jeudi 18 janvier 2018

L'entrepreneur Marc Coucke

Au chapitre économique, c'est lui qui a fait l'actualité en cette fin d'année 2017 :  le riche entrepreneur belge Marc Coucke continue ses investissements aux quatre coins du pays, et rachète le mythique club de football d'Anderlecht.

Qui est ce Marc Coucke?  Né en 1965 à Gand,  il fonde le groupe pharmaceutique Omega Pharma qui va faire sa fortune. En 2003, il investit de l'argent dans le cyclisme au sein de différentes équipes (Quick Step, Davitamon-Lotto, Omega-Pharma-Lotto, p.ex.). Depuis 2013, il devient président du club de football KV Ostende (un poste qu'il quittera prochainement car il ne peut être président de deux clubs de division 1 du championnat belge). En 2014, il revend le groupe Omega Pharma pour 3,6 milliards d'euros... Il investit l'argent dans différents projets : 75 millions d'euros dans le groupe immobilier Groep Versluys, 23 millions d'euros dans le parc Pairi Daiza à Cambron-Casteau (dont il est désormais co-propriétaire avec Eric Domb), 60 millions d'euros dans le rachat de Durbuy Adventure et de différents commerces de la ville, dans le club de basket des Castors Braine dont il est le nouveau sponsor, et désormais le club de football d'Anderlecht.

Bref, chapeau à ce pharmacien parti de rien devenu en trente ans l'une des plus grosses fortunes du pays. D'après tous les échos lus dans la presse, Marc Coucke ne semble pas avoir pris la grosse tête, et son côté jovial semble séduire tous ceux qui l'approchent. Il faut aussi souligner qu'il soigne sa communication  (notamment en participant à l'émission télévisée "Master Chef" qui donne une image inhabituelle d'un grand patron), et que le fait de réinvestir sa fortune en grande partie dans notre pays lui attire les sympathies.

lundi 15 janvier 2018

Madeleine Dullier, nouvelle doyenne des Belges

                                        Sans oublier le chapeau
!

Depuis le décès de la Gantoise Fernande De Raeve en décembre dernier à l'âge de 111 ans, c'est Madeleine Dullier qui est devenue la nouvelle doyenne des Belges. Née à Mellet le 30 avril 1907, elle a grandi et travaillé dans l'exploitation agricole de ses parents. Elle a eu six enfants qui sont malheureusement tous morts. Elle compte de nombreux petits-enfants et arrières-petits-enfants. A l'âge de 97 ans, elle entre à la maison de retraite "Bien Etre" à Courcelles, où elle réside toujours actuellement. Madeleine devient ensuite centenaire, puis doyenne de la province du Hainaut, de Wallonie et maintenant de Belgique. Malgré son grand âge, elle est toujours alerte et l'esprit vif, comme vous pouvez le voir ci-dessus....lors de sa visite l'été dernier du parc Pairi Daiza avec d'autres pensionnaires de son home (elle avait donc 110 ans).

jeudi 21 décembre 2017

Meilleurs voeux pour 2018

L'heure est venue de prendre ma pause habituelle au moment des fêtes de fin d'année... Je vous remercie une nouvelle fois pour votre fidélité, votre gentillesse, votre intérêt pour la Belgique et vos commentaires au cours de l'année écoulée sur le Journal d'un petit Belge, qui fête son 11ème anniversaire en ce mois de décembre. Plus de 1.300 articles ont été publiés, dont une septantaine cette année. Certains sont bien référencés dans les moteurs de recherche car ils traitent d'un sujet sur lequel on trouve peu d'informations sur Internet.

Depuis 2006, les blogs ont été un peu dépassés par les réseaux sociaux qui ont fait leur apparition, mais ils continuent leur chemin. Personnellement, je suis toujours ravi de découvrir plein de nouvelles choses sur vos blogs, d'admirer vos photos et textes, d'échanger nos points de vue sur un sujet. Cela permet de découvrir des personnes d'horizons très différents.

Je vous souhaite, ainsi qu'à vos proches, de joyeuses fêtes de fin d'année et une heureuse année 2018.

Je vous retrouve en janvier. N'hésitez pas à consulter mes deux autres blogs (créés en 2009 pour regrouper mes articles sur ces deux thèmes) :   http://ecrivainsbelges.blogspot.be et  http://familleroyalebelge.blogspot.be

Vive la Belgique !

lundi 18 décembre 2017

La Nativité expliquée par Zidani

A quelques jours de Noël, je vous propose de (ré)écouter le sketch de Zidani sur le mystère de la Nativité expliquée par un professeur de religion à ses élèves :   https://www.youtube.com/watch?v=qnFhWKzJJC8 . Licenciée en histoire de l'art de l'Université Libre de Bruxelles, Sandra Zidani a été professeur de religion pendant une dizaine d'années (ce qui lui a d'ailleurs inspiré tout un spectacle sur l'enseignement, dont ce sketch de la Nativité). J'ai vu ce spectacle qui l'a fait connaître il y a quelques années, et j'ai passé un très agréable moment. A l'étranger, on l'a vue dans l'émission "On n'en demande qu'à en rire" sur France 2.

Actuellement, Zidani reprend son spectacle "Quiche toujours" qui aborde les inégalités entre hommes et femmes. Elle a répondu aux questions des journaux du groupe Vers l'Avenir :

"Quiche toujours" date de 2014 : vous êtes en quelque sorte une visionnaire du spectacle féministe?
- C'est en tout cas un sujet qui m'a toujours interpellée. Mais je crois surtout que si c'est devenu un sujet tellement actuel, c'est parce que la parole s'est soudain libérée. DSK serait probablement devenu président de la République en France et c'est devenu un des premiers exemples qui a montré qu'on ne pouvait plus faire n'importe quoi et que certains comportements auront des conséquences. Puis, il y a eu l'élection de Donald Trump qui a fait sortir les femmes dans la rue et leur a accordé un peu de visibilité. Ce sont des éléments qui permettent une prise de conscience, et grâce à Internet, on a la déferlante que l'on connaît actuellement. Parfois, d'une façon un peu dépareillée mais malgré cela, c'est important que la parole puisse se libérer.

- Comment avez-vous décidé d'utiliser ce sujet pour en faire un spectacle dans lequel on rit?
- On a créé le spectacle au Théâtre de Dix Heures à Paris et il s'est énormément développé avec le public, grâce aux interactions et aux improvisations. De toute façon, je finis toujours dans le public. Cette fois-ci, je commence au milieu du public par la tante de mon personnage qui est veuve depuis peu et qui aide sa nièce en distribuant des morceaux de quiches aux gens. Et au fond, cette dame d'un certain âge explique que depuis que son mari est mort, elle a pas mal de temps pour elle et qu'elle accompagne sa nièce à des réunions d'associations qui défendent le droit des femmes. Elle n'a jamais pensé que c'était un sujet intéressant, le droit des femmes, mais elle voit que ça intéresse les gens et que ça lui permet de voyager. On se rend compte que cette dame se libère depuis que son mari est mort... Et donc, la conclusion c'est qu'il y a bien une vie après la mort!

- Et vous avez voulu travailler avec des jeunes sur le sujet?
- Oui mais sans que cela devienne trop lourd. On va travailler avec quelques jeunes au départ de la répartition des tâches ménagères. On voudrait simplement échanger avec eux et inclure des seniors à la discussion pour en faire un échange intergénérationnel".

jeudi 14 décembre 2017

Nouvel album de Girls in Hawaïï

Le groupe belge Girls in Hawaïï vient de sortir un nouvel album intitulé "Nocturne", et commence une tournée en Belgique et à l'étranger. Pour les écouter sur YouTube :   https://www.youtube.com/watch?v=XYeVO9lvuHg

Ils viennent de répondre aux questions des quotidiens du groupe Sud Presse :

"Depuis la sortie de votre précédent album, "Everest" en 2013, et du live "Hello Stange", que s'est-il passé jusqu'à ce "Nocturne"?
- Deux choses majeures en fait :  garder l'énergie de la tournée "Everest" qui avait été hypernourrissante à ce niveau-là. Puis pour ce nouvel album, on est aussi partis sur quelque chose de moins synthétique et moins boisé, dans l'esprit du live "Hello Strange", où chaque instrument avait sa place.

- A quoi fait référence "Nocturne", le titre de l'album?
- On aime qu'il y ait du sens dans le titre de nos albums et qu'il ne soit pas trop évident. "Everest" était chargé de sens parce que c'était l'album du renouveau du groupe. Tout y était très instinctif, presque vital. Pour celui-ci, on ne savait pas trop quels thèmes aborder. Du coup, des membres du groupe ont fait quelques séances d'hypnoses pour explorer nos langages inconscients. On voulait laisser venir les choses, écrire sur ce qui nous passait par la tête. Du coup, tout l'album a pris comme ça une ambiance d'écriture automatique. L'image que l'on a eue tout de suite en tête pour illustrer cette musique provenait du monde de la nuit : pas celui de la fête, mais plutôt celui des rêves. On voulait un titre et une pochette qui transmettent cela.

- Vous jouez maintenant depuis maintenant 17 ans. Malgré tout, cela reste excitant d'entrer en studio pour donner forme à un nouveau disque?
- Assez étonnamment, oui!  On est toujours enthousiastes. Il y a bien sûr une part d'habitude parce qu'on sait maintenant comment les choses vont se passer. On ne se dit plus :  "Ouais, on va bosser et boire des coups jusqu'à 6h du matin!". Nous avons plus de maîtrise et d'ailleurs, cela se retrouve dans le résultat. Mais nous restons aussi excités à l'idée d'entendre ce qui va sortir du studio. "Nocturne" est le premier album que nous avons enregistré dans un état d'esprit très relax. Quand on est sorti des tournées "Everest" et "Hello Strange", pour la première fois, on n'en avait pas marre. D'habitude, en tournée, on est complètement rincés un moment ou l'autre. Ce changement, on le doit à des conditions de tournées plus confortables. Le groupe est plus installé. Nous disposons d'un bus de tournée, un roadie, un tour-manager. Nos premières tournées étaient géniales, mais on était cramés au bout de quelques jours. On faisait tout le temps la fête, on dormait quatre heures par nuit, et on faisait des centaines de kilomètres par jour en camionnette. A ce rythme-là, tu tiens une semaine, et après t'es fini! Aujourd'hui, les conditions font qu'on tient mieux sur la longueur.

- Bref, vous entamez cette nouvelle tournée avec un état d'esprit parfaitement zen?
- Oui! Même si on se demande toujours comment les nouveaux morceaux seront accueillis. Mais ce stress positif fait partie du jeu. Nous nous définissons surtout comme un groupe de scène, et nous attendons donc ces concerts avec un maximum d'impatience. On n'est pas un groupe qui répète pendant des mois avant de rentrer en studio. La première fois où l'on joue les morceaux en groupe, c'est quand l'album est fini. Il y a donc toute une relecture du disque avant d'arriver à la version live. Notre défi, maintenant, c'est de trouver comment faire sonner ces nouveaux morceaux, qui ont été enregistrés sans guitare, sur scène". 

lundi 11 décembre 2017

Nafissatou Thiam, athlète mondiale de l'année 2017

Au terme d'une année 2017 plutôt réussie (championne du monde à l'heptathlon, championne d'Europe au pentathlon, un record de Belgique au javelot, entre autres), notre compatriote Nafissatou Thiam vient d'être élue athlète mondiale de l'année!

Nafissatou a répondu aux questions de la presse :

"Qu'est-ce que cela fait d'être la meilleure athlète mondiale en 2017?
- C'est vraiment un grand honneur. Je pense que n'importe qui serait très content de le recevoir. Etre dans les trois finalistes était déjà chouette. J'aime bien recevoir des récompenses, mais je n'ai jamais vraiment fait une obsession là-dessus. Même si je n'avais pas été récompensée, je n'aurais éprouvé aucun regret ni tristesse. Ma saison a été magnifique ; c'était bien plus que ce que j'espérais.

- A 23 ans, vous enchaînez les victoires et les records. Comment avez-vous vécu vos succès, en particulier aux jeux olympiques de Rio?
- J'étais très surprise par mes performances. A 21 ans, je pensais que j'avais atteint mes limites, que je ne serais jamais aussi performante. Je me posais beaucoup de questions et en réalité, je me suis améliorée. C'était tout nouveau pour moi, raison pour laquelle je me questionnais énormément. Il y avait beaucoup d'attention sur moi. Cela fait partie du jeu maintenant, je suis habituée. Puis, j'ai fait de bonnes choses cette année, ce qui m'a redonné confiance.

- Vous faites tout plus vite que les autres et vous semblez vivre cela sans vous prendre la tête, tout en gardant les pieds sur terre :  est-ce la clé de votre succès?
- C'est hyperimportant pour moi. Je fais des sacrifices tous les jours, le travail que j'effectue aboutit. Dès qu'il y a une bonne ou une mauvaise chose, les gens s'emballent très vite. Tout le monde donne son avis, essaie de diriger ou de guider les prochains pas que je devrais faire. C'est important de savoir rester objectif. Je sais ce que je fais au quotidien et ceux qui le savent également, peuvent avoir un avis objectif. Ne pas réussir à rester objective et partir dans tous les sens, c'est la meilleure façon de faire un faux pas et de prendre de mauvaises décisions qui gâcheront une belle carrière. J'essaie de le rester chaque année et après chaque résultat, qu'il soit bon ou non.

- Beaucoup pensent que vous êtes en passe de devenir la plus grande athlète belge de tous les temps. Où vous situez-vous par rapport à cela?
- Je ne sais pas, je ne suis pas très forte en histoire du sport belge. Ce genre de compliment, c'est pour l'après-carrière. Disons que je me concentre sur mes performances. Tout passe vite. Je n'ai pas envie de m'arrêter sur ce genre de chose, ce n'est pas ce qui m'intéresse le plus. Je veux pleinement vivre ma carrière de sportive, arriver au maximum de mes capacités".

mercredi 6 décembre 2017

Un album sur St-Nicolas réalisé par des Belges

                                              Saint Nicolas, c'est qui celui-là ?

Ce joli album est un projet collectif réalisé par des compatriotes :  l'auteur, l'illustrateur et la maison d'éditions Alice sont belges. Le texte a été écrit par Charlotte Bellière, une enseignante bruxelloise née en 1981. Les dessins ont été réalisés par Ian De Haes, artiste peintre et libraire spécialisé en littérature de jeunesse.

Voici un compte-rendu détaillé de cet album :   http://histoiresdenlire.blogspot.be/2017/11/saint-nicolas-cest-qui-celui-la.html

Bonne fête de Saint-Nicolas à tous les enfants, étudiants, enseignants et employés!

lundi 4 décembre 2017

Les 250 ans du Royal Hôtel-Restaurant Bonhomme

Le Royal Hôtel-Restaurant Bonhomme à Remouchamps s'apprête à fêter ses 250 ans d'existence. Fondé en 1768, cet ancien relais de malle-poste est toujours géré par la même famille depuis huit générations. Ils gardent un équilibre entre garder le cachet du lieu et l'adapter à l'époque contemporaine. L'hôtel a été réquisitionné par les Allemands durant la première guerre mondiale. Le plus illustre visiteur fut le roi Albert Ier qui avait sympathisé avec le patron de l'époque et accepta de donner le qualificatif "Royal". D'autres célébrités y sont venues :  Fernandel, Mistinguett, Douglas Fairbanks, le comte et la comtesse de Paris. A noter que l'hôtel est étiqueté "Bib Gourmand" par le guide Michelin. Plus d'infos :   www.hotelbonhomme.be

Bernard Daussaint, le gérant du Royal Hôtel-Restaurant Bonhomme, a répondu aux questions des quotidiens du groupe Vers l'Avenir :

"Un établissement qui existe depuis 1768 et qui appartient toujours à la même famille : en voilà une sacré prouesse!
- Tout à fait, c'est rare de nos jours. C'est même unique. Nous sommes aujourd'hui le plus ancien hôtel-restaurant de Belgique. Il faut croire que l'on a cela dans le sang. Ce qui est chouette, c'est que chaque génération a apporté sa petite touche. Au départ, l'établissement était un relais de malle-poste. Les gens venaient souvent de Liège et laissaient leurs chevaux dans les écuries qui se trouvaient à l'époque derrière la maison. C'est ensuite devenu une taverne-restaurant puis un hôtel-restaurant.

- Désormais, c'est votre fille Stéphanie qui a pris le relais derrière les fourneaux. Etait-ce difficile de la convaincre de reprendre l'affaire?
- Pas du tout. C'est elle qui a demandé à le faire. Elle a fait l'école hôtelière de Spa, moi celle de Namur, et mon grand-père celle de Liège. On a toujours été dans ce milieu, ça coulait donc de source. Puis, il n'y a rien à faire : on est attaché à ces murs, à cette maison. De ce fait, j'ai même demandé à pouvoir changer de nom et à reprendre celui de ma mère, Bonhomme, comme l'hôtel. C'est elle qui avait poursuivi l'activité suite au décès accidentel de mon oncle et j'aimerais vraiment faire perdurer ce nom : cette démarche n'a rien de commercial, au contraire, c'est sentimental.

- Contrairement à d'autres endroits, où l'on tente de recréer une ambiance, votre hôtel-restaurant possède une atmosphère toute particulière, comme hors du temps. C'est une volonté?
- Oui, nous tenions à conserver le caractère authentique de l'endroit, comme à l'époque. On a gardé la toile tendue sur les murs, les boiseries, les lambris. La verrière a également été rénovée à l'ancienne. Dans la salle de restaurant, on n'allume pas de lumière le soir, tout se fait à la lueur des bougies. Sur les tables, on retrouve toujours de l'argenterie, de la porcelaine et des fleurs fraîches. Nous avons vraiment envie de replonger les gens dans les belles années. Et cela fait son effet, même sur les jeunes générations.

- Qu'avez-vous prévu pour célébrer ces 250 ans d'existence?
- Nous avons décidé d'étaler les festivités sur toute l'année 2018. Pour l'instant, et depuis deux mois, je réalise des recherches sur l'histoire de l'établissement. J'ai également récupéré tout un tas de photographies d'époque. Certaines m'ont notamment été fournies par des collectionneurs de la région. Je compte exposer ces archives dans le couloir qui mène à la salle du restaurant. Ensuite, nous proposerons un menu d'époque différent tous les mois. Puis, nous organiserons aussi une soirée piano-bar tous les premiers vendredis du mois. Et en septembre, il y aura un grand feu d'artifice.

- Avez-vous des projets pour les années à venir?
- Pour l'instant, nous possédons douze chambres qui ont, elles aussi, conservé leur charme d'autrefois, mais nous avons prévu de construire prochainement une extension de part et d'autre du bâtiment. Nous espérons commencer les travaux l'année prochaine. Cela nous permettrait notamment d'avoir cinq chambres supplémentaires. Toutefois, nous ne souhaitons pas agrandir davantage l'établissement : on tient à ce que cela reste un endroit convivial et familial".

jeudi 30 novembre 2017

L'asbl Objectif Ô de Jean-Denis Lejeune

Après avoir perdu sa fille Julie, Jean-Denis Lejeune s'est lancé dans le domaine social :  d'abord, en travaillant au centre Child Focus pour la recherche des enfants disparus et auprès du délégué général aux droits de l'enfant, puis en tant que bénévole pour l'Objectif Ô qu'il a créé en 2008 grâce au don d'une dame. L'homme ne laisse pas indifférent :  certains vantent son engagement social, d'autres lui reprochent de rester une personnalité médiatique (contrairement aux autres parents d'enfants disparus qui sont retournés à une vie anonyme) ou/et de s'être présenté aux élections sur une liste du CDH.

L'association Objectif Ô a financé des projets dans huit pays :  Bénin, Haïti, Nicaragua, Sénégal, Côte d'Ivoire, Congo, Inde, Népal.

Jean-Denis Lejeune vient d'accorder une interview aux quotidiens du groupe Sud Presse :

"D'où vous est venue cette idée d'apporter l'eau potable à des populations déshéritées?
- Quand je travaillais aux droits de l'enfant, j'accompagnais des jeunes Wallons en difficulté qui partaient construire des puits au Bénin. J'ai vu des femmes qui faisaient deux fois 12km à pied tous les jours pour amener 20 litres d'eau à leur famille. J'en ai parlé en Belgique et, touchée comme moi, une dame m'a offert les 400.000 euros de la vente d'une de ses maisons en me faisant promettre de les consacrer à fournir de l'eau potable en Afrique. C'est le début d'Objectif Ô.

- Comment trouvez-vous les projets à financer?
- Je travaille toujours en partenariat avec des associations de la région car il faut que le projet soit accepté par la population. Il faut toujours tenir compte de la culture et des traditions locales. Eux me proposent les projets et en assurent le suivi. Moi, je m'occupe de trouver les fonds et de vérifier que chaque euro soit bien utilisé. A chaque puits creusé, je me dis que c'est une petite bataille de gagnée. Et je suis encore plus motivée à trouver des fonds pour en construire de nouveaux.

- Et qu'est-ce que ça vous apporte personnellement?
- Dans nos pays, les gens ont toujours 1.001 raisons de se plaindre, pour tout et pour rien. Ici, on remet les vraies valeurs à leur place. C'est aussi un objectif que je me suis fixé après tout ce qui m'est arrivé. Pour positiver, aller de l'avant. Je le fais aussi pour Julie. Et ce qui me fait le plus plaisir, c'est quand on me dit que, là où elle est, elle doit être fière de son papa.

- Quelle sera la suite de votre action?
- Essayer de trouver plus de partenaires (comme la Compagnie Liégeoise des Eaux) ou de dons pour assurer le plus de projets possible.

- N'êtes-vous pas parfois découragé devant l'ampleur de la tâche? Une goutte d'eau dans l'océan?
- Non, jamais. Ce qui est fait est fait. Si on n'avait rien financé, ce sont 400.000 personnes qui n'auraient pas toujours d'accès à l'eau potable et des centaines de vies qu'on n'aurait pas pu sauver. 

- Et à ceux qui vous reprochent de vous occuper de la misère dans le monde alors qu'il y en a déjà en Belgique?
- Personne en Belgique ne sait ce que c'est de ne pas avoir d'eau potable. On n'imagine pas la chance qu'on a tous d'en avoir en tournant simplement un robinet. Il faut souvent forer jusqu'à 200m ou 300m pour aller chercher les nappes aquifères et parce que la terre proche du sol contient de l'uranium à l'état naturel. En Belgique, il y a suffisamment d'organisations qui s'occupent de la pauvreté. Moi, j'ai fait le choix de m'occuper de l'eau en fonction de ma promesse à ma première donatrice. Je pourrais faire autre chose, mais je n'ai pas du tout envie d'arrêter".

lundi 27 novembre 2017

Saloperie de maladie...

Oui, cette saloperie de maladie qui touche presque toutes les familles. Je ne fais pas exception : ma grand-mère paternelle et un de mes oncles sont décédés d'un cancer en 1997 et 2010. Aujourd'hui, je voudrais vous faire découvrir un blog qui m'a beaucoup touché :  http://monpetitjournalrose.wordpress.com . Il est tenu par Stéphanie, une jeune Belge de 34 ans, maman d'un petit garçon dans le Hainaut, qui raconte son combat contre le cancer du sein...qui a déjà emporté sa mère et sa sœur. Saloperie de maladie... N'hésitez pas à aller lui mettre quelques paroles d'encouragement. Merci d'avance pour elle.