vendredi 24 avril 2015

Un Musée de Flandre...en France

Chers lecteurs français de ce blog, savez-vous qu'il existe un Musée de Flandre...en France? Et du 4 avril au 12 juillet 2015, il propose de (re)découvrir quelques-uns des plus grands artistes flamands du XVIème siècle via l'exposition "La Flandre et la Mer : de Pieter Breughel l'Ancien à Jan Breughel de Velours". Infos pratiques :   http://museedeflandre.lenord.fr


Pieter Breughel est surtout connu pour ses tableaux de scènes d'effervescence, comme de joyeuses kermesses. Mais le peintre flamand a également réalisé des scènes maritimes, des batailles navales ou des paysages portuaires. Sa "Bataille navale dans le golfe de Naples" (restauré récemment par la Galerie Pamphili de Rome) est l'une des pièces-phares de l'exposition. Au travers d'une sélection exceptionnelle de peintures et de gravures des XVIème et XVIIème siècles, cette exposition, qui occupe tout le rez-de-chaussée, porte un regard neuf sur la représentation de la mer dans l'art flamand. Si les marines sont une spécialité de la peinture hollandaise, ce sont les artistes flamands qui en sont les véritables inventeurs. Parmi les tableaux présentés, citons Frans Snyders, Hendrik van Balen, Abel Grimmer, Paul Bril, Adam Willaerts, Simon de Vlieger ou Joachim Beuckelaer. L'exposition présente environ 80 peintures, dessins et gravures ainsi que trois maquettes de bateaux provenant à la fois de musées européens et américains.


En dehors de cette exposition temporaire, le Musée de Flandre vaut aussi le détour. Il est installé dans l'un des plus beaux bâtiments flamands du Nord-Pas de Calais, à Cassel exactement. Organisé par thématiques, le parcours favorise le dialogue entre œuvres anciennes et créations contemporaines, et permet au visiteur de découvrir la richesse et la diversité de la culture flamande du XVème siècle jusqu'à aujourd'hui. Sa collection compte 6.000 objets et œuvres d'art.

mardi 21 avril 2015

Les 80 ans de la marque belge Ijsboerke

Créée en 1935 en Campine, Ijsboerke est surtout connue pour...ses camions. Staf Janssens a, en effet, l'idée de remplir une brouette de crème glacée et de le vendre en porte à porte. Rapidement, la brouette est remplacée par un vélo puis par un camion. Il y a deux ans, cette entreprise a failli disparaître lors d'un changement d'actionnaires. Reprise depuis mars 2013, la marque se porte aujourd'hui au mieux et est le leader de la glace en vrac sur le marché belge. L'an dernier, elle a vendu 10,5 millions de litres de glaces pour un chiffre d'affaires total de 81 millions d'euros. Ijsbroeke collabore avec d'autres entreprises belges : Callebaut (pour le chocolat), Léonidas (pour le "Manon Signature", version frisko de la célèbre praline), le sirop de Liège (vente de raviers d'1 litre de glace vanille au sirop de Liège).  Bref, une success-story bien belge!

samedi 18 avril 2015

"Thin Walls", nouvel album du groupe belge Balthazar

Originaire de Courtrai, le groupe belge Balthazar (leaders : Maarten Delvoldere et Jinte Deprez) sort son troisième album, intitulé "Thin Walls. Il évoque l'absence de vie privée, celle qu'on perd en vivant 24h/24 avec d'autres gens, comme un groupe musical en tournée. Mais certaines personnes font le parallèle avec les réseaux sociaux. Après avoir auto-produit "Applause" et "Rats", Balthazar a fait appel cette fois à un producteur ("On voulait que quelqu'un vienne avec des idées fraîches pour ne pas reproduire les mêmes trucs. Et c'était chouette en studio de ne pas s'inquiéter pour tout ce qui était technique"). Vous pouvez les écouter sur Youtube :  www.youtube.com/watch?v=Ac7L5DGV_DA


Ils ont confié à la presse :   "Nous avons écrit cet album en tournée. En tournée, c'est très chaotique, c'est un autre état d'esprit. Tu vis dans une bulle, sans vie privée. Tout ce que tu fais, les autres peuvent le voir, l'entendre. Mais l'énergie est sympa ; c'est plus instinctif. L'album est dès lors plus intuitif. En tournée, tu laisses ton cerveau au vestiaire. Tout est préparé pour toi...et tu bois trop! Et, forcément, quand tu écris avec une gueule de bois, tu écris différemment. A la maison, nous sommes très calmes mais en tournée, nous sommes plus exubérants. A cause de l'alcool probablement mais aussi de l'adrénaline provoquée par les shows, ainsi que le fait d'être systématiquement dans différents endroits tout le temps. On a choisi le titre en ne pensant qu'à nos vies. Vivre dans un bus en tournée, c'est comme vivre dans un métro. Et maintenant, tout le monde interprète le titre avec les réseaux sociaux, Facebook, etc. Nous n'y avions pas vraiment pensé, nous étions plus égocentriques. Nous ne sommes pas très communicateurs sur nos vies personnelles. Les médias sociaux, c'est plus pour promouvoir le groupe. Et ce n'est pas par timidité. Simplement, un mec sans secret n'est plus un mec. Tout savoir de l'autre, c'est chiant".

lundi 13 avril 2015

Amélie Nothomb à l'Académie Royale de Belgique

Le mois dernier, l'auteur belge Amélie Nothomb (48 ans et 23 romans) a été élue membre de l'Académie Royale de Langue et Littérature françaises de Belgique pour "l'importance de l'œuvre, son originalité, sa cohérence et son rayonnement international". Rappelons que cette académie a été fondée en 1920 et siège au palais des Académies à  Bruxelles (entre le palais royal et le Lambermont, résidence officielle du premier ministre). Elle compte 40 fauteuils, dont 26 pour des écrivains et 14 pour des philologues. Amélie Nothomb a été élue au siège de Simon Leys (de son vrai nom Pierre Ryckmans), disparu en août 2014, et fera, selon la tradition, l'éloge de son prédécesseur lors de la séance d'ouverture de l'Académie à l'automne prochain.


C'est l'occasion pour moi de vous proposer de (re)lire quelques comptes-rendus de lecture.


"Les Catilinaires" (Amélie Nothomb)
"Les Catilinaires" est le premier roman d'Amélie Nothomb que j'ai lu et qui m'a fait passer deux heures agréables, sans aucun ennui.


Emile, le narrateur, explique son rêve dans les premières pages :   "J'étais professeur de latin et de grec au lycée. J'aimais ce métier, j'avais de bons contacts avec mes rares élèves. Cependant, j'attendais la retraite comme le mystique attend la mort. Ma comparaison n'est pas gratuite. Juliette et moi avons toujours aspiré à être libérés de ce que les hommes ont fait de la vie. Etude, travail, mondanités même réduites à leur plus simple expression, c'était encore trop pour nous. Notre propre mariage nous a laissé l'impression d'une formalité. Juliette et moi, nous voulions avoir soixante-cinq ans, nous voulions quitter cette perte de temps qu'est le monde. Citadins depuis notre naissance, nous désirions vivre à la campagne, moins par amour de la nature que par besoin de solitude. Un besoin forcené qui s'apparente à la faim, à la soif et au dégoût".


Après avoir déniché la maison de leurs rêves, le couple subit chaque après-midi entre 16h et 18h la visite du voisin antipathique et sans-gêne, qui ne prend aucun plaisir à la vie. Trop bien élevé, Emile accepte cette situation jusqu'au jour où sa colère éclate et il refuse de le laisser entrer. Les mois passent...


Emile ne revoit l'intrus que pour le sauver du suicide. Il comprend ensuite qu'un homme dépourvu du désir de vivre n'a qu'un droit, celui de mourir, et il va s'employer à l'aider. Ce roman alterne humour et réflexions plus profondes. La fin n'est pas prévisible, ce que j'apprécie. Voici le dernier paragraphe du livre :


"Aujourd'hui, il neige, comme il y a un an, lors de notre arrivée ici. Je regarde tomber les flocons "Quand fond la neige, où va le blanc?" demandait Shakespeare. Il me semble qu'il n'y a pas de plus grande question. Ma blancheur a fondu et personne ne s'en est aperçu. Quand je me suis installé à la maison, il y a douze mois, je savais qui j'étais :  un obscur petit professeur de grec et de latin, dont la vie ne laisserait aucune trace. A présent, je regarde la neige. Elle fondra sans laisser de trace, elle aussi. Mais je comprends maintenant qu'elle est un mystère. Je ne sais plus rien de moi".


"Ni d'Eve, ni d'Adam" (Amélie Nothomb)
Dans cet ouvrage autobiographique, elle raconte son idylle en 1989-1990 avec Rinri, un jeune Tokyoïste, à qui elle donnait des cours de français. Amélie nous fait découvrir les us et coutumes du Japon, un pays qu'elle adore et où elle a vécu plusieurs années lorsque son père y était ambassadeur de Belgique. Elle nous parle de ses liens très forts avec sa sœur Juliette et des moments agréables passés avec son petit ami gentil et intéressant.


Cette vie douce et paisible s'interrompt lorsqu'Amélie devient employée dans une compagnie nippone (voir le livre "Stupeur et tremblements") et lorsque Rinri lui propose de l'épouser. Elle ne répond ni oui, ni non :   "Quel soulagement d'avoir trouvé la solution des fiançailles!  C'était une réponse liquide en ceci qu'elle ne résolvait rien et remettait le problème à plus tard".


Il y a aussi le virus de l'écriture :   "Quitter ma bourrelle et bénéficier de l'aisance matérielle, jouir du farniente à perpétuité avec pour seule condition de vivre en compagnie d'un garçon charmant, qui eût hésité?  Moi, sans que je puisse ne l'expliquer, j'attendais autre chose. Je ne savais en quoi elle consisterait, mais j'étais sûre de l'espérer. Un désir est d'autant plus violent qu'on en ignore l'objet. La part consciente de ce rêve était l'écriture qui m'occupait déjà tellement. Certes, je ne m'illusionnais pas au point de croire être publiée un jour, encore moins d'imaginer y trouver un moyen de subsistance. Mais je voulais absurdement tester cette expérience, ne fût-ce que pour n'avoir jamais à regretter de ne pas l'avoir essayée".


En janvier 1991,  Amélie démissionne et quitte le Japon pour rejoindre la Belgique. Elle est sûre de sa décision :   "C'était parce qu'il n'y avait pas de mal en lui que je l'aimais beaucoup. C'était à cause de son étrangeté au mal que je n'avais pas d'amour pour lui".


A Bruxelles, Amélie vit avec sa sœur et écrit son premier roman, "Hygiène de l'assassin". Rinri prend de ses nouvelles :   "Jamais de reproche. Il était gentil. J'avais un peu mauvaise conscience, mais cela passait vite. Peu à peu, les coups de téléphone s'espacèrent jusqu'à cesser. Me fut épargné cet épisode sinistre entre tous, barbare et mensonger, qui s'appelle la rupture".  Les anciens fiancés se revoient en 1996 lors de la promotion d'un roman d'Amélie traduit en japonais. Rinri s'est marié avec une jeune Française.


"Le voyage d'hiver" (Amélie Nothomb)
Agé d'une quarantaine d'années, Zoïle nous explique pourquoi il va détourner un avion de Roissy et le faire s'écraser sur la tour Eiffel. La tour Eiffel est en forme de A comme Astrolabe, la femme dont il est amoureux. Mais Zoïle n'a pu vivre pleinement son histoire d'amour car Astrolabe tient à s'occuper jour et nuit de la romancière autiste Aliénor Molèze dont il n'est pas parvenu à se débarrasser.


Parmi les cinq livres d'Amélie Nothomb que j'ai déjà lus, j'ai adoré les deux romans autobiographiques "Stupeur et tremblements" et "Ni d'Eve, ni d'Adam" qui se déroulent au Japon ; j'ai détesté le glauque "Hygiène de l'assassin" ;  j'ai aimé "Les Catilinaires" et "Le voyage d'hiver" mais ils ne m'ont pas marqué et ne me donnent pas l'envie de les relire.


Et vous?

mardi 7 avril 2015

Ré-ouverture des parcs d'attraction belges

Les vacances de Pâques coïncident avec la ré-ouverture des parcs d'attractions belges. Petit coup d'œil sur les nouveautés 2015 :


Walibi à Wavre (province du Brabant wallon)
Pour sa 40ème saison touristique, Walibi a décidé de mettre les petits plats dans les grands, avec 3,2 millions d'euros d'investissement. Parmi les nouveautés, le cinéma 4D reprenant les aventures de Walibi dans le monde de la musique. Dénommée la Tempo Attack, elle promet de belles sensations.


Bellewaerde à Ypres (province de Flandre occidentale)
Pour cette nouvelle saison, Bellewaerde propose un nouveau spectacle plongeant les spectateurs dans les années 1800. La belle histoire du Petit Prince sera diffusée dans le cinéma 4D et de nouvelles démonstrations de rapaces raviront les visiteurs. Pour moderniser son parc, de nouveaux effets spéciaux accompagneront les traditionnelles attractions.


Plopsacoo à Stavelot (province de Liège)
Plopsacoo a construit une toute nouvelle attraction aquatique appelée le "Dino Splash". Reprenant trois toboggans différents, l'attraction se voudra spectaculaire...mais vous ne pourrez la tester que cet été. Autre nouveauté 2015 :  Plopsacoo proposera une animation spéciale pour Halloween avec un décor terrifiant.


Plopsaland à La Panne (province de Flandre occidentale)
Lors de votre séjour à la mer, n'oubliez le parc d'attractions Plopsaland pour vos enfants plus petits. Pour son 15ème anniversaire, le parc dévoilera une parade inédite avec les personnages populaires du Studio 100. Un gâteau d'anniversaire géant sera installé à l'entrée du parc.


Bobbejaanland à Kasterlee (province d'Anvers)
Avec "The Forbidden Caves" (attraction unique dans le Benelux), vous plongerez dans une expédition souterraine à travers de mystérieuses grottes. Prudence toutefois, le danger se cachera dans chaque recoin. Suspens garanti.

vendredi 3 avril 2015

Le combat de Filip Depuydt continue

Je vous ai déjà parlé de ce Flamand qui s'est installé dans la province du Hainaut où il se bat pour promouvoir le Borinage et le passage de l'artiste Vincent Van Gogh dans cette région :  http://journalpetitbelge.blogspot.be/2013/04/filip-depuydt-amoureux-du-borinage-et.html


Dans le cadre de Mons 2015 (capitale culturelle européenne), de l'exposition "Van Gogh et le Borinage" au musée des Beaux-Arts de Mons et de la restauration de la Maison Van Gogh à Cuesmes,  Filip Depuydt s'est confié à la presse :


"Dans les années 90, j'habitais à Petit Wasmes, non loin de la maison Denis où a séjourné Vincent Van Gogh. Un jour, mon banquier me dit :  Filip, sais-tu que dans cette maison a vécu un des plus importants peintres du XXème siècle? Ah bon! lui répondis-je, et qui? Vincent Van Gogh, voyons! Cela m'a interpellé et de fil en aiguille, j'ai reconstitué le parcours de Van Gogh. J'étais scandalisé par l'état de délabrement de cette bâtisse ; nous étions alors en 1995. Devenu guide au Grand-Hornu, je me suis rendu compte que des journalistes qui nous rendaient visite étaient passés auparavant par la maison de Cuesmes mais jamais, ils n'allaient à Petit Wasmes, là où Van Gogh a logé, mais aussi au charbonnage de Marcasse car c'est le seul charbonnage dans le monde où Vincent Van Gogh est descendu.


J'ai alors organisé quelques balades sur les traces de Van Gogh. A Frameries, j'ai participé en 2010 à la Quinzaine du Devoir de Mémoire en plaçant quelques documents relatifs à Van Gogh, mais j'ai aussi mis son chevalet où était exposée la photo de sa maison à Wasmes. Cela a-t-il sensibilisé le grand public? Je ne sais pas mais ce qui est sûr, c'est que la mécanique a commencé à se mettre en marche. J'ai alors lancé un blog sur Van Gogh dans le Borinage qui reçoit, à l'heure actuelle, plus de 1.000 visites par mois. J'ai organisé des visites pour des enseignants flamands, des visites à chaque fois complètes. Enfin, j'essaie d'impliquer la classe politique locale mais aussi tous les citoyens, afin de mieux visualiser ces lieux de mémoire. Il y a aussi un circuit balisé dans Wasmes et un circuit vélo, le tout à télécharger".


Mais le combat continue et Filip Depuydt pense déjà à l'après Mons-2015 :   "Comment occuper la maison de Petit-Wasmes à partir de 2016?  Quelle synergie mettre en place entre les deux maisons Van Gogh de Cuesmes et Wasmes? Va-t-on enfin sauver Marcasse?".   N'hésitez pas à partager ces deux articles sur Facebook, et à encourager Filip sur son blog.

mercredi 1 avril 2015

Nouvel album de Scala

Les nouveautés musicales belges sont nombreuses en ce début d'année (je vous ai d'ailleurs déjà parlé des nouveaux albums de Dani Klein, Ozark Henry et Selah Sue). Place aujourd'hui à "Et si on était des anges", le dernier album de la chorale belge Scala qui reprend des chansons françaises rock (Indochine, Bashung, Louis Attaque, p.ex.). Rappelons que ce sont Stijn et Steven Kolacny, deux frères pianistes, qui ont créé en 1996 Scala, une chorale de filles dans leur ville d'Aarschot (province du Brabant flamand). Petit à petit, le succès est arrivé et la chorale donne une centaine de concerts par an à travers le monde. Elles sont actuellement 150 filles mais, par tournante, elles ne sont que 20 à partir en tournée.


A l'occasion de la sortie de ce nouvel album, Stijn a confié à la presse :  "Ce projet est une commande de Warner France, mais c'est aussi un cadeau ce répertoire-là car il est très intéressant. On y a travaillé beaucoup parce qu'il représente malgré tout un grand défi car la plupart de nos filles sont néerlandophones. Pour la prononciation, on a fait appel à un coach, histoire de gommer tout accent et aussi de bien comprendre les paroles qui doivent imprégner celles qui les chantent. La majorité des titres sont du pop-rock francophone sélectionné par le groupe lui-même. Mais toutes les chansons ne fonctionnent pas arrangées comme çà. Au final, c'est Steven qui a la décision finale. Son critère, c'est l'émotion que la chanson suscite et cette émotion, on ne sait jamais à l'avance si elle sera là ou pas. Il doit y avoir deux ou trois choristes qui sont là depuis le début en 1996, mais généralement, ce n'est pas facile pour elles de rester dans le groupe très longtemps. Elles se marient, deviennent mamans. Le partenaire est important si elles veulent continuer. Parce que Scala, c'est une façon de vivre plus qu'une chorale :  il y a des répétitions mais aussi du travail à faire à la maison, il faut combiner avec un autre job et avec la vie de famille. Mais à chaque casting que nous organisons, 200 filles se présentent et cela reste incroyable pour moi.  La version du "Creep" de Radiohead par Scala, reprise comme bande originale du film "The Social Network", a été un déclic, un boost pour la carrière du groupe. Nous jouions déjà en Belgique, en Allemagne, en France et aux Pays-Bas, mais là, on tourne désormais aussi au Canada, aux Etats-Unis, en Russie, en Italie et en Espagne. Ce qui n'est d'ailleurs pas simple. Scala, c'est un défi logistique. Mais on a trois employés full-time pour s'occuper de nos tournées et on a réussi à trouver un modèle économique, une façon de faire. On a un car, ce qui simplifie beaucoup les choses".


Pour écouter des chansons de Scala : www.youtube.com/watch?v=dcjec7WZ41s


Et si vous préférez le tourisme, c'est aussi l'occasion de visiter la ville d'Aarschot où répète la chorale Scala :  http://journalpetitbelge.blogspot.fr/2011/06/la-ville-daarschot.html

lundi 30 mars 2015

La Maison Delvaux

Fondée en 1829 à Bruxelles, la Maison Delvaux (www.delvaux.com) est la plus ancienne maison de maroquinerie de luxe au monde. Dans la famille de Charles Delvaux, on est fabricant de calèches de père en fils. Lui décide de produire des malles en bois de cerisier et cuir de qualité dans une Europe qui découvre l'industrie, les voyages d'affaires et le chemin de fer (rappelons que la première ligne de chemin de fer Bruxelles-Malines a été inaugurée en 1835). Peu à peu, le catalogue s'étoffe aux petits articles en cuir, et la Maison Delvaux devient, en 1883, fournisseur breveté de la Cour.


En 1933, la Franz Schwennicke rachète la société aux héritiers de Charles Delvaux et se consacre principalement aux luxueux sacs à main. Le plus célèbre est le "Brillant" créé pour l'Exposition Universelle de Bruxelles de 1958. Suite à son décès en 1970, c'est sa veuve Solange qui reprend l'entreprise et devient même un symbole de l'entrepreneuriat belge au féminin (ce qui lui vaudra d'être titrée baronne). En 2011, la famille Schwennicke s'associe à la famille Fung. La rencontre des deux assure la pérennité et le rayonnement mondial de Delvaux. Ainsi, en 2014, cinq nouvelles boutiques ont été créées à Hong Kong, Doha, Paris, Osaka et Tokyo.


Comme le confie un des responsables Marco Probst :  "Nous ne sommes pas fondamentalement une maison de mode. Notre ligne de conduite et nos créations visent un petit coin d'éternité. Un sac Delvaux se transmet souvent de génération en génération. Sa qualité et la part de mystère qui l'entoure lui confèrent ce côté intemporel. Mais une grande maison comme la nôtre se distingue également par tout ce qui tourne autour de la marque. Mon rôle est de la pérenniser tout en assurant son développement et son positionnement pour le futur. A ce titre, notre présence à l'international est fondamentale. C'est un aspect de notre société que nous devons encore travailler et sans cesse améliorer".  

vendredi 27 mars 2015

Nouvel album de la chanteuse belge Selah Sue

Il y a trois ans, je vous parlais déjà de la chanteuse belge Selah Sue (voir mon article http://journalpetitbelge.blogspot.com/2012/01/la-chanteuse-belge-selah-sue.html) que vous pouvez retrouver sur Youtube (www.youtube.com/watch?v=-IunmW3wI5Q). A l'occasion de la sortie de son deuxième album intitulé "Reason", elle a répondu aux questions des quotidiens du groupe Sud Presse :


"Selah, où avez-vous disparu pendant quatre ans?
- J'ai fait de la scène un peu partout dans le monde pendant plus de deux ans. Après, j'ai consacré six mois à l'écriture de ce deuxième album et j'ai ensuite dû attendre que les producteurs soient prêts. J'étais très impatiente et je suis retournée à Los Angeles, à Londres, en Jamaïque pour enregistrer et écrire d'autres chansons. J'ai hâte de reprendre la route ; çà me manquait.


- C'est en voyageant que vous trouvez votre inspiration?
- Non. Je puise mon inspiration en moi-même, dans mes émotions, dans mes hauts, dans mes bas. Je suis une véritable montagne russe quand il s'agit de sentiments.


- La musique ne vous a pas aidée à vaincre vos démons?
- Pour moi, la musique n'est pas un exutoire. Pour combattre ma dépression, je suis une thérapie, je prends des médicaments. Chez moi, la musique a juste l'effet d'amplifier mes émotions. Si j'écoute ou fais de la musique quand je suis triste, je serai encore plus triste. Quand j'avais 16 ans, çà m'a peut-être aidée. Ecrire m'aide en tout cas à placer mes émotions et à mieux comprendre ce que je ressens.


- Vos études de psychologie vous aident-elles aussi?
- J'ai réalisé en vieillissant que la psychologie ne s'apprend pas dans les livres. On apprend à mieux comprendre ce qu'on ressent en voyageant, en devenant adulte. Je n'ai pas étudié la psychologie parce que j'étais moi-même dépressive. Déjà toute petite, quand je n'étais pas encore tourmentée par des sentiments aussi forts que ceux que peuvent ressentir un adulte, je savais déjà que je voulais étudier la psychologie. Ca m'a toujours intéressée.


- Vous parlez énormément d'émotion et, paradoxalement, votre album s'appelle "Reason"?
- C'est vrai. La raison s'oppose à l'émotion pure et dure. Avec ce métier, j'ai été amenée à travailler avec des gens plus âgés que moi. Mon amoureux a deux filles de 9 et 12 ans, et j'ai dû apprendre à être là pour elles. L'attente de l'album a été très dure à supporter ; j'ai dû rester calme. En fait, depuis mon premier album, j'ai beaucoup grandi et j'ai dû faire appel à ma raison. Maintenant, je suis adulte. J'ai des responsabilités et je ne peux plus vivre en fonction de mes émotions.


- Soudainement, vous vous êtes mise à écrire sur l'amour?
- J'ai toujours cru que je n'écrirais jamais de chansons d'amour, que c'était trop cliché, que personne ne le faisait. Mais c'est parce que je n'avais jamais connu l'amour. J'ai passé des années à penser à moi, à mon bonheur. Et quand j'ai rencontré mon amoureux, mon homme, çà m'a submergée. Il est l'une des plus grandes parties de mon existence ; çà méritait bien une chanson!


- Sur l'album, vous chantez aussi avec le rappeur Childish Gambino. Où l'avez-vous rencontré?
- A Los Angeles. Je cherchais un rappeur et nous nous sommes croisés en studio car nous avons le même producteur. Ca a tout de suite collé. Je n'ose pas encore rapper. Je ne me sens pas encore à l'aise dans l'exercice et je veux pouvoir être à la hauteur des vrais rappeurs. J'ai encore beaucoup à apprendre mais je m'entraîne.


- On parlait aussi d'une collaboration avec Prince. Pourquoi çà ne s'est pas fait?
- On ne s'est plus recontactés par manque de temps mais çà pourrait se faire par la suite.


- Après l'énorme succès du premier album, on vous attend au tournant. Pas trop de pression?
- Non, car j'ai fait un album qui vient de mon cœur. Personne ne m'a poussée à faire des choses que je ne voulais pas faire. Je ne regrette rien même si je ne suis pas à 100% convaincue. Si les gens n'aiment pas l'album, c'est que c'était ma destinée. Et puis, je n'ai jamais pris conscience du succès qu'a rencontré mon premier album. Je sais que j'ai vendu un million d'exemplaires mais je ne le ressens pas.


- Qu'est-ce qui vous déplaît dans "Reason"?
- Je suis une perfectionniste. Je n'écoute pas mes chansons car je trouve toujours quelque chose à rectifier. La musique, ce n'est pas des maths. Il n'y a pas de solution à l'équation ; ce n'est jamais terminé".

mercredi 25 mars 2015

Montgolfière et objets tricolores

1° Financez un ballon aux couleurs de la Belgique !
Patronné par la Fédération Royale d'Aérostation de Belgique, ce projet s'adresse à tous ceux qui rêvent d'un vol en ballon pour eux-mêmes ou pour d'autres ou/et qui désirent exprimer leur attachement à la Belgique. Vous pouvez soutenir financièrement l'asbl Belgian Balloon Club dans son projet de construire une nouvelle montgolfière tricolore. Différents packages vous sont proposés en fonction de votre participation :  du simple parrainage à la possibilité d'effectuer un vol en ballon ou d'associer votre entreprise à cette belle aventure, les options sont nombreuses. Pour plus d'infos :  www.belgianballoonclub.be


2° Vente d'objets tricolores noir-jaune-rouge
Si vous souhaitez acheter des pin's, autocollants, drapeaux, foulards et parapluies tricolores, il vous suffit de vous connecter sur le site de l'asbl Pro Belgica qui a une boutique de vente par Internet :  http://probelgica.be/p/WINKEL/winkel.html . Ils tiennent également chaque année un stand le 21 juillet dans la rue de la Régence à Bruxelles.