lundi 27 octobre 2025
La procession d'Hanswijk à Malines
lundi 12 août 2024
Enquête sur l'ouverture de l'Eglise belge aux homosexuels
(Article actualisé en juillet 2025)
Par rapport à d'autres pays, l'Eglise de Belgique est clairement parmi les plus progressistes et les plus ouvertes vis-à-vis de la communauté homosexuelle (sous l'impulsion des évêques de Liège et Anvers). L'heure n'est clairement plus aux propos homophobes du controversé Mgr Léonard (chef de l'Eglise belge de 2010 à 2015). Mais il est sans doute dommage de ne pas avoir plus de concertation entre tous les diocèses qui n'avancent pas au même rythme sur le sujet.
Fin 2023, le pape François autorise les bénédictions de couples homosexuels (mais pas le mariage)...et rejoint ainsi la position prise depuis quelques années par l'Eglise progressiste de Belgique. Mais lors de sa visite en Belgique en septembre 2024, il n'évoque pas ce sujet.
La photo ci-dessus montre la rencontre entre Mgr Luc Terlinden (chef de l'Eglise belge depuis 2023) et Imran (Mister Gay Belgium 2024) autour de l'inclusion des catholiques homosexuels au sein de l'Eglise.
Dans le diocèse de Liège
C'est l'évêque de Liège Aloys Jousten qui prend position le premier en 2011 en condamnant les violences homophobes de 2011 dans la Cité Ardente.
Son successeur Mgr Delville est sur la même longueur d'onde. En 2015, une matinée de réflexion ouverte à tous est, pour la première fois, consacrée à l'homosexualité. Les suggestions sont ensuite étudiées par le Service diocésain des Couples et des Familles. Cela aboutit à la publication en 2021 d'une petite brochure pour accueillir et accompagner le projet de vie des catholiques homosexuels liégeois, sans les juger. Un temps de prière adapté est notamment proposé dans la brochure. Le prêtre ouvrier Germain Dufour ne cache pas à la presse qu'il bénit des couples homosexuels.
En septembre 2023, le Service des Couples et des Familles du diocèse de Liège organise une matinée de réflexion. Des personnes homosexuelles ont témoigné de leurs difficultés (ou pas) dans l'accueil de leurs différences au sein de la communauté chrétienne. Ainsi que des parents découvrant l'homosexualité de leur enfant. La brochure "Accueillir, accompagner et porter dans la prière le projet de vie partagé par des personnes homosexuelles" est (re)présentée, le tout étant suivi d'un temps d'échanges et de partages.
Dans le diocèse d'Anvers
Après la tenue d'un synode sur la famille à Rome en 2014, l'évêque d'Anvers Johan Bonny fait des déclarations dans les médias pour souhaiter que l'Eglise se mette en phase avec l'évolution de la société, et accepte l'homosexualité (ce qui lui vaudra ensuite un prix de l'association des organisations LGBT flamandes).
En 2021, alors qu'il assume le remplacement de Jozef De Kesel (en congé de maladie) à la tête de l'Eglise de Belgique, Johan Bonny s'excuse publiquement auprès de la communauté homosexuelle après avoir pris connaissance d'un nouveau texte de la Congrégation pour la doctrine de la foi considérant l'homosexualité comme un péché. Sa phrase "J'ai honte par procuration pour mon Eglise" fait le tour des médias.
En 2022, les évêques flamands de Belgique nomment Willy Bombeek (laïc et homosexuel) comme coordinateur interdiocésain en charge de la pastorale des homosexuels, et publient un texte de trois pages avec des prières à destination des croyants homosexuels (vu que l'Eglise refuse de les marier). L'évêque Johan Bonny n'a pas été désavoué par le Vatican.
En marge de la parade de l'Antwerp Pride en août 2023, un temps de recueillement oecuménique était organisé, pour la première fois, en la Sint-Norbertuskerk d'Anvers par les points de contacts "Foi et homosexualité". Près de 200 personnes ont participé à cette cérémonie alternant chants, moments de silence, témoignages et lecture de la Parole. En fin de célébration, les prêtres et pasteurs présents ont donné une bénédiction.
Willy Bombeek a expliqué à la presse : "Tout le monde était heureux de ce moment. Ce n'étaient pas les prêtres ou les pasteurs qui dirigeaient la célébration, mais bien les croyants impliqués dans la communauté LGBTQIA+ . Je sais que certaines personnes ne sont pas d'accord avec cette démarche. Je les invite à simplement respecter ceci. Je suis tout prêt à discuter avec elles si elles sont dans le respect. Au-delà, mon but n'est pas de convertir. En revanche, j'aimerais tellement que certaines personnes qui se sont éloignées de l'Eglise puissent à nouveau se rapprocher".
Dans la pastorale mise en place par les évêques flamands
Willy Bombeek (coordinateur du point de contact Homosexualité et et Foi) confie à la revue "Dimanche" : "Personnellement, je me dis que si on peut bénir un cartable ou une moto, on doit aussi pouvoir bénir l'engagement d'un couple homosexuel. Après, je ne veux pas entrer dans une discussion théologique. Le texte des évêques est clairement un texte pastoral qui ne change rien à la doctrine. Il ouvre un chemin sur lequel nous devons avancer pas à pas. J'insiste en tout cas sur le fait que je ne veux pas entrer dans des polémiques. Je ne revendique rien. Je veux simplement, dans un esprit de loyauté au pape François, trouver un chemin qui permette aux couples homosexuels qui tiennent à l'Eglise d'y être acceptés. C'est vraiment le principal message que je veux faire passer. Et cela concerne les personnes homosexuelles mais aussi toutes les personnes LBGTQIA+. Personne ne doit se sentir exclu. Quel chef d'Etat répète aussi souvent que le pape François que tout le monde est le bienvenu ? "Todos" a-t-il encore dit aux JMJ de Lisbonne. L'Eglise, ce n'est pas la douane ! J'invite les gens à apprendre à se connaître et à faire preuve de respect. Les problèmes se trouvent souvent dans la tête des gens".
Un tel point de contact n'a pas été mis en place du côté francophone (sauf en province de Liège).
A la fin de son épiscopat, Lode Van Hecke (évêque de Gand de 2020 à 2025) s'exprime à son tour sur le sujet : "J'ai été marqué par les personnes qui avaient souffert - ou souffraient - en Eglise. C'était l'époque où un document romain indiquait qu'on ne pouvait pas bénir les couples homosexuels. Moi, toutes les semaines, je rencontrais des parents de jeunes homosexuels qui venaient dire leur souffrance. Je comprenais évidemment les parents. En réalité, tous les évêques belges étaient d'accord, mais les francophones s'étaient lancés un peu plus tôt à Liège, et sans nécessairement s'attendre. Personnellement, à plusieurs reprises, j'ai invité des couples homosexuels à manger à l'évêché".
Dans le diocès de Tournai (province de Hainaut)
Dans la revue mensuelle du diocèse de janvier 2023, l'évêque Guy Harpigny donne son point de vue nuancé :
"Les évêques flamands sont préoccupés de cette question depuis quatre ans. Le cardinal a reçu un groupe de personnes homosexuelles qui sont venues raconter leur désarroi face à l'attitude habituelle de l'Eglise. Mgr Bonny a pris position publiquement et la conférence épiscopale l'a soutenu. Il y a quelques semaines, un texte est sorti en néerlandais. Le porte-parole nommé pour ce sujet a tout de suite parlé d'une bénédiction qui n'était pas un mariage. Ses propos ont tout de suite été amplifiés dans la presse, si bien que le cardinal a dû réagir. L'évêque de Liège (diocèse qui a produit un texte sur le même sujet, soumis à la congrégation pour la doctrine de la foi) était très étonné de ne pas avoir été mis au courant. Le résultat est que désormais chaque évêque belge reçoit tous les documents des deux régimes linguistiques.
La deuxième chose à dire est qu'à chaque fois qu'on prend des positions nouvelles, il faut des justifications. Par rapport à la question de l'homosexualité, il y a du pour et du contre dans l'Ecriture. Quand on regarde à partir des réalités contemporaines, on doit accompagner pastoralement et théologiquement. Que faire ? Faut-il éviter le scandale ou prendre son courage à deux mains et avancer ? Il est évident que la doctrine de l'Eglise est stable, mais aussi qu'elle évolue dans la manière de présenter l'Evangile. Par exemple, à Vatican II, on a décidé que c'est l'évêque le ministre principal, alors qu'avant c'était le prêtre. Maintenant, on dit qu'on a trop donné à l'évêque et qu'il ne peut pas tout faire. On verra comment les choses évoluent.
Le Pape n'interviendra pas vis-à-vis des évêques flamands, car les pasteurs sont responsables de leur Eglise particulière. Mais cette histoire va évidemment influencer le nonce pour choisir l'archevêque et les évêques à remplacer.
Dans le diocèse de Tournai, des prêtres ont déjà fait un moment de prière pour des couples homosexuels et c'est très bien. Le Pape ne dit pas qu'il faut un moment de prière pour les couples homosexuels, mais il ne l'interdit pas non plus. Moi, je pense qu'il y a à apprécier l'évolution des mentalités et à voir ce qui, à un moment donné dans une société donnée, peut être amendé. Nous ne sommes qu'au début d'un long processus. Rappelons que ce n'est pas seulement l'homosexualité qui sort de la doctrine, mais toute relation sexuelle hormis le mariage hétérosexuel avec la volonté d'avoir des enfants. Donc beaucoup de situations qui nécessitent un accompagnement".
Deux ans plus tard, le service des Couples et Familles du diocèse de Tournai organise une première journée de rencontres sur l'accueil de l'homosexualité et de la transidentité au sein de l'Eglise, en présence d'une soixantaine de personnes.
Dans le diocèse de Namur (provinces de Namur et Luxembourg)
Rien à signaler à ce sujet...
lundi 8 juillet 2024
La 20ème édition du festival Tomorrowland à Boom
lundi 4 décembre 2023
Un 16ème site belge sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco
Lors de sa réunion annuelle, le Comité du patrimoine mondial de l'Unesco a décidé d'inscrire 139 sites funéraires et mémoriels de la première guerre mondiale sur sa liste. Parmi ces lieux de mémoire, 96 sont situés en France, 27 en Flandre et 16 en Wallonie. L'objectif est de mieux préserver, pour les générations futures, le patrimoine dont la valeur est unique et universelle pour l'humanité.
Parmi les sites funéraires et mémoriels belges de la première guerre mondiale, citons la Tour de l'Yser à Dixmude, le cimetière militaire britannique Tyne Cot à Zonnebeke, la porte de Menin à Ypres, l'Ireland Peace Tower à Messines, le cimetière militaire du Commonwealth à Saint-Symphorien, le Ploegsteert Memorial, l'Enclos des Fusillés à Tamines, les carrés militaires du cimetière de Robermont à Liège, le fort de Loncin, etc.
Depuis 1998, la Belgique compte donc désormais 16 sites reconnus au patrimoine mondial de l'Unesco en Belgique :
1. Les 13 béguinages flamands
2. La grand-place de Bruxelles
3. Les 4 ascenseurs à bateaux du canal du Centre à La Louvière et Le Roeulx
4. Les 56 beffrois de Belgique et France
5. Le centre historique de Bruges
6. La cathédrale Notre-Dame de Tournai
7. Les 4 habitations Art Nouveau de l'architecte Victor Horta à Bruxelles
8. Les mines de silex néolithiques de Spiennes
9. L'imprimerie et le musée Plantin-Moretus à Anvers
10. Trois parcelles de hêtres anciens de la réserve forestière de la forêt de Soignes
11. Le palais Stoclet Art Déco de Bruxelles
12. Les 4 grands sites d'extraction de charbon en Wallonie (Grand-Hornu, Bois-du-Luc, Bois du Cazier et Blégny-Mine)
13. La Maison Guiette de l'architecte Le Corbusier à Anvers
14. Spa parmi 10 grandes villes d'eaux d'Europe
15. La colonie agricole de Wortel parmi les colonies de bienfaisance d'Europe
16. Les sites funéraires et mémoriels de la première guerre mondiale
jeudi 19 janvier 2023
Johan Bonny, l'évêque progressiste d'Anvers
lundi 16 mars 2020
La tour Zimmer à Lierre
"Initié à l'horlogerie dès son plus jeune âge dans l'atelier de son père, à Lierre, sa ville natale, au sud-est d'Anvers, Louis Zimmer (1888-1970) s'est passionné pour l'astronomie et l'a étudiée tout seul, sans passer par une quelconque école supérieure, sans jamais fréquenter les milieux scientifiques. Et c'est tout seul qu'il a conçu et élaboré trois incomparables merveilles : l'Horloge du centenaire, l'Horloge astronomique et le Sudio astronomique.
Egalement appelée la tour Zimmer, l'Horloge du centenaire a été montée en 1930, à l'occasion du centenaire de la Belgique, sur une ancienne tour faisant partie des remparts de Lierre et datant du 13ème siècle. Elle possède treize cadrans qui indiquent chacun une mesure différente du temps : l'heure légale belge, les dates, les semaines, les mois, les saisons, les marées, les signes du zodiaque, les phases de la lune, l'âge de la lune, le cycle lunaire, l'équation du temps, le globe terrestre et le cycle solaire qui compte 28 années (ce qui signifie que l'aiguille de cet écran met 28 années pour en accomplir le tour complet).
Au premier étage de la tour, Louis Zimmer a installé, en 1932, son Studio astronomique composé de neuf tableaux synoptiques comptant 57 cadrans, afin de permettre au profane de se familiariser avec les phénomènes célestes et le système solaire. C'est un décor d'un autre âge : l'âge des premiers films de science-fiction et des premières bandes dessinées futuristes. Mais tout y est d'une remarquable précision, les fuseaux horaires, les calendriers périodiques, les rotations des planètes, les constellations, la Voie lactée, les éclipses… Et le plus inouï, c'est que l'Horloge du centenaire et le Studio astronomique forment un ensemble mécanique dont le rouage est commandé et actionné par la même horloge mère!
A côté de la tour, un pavillon abrite l'Horloge astronomique que Louis Zimmer a créée pour l'Exposition Universelle de Bruxelles de 1935 et qui a été ensuite présentée au Museum of Science and Industry de New York".
lundi 11 février 2019
Huits communes belges en moins
jeudi 31 janvier 2019
L'unique carte "Utopia" d'Abraham Ortelius
La Fondation Roi Baudouin a acheté l'unique carte "Utopia" (1595-1596) d'Abraham Ortelius. Il s'agit de la représentation visuelle que le cartographe a réalisée sur base du livre Utopia de Thomas Moore. Abrah Ortelius (1527-1598) a débuté sa carrière en tant que coloriste chez Christoffel Plantijn, et est devenu cartographe et humaniste. Il est aussi devenu un ami de la maison et un auteur lié à l'imprimerie, où la grande majorité de ses atlas ont été imprimés. Ortelius a acquis une renommée en tant qu'inventeur de l'atlas moderne. Un objectif atteint grâce à ses connaissances et à ses nombreux contacts avec des savants de toute l'Europe, quelques années avant que Gerard de Jode et Gerard Mercator éditent également un atlas. Pour la conception de sa carte "Utopia", il s'est basé fidèlement sur les indications du livre de Thomas Moore pour la partie écrite en 1515 lorsque Moore était en mission diplomatique à Anvers. Elle a été imprimée en douze exemplaires, mais c'est le seul encore connu. Il avait fait sa réapparition en 2016 lors de l'exposition "Op zoek naar Utopia" au Musée M de Louvain.
La carte "Utopia" a été mise en vente récemment par un collectionneur. La Fondation Roi Baudouin et le Fonds Charles Vreeken se sont unis pour l'acquérir pour un montant de 175.000 euros. Cette acquisition rejoint parfaitement un des objectifs de la Fondation Roi Baudouin (créée en 1976 pour les 25 ans de règne du souverain) : acquérir des œuvres d'art du patrimoine belge, les valoriser et les rendre accessibles au grand public. La fondation a décidé de confier cette carte en prêt permanent au Musée Plantin-Moretus à Anvers.
lundi 28 janvier 2019
L'apôtre Mathieu par Van Dyck

Nouveau tableau à la Maison Rubens à Anvers : "L'apôtre Mathieu" d'Antoine Van Dyck. Le jeune peintre s'est sans doute inspiré de Rubens pour ses apôtres. Rubens avait peint vers 1610 une série d'apôtres pour le duc de Lerma que Van Dyck a dû voir dans l'atelier de son maître. "L'apôtre Mathieu" fait partie de la série Böhler, du nom du marchand d'art allemand Julius Bohler qui en fit l'acquisition vers 1914 auprès d'une collection privée italienne. Il a ensuite revendu les œuvres séparément à différents musées et particuliers. Il existe encore huit des treize compositions de la série, dont quelques-unes dans des collections privées.
Grâce à un legs, la Fondation Roi Baudouin a pu acheter "L'apôtre Mathieu" d'Antoine Van Dyck. Elle a ensuite financé la restauration de ce portrait par l'Institut Royal du Patrimoine Artistique (IRPA). Il a d'abord été nettoyé : la couche de vernis jaunie et les repentirs ont été enlevés couche par couche. Les fissures et les lacunes dans la couche ont été comblées. Le problème majeur était toutefois que le support en bois du panneau était rongé par les xylophages, et fut donc soumis à un traitement appelé dans le vocabulaire des restaurateurs "secondary flexibly attached support". La restauratrice Aline Genbrugge a appris cette technique à Londres, et c'est la première fois que cette méthode était appliquée en Belgique.
Après la restauration, la Fondation Roi Baudouin a décidé de le confier en prêt permanent à la Maison Rubens à Anvers. C'est le septième prêt permanent fait par la fondation à ce musée anversois qui a déjà reçu l'ensemble en argent du ciseleur Theodoor Rogiers, l'Hercules de Lucas Faydherbe, le manuscrit De Ganay d'après Pierre Paul Rubens, et deux toiles de Jacobs Jordaens. La Fondation Roi Baudouin remplit ainsi sa tâche de protection, de conservation et de valorisation d'œuvres d'art afin d'être rendues accessibles au grand public.
Plus d'infos sur la Maison Rubens : www.rubenshuis.be
jeudi 31 mai 2018
Les Jeux Olympiques d'Anvers en 1920
Pour mettre du baume au cœur de l'opinion belge qui en a bien besoin, les Alliés ont alors recours à une solution qui n'avait jamais servi jusque là : les Jeux Olympiques. Ressuscités en grande pompe par le baron de Coubertin en 1896, les jeux olympiques modernes s'étaient maintenus tant bien que mal à Paris (1900) mais avaient sombré dans le ridicule à la foire commerciale de Saint-Louis dans le Missouri (1904), et entraient progressivement dans l'oubli. L'idée était donc de leur rendre tout leur lustre en les associant à la victoire et en faisant profiter la Belgique de l'opération. Certes, à l'annulation des Jeux Olympiques de 1916, prévus à Berlin, c'est Budapest qui avait été choisi pour organiser les VIIèmes jeux. Mais qu'à cela ne tienne. En avril 1919, le Comité Olympique change unanimement d'avis et désigne Anvers. Pourquoi Anvers plutôt que Bruxelles ou Liège? Parce qu'en ces temps d'aviation balbutiante, la ville disposait d'un des ports les mieux desservis au monde. Lyon, Amsterdam, Philadelphie, Cleveland, Atlanta et même La Havane avaient également fait acte de candidature et s'étaient sans doute mieux préparés pour un tel événement. Mais on n'en avait pas tenu compte. Il fallait impérativement que la Belgique obtient un lot de consolation et les autorités olympiques s'étaient exécutées.
Elles ne devaient pas le regretter. Dès le choix d'Anvers entériné, le comte de Baillet-Latour, président du Comité Olympique Belge, fait merveille. Les habitants de la ville sont pratiquement réquisitionnés pour aménager le stade de Beerschot, préparer l'accueil des visiteurs et loger les 2.626 athlètes sélectionnés, dont 65 femmes. Car, malgré les restrictions de l'après-guerre, l'exclusion de l'Allemagne et de l'Autriche, et le boycott de l'Union Soviétique (méprisant cette "manifestation petite-bourgeoise"), 29 nations ont tenu à s'inscrire, soit deux fois plus qu'aux Jeux Olympiques de Stockholm de 1912, dont pour la première fois le Brésil et la Nouvelle-Zélande. A l'ouverture, le 20 août 1920, tout est prêt.
Il n'y a pas encore de flamme olympique - la cérémonie sera inaugurée à Amsterdam en 1928 - mais pour la première fois, Victor Boin, un sportif belge très populaire, médaillé en hockey, en water-polo et en escrime et futur as de l'aviation durant la Grande Guerre, prononce le serment olympique, concocté par Coubertin. Pour faire bonne mesure, le cardinal Mercier, primat de Belgique, prononce une messe inaugurale où il a adjure les participants : "Transportez dans votre vie de tous les jours votre esprit de discipline morale, de loyauté, de mesure envers vos frères".
lundi 21 mai 2018
Belle collaboration entre deux écoles supérieures belges
Dominique Lefebvre, directrice de la section communication de la HELHA, a expliqué : "A l'issue des trois années de bachelier, les étudiants obtiennent une double reconnaissance : un diplôme dans chacune des deux communautés. Ce programme offre aux étudiants des compétences linguistiques de haut niveau et un tremplin garanti sur le marché du travail. C'est aussi une plus-value pour nos deux établissements, via les collaborations entre enseignants, les projets menés de concert et les échanges de pratiques pédagogiques complémentaires avec la Haute Ecole Thomas More".
lundi 23 avril 2018
En bref....
A Bruxelles
Avec le 8 mai et le 11 novembre, une troisième cérémonie importante a lieu chaque année, mais est moins connue : la Journée des Vétérans le 7 avril. A cette occasion, une cérémonie officielle a lieu à la Colonne du Congrès, qui abrite la tombe du Soldat Inconnu à Bruxelles. Chaque 7 avril, la Belgique rend hommage à ses 252 militaires morts depuis 1945 au service de la paix dans le monde (dans des conflits, des opérations de maintien de la paix ou des interventions en Afrique). Pourquoi a-t-on choisi le 7 avril? Car il rappelle le décès de dix casques bleus belges le 7 avril 1994 au Rwanda, assassinés alors qu'ils protégeaient la première ministre Agathe Uwilingiyimana, une Hutue modérée. Parmi les 252 militaires morts depuis 1945, le plus gros contingent de victimes date de la guerre de Corée dans les années 50 : 101 Belges décédés, 5 portés disparus et 478 blessés. D'autres militaires sont décédés en Afrique centrale, en Somalie et en ex-Yougoslavie. La dernière victime en date est le lieutenant-colonel Ronny Piens, décédé dans un attentat djihadiste en mars 2015 à Bamako, la capitale du Mali. Ayons une pensée pour toutes ces victimes et leurs familles...
vendredi 26 août 2016
La ville d'Anvers
Plus d'infos et de photos sur la ville d'Anvers : http://journalpetitbelge.blogspot.be/2011/03/la-ville-danvers.html
Plus d'infos et de photos sur le zoo d'Anvers : http://journalpetitbelge.blogspot.be/2013/02/le-zoo-danvers.html
Plus d'infos sur le Musée Mayer Van den Bergh : http://journalpetitbelge.blogspot.be/2011/01/le-musee-mayer-van-den-bergh-anvers.html
Plus d'infos sur le Musée Aan de Stroom : http://journalpetitbelge.blogspot.be/2011/05/inauguration-du-museum-aan-de-stroom.html
vendredi 5 février 2016
Bon Carnaval à tous !
C'est parti pour les premiers carnavals belges de 2016 ! Le plus connu d'entre eux, Binche (province du Hainaut), aura lieu dans quelques jours et est inscrit au patrimoine immatériel de l'Unesco. Je vous invite à (re)lire l'article que je lui avais consacré : http://journalpetitbelge.blogspot.be/2010/02/le-carnaval-de-binche.html
Au nord du pays, c'est celui d'Alost (province de Flandre Orientale) qui est le plus connu. Je vous en avais également déjà parlé : http://journalpetitbelge.blogspot.be/2011/03/le-carnaval-dalost.html
Il y a également celui d'Herenthout (province d'Anvers) que j'ai découvert grâce à notre ami Dominic : http://fotodominic.skynetblogs.be/archive/2011/03/06/carnaval-herenthout.html
Et vous, quel est votre carnaval préféré? N'hésitez pas à nous faire part de vos souvenirs de carnaval. Et bonne semaine de vacances de Carnaval à ceux qui sont en congé!
mardi 7 avril 2015
Ré-ouverture des parcs d'attraction belges
Walibi à Wavre (province du Brabant wallon)
Pour sa 40ème saison touristique, Walibi a décidé de mettre les petits plats dans les grands, avec 3,2 millions d'euros d'investissement. Parmi les nouveautés, le cinéma 4D reprenant les aventures de Walibi dans le monde de la musique. Dénommée la Tempo Attack, elle promet de belles sensations.
Bellewaerde à Ypres (province de Flandre occidentale)
Pour cette nouvelle saison, Bellewaerde propose un nouveau spectacle plongeant les spectateurs dans les années 1800. La belle histoire du Petit Prince sera diffusée dans le cinéma 4D et de nouvelles démonstrations de rapaces raviront les visiteurs. Pour moderniser son parc, de nouveaux effets spéciaux accompagneront les traditionnelles attractions.
Plopsacoo à Stavelot (province de Liège)
Plopsacoo a construit une toute nouvelle attraction aquatique appelée le "Dino Splash". Reprenant trois toboggans différents, l'attraction se voudra spectaculaire...mais vous ne pourrez la tester que cet été. Autre nouveauté 2015 : Plopsacoo proposera une animation spéciale pour Halloween avec un décor terrifiant.
Plopsaland à La Panne (province de Flandre occidentale)
Lors de votre séjour à la mer, n'oubliez le parc d'attractions Plopsaland pour vos enfants plus petits. Pour son 15ème anniversaire, le parc dévoilera une parade inédite avec les personnages populaires du Studio 100. Un gâteau d'anniversaire géant sera installé à l'entrée du parc.
Bobbejaanland à Kasterlee (province d'Anvers)
Avec "The Forbidden Caves" (attraction unique dans le Benelux), vous plongerez dans une expédition souterraine à travers de mystérieuses grottes. Prudence toutefois, le danger se cachera dans chaque recoin. Suspens garanti.
samedi 21 février 2015
Exposition "Le ciel vu de Belgique" à Sint-Amands
Présentation de l'exposition : Le ciel et les nuages sont des sources d'inspiration inépuisables pour les écrivains, les poètes, les artistes, les philosophes, les chasseurs de nuages et les rêveurs. Parmi eux, François de Coninck et Guy Jungblut. Pendant six ans, ils ont traversé la Belgique à la recherche de ces endroits qui constituent la spécificité de notre pays. Ne vous attendez pas à une énumération des classiques de la Belgique touristique, mais bien des images du ciel, présentées en couple : le ciel vu de Belgique. C'est un ensemble fascinant, réalisé avec pas mal d'humour, mais le sujet peut aussi inciter à une réflexion plus approfondie. Le volet poétique de l'exposition est assuré par Emile Verhaeren, Charles Baudelaire, William Wordsworth, Percy Bysshe Shelley, Martinus Nijhoff, Peter Holvoet-Hanssen, etc.
samedi 13 décembre 2014
Expositions à découvrir à Anvers
Dix ans après la rétrospective que lui avaient consacré les Musées Royaux des Beaux-Arts de Bruxelles, c'est au tour de sa ville natale de lui rendre hommage. C'est en effet dans la cité portuaire qu'est né Henri Van Herwegem en 1940, et où il a étudié à l'académie. Il prend ensuite le nom de Panamarenko et est surtout connu pour ses ballons, véhicules imaginaires et aéroplanes autour du mythe d'Icare.
2° A la Salle Reine Fabiola : "L'Art pendant la Grande Guerre" (jusqu'au 11 janvier 2015)
Cette exposition montre l'impact de la première guerre mondiale sur les artistes à travers l'histoire personnelle de six figures centrales : Jules Schmalzigaug, Rik Wouters, Cyriel Buysse, André de Ridder, Paul van Ostaijen et Emile Verhaeren. Certains artistes et écrivains fuient aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne, et entrent en contact avec les mouvements artistiques étrangers. D'autres tentent de donner forme à la vie sur le front et à l'arrière de la ligne de feu.
3° Au cimetière Schoonselhof : "Schoonselhof 14-18" (jusqu'au 25 février 2015)
Cette expo gratuite dans le cimetière en plein air présente dix récits personnels de militaires décédés durant la première guerre mondiale, à travers un guide et un itinéraire détaillé. Avec 84 hectares, Schoonselhof est le cimetière le plus grand du pays, et est la mémoire d'Anvers. Au cours de la promenade, les visiteurs feront connaissance avec les récits oubliés de soldats, caporaux et majors du monde entier tués il y a un siècle. C'est une découverte originale de l'histoire d'Anvers.
mercredi 26 mars 2014
Les Schtroumpfs débarquent à Bobbejaanland

Un accord vient d'être conclu entre le parc d'attractions Bobbejaanland (www.bobbejaanland.be) et la fille du dessinateur belge Peyo (décédé en 1992) pour accueillir les Schtroumpfs qui y posséderont un emplacement permanent. Beau coup médiatique de Bobbejaanland qui sera ainsi désormais le seul parc en plein air de Belgique à accueillir les petits lutins bleus. Une évaluation aura lieu entre les deux parties fin 2014, et en cas de succès, il est probable que les Schtroumpfs occupent à l'avenir encore plus de place dans le parc.
Rappelons que ce parc d'attractions doit son nom au chanteur Bobbejaan Schoepen (décédé en 2010) qui fut un pionnier de la variété belge et de la musique pop, notamment en étant un des premiers à introduire la country en Europe. Il est également connu pour avoir créé le parc d'attractions Bobbejaanland à Lichtaart dans la province d'Anvers.
lundi 24 mars 2014
Le micro-crédit en Belgique
vendredi 21 mars 2014
Nouvelle expo au Musée Verhaeren de Sint-Amands
Depuis l'Année Verhaeren en 2005, tout a été mis en œuvre pour enrichir et compléter la collection du Musée Verhaeren de Sint-Amands (www.emileverhaeren.be), qui a également acquis quelques donations importantes. La collection comprend des manuscrits, lettres, éditions bibliophiles, photos originales et œuvres d'art (peintures de Georges Tribout, dessins de Constant Montald, gravures de Henri Ramah, James Ensor et Charles Bernier, lithographies de Théo Van Rysselberghe, Odilon Redon, Dario de Regoyos et Fernand Khnopff). Le tout forme un ensemble d'un haut niveau qui illustre le poète et son œuvre. A voir les week-ends et jours fériés jusqu'au 25 mai 2014.
Qui était Emile Verhaeren ?
Né en 1855, Emile Verhaeren effectue des études de droit, mais une carrière d'avocat ne l'intéresse pas. "Les Flamandes", son premier recueil de poésies, est publié en 1883. Sa bibliographie contient une longue liste de critiques d'art, d'essais, de poèmes et de pièces de théâtre rédigés pendant 33 ans. Sur le plan personnel, après une série de deuils successifs qui ébranlent sa santé mentale, il rencontre sa future épouse Marthe qui lui apporte bonheur et sérénité. Ami personnel du roi Albert Ier et de la reine Elisabeth, Emile Verhaeren côtoie au cours de sa vie de nombreux écrivains (Rodenbach, Mallarmé, Maeterlinck, Verlaine, Gevers,...), artistes (Ensor, Van Rysselberghe, Khnopff, Rodin,...) et leaders socialistes (Vandervelde, Destrée,...). Lors de la première guerre mondiale, il est trop âgé pour se battre, mais il défend et glorifie la Belgique et ses souverains à travers ses poèmes, articles de journaux et conférences. Ce grand poète belge décède accidentellement en 1916 à la gare de Rouen. Ses derniers mots seront "Je meurs...ma femme...ma patrie".
Les deux musées Verhaeren
Il existe deux musées en Belgique consacrés au poète Emile Verhaeren, tous deux situés dans des endroits bucoliques propices à de belles promenades : à Sint-Amands (province d'Anvers) où il a passé son enfance et où il a été inhumé, et sur le site du "Caillou-qui-bique" à Roisin (province de Hainaut) où il passait l'été avec son épouse. Partons à la découverte de ces deux musées grâce à notre amie Tania :
Sint-Amands : http://textespretextes.blogs.lalibre.be/archive/2012/07/31/balade-a-saint-amand.html
Roisin : http://textespretextes.blogs.lalibre.be/archive/2013/08/16/au-caillou-qui-bique-1115446.html


