans l'accueil de leurs différences au sein de la communauté chrétienne. Ainsi que des parents découvrant l'homosexualité de leur enfant. La brochure "Accueillir, accompagner et porter dans la prière le projet de vie partagé par des personnes homosexuelles"  est (re)présentée, le tout étant suivi d'un temps d'échanges et de partages.

Dans le diocèse d'Anvers

Après la tenue d'un synode sur la famille à Rome en 2014, l'évêque d'Anvers Johan Bonny fait des déclarations dans les médias pour souhaiter que l'Eglise se mette en phase avec l'évolution de la société, et accepte l'homosexualité (ce qui lui vaudra ensuite un prix de l'association des organisations LGBT flamandes).

En 2021, alors qu'il assume le remplacement de Jozef De Kesel (en congé de maladie) à la tête de l'Eglise de Belgique, Johan Bonny s'excuse publiquement auprès de la communauté homosexuelle après avoir pris connaissance d'un nouveau texte de la Congrégation pour la doctrine de la foi considérant l'homosexualité comme un péché. Sa phrase "J'ai honte par procuration pour mon Eglise"  fait le tour des médias.

En 2022, les évêques flamands de Belgique nomment Willy Bombeek (laïc et homosexuel) comme coordinateur interdiocésain en charge de la pastorale des homosexuels, et publient un texte de trois pages avec des prières à destination des croyants homosexuels (vu que l'Eglise refuse de les marier). L'évêque Johan Bonny n'a pas été désavoué par le Vatican. 

En marge de la parade de l'Antwerp Pride en août 2023, un temps de recueillement oecuménique était organisé, pour la première fois, en la Sint-Norbertuskerk d'Anvers par les points de contacts "Foi et homosexualité". Près de 200 personnes ont participé à cette cérémonie alternant chants, moments de silence, témoignages et lecture de la Parole. En fin de célébration, les prêtres et pasteurs présents ont donné une bénédiction.

Willy Bombeek a expliqué à la presse :  "Tout le monde était heureux de ce moment. Ce n'étaient pas les prêtres ou les pasteurs qui dirigeaient la célébration, mais bien les croyants impliqués dans la communauté LGBTQIA+ . Je sais que certaines personnes ne sont pas d'accord avec cette démarche. Je les invite à simplement respecter ceci. Je suis tout prêt à discuter avec elles si elles sont dans le respect. Au-delà, mon but n'est pas de convertir. En revanche, j'aimerais tellement que certaines personnes qui se sont éloignées de l'Eglise puissent à nouveau se rapprocher". 

Dans la pastorale mise en place par les évêques flamands

Willy Bombeek (coordinateur du point de contact Homosexualité et et Foi) confie à la revue "Dimanche" :     "Personnellement, je me dis que si on peut bénir un cartable ou une moto, on doit aussi pouvoir bénir l'engagement d'un couple homosexuel. Après, je ne veux pas entrer dans une discussion théologique. Le texte des évêques est clairement un texte pastoral qui ne change rien à la doctrine. Il ouvre un chemin sur lequel nous devons avancer pas à pas. J'insiste en tout cas sur le fait que je ne veux pas entrer dans des polémiques. Je ne revendique rien. Je veux simplement, dans un esprit de loyauté au pape François, trouver un chemin qui permette aux couples homosexuels qui tiennent à l'Eglise d'y être acceptés. C'est vraiment le principal message que je veux faire passer. Et cela concerne les personnes homosexuelles mais aussi toutes les personnes LBGTQIA+. Personne ne doit se sentir exclu. Quel chef d'Etat répète aussi souvent que le pape François que tout le monde est le bienvenu ? "Todos" a-t-il encore dit aux JMJ de Lisbonne. L'Eglise, ce n'est pas la douane ! J'invite les gens à apprendre à se connaître et à faire preuve de respect. Les problèmes se trouvent souvent dans la tête des gens".

Un tel point de contact n'a pas été mis en place du côté francophone (sauf en province de Liège). 

A la fin de son épiscopat, Lode Van Hecke (évêque de Gand de 2020 à 2025) s'exprime à son tour sur le sujet :    "J'ai été marqué par les personnes qui avaient souffert  - ou souffraient - en Eglise. C'était l'époque où un document romain indiquait qu'on ne pouvait pas bénir les couples homosexuels. Moi, toutes les semaines, je rencontrais des parents de jeunes homosexuels qui venaient dire leur souffrance. Je comprenais évidemment les parents. En réalité, tous les évêques belges étaient d'accord, mais les francophones s'étaient lancés un peu plus tôt à Liège, et sans nécessairement s'attendre. Personnellement, à plusieurs reprises, j'ai invité des couples homosexuels à manger à l'évêché". 

Dans le diocès de Tournai (province de Hainaut)

Dans la revue mensuelle du diocèse de janvier 2023, l'évêque Guy Harpigny donne son point de vue nuancé :

"Les évêques flamands sont préoccupés de cette question depuis quatre ans. Le cardinal a reçu un groupe de personnes homosexuelles qui sont venues raconter leur désarroi face à l'attitude habituelle de l'Eglise. Mgr Bonny a pris position publiquement et la conférence épiscopale l'a soutenu. Il y a quelques semaines, un texte est sorti en néerlandais. Le porte-parole nommé pour ce sujet a tout de suite parlé d'une bénédiction qui n'était pas un mariage. Ses propos ont tout de suite été amplifiés dans la presse, si bien que le cardinal a dû réagir. L'évêque de Liège (diocèse qui a produit un texte sur le même sujet, soumis à la congrégation pour la doctrine de la foi) était très étonné de ne pas avoir été mis au courant. Le résultat est que désormais chaque évêque belge reçoit tous les documents des deux régimes linguistiques.

La deuxième chose à dire est qu'à chaque fois qu'on prend des positions nouvelles, il faut des justifications. Par rapport à la question de l'homosexualité, il y a du pour et du contre dans l'Ecriture. Quand on regarde à partir des réalités contemporaines, on doit accompagner pastoralement et théologiquement. Que faire ? Faut-il éviter le scandale ou prendre son courage à deux mains et avancer ? Il est évident que la doctrine de l'Eglise est stable, mais aussi qu'elle évolue dans la manière de présenter l'Evangile. Par exemple, à Vatican II, on a décidé que c'est l'évêque le ministre principal, alors qu'avant c'était le prêtre. Maintenant, on dit qu'on a trop donné à l'évêque et qu'il ne peut pas tout faire. On verra comment les choses évoluent.

Le Pape n'interviendra pas vis-à-vis des évêques flamands, car les pasteurs sont responsables de leur Eglise particulière. Mais cette histoire va évidemment influencer le nonce pour choisir l'archevêque et les évêques à remplacer.

Dans le diocèse de Tournai, des prêtres ont déjà fait un moment de prière pour des couples homosexuels et c'est très bien. Le Pape ne dit pas qu'il faut un moment de prière pour les couples homosexuels, mais il ne l'interdit pas non plus. Moi, je pense qu'il y a à apprécier l'évolution des mentalités et à voir ce qui, à un moment donné dans une société donnée, peut être amendé. Nous ne sommes qu'au début d'un long processus. Rappelons que ce n'est pas seulement l'homosexualité qui sort de la doctrine, mais toute relation sexuelle hormis le mariage hétérosexuel avec la volonté d'avoir des enfants. Donc beaucoup de situations qui nécessitent un accompagnement".

Deux ans plus tard, le service des Couples et Familles du diocèse de Tournai organise une première journée de rencontres sur l'accueil de l'homosexualité et de la transidentité au sein de l'Eglise, en présence d'une soixantaine de personnes.  

Dans le diocèse de Namur (provinces de Namur et Luxembourg)

Rien à signaler à ce sujet...  

lundi 8 juillet 2024

La 20ème édition du festival Tomorrowland à Boom

 


Tomorrowland est le plus grand festival de musique électronique de notre pays. Il est organisé les deux derniers week-ends de juillet sur le site du domaine provincial de Boom en province d'Anvers. Pour cette édition 2024,  près de 400 artistes se produiront sur une quinzaine de scènes. 

lundi 4 décembre 2023

Un 16ème site belge sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco

Lors de sa réunion annuelle, le Comité du patrimoine mondial de l'Unesco a décidé d'inscrire 139 sites funéraires et mémoriels de la première guerre mondiale sur sa liste. Parmi ces lieux de mémoire, 96 sont situés en France, 27 en Flandre et 16 en Wallonie. L'objectif est de mieux préserver, pour les générations futures, le patrimoine dont la valeur est unique et universelle pour l'humanité. 

Parmi les sites funéraires et mémoriels belges de la première guerre mondiale, citons la Tour de l'Yser à Dixmude, le cimetière militaire britannique Tyne Cot à Zonnebeke, la porte de Menin à Ypres, l'Ireland Peace Tower à Messines, le cimetière militaire du Commonwealth à Saint-Symphorien, le Ploegsteert Memorial, l'Enclos des Fusillés à Tamines, les carrés militaires du cimetière de Robermont à Liège, le fort de Loncin, etc. 

Depuis 1998, la Belgique compte donc désormais 16 sites reconnus au patrimoine mondial de l'Unesco en Belgique :

1. Les 13 béguinages flamands

2. La grand-place de Bruxelles

3. Les 4 ascenseurs à bateaux du canal du Centre à La Louvière et Le Roeulx

4. Les 56 beffrois de Belgique et France

5. Le centre historique de Bruges

6. La cathédrale Notre-Dame de Tournai

7. Les 4 habitations Art Nouveau de l'architecte Victor Horta à Bruxelles

8. Les mines de silex néolithiques de Spiennes

9. L'imprimerie et le musée Plantin-Moretus à Anvers

10. Trois parcelles de hêtres anciens de la réserve forestière de la forêt de Soignes

11. Le palais Stoclet Art Déco de Bruxelles

12. Les 4 grands sites d'extraction de charbon en Wallonie (Grand-Hornu, Bois-du-Luc, Bois du Cazier et Blégny-Mine)

13. La Maison Guiette de l'architecte Le Corbusier à Anvers

14. Spa parmi 10 grandes villes d'eaux d'Europe

15. La colonie agricole de Wortel parmi les colonies de bienfaisance d'Europe

16. Les sites funéraires et mémoriels de la première guerre mondiale 

jeudi 19 janvier 2023

Johan Bonny, l'évêque progressiste d'Anvers

                           


Peu connu au sud du pays, c'est pourtant l'évêque le plus progressiste de Belgique. Né en 1955, Johan Bonny a été ordonné prêtre en 1980, et nommé évêque d'Anvers en 2008. Et depuis 15 ans, il a pris publiquement position en faveur des homosexuels, à contre-courant du discours du Vatican. 

Après la tenue d'un synode sur la famille à Rome en 2014, il a fait des déclarations dans les médias pour souhaiter que l'Eglise se mette en phase avec l'évolution de la société, et accepte l'homosexualité (ce qui lui vaudra ensuite un prix de l'association des organisations LBGT flamandes).

En 2021, alors qu'il assume le remplacement de Jozef De Kesel (en congé de maladie) à la tête de l'Eglise de Belgique, Johan Bonny s'excuse publiquement auprès de la communauté homosexuelle après avoir pris connaissance d'un nouveau texte de la Congrégation pour la doctrine de la foi considérant l'homosexualité comme un pêché. Sa phrase "J'ai honte par procuration pour mon Eglise"   fait le tour des médias.

En 2022, les évêques flamands de Belgique nomment Willy Bombeek (laïc et homosexuel) comme coordinateur interdiocésain en charge de la pastorale des homosexuels, et publient un texte de trois pages avec des prières à destination des conjoints homosexuels (vu que l'Eglise refuse toujours de les bénir et de les marier).  Officiellement, l'évêque Johan Bonny n'a pas été désavoué par le Vatican. 

Concernant le célibat des prêtres, l'évêque d'Anvers Johan Bonny a également fait une déclaration fin 2022 qui n'est pas passez inaperçue :    "Il y a deux semaines, nous avons passé, avec les évêques belges, deux heures avec le Pape, parlant entre autres de l'abolition de l'obligation du célibat. Cette question est devenue négociable et quelque chose est sur le point de se produire. Dans notre diocèse d'Anvers, nous avons cinq prêtres mariés :  un Biélorusse, deux Ukrainiens et deux Chaldéens. Il y a des discussions pour porter cette décision devant un autre niveau d'autorité. Le Pape est pris entre deux mondes :   vous ne pouvez pas lui demander de dire oui ou non. Il ne pourra jamais bien faire. C'est pourquoi nous préconisons que son autorité pour abolir le célibat obligatoire des prêtres soit supprimée et confiée aux conférences épiscopales, afin qu'elles puissent décider, pays par pays, région par région, ce qui est nécessaire pour garder les gens dans l'Eglise. Ce n'est qu'alors que nous pourrons sortir de cette impasse. Et le pape François est définitivement ouvert à ça".

En 2023, le Vatican va devoir décider le nom du nouveau chef de l'Eglise catholique belge. Reste à voir si les prises de position très progressistes de l'évêque d'Anvers Johan Bonny jouent en sa faveur ou en sa défaveur... 

lundi 16 mars 2020

La tour Zimmer à Lierre

Afficher l’image sourceVoici l'explication donnée par Jean-Baptiste Baronian dans son livre "Dictionnaire amoureux de la Belgique" (dont je vous ai déjà parlé) :

"Initié à l'horlogerie dès son plus jeune âge dans l'atelier de son père, à Lierre, sa ville natale, au sud-est d'Anvers, Louis Zimmer (1888-1970) s'est passionné pour l'astronomie et l'a étudiée tout seul, sans passer par une quelconque école supérieure, sans jamais fréquenter les milieux scientifiques. Et c'est tout seul qu'il a conçu et élaboré trois incomparables merveilles :  l'Horloge du centenaire,  l'Horloge astronomique et le Sudio astronomique.

Egalement appelée la tour Zimmer,  l'Horloge du centenaire a été montée en 1930, à l'occasion du centenaire de la Belgique, sur une ancienne tour faisant partie des remparts de Lierre et datant du 13ème siècle. Elle possède treize cadrans qui indiquent chacun une mesure différente du temps :   l'heure légale belge, les dates, les semaines, les mois, les saisons, les marées, les signes du zodiaque, les phases de la lune, l'âge de la lune, le cycle lunaire, l'équation du temps, le globe terrestre et le cycle solaire qui compte 28 années (ce qui signifie que l'aiguille de cet écran met 28 années pour en accomplir le tour complet).

Au premier étage de la tour, Louis Zimmer a installé, en 1932, son Studio astronomique composé de neuf tableaux synoptiques comptant 57 cadrans, afin de permettre au profane de se familiariser avec les phénomènes célestes et le système solaire. C'est un décor d'un autre âge : l'âge des premiers films de science-fiction et des premières bandes dessinées futuristes. Mais tout y est d'une remarquable précision, les fuseaux horaires, les calendriers périodiques, les rotations des planètes, les constellations, la Voie lactée, les éclipses…  Et le plus inouï, c'est que l'Horloge du centenaire et le Studio astronomique forment un ensemble mécanique dont le rouage est commandé et actionné par la même horloge mère! 

A côté de la tour, un pavillon abrite l'Horloge astronomique que Louis Zimmer a créée pour l'Exposition Universelle de Bruxelles de 1935 et qui a été ensuite présentée au Museum of Science and Industry de New York".

lundi 11 février 2019

Huits communes belges en moins

Depuis le 1er janvier,  le nombre de communes belges a légèrement diminué :  il est passé de 589 communes à 581 communes. Pourquoi?  Plusieurs communes du nord du pays ont décidé de fusionner sur base volontaire afin de diminuer leurs frais et de mettre en commun leurs personnels, leurs matériels et leurs infrastructures. 

En province du Limbourg :

Neerpelt et Overpelt ont fusionné pour former la nouvelle commune de Pelt.

Meeuwen-Gruitroden et Opglabeek ont fusionné pour former la nouvelle commune d'Oudsbergen.

En province de Flandre Orientale :

Lovendegem, Waarschot et Zomegem ont fusionné pour former la nouvelle commune de Lievegem.

Kruishouten et Zingem ont fusionné pour former la nouvelle commune de Kruisem.

Deinze et Nevele ont fusionné pour former la nouvelle commune de Deinze.

Aalter et Knesselare ont fusionné pour former la nouvelle commune d'Alter.

En province d'Anvers :

Puurs et Sint-Amands ont fusionné pour former la nouvelle commune de Puurs-Sint-Amands. C'est là qu'est né et est enterré le grand poète belge Emile Verhaeren, décédé en 1916 dans un accident à la gare de Rouen. Un musée lui est consacré à Sint-Amands.

jeudi 31 janvier 2019

L'unique carte "Utopia" d'Abraham Ortelius

                                  La Fondation Roi Baudouin acquière une carte unique Utopia dessinée par Ortelius 

La Fondation Roi Baudouin a acheté l'unique carte "Utopia" (1595-1596) d'Abraham Ortelius. Il s'agit de la représentation visuelle que le cartographe a réalisée sur base du livre Utopia de Thomas Moore. Abrah Ortelius (1527-1598) a débuté sa carrière en tant que coloriste chez Christoffel Plantijn, et est devenu cartographe et humaniste. Il est aussi devenu un ami de la maison et un auteur lié à l'imprimerie, où la grande majorité de ses atlas ont été imprimés. Ortelius a acquis une renommée en tant qu'inventeur de l'atlas moderne. Un objectif atteint grâce à ses connaissances et à ses nombreux contacts avec des savants de toute l'Europe, quelques années avant que Gerard de Jode et Gerard Mercator éditent également un atlas. Pour la conception de sa carte "Utopia", il s'est basé fidèlement sur les indications du livre de Thomas Moore pour la partie écrite en 1515 lorsque Moore était en mission diplomatique à Anvers. Elle a été imprimée en douze exemplaires, mais c'est le seul encore connu. Il avait fait sa réapparition en 2016 lors de l'exposition "Op zoek naar Utopia" au Musée M de Louvain.

La carte "Utopia" a été mise en vente récemment par un collectionneur. La Fondation Roi Baudouin et le Fonds Charles Vreeken se sont unis pour l'acquérir pour un montant de 175.000 euros. Cette acquisition rejoint parfaitement un des objectifs de la Fondation Roi Baudouin (créée en 1976 pour les 25 ans de règne du souverain) :   acquérir des œuvres d'art du patrimoine belge, les valoriser et les rendre accessibles au grand public. La fondation a décidé de confier cette carte en prêt permanent au Musée Plantin-Moretus à Anvers.

lundi 28 janvier 2019

L'apôtre Mathieu par Van Dyck

                                          

Nouveau tableau à la Maison Rubens à Anvers :   "L'apôtre Mathieu" d'Antoine Van Dyck. Le jeune peintre s'est sans doute inspiré de Rubens pour ses apôtres. Rubens avait peint vers 1610 une série d'apôtres pour le duc de Lerma que Van Dyck a dû voir dans l'atelier de son maître. "L'apôtre Mathieu" fait partie de la série Böhler, du nom du marchand d'art allemand Julius Bohler qui en fit l'acquisition vers 1914 auprès d'une collection privée italienne. Il a ensuite revendu les œuvres séparément à différents musées et particuliers. Il existe encore huit des treize compositions de la série, dont quelques-unes dans des collections privées.

Grâce à un legs, la Fondation Roi Baudouin a pu acheter "L'apôtre Mathieu" d'Antoine Van Dyck. Elle a ensuite financé la restauration de ce portrait par l'Institut Royal du Patrimoine Artistique (IRPA). Il a d'abord été nettoyé : la couche de vernis jaunie et les repentirs ont été enlevés couche par couche. Les fissures et les lacunes dans la couche ont été comblées. Le problème majeur était toutefois que le support en bois du panneau était rongé par les xylophages, et fut donc soumis à un traitement appelé dans le vocabulaire des restaurateurs "secondary flexibly attached support". La restauratrice Aline Genbrugge a appris cette technique à Londres, et c'est la première fois que cette méthode était appliquée en Belgique.

Après la restauration, la Fondation Roi Baudouin a décidé de le confier en prêt permanent à la Maison Rubens à Anvers. C'est le septième prêt permanent fait par la fondation à ce musée anversois qui a déjà reçu l'ensemble en argent du ciseleur Theodoor Rogiers, l'Hercules de Lucas Faydherbe, le manuscrit De Ganay d'après Pierre Paul Rubens, et deux toiles de Jacobs Jordaens. La Fondation Roi Baudouin remplit ainsi sa tâche de protection, de conservation et de valorisation d'œuvres d'art afin d'être rendues accessibles au grand public.

Plus d'infos sur la Maison Rubens :   www.rubenshuis.be

jeudi 31 mai 2018

Les Jeux Olympiques d'Anvers en 1920

Extrait du livre "Les secrets de la Belgique" par l'historien français Pascal Dayez-Burgeon (éditions Perrin) :

Pour mettre du baume au cœur de l'opinion belge qui en a bien besoin, les Alliés ont alors recours à une solution qui n'avait jamais servi jusque là :  les Jeux Olympiques. Ressuscités en grande pompe par le baron de Coubertin en 1896, les jeux olympiques modernes s'étaient maintenus tant bien que mal à Paris (1900) mais avaient sombré dans le ridicule à la foire commerciale de Saint-Louis dans le Missouri (1904), et entraient progressivement dans l'oubli. L'idée était donc de leur rendre tout leur lustre en les associant à la victoire et en faisant profiter la Belgique de l'opération. Certes, à l'annulation des Jeux Olympiques de 1916, prévus à Berlin, c'est Budapest qui avait été choisi pour organiser les VIIèmes jeux. Mais qu'à cela ne tienne. En avril 1919, le Comité Olympique change unanimement d'avis et désigne Anvers. Pourquoi Anvers plutôt que Bruxelles ou Liège?  Parce qu'en ces temps d'aviation balbutiante, la ville disposait d'un des ports les mieux desservis au monde. Lyon, Amsterdam, Philadelphie, Cleveland, Atlanta et même La Havane avaient également fait acte de candidature et s'étaient sans doute mieux préparés pour un tel événement. Mais on n'en avait pas tenu compte. Il fallait impérativement que la Belgique obtient un lot de consolation et les autorités olympiques s'étaient exécutées.

Elles ne devaient pas le regretter. Dès le choix d'Anvers entériné, le comte de Baillet-Latour, président du Comité Olympique Belge, fait merveille. Les habitants de la ville sont pratiquement réquisitionnés pour aménager le stade de Beerschot, préparer l'accueil des visiteurs et loger les 2.626 athlètes sélectionnés, dont 65 femmes. Car, malgré les restrictions de l'après-guerre, l'exclusion de l'Allemagne et de l'Autriche, et le boycott de l'Union Soviétique (méprisant cette "manifestation petite-bourgeoise"),  29 nations ont tenu à s'inscrire, soit deux fois plus qu'aux Jeux Olympiques de Stockholm de 1912, dont pour la première fois le Brésil et la Nouvelle-Zélande. A l'ouverture, le 20 août 1920, tout est prêt.

Il n'y a pas encore de flamme olympique - la cérémonie sera inaugurée à Amsterdam en 1928 - mais pour la première fois, Victor Boin, un sportif belge très populaire, médaillé en hockey, en water-polo et en escrime et futur as de l'aviation durant la Grande Guerre, prononce le serment olympique, concocté par Coubertin. Pour faire bonne mesure, le cardinal Mercier, primat de Belgique, prononce une messe inaugurale où il a adjure les participants :  "Transportez dans votre vie de tous les jours votre esprit de discipline morale, de loyauté, de mesure envers vos frères".

Les résultats sont à la mesure des préparatifs. Les sportifs belges font merveille. Grâce à Hubert Van Innis, un archer hors pair qui remporte à lui seul six titres, au cycliste Henry George et au champion d'équitation Daniel Bouckaert, ils glanent 36 médailles, dont 14 en or, et se classent au cinquième rang des nations sportives, après les Etats-Unis, la Suède, le Royaume-Uni et la Finlande. Pour un pays qui n'était même pas présent à Athènes, c'était un joli résultat. Malheureusement, il ne devait plus jamais se renouveler. Seule anicroche : le prix des billets d'entrée. Il est si élevé qu'au début des épreuves, seuls 6.000 spectateurs prennent place dans des gradins prévus pour en accueillir 35.000. Quand il apprend ce qu'il en est,  le roi Albert Ier, furieux, impose la gratuité, et les jeux deviennent alors un vrai succès populaire. Grâce à cette réussite, Baillet-Latour succèdera à Coubertin à la tête du Comité International Olympique, une fois achevés les seconds jeux de Paris en 1924. Il mourra en 1942, l'année même où naît Jacques Rogge, un autre Belge qui sera président du Comité International Olympique jusqu'en 2013. Anvers aura bien mérité de la Belgique olympique....

Pascal Dayez-Burgeon

lundi 21 mai 2018

Belle collaboration entre deux écoles supérieures belges

S'il existe des échanges linguistiques d'une semaine et des écoles d'immersion, j'ignorais l'existence d'un tel projet de bidiplomation. Depuis dix ans, la Haute Ecole HELHA de Tournai (province de Hainaut) et la Haute Ecole Thomas More de Malines (province d'Anvers) proposent aux futurs bacheliers en communication de suivre leur cursus de deuxième année dans l'autre communauté linguistique. Ce programme de bidiplomation fait figure de pionnier en Belgique.

Dominique Lefebvre, directrice de la section communication de la HELHA, a expliqué :  "A l'issue des trois années de bachelier, les étudiants obtiennent une double reconnaissance : un diplôme dans chacune des deux communautés. Ce programme offre aux étudiants des compétences linguistiques de haut niveau et un tremplin garanti sur le marché du travail. C'est aussi une plus-value pour nos deux établissements, via les collaborations entre enseignants, les projets menés de concert et les échanges de pratiques pédagogiques complémentaires avec la Haute Ecole Thomas More".

Parmi ces étudiants, il y a Emile Ducoron qui a confié à la presse :   "Comme tout le monde, j'ai appris le néerlandais en secondaire. J'en suis sorti avec un bon niveau. Sans me vanter, je pense avoir cette faculté de progresser rapidement, notamment dans les langues, une matière que j'affectionne. En allant étudier à Malines, c'est un peu comme si je recommençais tout à zéro. Il a fallu s'adapter au changement de langue tout en repensant ma méthode de travail, pour être en phase avec l'école. J'y ai acquis un certain sang froid. Cette expérience me sera bénéfique, j'en suis persuadé, pour affronter ma troisième année en communication à Tournai. Mon organisation sera sans doute meilleure par rapport au travail que l'on nous demandera". 

On ne peut que souhaiter que ce beau projet donne l'envie à d'autres écoles du nord et du sud du pays de suivre leur exemple...

lundi 23 avril 2018

En bref....

En province d'Anvers

Le dimanche 20 mai, la province d'Anvers organise la 10ème édition du Fortengordel (www.fortengordel.be) avec 29 lieux participants (dont 24 forts). Cette édition accueille des nouveaux venus :  le fort Ertbrand et Mastenbos à Kapellen, le fort Haasdonk et les fortifications de Schilde et Landmolen à Kruibeke. L'entrée est gratuite, et beaucoup de ces forts ne sont ouverts exclusivement que ce jour-là. L'an dernier,  12.000 personnes ont participé, et les organisateurs espèrent augmenter ce nombre, en cette année du centenaire de la fin de la première guerre mondiale. A noter que la province d'Anvers prévoit aussi des circuits cyclistes reliant les forts participants, soit six suggestions d'itinéraires cyclistes d'environ trente kilomètres.

A Gand

Depuis janvier dernier, la ville de Gand compte un Quai Koning Willem I, qui remplace une partie de la rue Baudelokaai. Et cet été, il aura droit à sa statue au Bisdomkaai. Pourquoi ce double hommage de Gand au roi des Pays-Bas?   Guillaume Ier d'Orange fut le roi du Royaume-Uni des Pays-Bas (regroupant les Pays-Bas, la Belgique et le grand-duché de Luxembourg) de 1815 à la révolution belge de 1830. Et durant ce règne, il a créé l'Université de Gand en 1817, il a institué l'enseignement primaire gratuit pour les nécessiteux de Gand, il a ouvert un collège royal et une école des arts et métiers, il a décidé de prolonger le Sassevaart vers Terneuzen (l'actuel canal Gand-Terneuzen). Voilà les raisons de ces deux décisions du conseil communal de Gand. 

Au château de Beloeil

Du 28 avril au 6 mai 2018, le château de Beloeil en province du Hainaut accueillera la 30ème édition de l'exposition d'amaryllis. Tout a commencé lors d'une rencontre entre le prince Antoine de Ligne (décédé en 2005) et Leo Berbée, un producteur néerlandais de fleurs à bulbes. Afin de marquer la réouverture du château au public après la traditionnelle fermeture hivernale, ils ont l'idée de demander à des fleuristes du Keukenhof ou de la Belgian Flower Arrangement Society d'imaginer des compositions florales à partir d'amaryllis pour décorer les salons du château. Depuis 2012, afin de donner un nouvel élan, c'est désormais un concours entre écoles d'horticulture, amateurs et experts en décoration florale de la région, qui est placé sous le Haut Patronage de la princesse Claire. Le public (environ 10.000 personnes chaque année) pourra voter pour son coup de cœur. Voici les photos d'une édition précédente :   http://probelgica-hainaut.blogspot.be/2013/05/la-2e-excursion-de-pro-belgica-hainaut.html

Au Concours Eurovision de la Chanson

Afin de représenter la Belgique au prochain Concours Eurovision de la Chanson, la VRT a choisi la jeune Laura Groeseneken (alias Sennek), qu'on voit régulièrement depuis 2014 aux côtés d'Ozark Henry sur scène tant au chant qu'au piano. Elle interprétera la chanson "A Matter of Time" que vous pouvez écouter en cliquant sur ce lien :    https://www.youtube.com/watch?v=6DGf9TMehi0

A Bruxelles

Avec le 8 mai et le 11 novembre, une troisième cérémonie importante a lieu chaque année, mais est moins connue :   la Journée des Vétérans le 7 avril.  A cette occasion, une cérémonie officielle a lieu à la Colonne du Congrès, qui abrite la tombe du Soldat Inconnu à Bruxelles. Chaque 7 avril, la Belgique rend hommage à ses 252 militaires morts depuis 1945 au service de la paix dans le monde (dans des conflits, des opérations de maintien de la paix ou des interventions en Afrique). Pourquoi a-t-on choisi le 7 avril?  Car il rappelle le décès de dix casques bleus belges le 7 avril 1994 au Rwanda, assassinés alors qu'ils protégeaient la première ministre Agathe Uwilingiyimana, une Hutue modérée.  Parmi les 252 militaires morts depuis 1945, le plus gros contingent de victimes date de la guerre de Corée dans les années 50 :  101 Belges décédés, 5 portés disparus et 478 blessés. D'autres militaires sont décédés en Afrique centrale, en Somalie et en ex-Yougoslavie. La dernière victime en date est le lieutenant-colonel Ronny Piens, décédé dans un attentat djihadiste en mars 2015 à Bamako, la capitale du Mali.  Ayons une pensée pour toutes ces victimes et leurs familles...

vendredi 26 août 2016

La ville d'Anvers

Deuxième port d'Europe après Rotterdam, Anvers (Antwerpen en néerlandais) est la commune la plus peuplée de Belgique avec près de 500.000 habitants. C'est aussi le chef-lieu de la province d'Anvers. Cette ville est aujourd'hui connue pour sa grand-place, ses diamantaires et son zoo (même si celui-ci ne fait plus le poids face au parc Pairi Daiza).

Plus d'infos et de photos sur la ville d'Anvers :   http://journalpetitbelge.blogspot.be/2011/03/la-ville-danvers.html

Plus d'infos et de photos sur le zoo d'Anvers :  http://journalpetitbelge.blogspot.be/2013/02/le-zoo-danvers.html

Plus d'infos sur le Musée Mayer Van den Bergh :  http://journalpetitbelge.blogspot.be/2011/01/le-musee-mayer-van-den-bergh-anvers.html

Plus d'infos sur le Musée Aan de Stroom :  http://journalpetitbelge.blogspot.be/2011/05/inauguration-du-museum-aan-de-stroom.html

vendredi 5 février 2016

Bon Carnaval à tous !

                                                  


C'est parti pour les premiers carnavals belges de 2016 ! Le plus connu d'entre eux, Binche (province du Hainaut), aura lieu dans quelques jours et est inscrit au patrimoine immatériel de l'Unesco. Je vous invite à (re)lire l'article que je lui avais consacré :   http://journalpetitbelge.blogspot.be/2010/02/le-carnaval-de-binche.html


Au nord du pays, c'est celui d'Alost (province de Flandre Orientale) qui est le plus connu. Je vous en avais également déjà parlé :  http://journalpetitbelge.blogspot.be/2011/03/le-carnaval-dalost.html


Il y a également celui d'Herenthout (province d'Anvers) que j'ai découvert grâce à notre ami Dominic :  http://fotodominic.skynetblogs.be/archive/2011/03/06/carnaval-herenthout.html


Et vous, quel est votre carnaval préféré? N'hésitez pas à nous faire part de vos souvenirs de carnaval. Et bonne semaine de vacances de Carnaval à ceux qui sont en congé!

mardi 7 avril 2015

Ré-ouverture des parcs d'attraction belges

Les vacances de Pâques coïncident avec la ré-ouverture des parcs d'attractions belges. Petit coup d'œil sur les nouveautés 2015 :


Walibi à Wavre (province du Brabant wallon)
Pour sa 40ème saison touristique, Walibi a décidé de mettre les petits plats dans les grands, avec 3,2 millions d'euros d'investissement. Parmi les nouveautés, le cinéma 4D reprenant les aventures de Walibi dans le monde de la musique. Dénommée la Tempo Attack, elle promet de belles sensations.


Bellewaerde à Ypres (province de Flandre occidentale)
Pour cette nouvelle saison, Bellewaerde propose un nouveau spectacle plongeant les spectateurs dans les années 1800. La belle histoire du Petit Prince sera diffusée dans le cinéma 4D et de nouvelles démonstrations de rapaces raviront les visiteurs. Pour moderniser son parc, de nouveaux effets spéciaux accompagneront les traditionnelles attractions.


Plopsacoo à Stavelot (province de Liège)
Plopsacoo a construit une toute nouvelle attraction aquatique appelée le "Dino Splash". Reprenant trois toboggans différents, l'attraction se voudra spectaculaire...mais vous ne pourrez la tester que cet été. Autre nouveauté 2015 :  Plopsacoo proposera une animation spéciale pour Halloween avec un décor terrifiant.


Plopsaland à La Panne (province de Flandre occidentale)
Lors de votre séjour à la mer, n'oubliez le parc d'attractions Plopsaland pour vos enfants plus petits. Pour son 15ème anniversaire, le parc dévoilera une parade inédite avec les personnages populaires du Studio 100. Un gâteau d'anniversaire géant sera installé à l'entrée du parc.


Bobbejaanland à Kasterlee (province d'Anvers)
Avec "The Forbidden Caves" (attraction unique dans le Benelux), vous plongerez dans une expédition souterraine à travers de mystérieuses grottes. Prudence toutefois, le danger se cachera dans chaque recoin. Suspens garanti.

samedi 21 février 2015

Exposition "Le ciel vu de Belgique" à Sint-Amands

Le Musée Provincial Emile Verhaeren de Sint-Amands (www.emileverhaeren.be) propose l'exposition "Le ciel vu de Belgique" du 7 mars au 31 mai 2015 les week-ends, jours fériés ou sur réservation. Notre amie Tania nous avait déjà parlé de ce musée :  http://textespretextes.blogs.lalibre.be/archive/2012/07/31/balade-a-saint-amand.html


Présentation de l'exposition :  Le ciel et les nuages sont des sources d'inspiration inépuisables pour les écrivains, les poètes, les artistes, les philosophes, les chasseurs de nuages et les rêveurs. Parmi eux, François de Coninck et Guy Jungblut. Pendant six ans, ils ont traversé la Belgique à la recherche de ces endroits qui constituent la spécificité de notre pays. Ne vous attendez pas à une énumération des classiques de la Belgique touristique, mais bien des images du ciel, présentées en couple : le ciel vu de Belgique. C'est un ensemble fascinant, réalisé avec pas mal d'humour, mais le sujet peut aussi inciter à une réflexion plus approfondie. Le volet poétique de l'exposition est assuré par Emile Verhaeren, Charles Baudelaire, William Wordsworth, Percy Bysshe Shelley, Martinus Nijhoff, Peter Holvoet-Hanssen, etc.

samedi 13 décembre 2014

Expositions à découvrir à Anvers

1° Au MUHKA : rétrospective de Panamarenko (jusqu'au 22 février 2015)
Dix ans après la rétrospective que lui avaient consacré les Musées Royaux des Beaux-Arts de Bruxelles, c'est au tour de sa ville natale de lui rendre hommage. C'est en effet dans la cité portuaire qu'est né Henri Van Herwegem en 1940, et où il a étudié à l'académie. Il prend ensuite le nom de Panamarenko et est surtout connu pour ses ballons, véhicules imaginaires et aéroplanes autour du mythe d'Icare.


2° A la Salle Reine Fabiola :  "L'Art pendant la Grande Guerre" (jusqu'au 11 janvier 2015)
Cette exposition montre l'impact de la première guerre mondiale sur les artistes à travers l'histoire personnelle de six figures centrales :  Jules Schmalzigaug, Rik Wouters, Cyriel Buysse, André de Ridder, Paul van Ostaijen et Emile Verhaeren. Certains artistes et écrivains fuient aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne, et entrent en contact avec les mouvements artistiques étrangers. D'autres tentent de donner forme à la vie sur le front et à l'arrière de la ligne de feu.


3° Au cimetière Schoonselhof :   "Schoonselhof 14-18" (jusqu'au 25 février 2015)
Cette expo gratuite dans le cimetière en plein air présente dix récits personnels de militaires décédés durant la première guerre mondiale, à travers un guide et un itinéraire détaillé. Avec 84 hectares, Schoonselhof est le cimetière le plus grand du pays, et est la mémoire d'Anvers. Au cours de la promenade, les visiteurs feront connaissance avec les récits oubliés de soldats, caporaux et majors du monde entier tués il y a un siècle. C'est une découverte originale de l'histoire d'Anvers.



mercredi 26 mars 2014

Les Schtroumpfs débarquent à Bobbejaanland

                  Les petites créatures bleues seront présentes tous les jours cette saison pour des “meet & greet” avec les visiteurs, des spectacles interactifs sur le podium et des séances photo avec les fans.

Un accord vient d'être conclu entre le parc d'attractions Bobbejaanland (www.bobbejaanland.be) et la fille du dessinateur belge Peyo (décédé en 1992) pour accueillir les Schtroumpfs qui y posséderont un emplacement permanent. Beau coup médiatique de Bobbejaanland qui sera ainsi désormais le seul parc en plein air de Belgique à accueillir les petits lutins bleus. Une évaluation aura lieu entre les deux parties fin 2014, et en cas de succès, il est probable que les Schtroumpfs occupent à l'avenir encore plus de place dans le parc.

Rappelons que ce parc d'attractions doit son nom au chanteur Bobbejaan Schoepen (décédé en 2010) qui fut un pionnier de la variété belge et de la musique pop, notamment en étant un des premiers à introduire la country en Europe. Il est également connu pour avoir créé le parc d'attractions Bobbejaanland à Lichtaart dans la province d'Anvers.         

lundi 24 mars 2014

Le micro-crédit en Belgique

Lorsqu'on parle du micro-crédit, on pense aux pays du tiers-monde, mais cela existe aussi en Belgique grâce notamment à MicroStart (www.microstart.be). De quoi s'agit-il? Il s'agit de crédits de quelques milliers d'euros (5.000 euros en moyenne) permettant à des personnes souvent précarisés ou/et au chômage de lancer leur propre activité professionnelle. Il s'agit aussi parfois d'aider des indépendants déjà en activité mais dont la situation financière ne leur permet plus d'avoir des crédits des banques. Depuis 2011, MicroStart a rencontré 3.700 personnes et accordé 850 crédits (dont 400 en 2013). Tous les projets soutenus par MicroStart ne réussissent pas sur le long terme, mais parmi les réussites, citons, par exemple, Octavio qui a obtenu 8.000 euros pour ouvrir "Luso Market", un magasin de produits portugais près de la barrière de Saint-Gilles. Vu le succès, il a pu engager deux personnes et ouvrir sans micro-crédit un deuxième magasin à Ruisbroek où la communauté portugaise est très importante. Pour 2014, leur objectif est d'accorder 650 micro-crédits. MicroStart a ouvert des agences à Bruxelles, Gand, Liège, Anvers et Charleroi. A noter qu'outre le crédit accordé, il y a aussi tout un travail en amont d'accompagnement et de conseil par une centaine de bénévoles (dont la plupart sont des jeunes retraités des banques qui mettent leur expérience au profit des autres). Par ailleurs, le conseil d'administration de MicroStart est présidé par Philippe Maystadt, ancien président de la Banque Européenne d'Investissement.

vendredi 21 mars 2014

Nouvelle expo au Musée Verhaeren de Sint-Amands

Exposition "Une passion pour Verhaeren : Acquisitions marquantes 2006-2013"
Depuis l'Année Verhaeren en 2005, tout a été mis en œuvre pour enrichir et compléter la collection du Musée Verhaeren de Sint-Amands (www.emileverhaeren.be), qui a également acquis quelques donations importantes. La collection comprend des manuscrits, lettres, éditions bibliophiles, photos originales et œuvres d'art (peintures de Georges Tribout, dessins de Constant Montald, gravures de Henri Ramah, James Ensor et Charles Bernier, lithographies de Théo Van Rysselberghe, Odilon Redon, Dario de Regoyos et Fernand Khnopff). Le tout forme un ensemble d'un haut niveau qui illustre le poète et son œuvre. A voir les week-ends et jours fériés jusqu'au 25 mai 2014.

Qui était Emile Verhaeren ?
Né en 1855, Emile Verhaeren effectue des études de droit, mais une carrière d'avocat ne l'intéresse pas. "Les Flamandes", son premier recueil de poésies, est publié en 1883. Sa bibliographie contient une longue liste de critiques d'art, d'essais, de poèmes et de pièces de théâtre rédigés pendant 33 ans. Sur le plan personnel, après une série de deuils successifs qui ébranlent sa santé mentale, il rencontre sa future épouse Marthe qui lui apporte bonheur et sérénité. Ami personnel du roi Albert Ier et de la reine Elisabeth, Emile Verhaeren côtoie au cours de sa vie de nombreux écrivains (Rodenbach, Mallarmé, Maeterlinck, Verlaine, Gevers,...), artistes (Ensor, Van Rysselberghe, Khnopff, Rodin,...) et leaders socialistes (Vandervelde, Destrée,...). Lors de la première guerre mondiale, il est trop âgé pour se battre, mais il défend et glorifie la Belgique et ses souverains à travers ses poèmes, articles de journaux et conférences. Ce grand poète belge décède accidentellement en 1916 à la gare de Rouen. Ses derniers mots seront "Je meurs...ma femme...ma patrie".

Les deux musées Verhaeren
Il existe deux musées en Belgique consacrés au poète Emile Verhaeren, tous deux situés dans des endroits bucoliques propices à de belles promenades :  à Sint-Amands (province d'Anvers) où il a passé son enfance et où il a été inhumé, et sur le site du "Caillou-qui-bique" à Roisin (province de Hainaut) où il passait l'été avec son épouse. Partons à la découverte de ces deux musées grâce à notre amie Tania :

Sint-Amands : http://textespretextes.blogs.lalibre.be/archive/2012/07/31/balade-a-saint-amand.html

Roisin :  http://textespretextes.blogs.lalibre.be/archive/2013/08/16/au-caillou-qui-bique-1115446.html