vendredi 19 septembre 2014

Delacre sort un nouveau biscuit

Qui ne connaît pas l'entreprise belge Delacre (www.delacre.be) ?  Son fondateur Charles Delacre était pharmacien de formation à Bruxelles, où il ouvre sa première chocolaterie. Le succès est vite au rendez-vous. Delacre est réputé pour ses marquisettes, ses cigarettes russes et ses boîtes de collection qu'elle sort pour les fêtes de fin d'année. Aujourd'hui, Delacre emploie 350 personnes dans notre pays (l'usine se trouve à Verviers en province de Liège) et s'exporte partout dans le monde. Si ses biscuits sont vendus dans tous les magasins, Delacre possède depuis quatre ans sa propre boutique à Bruxelles, dont je vous avais parlé lors de son ouverture :  http://journalpetitbelge.blogspot.be/2010/06/ouverture-du-premier-magasin-delacre.html


Quoi de neuf en 2014?  Un nouveau logo, une nouvelle campagne de pub et de nouveaux produits pour plaire à toutes les générations. Le dernier né s'appelle "Venise", soit deux biscuits fourrés au chocolat noir, en forme de macaron. Alors, n'hésitez pas à aller goûter ce nouveau biscuit de Delacre et à soutenir cette entreprise belge (comme vous le faites pour nos producteurs de fruits en difficulté suite à l'embargo russe).

samedi 13 septembre 2014

Le château de Leeuwergem

On reste au 18ème siècle car c'est à cette époque que les seigneurs de Leeuwergem reconstruisent, pour la troisième fois, leur château qui sera cette fois de style rococo. Son hôte le plus célèbre sera le roi Louis XVIII en 1815. Il appartient désormais à la famille della Faille d'Huysse, et est ouvert au public (infos pratiques :   www.leeuwergem.be). Leeuwergem se situe dans la province de Flandre Orientale. Partons découvrir Leeuwergem grâce aux photos de notre ami Willy :


Le château :  http://dorpstraat-mariakerke.skynetblogs.be/archive/2014/09/01/kasteel-8271107.html


Le parc : http://dorpstraat-mariakerke.skynetblogs.be/archive/2014/09/02/kasteel-2-2-8271946.html

samedi 6 septembre 2014

La Belgique sous le régime autrichien au 18ème siècle

Figurez-vous qu'au 18ème siècle, nous avons été successivement Espagnols, Autrichiens et Français!  A la fin de la guerre de succession d'Espagne en 1714, les Pays-Bas espagnols (dont la Belgique actuelle faisait partie) sont dévolus à l'Autriche. L'impératrice Marie-Thérèse fit gouverner les Pays-Bas devenus autrichiens par son beau-frère Charles de Lorraine pendant 36 ans, puis par sa fille l'archiduchesse Marie-Christine. Tout se passa bien jusqu'à la mort de l'impératrice Marie-Thérèse et l'avènement de son successeur l'empereur Joseph II. Celui-ci décida en 1787 de réformer toute notre vieille organisation administrative et judiciaire, ce qui fit de nombreux mécontents. L'opposition, menée par les avocats Van der Noot et Vonck, devait déboucher sur la Révolution Brabançonne en 1787-1789 (où on vit, pour la première fois, apparaître nos couleurs tricolores le noir, le jaune et le rouge) et la création des très brefs Etats-Belgiques Unis en 1790. Mais les troupes autrichiennes reprennent le pouvoir et, suite à la victoire française de Jemappes en novembre 1792, nous terminons le 18ème siècle sous régime français jusqu'à la chute de Napoléon en 1815. Bref, ces quelques lignes résument un siècle de l'histoire mouvementée de la Belgique actuelle, qui passe d'un pays étranger à un autre jusqu'à notre vraie indépendance en 1830.


Que reste-t-il du régime autrichien du 18ème siècle?  Les principales traces visibles sont à Bruxelles qui doit beaucoup à Charles de Lorraine, gouverneur des Pays-Bas autrichiens sous le règne de l'impératrice Marie-Thérèse. En voici deux exemples. Suite à l'incendie du palais du Coudenberg, il redessina toute la place Royale comme on peut la voir toujours actuellement. On construisit notamment la nouvelle église Saint-Jacques du Coudenberg :  http://probelgicahainaut.blogspot.be/2012/08/leglise-saint-jacques-sur-coudenberg.html . Et l'Académie impériale et royale des sciences et des lettres est créée, et existe toujours actuellement.

mercredi 3 septembre 2014

L'Hôpital Notre-Dame à la Rose de Lessines

L'Hôpital Notre-Dame à la Rose a été fondé en 1242 à Lessines (province du Hainaut) par Alix de Rosoit pour exaucer les dernières volontés de son mari, Arnould IV d'Oudenaarde. Elle en confie la gestion aux chanoinesses de Saint-Augustin. Les religieuses y prodigueront les soins aux malades jusqu'en 1980. Tout comme les Hospices de Beaune en Bourgogne, il est l'un des derniers ensembles complets et autarciques d'hôtels-dieu du Moyen Age. Il a conservé son aspect des XVIème et XVIIème siècles, notamment son cloître gothique. On peut y voir aujourd'hui 20 salles scénarisées dont deux salles des malades. La première vous fera remonter en 1715 avec ses lits en alcôve drapés de tentures rouges. La seconde, salle hygiéniste de 1900, rend compte de l'évolution de la science. La pharmacie est encore telle que les sœurs l'utilisaient à la fin du XIXème siècle. On peut aussi voir, entre autres, la cuisine, l'infirmerie des religieuses et le réfectoire. La chapelle baroque permettait aux patients de se recueillir, le but étant de guérir les maux de l'âme tout autant que ceux du corps. Les meubles, tableaux, livres, porcelaines, orfèvreries et archives qui jalonnent le circuit sont autant de trésors d'art ancien et religieux. A l'extérieur, une visite s'impose dans le vieux cimetière des religieuses qui a été transformé en jardin de plantes médicinales. Plus d'infos :  www.notredamealarose.com


A noter que ce week-end, Lessines organisera son traditionnel Festin, une fête historique commémorative de la délivrance de la ville en 1578. Près de 1.000 figurants en parure d'époque se donnent rendez-vous : jongleurs, baladins, musiciens, troubadours, soldats, artisans, etc.

lundi 25 août 2014

Robin Williams par l'artiste belge Catherine Ailesse

L'an dernier, je vous avais présenté Catherine Ailesse :  http://journalpetitbelge.blogspot.be/2013/12/lartiste-belge-catherine-ailesse.html . Née en 1957, cet artiste belge est originaire d'Huldenberg dans la province du Brabant flamand, et sa famille maternelle est française. Elle s'est spécialisée dans les grands portraits de personnalités (Nelson Mandela, Gérard Depardieu, p.ex.) ou de simples anonymes. Vous pouvez découvrir son travail à la DCA Gallery (avenue Louise à Ixelles), sur son site www.catherine-ailesse.com ou sur sa page Facebook.


Comme vous aviez bien aimé ce qu'elle fait, je vous montre le dernier tableau de Catherine Ailesse en hommage à l'acteur Robin Williams, récemment décédé.


                        Photo                                      

mardi 19 août 2014

"Une châtelaine dans les tranchées" (F. de Moreau de Villegas de Saint-Pierre)

Née en 1870, Maria de Villegas de Saint-Pierre passe une enfance heureuse au château de Louvignies (province de Hainaut) dont son père est le bourgmestre. En 1892, elle épouse le comte Léopold van den Steen de Jehay, conseiller de légation. Le couple se partage entre leur hôtel particulier à Bruxelles et leur château de Chevetogne (province de Namur). Ils ont un fils unique, Jean. Maria est sociétaire de la Société des Gens de Lettres, écrit différents ouvrages et reçoit en 1913 un prix de l'Académie française. Membre fondateur de l'école d'infirmières Sainte-Camille à Bruxelles, elle multiplie les démarches pour officialiser cette école catholique.


Mais le présent ouvrage rend hommage à son action durant la première guerre mondiale grâce à sa correspondance, ses albums et ses notes manuscrites retrouvés en 2007 dans un coffre à Louvignies. Lors de l'invasion allemande du 4 août 1914, son fils Jean s'engage comme volontaire et Maria transforme son château de Chevetogne en hôpital de la Croix-Rouge qu'elle dirigera jusqu'en novembre. De retour à Bruxelles, elle décide de partir sur le front avec ses infirmières. En 1915, elle devient directrice de l'hôpital Elisabeth de Poperinghe, une commune située sous commandement britannique. Un poste qu'elle occupera pendant plus de trois ans et demi.


Ses écrits nous permettent de nous rendre compte de la vie quotidienne difficile de cet hôpital. Elle confie :   "De toutes nos fibres tendues, nous sommes attachés à ces lamentables épaves. Avec quel cœur, avec quel oubli de soi-même, on tâche de les soulager. Si plus rien ne semble rebutant, dégoûtant ou fatiguant, c'est qu'on agit sans penser, dominé par la nécessité du devoir immédiat et matériel à accomplir. Ecrasé par ce labeur, anéanti de fatigue, on ne songe plus qu'au mobile chrétien et patriotique qui nous a lancé dans cette aventure. L'horreur a aboli la pensée. L'effort, dans sa continuité (à présent que nous sommes ici depuis plusieurs semaines), est devenu un engrenage quotidien, mécanique et tenace :  détruire la maladie, sauver les malades et ne pas flancher!".


Maria utilise son carnet d'adresses pour obtenir de l'argent pour son hôpital qui reçoit notamment la visite des ministres belges de la Guerre Charles de Broqueville, de l'Intérieur Paul Berryer et de la Justice Henry Carton de Wiart, de l'ambassadeur des Etats-Unis en France et de la reine Elisabeth qui la surnomme "le major de Poperinghe". En 1916, elle est atteinte de septicémie et ses jours sont en danger. Mais elle est opérée et sauvée. Maria se rend plusieurs fois sur le dernier lambeau de territoire belge libre, où elle rencontre le couple royal et visite l'hôpital de l'Océan du docteur Lepage (plus d'infos à ce sujet : www.noblesseetroyautes.com/2014/07/lhopital-de-locean-a-la-panne). Le roi Albert Ier lui remet l'Ordre de Léopold en lui disant :   "Je tiens à vous l'épingler moi-même car vous êtes restées quand les autres sont partis".


La vie continue à Poperinghe avec son lot de blessés, de morts et de bombardements jusqu'à la fin de la guerre. Maria participe aux Joyeuses Entrées des souverains dans les villes libérées de Tournai et Bruxelles. Outre l'Ordre de Léopold, elle reçoit diverses décorations (Ordre de l'Empire britannique et Légion d'Honneur notamment) et est nommée citoyenne d'honneur de Poperinghe. Après la guerre, elle a la douleur de voir la santé de son fils unique se dégrader.


En 1937, Maria fait publier "Mon journal d'infirmière" qui relatait les mois d'août à novembre 1914, et avait l'intention d'écrire la suite. Mais elle décède à Bruxelles en 1941 à l'âge de 70 ans en pleine deuxième guerre mondiale. Ses funérailles ont lieu en grande pompe à la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule et un hommage lui est rendu à l'Académie Royale de Littérature.


Dans le cadre du centenaire de la première guerre mondiale, bravo aux éditions Racine (www.racine.be) et à Florence de Moreau de Villegas de Saint-Pierre de rendre hommage à ces gens de l'ombre dans cet ouvrage richement illustré ("ce livre est la petite histoire de la comtesse van den Steen de Jehay dans la grande histoire de la guerre 1914-1918", comme le signale l'avant-propos).

vendredi 15 août 2014

Soutenons les producteurs belges !

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La Russie ayant décidé un embargo contre les produits agro-alimentaires venus de l'Union Européenne,  les producteurs belges vont se retrouver avec des tonnes de fruits en surplus. C'est évidemment pour eux une catastrophe financière dont ils se seraient bien passées. Si nous sommes impuissants face aux aléas de la politique internationale, nous, en tant que consommateurs, pouvons apporter un petit coup de pouce à ces producteurs belges en leur achetant un peu plus de fruits que d'habitude. On n'arrivera pas à sauver leur saison 2014 (en espérant que l'embargo russe ne se prolonge pas trop longtemps) mais on peut malgré tout, tous ensemble, les aider.


Bon week-end du 15 août à tous (pour les personnes intéressées :  le tapis de fleurs de la Grand-Place de Bruxelles est visible jusqu'à dimanche).

jeudi 7 août 2014

A lire sur mon blog des écrivains belges

"Crispations" d'Eric Russon :   http://ecrivainsbelges.blogspot.be/2014/04/premier-roman-deric-russon.html


"L'immeuble des femmes qui ont renoncé à l'amour" de Karine Lambert :   http://ecrivainsbelges.blogspot.be/2014/06/succes-pour-le-premier-roman-de-karine.html


"Colette Nys-Mazure accordée au vivant" de Mathieu Gimenez :  http://ecrivainsbelges.blogspot.be/2014/06/colette-nys-mazure-accordee-au-vivant.html


"L'Eté sous un chapeau de paille" d'Alain Bertrand (son dernier ouvrage car il est décédé début 2014) :   http://ecrivainsbelges.blogspot.be/2014/07/lete-sous-un-chapeau-de-paille-alain.html


"S. aime S." de Nicolas Buytaers :  http://ecrivainsbelges.blogspot.be/2014/07/un-roman-belge-ecrit-en-sms.html


N'hésitez pas à nous faire part dans les commentaires de vos récentes lectures d'auteurs belges!

samedi 19 juillet 2014

Côte Belge (6) : l'arrêt de tram du Coq / De Haan

                


Une des caractéristiques de la côte belge, c'est son tram qui la traverse de La Panne à Knokke-Heist grâce à 67km de voies et 69 arrêts. C'est l'une des plus longues lignes de tram au monde. Le plus bel arrêt de tram du littoral belge se trouve au Coq (De Haan en néerlandais) que vous pouvez voir sur la photo ci-dessus. Ce bâtiment a été construit après la mise en service de la ligne de tram Ostende-Bredene-Le Coq-Blankenberghe, inaugurée en 1886. Cette charmante petite gare a été bâtie en 1902, est aujourd'hui classée et abrite l'office de tourisme. Il comporte des éléments décoratifs en toiture typiques de l'architecture côtière britannique et normande. Mais cette gare n'est pas le seul joyau architectural de la ville, où on peut encore voir une centaine de jolies maisons à colombages de style anglo-normand, typiques de la Belle Epoque. Partons-nous y promener grâce aux photos de notre ami Jacques :   http://vuesdunord.skynetblogs.be/b-de-haan-le-coq


J'en profite pour vous souhaiter une joyeuse fête nationale. Comme chaque année, je déplore qu'il n'existe pas un site Internet centralisant toutes les festivités organisées à cette occasion en dehors de la capitale. Il existe juste cet agenda pour la province du Hainaut :  http://probelgicahainaut.blogspot.be/2014/06/ceremonies-et-festivites-du-21-juillet.html . A noter qu'à la côte belge, la station de La Panne organise les Leopoldfeesten qui commémorent l'arrivée de Léopold Ier, premier roi des Belges, sur le territoire belge à La Panne en juillet 1831, et qu'il y aura ce lundi des feux d'artifice sur les plages de plusieurs stations.


Bonne fête nationale à tous. Je vous retrouve au mois d'août. A bientôt.