jeudi 24 mai 2018

L'artiste belge Ben' Do

Depuis le début de cette année 2018, l'artiste belge Ben' Do s'est fait connaître sur les ondes belges et françaises grâce à sa chanson "Pareil" :    https://www.youtube.com/watch?v=e7ggXZX_9zM

Ben' Do vient de répondre aux questions du groupe Sud Presse :

"Il y a un grand mystère autour de vous :  on ne sait pas d'où vous venez exactement, ni votre âge.
- Je viens d'Ohain en Brabant wallon. Je suis à moitié sicilien, à moitié belge. Mais mon âge, par contre, je ne le donne jamais. On me donne souvent moins et je t'avoue que dans le milieu, l'âge, c'est un truc qui peut bêtement freiner les gens. Je le vois avec les chanteuses. Donc avec mon producteur et mon manager, on aime bien laisser un mystère autour de ça.

- Le succès de "Pareil" s'exporte bien en France. Vous aviez un objectif en tête en sortant ce premier single?
- Je ne vais pas te raconter de conneries. On a clairement un objectif :  devenir une référence vocalement en France. Quand on est arrivé, plein de types qui faisaient des covers d'autres chansons nous ont dit qu'on allait se planter. Notre plan était ambitieux mais au bout d'un mois et demi, on était en train de rêver! On avait plusieurs chansons terminées, on est allé les proposer aux radios et le retour du public a été dingue! 

- Avant de sortir "Pareil" que vous avez écrit et co-composé, vous faisiez de la musique en secret dans votre chambre?
- Oh, ça fait des années que j'écris mais je ne démarchais pas. J'avais beaucoup de soucis avec le fait d'être exposé. Psychologiquement, j'ai dû faire beaucoup de travail là-dessus et accepter le fait que si ça fonctionnait, on allait me reconnaître, m'arrêter dans la rue. Mais être connu, ce n'est jamais la raison qui m'a poussé à faire ce métier. Sincèrement. C'est pour ça que ça a pris beaucoup de temps. Le temps que je sois prêt. Je n'étais pas un gosse super stable psychologiquement. Maintenant, je me sens bien, je suis stable, je ne bois pas d'alcool, je n'ai pas de problème de drogue, je mange bien. Je sors très peu aussi, je suis bien dans ma caverne, un peu agoraphobe! 

- Vous aviez peur de passer pour un artiste éphémère?
- Oui, et personne ne sait que ça fait quinze ans que j'écris. Et aussi, c'est dur à gérer un succès qui arrive si vite. C'est beaucoup de messages d'amour à recevoir en un coup et il y en a beaucoup, je pense, qui font l'erreur de ne pas spécialement être prêts avant ça. Moi, je sais que je n'aurais pas pu gérer il y a cinq ans. Je serais parti en vrille. C'est important de s'écouter.

- Vous faisiez quoi comme métier avant de vous décider à vous lancer dans la chanson?
- J'ai eu un restaurant thaï pendant dix ans qui marchait très bien et que j'ai revendu il y a deux ans. Je n'avais pas de frustration par rapport à la musique, je ne faisais pas forcément de concerts, à part une fois la première partie de Booba pour un de ses show-cases il y a sept ans. 

- Ben' Do : pourquoi ce nom de scène? En langage urbain, le mot "bendo" a une signification. Encore un mystère?
- J'aimais bien la connotation street, vu que je viens de l'école du rap. "Bendo", c'est une maison abandonnée. Ben, c'est mon prénom, ça vient de Benito. En lingala, c'est aussi "tous ensemble" (j'ai vécu en Afrique pendant deux ans). Et le "Do", c'est la note de musique aussi. On a galéré pour trouver un nom de scène, mais il y a beaucoup de significations derrière".

lundi 21 mai 2018

Belle collaboration entre deux écoles supérieures belges

S'il existe des échanges linguistiques d'une semaine et des écoles d'immersion, j'ignorais l'existence d'un tel projet de bidiplomation. Depuis dix ans, la Haute Ecole HELHA de Tournai (province de Hainaut) et la Haute Ecole Thomas More de Malines (province d'Anvers) proposent aux futurs bacheliers en communication de suivre leur cursus de deuxième année dans l'autre communauté linguistique. Ce programme de bidiplomation fait figure de pionnier en Belgique.

Dominique Lefebvre, directrice de la section communication de la HELHA, a expliqué :  "A l'issue des trois années de bachelier, les étudiants obtiennent une double reconnaissance : un diplôme dans chacune des deux communautés. Ce programme offre aux étudiants des compétences linguistiques de haut niveau et un tremplin garanti sur le marché du travail. C'est aussi une plus-value pour nos deux établissements, via les collaborations entre enseignants, les projets menés de concert et les échanges de pratiques pédagogiques complémentaires avec la Haute Ecole Thomas More".

Parmi ces étudiants, il y a Emile Ducoron qui a confié à la presse :   "Comme tout le monde, j'ai appris le néerlandais en secondaire. J'en suis sorti avec un bon niveau. Sans me vanter, je pense avoir cette faculté de progresser rapidement, notamment dans les langues, une matière que j'affectionne. En allant étudier à Malines, c'est un peu comme si je recommençais tout à zéro. Il a fallu s'adapter au changement de langue tout en repensant ma méthode de travail, pour être en phase avec l'école. J'y ai acquis un certain sang froid. Cette expérience me sera bénéfique, j'en suis persuadé, pour affronter ma troisième année en communication à Tournai. Mon organisation sera sans doute meilleure par rapport au travail que l'on nous demandera". 

On ne peut que souhaiter que ce beau projet donne l'envie à d'autres écoles du nord et du sud du pays de suivre leur exemple...

lundi 14 mai 2018

Bande dessinée "Les Louves" (Flore Balthazar)

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Originaire de La Louvière, la dessinatrice belge Flore Balthazar (37 ans) raconte en 180 pages les souvenirs de la seconde guerre mondiale de sa grand-tante Marcelle (92 ans) à partir du journal qu'elle a tenu à l'époque.

Flore Balthazar a répondu aux questions des quotidiens du groupe Sud Presse :

"Avec un tel bouquin, vous assouvissez le fantasme de beaucoup de familles. Est-ce que la vôtre vous considère maintenant comme un exemple?
- J'espère que non!  C'est vrai que ça les touche, mais je ne sais pas dans quelle mesure. Tantelle Marcelle, qui est toujours là à 92 ans, ça lui plaît. Mon frère m'a écrit que ça lui avait fait bizarre de le lire. C'est une génération où ils sont quasi tous décédés mais on les a connus... Il y a le côté déstabilisant : c'est eux et en même temps, ce n'est pas tout à fait eux. Il y a des inventions pour la fiction, c'est normal. Mais je suis restée fidèle à l'esprit du journal de Tantelle, à qui j'ai soumis surtout le scénario. Parce que pour les planches, à son âge, elle n'a pas Internet. 

- Il y a un côté patrimoine louviérois : ça vous fait plaisir qu'on vous célèbre dans votre propre ville?
- Oui mais je ne l'ai pas fait pour ça. C'est de la fiction qui s'adresse à toute la francophonie. La Louvière, c'est un décor auquel je suis très attachée et que j'ai pris plaisir à mettre en images, mais ce n'est pas le propos à la base. Le sujet, c'est la guerre. Quelle attitude à adopter est-elle juste? Et existe-t-il d'ailleurs une attitude juste?

- C'est un livre où on lit aussi en filigrane la condition de l'époque et les aspirations des femmes. Est-ce un livre féministe?
- Ca ne me dérange pas qu'on le dise. Je ne me défends pas d'être féministe, mais je n'ai pas voulu être militante. Ca parle des femmes, j'insiste sur ce qu'elles ont fait, sur le fait qu'elles ont existe à ce moment-là, aussi. Peut-être le côté féministe est-il ce que j'ai voulu faire passer?

- Pourquoi y avoir montré presque crûment un avortement?
- Parce que ça fait partie de la vie des femmes, c'est encore le cas, mais dans des conditions d'hygiène et financières autres. C'est l'illustration de par quoi on passait pendant la guerre. Je me sentais obligée de passer par là. Peut-être est-ce aussi le genre de détail qu'une nana peut apporter?

- Les planches avec les Loups, c'est à la fois La Louvière, mais aussi la chanson de Serge Reggiani, non?
- J'ai évidemment pensé à cette chanson. Ces planches, c'est une ponctuation allégorique. L'histoire est centrée sur une famille et des personnages. Les planches avec les Loups permettent d'insérer la Grande Histoire : c'est un chapitrage et un rappel temporel. Est-ce que ce que je raconte, c'est avant ou après Stalingrad, par exemple?". 

jeudi 10 mai 2018

Le jeune humoriste belge Félix Radu

Agé de 22 ans, Félix Radu a commencé par suivre des cours de théâtre à Namur, puis au cours Florent à Bruxelles, et aujourd'hui au cours Florent à Paris. Repéré par les frères Taloche, ce jeune Namurois très attaché à la langue française devient, un peu contre son gré, un humoriste avec des jeux de mots qui font penser à ceux de Raymond Devos. A vous de juger :   https://www.youtube.com/watch?v=CnD_tbOXfCA

Félix Radu a confié à la presse :   "Je n'ai jamais eu l'intention de faire de l'humour. Je suis allé en cours de théâtre, puis je me suis mis à écrire. On a commencé à m'appeler humoriste parce que mon écriture fait rire, mais mon travail est différent. J'espère que mon spectacle est plus mélancolique que drôle. Victor Hugo disait que la mélancolie, c'est le bonheur d'être triste, donc j'essaie de rendre le public très heureux d'être malheureux. Les gens ont tendance aujourd'hui à oublier que la richesse de notre langue est très amusante. Les jeunes de mon âge, surtout, ont l'impression que le français, c'est un truc chiant, un truc d'adulte, de prise de tête. Alors que la poésie, c'est transpirant de jeunesse. Jouer avec les mots, faire des traits d'esprit, le beau langage : ce sont des choses très agréables, pleines de vie et de sourire. On peut penser que mon public est composé de personnes âgées. Alors qu'en fait pas du tout, c'est un a priori de directeur de salle qui pense que les jeux de mots et la littérature ne font rire que les gens cultivés, les Parisiens. Je crois qu'on a appris aux gens à se dévaloriser. Les intellectuels, les politiques font comme si le peuple n'était plus capable de diriger le pays en disant "Ne vous inquiétez pas, on va gérer pour vous". Les gens se disent que la culture n'est pas pour eux, que le théâtre après une journée à travailler en tablier d'électricien ne leur est pas destiné, qu'ils n'ont pas le profil. Le théâtre est devenu un truc un peu incestueux où on ne fait plus des pièces que pour des gens de théâtre, des personnes qui rêvent déjà. C'est important de rapprocher le théâtre des gens parce qu'il n'y a rien de plus bouleversant que d'aller voir une pièce qui nous plaît. Je n'ai pas envie d'être le nouveau Devos ou le gars qui fait du Devos. C'est flatteur au début, mais je commence à avoir un peu peur de cette comparaison. J'espère me détacher petit à petit de ça. J'ai la sensation de davantage porter des messages de philosophie dans mon spectacle, même si on écrit de la même manière". 

lundi 7 mai 2018

Les 40 ans du décès de Jacques Brel

A quelques mois du 40ème anniversaire du décès du chanteur belge Jacques Brel,   sa fille France a répondu aux questions des quotidiens du groupe Vers l'Avenir :

"Quarante ans après sa mort, que reste-t-il de Jacques Brel?
- L'étonnement ! L'étonnement de l'intérêt perpétuel qu'il continue à susciter. Quand je vois tout le travail que nous avons ici à la Fondation Jacques Brel, ça ne fait que s'amplifier. Des gens nous sollicitent pour des spectacles, pour avoir le droit d'interpréter ses chansons. Et surtout, nous avons énormément de demandes pour des synchronisations de films. Des réalisateurs qui aimeraient pouvoir utiliser une chanson de Jacques. Ca vient de partout dans le monde, et de plus en plus souvent. Peut-être à cause des réseaux sociaux qui diffusent ses chansons aux quatre coins de la planète.

- Vous publiez deux livres. Le premier est consacré aux chansons de Brel. Ca existait déjà pourtant?
- Oui, publié en 1981, mais l'éditeur ne voulait pas réinvestir dans une nouvelle publication. Or, cette édition reprenait les textes chantés par Brel et par ordre alphabétique. C'était une erreur. Nous pensons qu'il vaut mieux éditer le texte écrit par Jacques qui parfois diffère un peu de celui qui est chanté et par ordre chronologique. C'est ce que la Fondation a fait lorsque le contrat avec l'ancien éditeur s'est terminé. Nous avons également accompagné les textes de commentaires glanés dans les journaux de l'époque.

- Et puis, il y a ce gros ouvrage sur Jacques Brel auteur?
- Je voulais montrer au grand public la cohérence du travail de Jacques entre ce qu'il a écrit au tout début et à la fin de sa vie. J'ai repris tous les textes. Depuis ses premiers textes alors qu'il est à peine sorti de l'enfance jusqu'aux dernières chansons. J'y ai ajouté des commentaires tirés des journaux de l'époque ou des interviews données en radio et en télé. Beaucoup de photos aussi et des souvenirs personnels. Ce n'est pas une biographie au sens strict mais ça permet de mieux cerner certaines choses.

- Comme quoi, par exemple?
- Ca permet, entre autres, de corriger certaines images. Ainsi, on s'aperçoit que le père de Jacques n'était pas cet homme austère et sans fantaisie qu'on a toujours présenté. Ou encore que Brel lui-même ne passait pas sa vie à rigoler...

- Vous évoquez aussi les mots de ses chansons qui évoluent?
- Quand on lit chronologiquement ses textes, on se rend compte que certains mot disparaissent un moment et d'autres apparaissent. Ainsi, au début, il parle souvent des "20 ans", on y retrouve de la joie et de l'énergie. Puis, à 30 ans, on n'en parle plus et de nouveaux termes apparaissent comme Isabelle ou tendresse, un mot qu'il ne lâchera plus. A partir de 29 ans, Jacques se considère comme un vieux. Le meilleur est derrière lui. "Ne me quitte pas" est un basculement. Ses textes sont de plus en plus élaborés et il crée un univers bien à lui.

- Il avait peur de mourir?
- Non. Il avait peur de vieillir. Il l'a d'ailleurs écrit et chanté. Il avait peur de ne pas pouvoir faire tout ce qu'il avait envie de faire. Je pense que c'est venu de sa propre situation familiale. C'était un enfant de vieux : le petit dernier de parents qui étaient déjà des petits derniers. Il n'a vu que des gens âgés autour de lui.

- Vous avez aussi retrouvé des textes inédits?
- Oui, des textes de jeunesse, des chansons jamais divulguées, des scénarios, des extraits de pièces radiophoniques. On trouve aussi dans les deux livres les textes des huit chansons qu'il a enregistrées en flamand.

- Tous ces souvenirs sauvegardés, il était collectionneur?
- Non, pas du tout. En revanche, ma grand-mère et ma mère, oui. Je pense que ce sont elles qui ont commencé à conserver tout cela. Et moi, la troisième génération, je suis comme elles!".

jeudi 3 mai 2018

Exposition des oeuvres de Marnix Verstraeten (Mix)

                             Avec ses œuvres, l’échevin fait sa pub

L'artiste belge Marnix Verstraeten (à droite sur la photo ci-dessus) est né en 1960 à Avelgem en province de Flandre Orientale. Il a choisi Mix comme nom d'artiste. Avec ses trois enfants, il a décidé de s'installer dans la commune francophone du Mont-de-l'Enclus en Hainaut Occidental. Avec son carnet d'adresses dans le milieu culturel, il attire des artistes à venir exposer à la Maison des Randonneurs du Mont-de-l'Enclus, et les incite à offrir ensuite une oeuvre à la commune. C'est ce qu'il a fait également :  le tableau ci-dessus orne désormais la salle du conseil communal. Marnix Verstraeten expose ses propres oeuvres à la Maison des Randonneurs du 31 mars au 24 juin 2018. Depuis le début de l'année, il a accepté de devenir échevin de la Culture de la commune jusqu'aux élections d'octobre. Aux électeurs désormais de décider la suite de sa carrière politique ou/et culturelle....

lundi 30 avril 2018

Le retour du barbecue

Chronique de Philippe Martin dans les quotidiens du groupe Vers l'Avenir du 7 avril 2018 :

Ca ne sert à rien de le nier, il n'y en a plus que pour lui :  à la radio, dans les jardineries et les supermarchés, chez les bouchers et pour les comiques qui vantent la sauce samouraï Devos&Lemmens. C'est le retour du barbecue, mais est-ce seulement une pratique culinaire?  Difficile d'y échapper, en effet, même pour celui qui refuse les comportements grégaires. Les intérêts économiques sont tellement évidents. Que ce soit pour vous faire acheter une superbe installation au gaz qui supplantera la cheminée que vous aviez patiemment construite au bout de la terrasse ou pour vous imposer un passage au rayon frais. Car le barbecue, c'est avant tout un business.

Une affaire de genre aussi. Qui s'occupe d'allumer le foyer et de jeter un œil expert sur la cuisson des brochettes alors que, tous les autres jours de l'année, c'est la femme qui règne en cuisine? L'homme, pardi! Sans doute parce qu'il est le seul à pouvoir apprivoiser les rudesses du feu... Le barbecue nous relierait-il à nos racines primitives? Celles du chasseur-cueilleur? Celles de la viande arrachée, cuite à même la braise? Celles du clan familial reconstitué, autour du feu de bois, sur le seuil de la caverne?

Voyez les convives autour de la grillade, une pince ou un verre de rosé à la main, à deviser de choses et d'autres... Que ce soit en famille, avec les voisins, les amis, les parents lors de la fancy-fair de l'école ou les joggeurs du club de sport, le barbecue se doit d'abord d'être convivial. Mais surtout pas solitaire! Le barbecue, c'est donc avant tout une cérémonie, un rite. Après les grands feux qui, autrefois, clôturaient fictivement l'hiver, les crépitements du "barbeuc" signent réellement l'arrivée des beaux jours, l'envie de soleil, de contact avec la nature et le désir de renouer des liens sociaux autrement que via un écran de smartphone. Inutile de revenir sur le scandale Veviba ou sur les dangers de la surconsommation de viande. Encore moins d'épiloguer sur les grandes catastrophes qui hantent la planète : c'est l'heure du barbecue, point barre.

Tiens, à ce sujet, ce serait sûrement intéressant d'interroger un anthropologue issu d'une tribu d'Amazonie. Il aurait des choses intéressantes à nous raconter sur notre rapport à la nourriture et à la nature, sur notre mode de vie et sur nos aspirations profondes d'hommes et de femmes contemporains...

Philippe Martin

jeudi 26 avril 2018

La côte belge de David Dehenauw (Monsieur Météo)

Né en 1970, David Dehenauw, c'est notre Monsieur Météo national. Après ses études d'ingénieur à la VUB, il est entrée à l'Institut Royal Météorologique de Belgique (IRM), et présente les bulletins en météo tant en français sur RTL-TVI qu'en néerlandais sur Radio 2 et VTM.

Bien que travaillant en région bruxelloise, il continue d'habiter à Blankenberge à la côte belge, où il a emmené une journaliste des quotidiens du groupe Sud Presse :

"Avec votre job, ce serait tout de même plus simple de vivre à Bruxelles?
- Non, parce que je travaille aussi ici, et puis Blankenberge, c'est ma ville. Vrai, je suis né à Bruges...mais je n'ai fait que cela! Mes parents se sont tout de suite installés à Blankenberge. Nous avons vécu avec mon frère et ma sœur d'abord dans un appartement jusqu'à mes quatre ans. Ensuite dans une maison dans un village de Blankenberge où ma maman vit toujours. Et moi aussi, j'ai une maison non loin. Je suis à la mer et à la campagne. Pour l'anecdote, j'ai gardé mon kot 17 ans à Bruxelles! Bien après mes études, mais j'ai fini par m'en séparer.

- Quels sont les établissements incontournables à Blankenberge? Où risque-t-on de vous croiser?
- Cela dépend de ce qu'on aime. Je suis un fan de poisson, celui de la mer du Nord et de bouillabaisse. J'adore aussi le chocolat, donc les dames noires, mais je me limite pour ne pas grossir (vous savez, la météo, je dois la présenter de profil!). Je peux boire un verre au Victory face au port ou à la brasserie Bel Air. Je bois très peu d'alcool, mais j'aime bien la bière de Blankenberge, la Kokketeute (c'est du patois et ça signifie la belle dame). J'aime aussi la brasserie Oosterstaketsel sur l'estacade. Ou encore le restaurant, pas loin du port non plus, l'Oesterput. Et une fois par an, je profite de notre restaurant étoilé chez Philippe Nuyens. Il y a aussi des incontournables ailleurs :  j'aime le Café de Paris à Nieuport ou encore le Savarin à Ostende. 

- Blankenberge, ce n'est pas que des restos?
- Ah non, j'adore les balades et, de juin à octobre, si l'eau est au moins à 18 degrés, je nage régulièrement dans la mer....alors que je ne vais jamais à la piscine. Blankenberge, c'est aussi des bâtiments de la Belle Epoque. C'est aussi la nature : il y a deux réserves naturelles. Et saviez-vous que c'est entre Zeebruges et Blankenberge qu'il y a le seul point d'eau douce dans les dunes? C'est unique, un endroit formidable et protégé où poussent des orchidées.

- Vous reconnaît-on en rue?
- Oui, souvent, et ça me fait plaisir. On me dit : "Oh, vous êtes Monsieur Météo!". Je réponds toujours et quand ce sont des francophones, je me permets de leur demander si mon accent ne les gêne pas. Ils disent non.

- Certains disent que les francophones sont les mal venus à la mer?
- Sincèrement, je ne le pense pas. Ou alors, c'est une minorité. Ici, j'entends parler français partout et c'est très bien. Je défends ça : la côte, c'est aussi la Belgique de tout le monde. Franchement, si je devais entendre une remarque désagréable sur un francophone, je m'en mêlerais, j'interviendrais pour prendre sa défense.

- Vous n'êtes pas le seul people de RTL-TVI à la mer du Nord?
- Oui, notamment Thomas Van Hamme ou Stéphane Van Bellinghen si vous allez du côté de Knokke. Ici, à Blankenberge, c'est aussi la station de Sabrina Jacobs : elle y vient depuis vingt ans au moins, c'est vraiment une bonne amie et on aime se croiser ici".

lundi 23 avril 2018

En bref....

En province d'Anvers

Le dimanche 20 mai, la province d'Anvers organise la 10ème édition du Fortengordel (www.fortengordel.be) avec 29 lieux participants (dont 24 forts). Cette édition accueille des nouveaux venus :  le fort Ertbrand et Mastenbos à Kapellen, le fort Haasdonk et les fortifications de Schilde et Landmolen à Kruibeke. L'entrée est gratuite, et beaucoup de ces forts ne sont ouverts exclusivement que ce jour-là. L'an dernier,  12.000 personnes ont participé, et les organisateurs espèrent augmenter ce nombre, en cette année du centenaire de la fin de la première guerre mondiale. A noter que la province d'Anvers prévoit aussi des circuits cyclistes reliant les forts participants, soit six suggestions d'itinéraires cyclistes d'environ trente kilomètres.

A Gand

Depuis janvier dernier, la ville de Gand compte un Quai Koning Willem I, qui remplace une partie de la rue Baudelokaai. Et cet été, il aura droit à sa statue au Bisdomkaai. Pourquoi ce double hommage de Gand au roi des Pays-Bas?   Guillaume Ier d'Orange fut le roi du Royaume-Uni des Pays-Bas (regroupant les Pays-Bas, la Belgique et le grand-duché de Luxembourg) de 1815 à la révolution belge de 1830. Et durant ce règne, il a créé l'Université de Gand en 1817, il a institué l'enseignement primaire gratuit pour les nécessiteux de Gand, il a ouvert un collège royal et une école des arts et métiers, il a décidé de prolonger le Sassevaart vers Terneuzen (l'actuel canal Gand-Terneuzen). Voilà les raisons de ces deux décisions du conseil communal de Gand. 

Au château de Beloeil

Du 28 avril au 6 mai 2018, le château de Beloeil en province du Hainaut accueillera la 30ème édition de l'exposition d'amaryllis. Tout a commencé lors d'une rencontre entre le prince Antoine de Ligne (décédé en 2005) et Leo Berbée, un producteur néerlandais de fleurs à bulbes. Afin de marquer la réouverture du château au public après la traditionnelle fermeture hivernale, ils ont l'idée de demander à des fleuristes du Keukenhof ou de la Belgian Flower Arrangement Society d'imaginer des compositions florales à partir d'amaryllis pour décorer les salons du château. Depuis 2012, afin de donner un nouvel élan, c'est désormais un concours entre écoles d'horticulture, amateurs et experts en décoration florale de la région, qui est placé sous le Haut Patronage de la princesse Claire. Le public (environ 10.000 personnes chaque année) pourra voter pour son coup de cœur. Voici les photos d'une édition précédente :   http://probelgica-hainaut.blogspot.be/2013/05/la-2e-excursion-de-pro-belgica-hainaut.html

Au Concours Eurovision de la Chanson

Afin de représenter la Belgique au prochain Concours Eurovision de la Chanson, la VRT a choisi la jeune Laura Groeseneken (alias Sennek), qu'on voit régulièrement depuis 2014 aux côtés d'Ozark Henry sur scène tant au chant qu'au piano. Elle interprétera la chanson "A Matter of Time" que vous pouvez écouter en cliquant sur ce lien :    https://www.youtube.com/watch?v=6DGf9TMehi0

A Bruxelles

Avec le 8 mai et le 11 novembre, une troisième cérémonie importante a lieu chaque année, mais est moins connue :   la Journée des Vétérans le 7 avril.  A cette occasion, une cérémonie officielle a lieu à la Colonne du Congrès, qui abrite la tombe du Soldat Inconnu à Bruxelles. Chaque 7 avril, la Belgique rend hommage à ses 252 militaires morts depuis 1945 au service de la paix dans le monde (dans des conflits, des opérations de maintien de la paix ou des interventions en Afrique). Pourquoi a-t-on choisi le 7 avril?  Car il rappelle le décès de dix casques bleus belges le 7 avril 1994 au Rwanda, assassinés alors qu'ils protégeaient la première ministre Agathe Uwilingiyimana, une Hutue modérée.  Parmi les 252 militaires morts depuis 1945, le plus gros contingent de victimes date de la guerre de Corée dans les années 50 :  101 Belges décédés, 5 portés disparus et 478 blessés. D'autres militaires sont décédés en Afrique centrale, en Somalie et en ex-Yougoslavie. La dernière victime en date est le lieutenant-colonel Ronny Piens, décédé dans un attentat djihadiste en mars 2015 à Bamako, la capitale du Mali.  Ayons une pensée pour toutes ces victimes et leurs familles...

jeudi 19 avril 2018

Agenda patriotique belge

8 mai 2018 :   Commémorations de la fin de la deuxième guerre mondiale

27 mai 2018 :  Commémoration de la Lys à Courtrai

9 juin 2018 :   Hommage au Drapeau Eternel et aux résistants d' Orroir

21 juillet 2018 :   Fête Nationale

05 août 2018 :  Hommage à Nieuport aux héros de l'Yser et au roi Albert Ier

Début septembre 2018 :  Commémorations de la libération de la Belgique en 1944 et hommages à la brigade Piron

22 septembre 2018 :   Commémoration de la révolution belge de 1830 à la place des Martyrs à Bruxelles

29 et 30 septembre 2018 :  Week-end du Souvenir organisé à Maulde par les Lions de la Mémoire

20 octobre 2018 :  Journée Nationale de la Ligue Royale des Vétérans du roi Léopold III à Bruxelles

10 novembre 2018 :   Hommage aux résistants du rail à la Gare Centrale de Bruxelles

11 novembre 2018 :   Commémorations du 100ème anniversaire de l'Armistice

15 novembre 2018 :   Fête du Roi


lundi 16 avril 2018

La ville de Louvain-la-Neuve

Louvain-la-Neuve se trouve dans la province du Brabant wallon. Elle a la particularité d'être la seule nouvelle ville créée depuis l'indépendance de notre pays en 1830. Suite à des tensions communautaires dans les années 1960, l'Université de Louvain/Leuven est scindée en deux :  la partie néerlandophone reste en province du Brabant flamand, mais les étudiants francophones doivent trouver un nouveau lieu. C'est ainsi qu'on construira l'université et la ville de Louvain-la-Neuve dans les années 1970, en veillant à créer une cité à taille humaine avec beaucoup d'espaces piétonniers.

Louvain-la-Neuve accueille aujourd'hui 20.000 personnes, dont environ la moitié sont des étudiants vivant en kot dans la cité universitaire. La cohabitation entre étudiants et habitants semble être une réussite. La ville compte aussi deux intéressants musées :   le Musée L et le Musée Hergé. Je vous propose de les découvrir grâce à notre amie Tania :   http://textespretextes.blogs.lalibre.be/tag/louvain-la-neuve

Bonne visite à Louvain-la-Neuve !

jeudi 12 avril 2018

Premier film de Jérémie et Yannick Renier

"Carnivores", c'est le premier film des frères belges Jérémie et Yannick Renier qui est actuellement au cinéma. Il raconte l'histoire de deux sœurs. Voici la bande-annonce :   https://www.youtube.com/watch?v=oGGKIrcR32E

Jérémie Renier a répondu aux questions de la presse :

"Si vos rapports avaient été aussi compliqués avec votre frère Yannick, vous n'auriez sans doute pas réalisé ce film ensemble. Alors, d'où vient le scénario?
- Ca vient d'abord d'une envie de travailler ensemble. Il y a plusieurs années, nous avons tourné dans un film de Joachim Lafosse et nous avions pris beaucoup de plaisir à imaginer des choses, à parler des séquences. Par ce qui nous reliait, j'ai ressenti qu'il y avait des choses à faire. Alors, nous sommes partis de ce que nous avions traversé. Ce sujet nous semblait intéressant. Et très vite, nous avons eu envie de sortir de l'anecdote et de ce que nous avions vécu pour pouvoir en parler au plus grand nombre en posant des questions telles que : que se passe-t-il au sein d'une fratrie, au sein d'une famille face aux désirs de chacun? Qu'est-ce qui crée l'animosité, la jalousie, les frustrations?

- Vous êtes donc passés par là. Comment avez-vous traversé cette rancœur, cette jalousie de manière si positive?
- Avec mon frère, nous avons pu parler.... Le film raconte l'histoire de deux sœurs qui s'aiment mais par ce qui leur arrive dans la vie, en fonction de comment on les positionne l'une par rapport à l'autre, des rancoeurs naissent et une blessure interne se crée. Dans le film, nos personnages n'expriment pas, ne parlent pas de ce qu'elles ressentent. Nous avons fantasmé et eu envie d'aller jusqu'au bout de ce qu'il se serait passé si nous n'avions pas dialogué, mon frère et moi.

- L'envie de vous mettre dans la peau d'un réalisateur était-elle là avant l'envie d'être comédien?
- A l'époque, mon père avait une caméra et je passais mes week-ends à faire des petits films, sans prétention de les montrer mais j'avais l'envie de raconter des histoires, d'essayer des choses et de les mettre en images. J'ai continué dans l'ombre jusqu'au jour où c'est devenu primordial et important de pouvoir l'exprimer. En réalisant ce film avec mon frère, j'ai eu le sentiment d'être là où je devais être depuis longtemps. Un peu comme quelque chose se cristallisait et j'ai pris du plaisir à chaque étape de la production, c'était très jouissif.

- Ce projet de film n'est pas neuf?
- Non, ça fait longtemps que le projet existe, mais nous avions besoin de nous confronter à nos propres démons, de prendre du recul. Et puis il a fallu trouver le temps de se retrouver dans l'écriture.

- Pour des comédiens, a-t-il été difficile de rester derrière la caméra? Vous êtes-vous interdit de jouer dans votre propre film?
- Non, pas interdit...  Au tout départ, nous avions pensé jouer également. Et puis, ce projet était déjà tellement personnel et égocentrique. Nous avons eu envie de raconter une fable, une fiction qui nous dépassait, Yannick et moi.

- Dans le film, il y a une scène très violente entre les deux sœurs. En substance, l'une dit à l'autre qu'elle n'est rien, car elle n'a pas d'enfant, pas de mec, pas de carrière. Ca reflète assez bien notre société où pour exister, il faut tout cela. Pourtant, comme on le voit dans le film, ça ne mène pas à la sérénité?
- En effet, on a besoin de se combler de plein de choses pour imaginer être heureux. Et c'est de là que naît la frustration parce que l'autre a des choses que l'on n'a pas... On imagine pouvoir être heureux jusqu'au moment de la plénitude où on se rend compte que c'est à nous de décider d'être heureux, quoi qu'il se passe et où qu'on soit. C'est difficile dans notre société d'accepter que des gens qui en apparence ont tout peuvent aussi être malheureux. 

- Le personnage de Sam est dépassé dans tous les rôles de sa vie (épouse, mère, comédienne). Est-ce que ça vous est arrivé?
- Le scénario est parti de nous, que ce soit mon frère ou moi...  Nous avons tous à un moment donné dans notre vie des questions : est-ce que je suis vraiment heureux, là où je suis? Est-ce que ce que j'ai mis en place me remplit vraiment? 

- Vous avez été père très jeune, vos fils ont 12 et 17 ans. Quel genre de père êtes-vous?
- Il faudrait poser la question à mes enfants...  J'essaie d'être un père à l'écoute, conciliant tout en donnant des bases qui sont les miennes. Je pense que le dialogue est primordial. J'ai eu la chance d'avoir des parents qui ont toujours été dans le dialogue, malgré mes erreurs, mes conneries. J'essaie de reproduire cela car ça m'a permis de me remettre en question. J'essaie de les pousser vers ce qui les anime, et puis leur donner de l'amour et du temps.

- C'est difficile de concilier vie privée et vie professionnelle quand on peut s'absenter dix semaines pour un tournage?
- Ce sont des métiers de saltimbanques. C'est déstabilisant de vivre en autarcie avec une équipe lors d'un tournage. Tu es un peu en dehors du temps, alors c'est important d'avoir des bases solides et de savoir qui tu es. Les premiers tournages, c'était une parenthèse enchantée et je mettais beaucoup de temps à revenir à la réalité. Cela dit, c'est comme quand on voyage, quand on revient, il faut se réadapter... Et un film, il faut le voir comme un voyage....".

lundi 9 avril 2018

Sortie du nouvel album de Panini Belgique

Comme vous le savez, la Coupe du Monde de football aura lieu en Russie du 14 juin au 15 juillet, et notre équipe nationale y participera. En mars, Panini Belgique a lancé son traditionnel album de stickers consacré à la Coupe du Monde reprenant les 32 équipes,  80 pages et 670 images. Le prix de l'album est fixé à 2,50 euros et la pochette (avec cinq images) à 0,90 euros.

Panini Belgique, c'est une entreprise familiale de douze collaborateurs (plus des intérimaires engagés dans les périodes de rush comme celle-ci) installée à Braine-l'Alleud en province du Brabant wallon. Ils sortent aussi des albums sur Disney ou le championnat de Belgique.

Leur responsable Thierry de Latre du Bosquet (qui a succédé à son père Raphaël qui a lancé l'entreprise en 1970) a confié à la presse :   "Ici, nous sommes l'importateur et le distributeur exclusif pour le grand-duché de Luxembourg et la Belgique. Mais au départ, tout est produit à l'usine de Modène en Italie. Récemment, une autre usine a été construite au Brésil pour la couverture du continent américain et sud-américain. Au total,  120 pays distribuent la collection de stickers de la Coupe du Monde. On les distribue aux grandes, moyennes et petites surfaces, magasins de jouets, librairies, Night&Day. Les présentoirs et emballages que l'on prépare sont évidemment différents en fonction de la taille du commerce, donc c'est un sacré travail. D'autant que notre philosophie, c'est d'être présent dans un maximum de points de vente, dans un souci de proximité. Cela reste un produit destiné aux enfants et il ne faut pas leur faire parcourir 50 bornes pour trouver des pochettes. On ne sait jamais vers où l'on va quand on achète les stocks en Italie. Mais il est sympa de constater que, d'édition en édition, lors de chaque Euro ou Mondial, le produit continue à séduire les générations et encore aujourd'hui à une époque où le digital prend le pas sur tout. L'album Panini crée du lien : dans les cours de récréation, les enfants s'échangent un Eden Hazard contre cinq joueurs moins connus. Chaque sélection de 18 joueurs est effectuée sur base de l'avis de journalistes spécialisés. Il y a une part de risque car un joueur peut se blesser ou ne plus être sélectionné entre le moment de la parution de l'album et le début de la compétition mais en général, on vise assez juste".

jeudi 5 avril 2018

Nouvel album d'Axelle Red

Cela fait déjà 25 ans que la chanteuse belge Axelle Red mène avec succès sa carrière musicale. Cinq ans après "Rouge Ardent", elle revient avec un nouvel album intitulé "Exil". Pour écouter Axelle, voici le lien sur YouTube :   youtube.com/user/AxelleRedCom

Axelle Red a répondu aux questions des journaux du groupe "Vers l'Avenir" :

"Que signifie ce titre, "Exil"?
- Beaucoup de choses. Je n'aime pas quand on dit aux gens ce qu'ils doivent penser. Je fais toujours tout pour que mes paroles restent ouvertes, pour qu'un mot puisse dire beaucoup plus de choses. C'est pour cela qu'on utilise les métaphores et la poésie. J'ai moi-même mille sens à chaque chanson. Ca peut être un idéaliste qui part en voyage, celui qui part chercher la fortune, ou un jeune qui veut découvrir d'autres expériences.

- Un titre sur cet album a plus de sens pour vous?
- C'est difficile parce qu'ils ont tous leur raison d'être, mais peut-être "Un ami" parce qu'il correspond à ma philosophie de vie. Elle nous donne chaque fois des leçons quand on a été trop gourmand. Quant tu as voulu trop de gloire pour toi ou pour tes enfants par exemple. Pour moi, le sens de la vie, c'est vraiment le partage. 

- On connaît votre engagement pour les causes humanitaires. Quel est votre regard aujourd'hui?
- Cet engagement se fait au quotidien. Je crois en la bonté des gens. Je pense qu'on doit prendre nos responsabilités pour faire en sorte que les bonnes personnes dirigent la société, pour s'assurer qu'on n'a pas faim, qu'on ne sème pas la peur. On doit s'arranger pour être plutôt influencé par le bon chef, le héros, plutôt que celui qui va nous manipuler. On ne peut pas juste se dire que ce sont les autres qui vont le faire pour nous. C'est nous qui pouvons changer et être bons pour les autres.

- Il y a un réveil concernant le droit des femmes. Vous défendez cette cause depuis longtemps déjà. Vous vous sentez soutenue maintenant?
- Absolument. C'est un réveil, on a réussi à convaincre les hommes que c'est une cause humaine. C'est à nous de continuer à prouver qu'on est justes dans notre démarche. Avant, il y avait comme un ordre dans les causes, maintenant je trouve qu'elles sont toutes liées. On ne peut pas défendre le droit des femmes sans penser à la cause humanitaire, aux animaux ou à l'écologie. 

- Les femmes du milieu du cinéma parlent des violences alors que le milieu de la musique semble plus silencieux. La situation doit pourtant être la même?
- C'est exactement la même chose. Dans tous les domaines, plus tu es dépendant, plus tu es fragile. Il faut se dire qu'un studio, c'est insonorisé, avec cinquante portes fermées. Donc, si tu te trouves avec la mauvaise personne, tu peux vivre la même histoire. Tout est une question d'abus de pouvoir. C'est la même chose qu'une belle-mère en Afrique qui prend sa revanche sur sa belle-fille parce qu'elle a eu une vie difficile. Parfois, je me sens mal pour les hommes qui n'ont rien à se reprocher parce qu'ils se sentent visés. Hommes et femmes peuvent abuser du pouvoir. C'est mon point de vue sur le MeToo :  quand on voit des femmes comme Anna Wintour, elles se comportent comme des proxénètes.

- Vous dites dans une chanson que le meilleur reste à venir. Vous êtes vraiment optimiste?
- Oui. Je pense qu'on commence à se rendre compte de notre responsabilité et de notre impact pour aller vers une meilleure société. Je pense qu'une bonne chose pour ça, c'est un clown comme Trump, parce qu'il fait tellement le clown qu'on a envie de faire mieux. Dans le passé, quand ça allait mal, on a voté pour le négatif. On a vu qu'aux Etats-Unis, ça ne marche pas, donc on va tenter le positif, je pense".

jeudi 29 mars 2018

Quelques belgicismes (1ère partie)

S'accaparer = s'emparer

Accises = impôts indirects, sur l'alcool principalement

Ad Interim = par intérim

Aidant =  celui, celle qui aide

Américain (filet) =  steak tartare

Annoter =  prendre note, noter

Ardoisier =  couvreur

Arsouille =   enfant espiègle

Athénée =  lycée

Aubette =  kiosque à journaux, arrêts des transports en commun

Autobus =  autocar

Autocariste =  conducteur d'un autocar ou patron d'une compagnie d'autocars

Bac à ordures =  poubelle

Bac à papier = corbeille à papier

Bac de bière, d'eau minérale =  porte bouteille

Balance =  note non satisfaisante mais qui à, elle seule, n'entraîne pas l'ajournement

Balatum =  sorte de linoléum de qualité inférieure

Bande =  voie de circulation matérialisée

Barrière Nadar =  barrière de protection pour contenir la foule

Bassin de natation =  piscine

Bâton de chocolat =  barre de chocolat

Bel-étage =  rez-de-chaussée surélevé

Bipartite, tripartite =  forme de gouvernement fondé sur le bipartisme, le tripartisme

Blocus, bloque =  temps de préparation aux examens

Bloquer =  étudier, bûcher

Bonbonne =  bouteille de gaz

Bourgmestre =  maire

(à suivre....)

jeudi 22 mars 2018

L'humoriste Bert Kruismans et DaarDaar

Dix ans après ses débuts de l'autre côté de la "frontière" linguistique (je vous en avais parlé à l'époque), Bert Kruismans démontre qu'il est possible pour un humoriste belge de faire carrière tant au nord qu'au sud du pays, et à être connu et apprécié de tous les Belges. Fin 2017, il a sorti un livre sur notre pays qui existe en version française ("Le Belge tout nu") et en version néerlandaise ("De Blote Belg"). A cette occasion, il a accordé une interview au site DaarDaar où il nous encourage tous à tisser des liens entre les communautés linguistiques :   daardaar.be/rubriques/culture-et-medias/wallons-ne-meprisent-neerlandais-ont-simplement-peur 

C'est ce que fait justement le site DaarDaar qui propose des traductions en français d'articles parus dans la presse flamande, afin que les Belges francophones qui ne connaissent pas le néerlandais, sachent quand même ce qui se passe au nord du pays. Parmi les responsables de cette belle initiative, il y a le Liégeois David Charlier. Les plus anciens d'entre vous se souviennent de ses commentaires ici même au nom de son blog Belgium4ever.

Dans son interview, Bert Kruismans termine par cette réflexion :   "Nous avons besoin aujourd'hui de médias qui parlent de l'autre communauté. On a besoin de pionniers dans le domaine. A mes yeux, DaarDaar fait le travail que les chaînes publiques devraient faire. Ils le font par ci, par là, en engageant des chroniqueurs mais il faut faire plus. Parce que sinon, on restera dans les clichés, les préjugés et les mensonges". 

Parler de ce qui se passe au nord du pays, c'est ce que j'essaie de faire, à ma modeste petite échelle, sur ce blog depuis 2006. Et cela rejoint ainsi le travail de Bert Kruismans d'une part, et de DaarDaar d'autre part. N'hésitez pas à parler d'eux à vos proches, sur votre blog ou sur Facebook !




lundi 19 mars 2018

Fresque de Brecht Evens à Bruxelles

                           Brecht Evens, "Jardin aux fleurs"

Une nouvelle fresque a fait son apparition dans les rues de notre capitale :   "Jardin aux fleurs", une oeuvre du dessinateur Brecht Evens, a été inaugurée à l'angle de la rue du Grand Serment et de la rue du Char. La nouvelle fresque de 415 mètres carrés est l'une des plus grandes du parcours BD de Bruxelles (demandez un plan à l'office du tourisme pour les retrouver facilement). Contrairement aux autres fresques du parcours, celle-ci ne représente pas de personnages, mais un paysage et une atmosphère. On peut y reconnaître différentes destinations.

Agé de 31 ans, le dessinateur belge Brecht Evens est né à Hasselt. Il a étudié à la LUCA School of Arts à Gand, et a résidé pendant plusieurs années à Bruxelles.

jeudi 15 mars 2018

Hommages au roi Albert Ier en février

Comme chaque année en février, différents hommages sont rendus au roi Albert Ier, décédé le 17 février 1934 en faisant de l'escalade à Marche-les-Dames.  Il fut le souverain le plus populaire de notre dynastie car lors de la première guerre mondiale, il refusa de suivre le gouvernement belge en exil à Sainte-Adresse, et préféra rester aux côtés de notre armée sur le dernier lambeau de territoire libre à la côte belge.

La famille royale participa à une messe à Laeken :   http://probelgica-hainaut.blogspot.be/2018/03/pro-belgica-laeken.html

Voici quelques exemples d'hommages au roi Albert Ier :

A Bruges :  http://probelgica-hainaut.blogspot.be/2018/03/hommage-au-roi-albert-ier-bruges.html

En province de Namur :

A Mariembourg :   http://probelgicanamur.blogspot.be/2018/02/hommage-au-roi-albert-ier-mariembourg.html

A Namur :   http://probelgicanamur.blogspot.be/2018/03/pro-belgica-namur-et-marche-les-dames.html

A Marche-les-Dames :   http://probelgicanamur.blogspot.be/2018/03/pro-belgica-namur-et-marche-les-dames.html

En province de Hainaut :

A Mons :   http://probelgica-hainaut.blogspot.be/2018/02/hommage-au-roi-albert-ier-mons.html

A Leuze-en-Hainaut :   http://probelgica-hainaut.blogspot.be/2018/02/le-17-fevrier-2018-leuze-en-hainaut.html

A Tournai :   http://probelgica-hainaut.blogspot.be/2018/02/hommage-au-roi-albert-ier-tournai.html

A Charleroi :   http://probelgica-hainaut.blogspot.be/2018/03/hommage-au-roi-albert-ier-charleroi.html

A Ham-sur-Heure :   http://probelgica-hainaut.blogspot.be/2018/03/hommage-au-roi-albert-ier-nalinnes.html

A Courcelles :   http://probelgica-hainaut.blogspot.be/2018/03/hommage-au-roi-albert-ier-courcelles.html

A Comines-Warneton :   http://probelgica-hainaut.blogspot.be/2018/03/premieres-activites-patriotiques-de.html

Bravo à toutes ces personnes qui, d'une manière ou d'une autre, défendent le devoir de mémoire dans leur commune !

lundi 12 mars 2018

Médaille d'argent pour la Belgique aux jeux olympiques d'hiver

Cela faisait vingt ans que la Belgique n'avait plus obtenu une médaille aux jeux olympiques d'hiver. A Pyeongchang, le patineur louvaniste Bart Swings (27 ans) a remporté la médaille d'argent de la mass start du patinage de vitesse. Cet étudiant en deuxième master d'ingénieur civil a d'abord commencé par le roller qu'il continue de pratiquer (l'été dernier, il a remporté trois médailles aux jeux mondiaux de Wroclaw pour les sports non olympiques).

C'est à l'âge de 20 ans qu'il commence à s'intéresser à une autre discipline :   "Les jeux olympiques me fascinaient, comme ils fascinent chaque athlète. Si le roller avait été olympique, je n'aurais jamais changé. J'ai vue pas mal d'autres patineurs en ligne s'étaient laissé tenter et j'ai décidé de m'y mettre. Ce résultat, c'est le travail de mon entraîneur Jelle Spruyt et moi, mais aussi celui de toute une équipe, de ma famille, de ma copine, de mes amis, qui m'ont soutenu. Cela peut paraître cliché de dire cela mais c'est tellement vrai. Arriver au top a pris du temps. Il y a eu des hauts et des bas, mais en mass start, je parvenais toujours à m'en sortir et ça donnait confiance. J'ai toujours gardé confiance en moi, je n'ai pas douté. Je savais que j'étais dans le bon. Avec les Norvégiens que j'ai rejoints en début de saison, je savais que je travaillais avec la meilleure équipe au monde. J'avais fait le bon choix".

A noter que la Belgique a remporté cinq médailles à des jeux olympiques d'hiver :

- médaille de bronze aux JO de Chamonix de 1924 dans l'épreuve du bobsleigh à quatre
- médaille de bronze aux JO de Saint-Moritz de 1928 pour Robert Van Zeebroeck en patinage artistique
- médaille d'or aux JO de Saint-Moritz de 1948 pour Micheline Lannoy et Pierre Baugniet en patinage artistique en couple
- médaille d'argent aux JO de Saint-Moritz de 1948 dans l'épreuve du bobsleigh à quatre
- médaille de bronze aux JO de Nagano de 1998 pour Bart Veldkamp en patinage de vitesse
                     

jeudi 8 mars 2018

Un nouveau parti unitaire et bilingue en faveur des animaux

J'avoue que j'ignorais que cela existait, mais il y a déjà de tels partis en Espagne et aux Pays-Bas qui comptent plusieurs parlementaires. Désormais, il y en a également un en Belgique :   DierAnimal ("dier" étant la traduction d' "animal" en néerlandais). Ce nouveau parti unitaire et bilingue compte se présenter aux élections fédérales et régionales de 2019.

Au programme de ce parti DierAnimal :
- inscrire le bien-être et la dignité des animaux dans la Constitution et le code civil
- interdire la vente de cage à oiseaux et d'aquariums
- interdire les expérimentations animales
- interdire les sociétés de dératisation
- interdire les parcs aquatiques, animaux de concours ou de cirque

En dehors de ces revendications liées aux animaux, ce parti souhaite la taxation des grands capitaux et des allocations familiales calculées en fonction des revenus des parents.

Que pensez-vous de la création et des idées de ce nouveau parti?  Pensez-vous qu'ils ont une chance d'obtenir un siège à la Chambre ou dans un parlement régional lors des élections de 2019?



lundi 5 mars 2018

Une nouvelle expédition belge en Antarctique

L'Antarctique et les Belges, c'est une longue histoire dont je vous ai déjà parlé :   http://journalpetitbelge.blogspot.be/2007/01/les-belges-et-lantarctique.html

Tout au long de ce mois de mars 2018,  une expédition scientifique 100% belge est en Antarctique :   "Belgica 120". Pourquoi Belgica?  Car c'est le nom du navire sur lequel le Belge Adrien de Gerlache, explorateur et fondateur de la tradition polaire belge, se lança en Antarctique de 1897 à 1899 pour une expédition scientifique. Ils resteront bloqués dans les glaces pendant plus d'un an, affrontant la nuit polaire (c'est le premier hivernage connu d'un navire dans les glaces de l'Antarctique). Et comme cela a eu lieu il y a 120 ans, cette nouvelle expédition s'appelle "Belgica 120".

Cette mission est financée par le Service Public Belge de Politique Scientifique (Belspo). Elle est dirigée par Bruno Danis, professeur de biologie marine à l'Université Libre de Bruxelles. Parmi ses objectifs, dresser un inventaire de la biodiversité dans les zones peu profondes des eaux côtières, et déterminer le degré de pollution par les microplastiques.

Bruno Davis a confié à la presse avant son départ :   "Nous ne voyagerons pas à bord d'un grand brise-glace comme cela se pratique traditionnellement lors d'expéditions en Antarctique. Nous serons bien sur un voilier de 24 mètres. C'est un type de plate-forme, légère et très mobile, que nous voulons tester. Ensuite, en terme environnemental, un voilier est plus propre qu'un brise-glace. Il s'agit d'un navire de taille plus modeste. Donc, il peut s'approcher davantage de la côte, rester en zone peu profonde, même de quelques mètres. Soit des coins interdits à un brise-glace, trop gros. Ce qui nous permet de travailler directement sur la zone qui nous intéresse, sans devoir déployer une imposante logistique. On va passer le toujours redouté Cap Horn, mais il y a un skipper et deux équipiers en sus de l'équipe scientifique, et ils sont rompus à la navigation dans ces zones particulières. Dans le cadre d'une expédition internationale sur un brise-glace comprenant plusieurs équipes de chercheurs, on doit se partager "le temps de bateau" entre équipes. Ici, en revanche, nous formons une seule équipe, et nous travaillerons donc sans contrainte de gestion de partage de temps".

Bon vent à eux !

lundi 26 février 2018

Luc Beyer de Ryke (1933-2018)

                        

Né en 1933 à Gand,  ce journaliste belge d'1m 92 ("la taille du général", disait-il) naît dans une famille francophone de Flandre. Il portait les noms de son père, le chirurgien Jean Beyer décédé lorsqu'il avait trois ans, et de son beau-père de Ryke qui l'avait adopté. Il effectue des études de sciences politiques et de journalisme à l'Université Libre de Bruxelles, puis devient le présentateur vedette du journal télévisé de la RTBF de 1961 à 1979 sous le nom de Luc Beyer (le directeur de l'information ne voulant pas d'un nom à rallonge).

Luc Beyer de Ryke a raconté ses débuts :   "Un de mes profs de l'ULB, en sciences po et journalisme, m'avait averti du fait qu'on cherchait des commentateurs à la télé. J'ai téléphoné au rédacteur en chef, Paul Demol. Il m'a dit que ma voix était bonne en m'invitant à venir voir comment ça se passait à Flagey. C'était un dimanche, au printemps 1960. Et 24 heures plus tard, j'étais sur antenne. Ce ne fut pas une réussite. A l'époque, c'était "marche ou crève" puisque le stage se faisait à l'écran. Je constate qu'on trouve aujourd'hui comme hier d'excellents journalistes mais qu'ils ont moins que nous ne l'avions probablement de culture générale. C'était tout et rien, ce qu'on conserve quand on a tout oublié, comme disait Edouard Herriot". 

Parallèlement, Luc Beyer de Ryke commence sa carrière politique au sein du parti libéral en étant conseiller provincial de Flandre Orientale de 1961 à 1965, et conseiller communal à Gand de 1965 à 1979.  Sur le plan privé, il est le papa de deux fils (Gilles et Benoît), et a six petits-enfants. Francophone de Flandre, il était attaché à défendre sa langue dans le nord de notre pays. Les yeux tournés vers la culture française, il est un grand admirateur du général de Gaulle et s'est marié à Colombey-les-Deux-Eglises!

En 1979, il quitte son poste de présentateur et devient député européen libéral jusqu'en 1989. Il a confié :   "J'ai siégé à Strasbourg pendant dix ans. Cela s'est malheureusement très mal terminé. Ma carrière politique a été brisée par Jean Gol. En fait, j'ai effectué une mission en Palestine. A mon retour, j'ai rendu compte devant le Parlement Européen de la répression israélienne envers les Palestiniens. Ce rapport a fait grand bruit. Le Parlement Européen a demandé à Israël de permettre à l'Europe de commercer avec les Palestiniens. Jean Gol n'a pas du tout apprécié cette prise de position qui ne convenait pas à l'électorat juif. J'ai été relégué à une place de suppléant puis banni du parti libéral. Ce fut la fin de ma carrière politique. Un moment très difficile..."

De 1983 à 2012, Luc Beyer de Ryke devient conseiller communal à Uccle. Soucieux du patrimoine de la commune, il est un défenseur ardent du Kauwberg, du Plateau Avijl et des marronniers de l'avenue Churchill. Lors des élections de 2000, la liste PRL-FDF se déchire entre les partisans d'Eric André et les soutiens du prince Stéphane de Lobkowicz (dont Luc Beyer de Ryke) ; aucun des deux n'obtiendra finalement le mayorat. En 2012, Luc Beyer de Ryke se présente à la 15ème place de la liste CDH à Uccle, mais il n'obtient que 209 voix et n'est plus élu conseiller communal. 

Parallèlement, il retourne à la RTBF où il travaille comme journaliste et correspondant de 1989 à 1998. Il écrit une dizaine d'ouvrages, dont "Tocsin pour la Belgique", "Les lys de Flandre :  vie et mort des francophones de Flandre (1302-2002)", "La Belgique en sursis", "Chemins d'Orient : les déchirures (Algérie, Liban, Israël, Palestine)".

Ces dernières années, Luc Beyer de Ryke se partageait entre sa maison de Laethem-Saint-Martin, et Paris où habitait Françoise Germain-Robin, sa compagne depuis trente ans et reporter à "L'Humanité". Depuis 2008, il était le président de l'Académie du Gaullisme, une association qui recevait régulièrement à Paris des figures politiques et culturelles de tous bords.

Luc Beyer de Ryke est décédé à Paris d'une rupture de l'aorte à l'âge de 84 ans. Ses funérailles ont eu lieu à Laethem-Saint-Martin. Un hommage lui a été rendu au conseil communal d'Uccle. Professeur à l'Ecole Européenne à Bruxelles, son fils Benoît a confié :   "Sa mort a surpris tout le monde. Il était en bonne santé. C'est brutal mais ce fut sans douleur, nous a dit l'hôpital où il a été emmené en urgence".

De mon côté, j'ai eu la chance de le rencontrer une fois à la Foire du Livre de Bruxelles, et il était très sympathique. J'ai lu un de ses livres, dont voici le compte-rendu ci-dessous.

"La Belgique et ses démons" de Luc Beyer de Ryke (éditions Mols)

Alors que l'avenir du pays est incertain, le journaliste Luc Beyer de Ryke revient sur les mythes fondateurs et destructeurs de la Belgique. Tout commence au 15ème siècle lorsque les principautés, duchés et comtés se regroupent progressivement au sein d'un même Etat sous l'impulsion des ducs de Bourgogne, et commencent donc à avoir une histoire commune (à l'exception de la principauté de Liège). Ils nous ont laissé un riche patrimoine culturel :  Jan Van Eyck, Hans Memling, Roger de la Pasture, p.ex. Charles le Téméraire et sa fille Marie de Bourgogne reposent à l'église Notre-Dame de Bruges.

La Bataille des Eperons d'Or en 1302 a été choisie comme fête régionale flamande dans les années 70, et le ministre Luc Van den Brande avait même évoqué l'indépendance de la Flandre pour son 700ème anniversaire en 2002. Que s'est-il réellement passé?  Furieux de l'alliance de son vassal le comte de Flandre avec l'Angleterre,  Philippe le Bel (roi de France) l'emprisonne et occupe le comté. Soutenus par des troupes namuroises (allées au comte de Flandre), les bourgeois et artisans remportent la victoire le 11 juillet 1302 contre les chevaliers français. A cette époque, le comté ne correspond pas à la Flandre actuelle, et comprend la Zélande et le Nord-Pas de Calais. Le terme "Flamand" désigne ses habitants, qu'ils parlent français ou la langue locale. Pendant longtemps, cette victoire est présentée comme une résistance "belge" à l'envahisseur, et le roi Albert Ier y fait allusion dans un discours de 1914 lors de l'invasion des Allemands. Puis, la Bataille des Eperons d'Or est reprise comme symbole par le mouvement nationaliste flamand alors que l'histoire démontre qu'ils ont peu de liens entre eux.

Au nord du pays, certains vénèrent Henri Conscience, auteur du "Leeuw van Vlaanderen" (Le Lion des Flandres) qui valorise la langue néerlandaise. Mais ils oublient de signaler qu'il a participé à la révolution belge de 1830, qu'il a reçu une aide financière du roi Léopold Ier pour publier ses oeuvres, et qu'il a eu droit à des funérailles nationales. Son amour de la Flandre et de la langue néerlandaise n'étaient pas incompatibles avec l'Etat belge.

La première fracture entre nos communautés a lieu lors de la première guerre mondiale. Le mythe des soldats flamands morts parce qu'ils ne comprenaient pas les ordres donnés par des officiers en majorité francophones s'installe ("L'image est exagérée mais pas inexacte" , fait remarquer Luc Beyer de Ryke). Pendant ce temps, le reste du pays est occupé par les Allemands qui tentent de diviser les Belges en appliquant la "Flamenpolitik" du gouverneur militaire von Bissing (création de l'université flamande de Gand, p.ex.). Après la première guerre mondiale, le mouvement nationaliste flamand qui était jusque là patriote et belge, commence à revendiquer l'indépendance de la Flandre.

Au nord du pays, la lettre de Jules Destrée en 1912 fait du bruit :   "Sire, il n'y a pas de Belges. Vous régnez sur deux peuples :  des Wallons et des Flamands".  Il se reconvertit cependant en grand patriote belge après la guerre. La Question Royale montre des différences de sensibilité entre le nord et le sud. Avant de mourir en 1962, le syndicaliste wallon André Renard lance l'idée du fédéralisme. L'auteur évoque les tentations rattachistes de l'écrivain Charles Plisnier et de certains responsables politiques francophones (Daniel Ducarme et Jean Gol, p.ex.).

Luc Beyer de Ryke s'intéresse aussi aux mythes entourant nos rois. Il montre comment "l'oeuvre civilisatrice congolaise" de Léopold II est présentée aujourd'hui différemment dans les manuels scolaires. Il dévoile ensuite un roi Albert Ier plus complexe que son surnom de "roi-chevalier", et cite les similitudes avec son fils Léopold III. Le règne du roi Baudouin est marqué par la transformation de la Belgique en un Etat fédéral.

De la célèbre citation de Jules César ("De tous les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus braves") à la victoire électorale de Bart De Wever en 2010, l'auteur nous retrace plusieurs siècles d'histoire dans cet ouvrage intéressant, objectif et agréable à lire.

jeudi 22 février 2018

Le projet humanitaire d'un Belge en Ethiopie

Originaire de Villers-Saint-Amand en province de Hainaut, Emmanuel Casteele est un jeune officier de l'armée belge de 33 ans, qui a décidé de mettre sa carrière professionnelle dans le génie civil et militaire à la Défense, pour mener à bien son projet humanitaire :   "Les Amis Toukouls d'Esho" en Ethiopie.

Il a raconté à la presse comment tout a commencé :   "En 2016, vers la fin d'un voyage touristique en Ethiopie, un événement va me marquer. Alors que je sortais de mon hôtel, j'ai vu un enfant qui dormait à même le sol. Personne ne lui prêtait attention. Il n'avait jamais connu son père et sa mère était décédée, renversée par une voiture. Ce fut un véritable déclic : il fallait faire quelque chose. En novembre dernier, j'ai pu obtenir un congé sans solde d'un an pour me consacrer à ce projet et je suis retourné sur place. Durant un mois et demi, j'ai découvert le terrain, visité les écoles. Et en compagnie du chef du village, nous avons pris contact en visitant les familles les plus pauvres. Ensemble, nous avons établi un recensement et pris note de leurs besoins. Le plus souvent, ce sont des femmes veuves avec enfants qui ne possèdent ni terre, ni animaux qui sont les plus touchées par la pauvreté. Bien que l'entraide soit déjà très présente et naturelle. 

En menant notre projet, nous aiderons les 4.500 habitants du village d'Esho et une centaine d'enfants. Pour tout faire, j'ai besoin de 8.900 euros pour donner en priorité l'accès à l'eau potable et sortir de la pauvreté les 33 familles les plus pauvres, ainsi que permettre aux enfants d'aller à l'école. Dans la première phase du projet, nous finirons les travaux de l'école, l'achat des bans, de trois portes et de trois fenêtres. Ensuite, nous poursuivrons des travaux pour permettre l'accès à l'eau potable, car une installation a déjà été mise mais il manque les raccords. Nous travaillerons aussi à la création d'activités génératrices de revenus pour les familles les plus pauvres d'Esho avec l'achat de deux moutons (un mâle et une femelle) et l'achat de matières premières et des conseils pour débuter un petit commerce". 


lundi 19 février 2018

"La trilogie des Pièces-à-Trou" (Pierre Coran)

Dans cette trilogie, l'écrivain et instituteur belge Pierre Coran raconte la deuxième guerre mondiale vécue par une bande de garçons dans son village natal de Saint-Denis, près de Mons. Elle se compose de trois tomes :   "Le Commando des Pièces-à-Trou" (en 1940),  "La fronde à bretelles" (au milieu de la guerre) et "La Nuit des Pélicans" (en 1944), tous trois publiés aux éditions Milan Poche Junior.

A partir de ses souvenirs personnels, Pierre Coran a écrit trois romans bien adaptés aux enfants de 10-12 ans, pour leur faire comprendre l'invasion des Allemands en 1940, la vie quotidienne sous l'occupation dans un petit village de campagne, la résistance, la traque des juifs, la collaboration, le marché noir, la Libération en 1944.

Cette trilogie est un bel outil pour les enseignants pour leur cours d'histoire et le devoir de mémoire auprès des enfants.

lundi 12 février 2018

Nos carnavals belges

(Article déjà publié en 2012)

1° Commençons par un peu d'humour avec le sketch sur le gille de François Pirette, l'humoriste belge francophone ayant le plus de succès, de retour pour un spectacle dans sa cité de Jemappes (où les gilles défilent lors de la cavalcade à Pâques) :  https://www.bing.com/videos/search?q=fran%c3%a7ois+pirette+gille+de+binche+youtube&qpvt=fran%c3%a7ois+pirette+gille+de+binche+youtube&view=detail&mid=85A83CA9E1A8289CA20885A83CA9E1A8289CA208&&FORM=VDRVRV

2° Historique et photos du carnaval de Binche sur le blog de notre amie Fabienne : http://bonheurdelire.over-blog.com/article-28292237.html

3° Récapitulatif des visites royales et princières au carnaval de Binche :  http://probelgica-hainaut.blogspot.be/2016/02/visites-royales-et-princieres-au.html

4° Historique et photos du carnaval d'Alost :   http://probelgica-hainaut.blogspot.be/2015/03/le-carnaval-d.html

5° Photos du carnaval de Tournai par notre ami Jacques : http://vuesdunord.skynetblogs.be/tag/carnaval

6° Photos du carnaval d'Herenthout par notre ami Dominic : http://fotodominic.skynetblogs.be/archive/2011/03/06/carnaval-herenthout.html

Je vous laisse quelques jours pour regarder tout cela à votre aise. Bonne semaine à tous!

jeudi 1 février 2018

Nouveauté 2018 : la Belgo-Box

Une idée pour vos cadeaux?  En ce début d'année 2018, Laurence Van Loo (une Mouscronnoise aujourd'hui installée à Tournai) et son fils ont lancé la Belgo-Box. Pour 40 euros, ce coffret inclut deux bières blondes en 70 cl, deux bières en 33 cl, une bière en 25 cl, un paquet de chocolat Galler "Le Chat", un paquet de bonbons Joris à la résine d'acacias et un paquet de chips artisanaux de chez Roger&Roger.

Laurence Van Loo a expliqué à la presse :   "En voyageant, on nous demandait et on me demande toujours de ramener des produits belges. Il y en a tellement de bons chez nous, comme la cassonade! J'ai toujours constaté cet attrait et c'est ainsi qu'il a été décidé de faire voyager ces produits dans le monde, ce qui est désormais relativement simple. Pour chaque produit, il y a un choix possible à faire en ligne et donc autant de possibilités de composer une box différente. Soit le client compose spécialement sa box en faisant sa sélection, soit il est indécis et nous faisons la sélection pour lui. En fonction du pays où la box doit être envoyée, le prix pour chaque transporteur est affiché. Avec son packaging sympathique, cela peut très bien être aussi un cadeau à se faire entre Belges, ou les francophones ou francophiles habitant à l'étranger. La Belgo-Box peut également s'adresser aux entreprises pour faire un cadeau à ses collaborateurs comme à ses clients".

Plus d'infos :  www.belgo-box.be

lundi 29 janvier 2018

Interview d'Helmut Lotti

Rappelez-vous :  il y a une dizaine d'années, Helmut Lotti était notre star nationale avec 13 millions d'albums vendus. Il s'est ensuite fait plus discret, il a divorcé, il a changé de look en acceptant sa calvitie. Actuellement, il se partage entre son appartement d'Anvers et sa maison de Durbuy, et revient sur le devant de la scène. Va-t-il reconnaître le succès des années 90?

Helmut Lotti s'est confié aux quotidiens du groupe Sud Presse :

"Ce succès rencontré dès 1995 a changé votre vie?
- Oui, et le plus dur, c'était de voyager tout le temps. Il y a une année, je n'ai dormi que 80 jours dans mon propre lit. Ca, c'était quand même dur, mais je me suis amusé, je ne pourrai jamais dire que c'était horrible! Je n'ai pas eu trop de chance dans ma vie privée et je voulais alors aussi savoir si le fait que j'étais très occupé avec ma carrière avait beaucoup à faire avec ça. Mais je dois dire que non. C'était moi : j'étais toujours trop impulsif, trop flexible dans mes relations, et trop égocentrique avec mon job qui passait d'abord. 

- Vous pensez retrouver le même succès aujourd'hui que celui rencontré à l'époque?
- Je ne crois pas que j'aurai encore ce succès-là. Je suis déjà très content de travailler sur les territoires les plus importants : c'est-à-dire la Belgique au complet, l'Allemagne, l'Autriche, la Suisse, la Scandinavie. Ca suffit, en fait. Mais bien sûr que s'il y a un coup de fil du Canada ou des Etats-Unis, je serai partant. Mais la grande différence entre maintenant et l'époque, c'est que j'étais toujours en train de vouloir gagner. Je suis un sportif manqué, moi. Je voulais devenir coureur cycliste, être numéro un. Alors, trois fois par semaine, je téléphonais à la firme de disques pour savoir où j'étais dans le hit-parade. Pas pour l'argent, mais pour l'honneur. J'étais tellement ambitieux que je n'ai pas toujours apprécié ce que je faisais et ce que j'avais. Maintenant, j'apprécie beaucoup plus. Mais quand ça ne fonctionne pas, j'arrête, je suis comme ça aussi. Quand j'ai réalisé que je ne pourrais pas être coureur cycliste, j'ai arrêté immédiatement. 

- Qui est Helmut Lotti au fond?
- C'est un type qui ne fait que rire, qui dit toujours oui. En fait, oui, c'est comme ça que je suis.

- Cet esprit de gagnant dont vous nous parlez, est toujours là chez vous?
- Non. Le "Comeback Album" est sorti il y a deux mois, et je n'ai aucune idée de combien d'albums j'ai vendus. Je ne pense plus à ces choses-là, ça ne m'occupe plus. Ce qui m'occupe, c'est que les salles où j'ai des concerts soient pleines. 

- Vous êtes aujourd'hui plus heureux qu'il y a quinze ans?
- Oui. C'est la même personne qui va monter sur scène. Quand j'ai arrêté en 2009, j'avais un peu l'impression qu'il y avait un décalage entre le Helmut en privé et le Helmut sur scène, et ça, ce n'est pas bon. On joue toujours bien sûr une sorte de personnage sur scène, mais ce personnage doit être moi plus quelque chose,  et pas une partie de moi".

Helmut Lotti sera en concert le 17 avril 2018 au palais des beaux-arts de Charleroi.

jeudi 25 janvier 2018

Sortie de "Les Belges du bout du monde" (n°7)

Vu le succès, Adrien Joveneau et Frédérique Thiebaut viennent de sortir le septième tome de leur livre "Les Belges du bout du monde" (éditions Renaissance du Livre), déclinaison de l'émission du même nom.

Adrien Joveneau a répondu aux questions du groupe Vers l'Avenir :

"Comment a commencé cette aventure des Belges du bout du monde?
- Fin des années 1980, je faisais les petits matins radio à la RTBF Namur et, tous les jeudis, j'animais mon émission à l'extérieur. C'était parrainé par RTT Lessive, qui offrait les lignes de communication. Un jour, la RTT me propose de faire l'émission depuis Lessive. J'arrive à 6h du matin et là, pas un chat, à part un préposé flamand. Pour faire trois heures d'émission en direct... Le gars m'a dit que je pouvais utiliser gratuitement les lignes téléphoniques, partout dans le monde. J'ai eu l'idée de proposer aux auditeurs d'appeler leur famille à l'étranger, via la radio. J'ai été complètement débordé d'appels car, à l'époque, ça coûtait très cher. C'est là que j'ai compris qu'il y avait une veine à creuser. Le projet était lancé. Au fil du temps, l'émission a évolué avec des portraits, des interviews, des invités étrangers qui vivent en Belgique.

- C'est donc une très vieille émission. Comment fait-on pour se renouveler?
- Ce qui me tient en vie dans cette émission, c'est le sang neuf. J'ai des jeunes chroniqueuses qui amènent de la fraîcheur. On essaie d'avoir de nouveaux défis. Ici, par exemple, pour Noël, on va faire l'émission du 24 décembre depuis le centre de réfugiés de Belgrade. Parce qu'il y a aussi des étrangers près de chez nous. Il faut toujours essayer de surprendre et surtout ne pas se répéter. 

- Cela fait près de 40 ans que vous faites de la radio. Vous êtes tombé dedans tout petit?
- Au départ, je voulais être vétérinaire car je suis un grand passionné de chevaux, puis j'ai voulu bifurquer vers le  théâtre lorsque j'ai découvert Prévert. Mes parents m'en ont heureusement dissuadé et m'ont conseillé, en tant que Tournaisiens, de m'inscrire à l'Ihecs, basé à Tournai à l'époque. C'était le début des radios libres et, tout de suite, j'ai plongé dedans.

- Depuis toujours, vous avez bourlingué, même quand vous étiez enfant?
- J'ai passé toute mon enfance en Allemagne. Mon papa était militaire, on déménageait tous les ans. J'ai appris très jeune à faire mes bagages! J'ai fait mes secondaires en internat à l'athénée de Marchin, une école un peu spéciale basée sur le système scout. On appelait d'ailleurs les profs par leur totem. Je crois que c'est là que l'esprit du Beau Vélo de Ravel est né chez moi, ces valeurs de fraternité, de partage, de groupe et d'aventure. 

- Et aujourd'hui, vous êtes Namurois?
- Oui. Après quelques boulots à gauche et à droite, je me suis installé en région namuroise et je vis maintenant à Malonne. Je suis aussi amoureux de la Grèce depuis toujours. Avec ma femme Catherine, on vient d'y acheter un cabanon qu'on est en train de rénover. C'est aussi un projet familial. Mes enfants aussi donnent leur avis dans ce projet. Moi qui ai tellement pourchassé les Belges du bout du monde, je pourrais en devenir un!".

lundi 22 janvier 2018

Nouvel album de Jasper Steverlinck

Après cinq ans d'absence, le chanteur gantois Jasper Steverlinck revient avec un nouveau single, intitulé "That's not how dreams are made". Un album solo est prévu pour mars 2018. Pour l'écouter :  https://www.youtube.com/watch?v=t-2Ul8hCWK8

Jasper a répondu aux questions du groupe Vers l'Avenir :

"Pour la majorité des auditeurs, vous êtes avant tout l'ex-chanteur du groupe Arid?
- Ces dernières années, j'ai fait le choix de me consacrer à ma famille avant de devenir coach pour The Voice en Flandre. J'ai ensuite beaucoup travaillé en Angleterre, notamment avec le producteur Jake Gosling en écrivant essentiellement pour les autres. Le public ne m'a donc connu que sous le nom d'Arid. Vers la fin, en 2012, j'étais seul acteur dans le groupe. J'y ai écrit la majorité des titres, ce qui m'a donné l'envie de me lancer en solo. Mais il n'y a pas d'arrêt définitif prévu pour le groupe de rock. Nous restons des amis susceptibles de se croiser en chemin...

- L'album live "Uncut" laisse deviner des mouvances rocks qui ont précédé?
- Cet album live, qui précède mon futur album, est complètement à mon image. Le son est pur et brut, sans arrangements. Rien de superflu, donc. J'en suis très fier. J'ai écrit seul, dans mon studio, sans aucune influence d'autres musiciens. Je vais sans doute surprendre car je ne vais pas dans le même sens que l'industrie de la musique d'aujourd'hui. Sans que ce ne soit vraiment nouveau, je propose ici quelque chose de différent. Il peut y avoir une certaine prise de risque mais je tenais à raconter mon histoire.

- Des concerts, un album live et ensuite un nouvel album : le schéma est ici plutôt inversé et peu conventionnel?
- Sept années me séparent de mon dernier album. J'avais très envie de retrouver mon public et de lui partager mes découvertes avant de vendre des disques. Je suis très heureux et impatient de pouvoir remonter sur scène, et j'espère que les spectateurs le seront tout autant....".

jeudi 18 janvier 2018

L'entrepreneur Marc Coucke

Au chapitre économique, c'est lui qui a fait l'actualité en cette fin d'année 2017 :  le riche entrepreneur belge Marc Coucke continue ses investissements aux quatre coins du pays, et rachète le mythique club de football d'Anderlecht.

Qui est ce Marc Coucke?  Né en 1965 à Gand,  il fonde le groupe pharmaceutique Omega Pharma qui va faire sa fortune. En 2003, il investit de l'argent dans le cyclisme au sein de différentes équipes (Quick Step, Davitamon-Lotto, Omega-Pharma-Lotto, p.ex.). Depuis 2013, il devient président du club de football KV Ostende (un poste qu'il quittera prochainement car il ne peut être président de deux clubs de division 1 du championnat belge). En 2014, il revend le groupe Omega Pharma pour 3,6 milliards d'euros... Il investit l'argent dans différents projets : 75 millions d'euros dans le groupe immobilier Groep Versluys, 23 millions d'euros dans le parc Pairi Daiza à Cambron-Casteau (dont il est désormais co-propriétaire avec Eric Domb), 60 millions d'euros dans le rachat de Durbuy Adventure et de différents commerces de la ville, dans le club de basket des Castors Braine dont il est le nouveau sponsor, et désormais le club de football d'Anderlecht.

Bref, chapeau à ce pharmacien parti de rien devenu en trente ans l'une des plus grosses fortunes du pays. D'après tous les échos lus dans la presse, Marc Coucke ne semble pas avoir pris la grosse tête, et son côté jovial semble séduire tous ceux qui l'approchent. Il faut aussi souligner qu'il soigne sa communication  (notamment en participant à l'émission télévisée "Master Chef" qui donne une image inhabituelle d'un grand patron), et que le fait de réinvestir sa fortune en grande partie dans notre pays lui attire les sympathies.

lundi 15 janvier 2018

Madeleine Dullier, nouvelle doyenne des Belges

                                        Sans oublier le chapeau
!

Depuis le décès de la Gantoise Fernande De Raeve en décembre dernier à l'âge de 111 ans, c'est Madeleine Dullier qui est devenue la nouvelle doyenne des Belges. Née à Mellet le 30 avril 1907, elle a grandi et travaillé dans l'exploitation agricole de ses parents. Elle a eu six enfants qui sont malheureusement tous morts. Elle compte de nombreux petits-enfants et arrières-petits-enfants. A l'âge de 97 ans, elle entre à la maison de retraite "Bien Etre" à Courcelles, où elle réside toujours actuellement. Madeleine devient ensuite centenaire, puis doyenne de la province du Hainaut, de Wallonie et maintenant de Belgique. Malgré son grand âge, elle est toujours alerte et l'esprit vif, comme vous pouvez le voir ci-dessus....lors de sa visite l'été dernier du parc Pairi Daiza avec d'autres pensionnaires de son home (elle avait donc 110 ans).