lundi 13 novembre 2017

Soeur Jeanne Devos

                                    

(Article déjà publié en 2010 et actualisé en 2017)

Je voudrais aujourd'hui mettre à l'honneur le travail remarquable effectué par Soeur Jeanne Devos en Inde depuis de nombreuses années.

Née en 1935, cette religieuse belge a été ordonnée dans la congrégation des Sœurs Missionnaires du Coeur Immaculé de Marie, et a effectué des études de logopédie à Utrecht aux Pays-Bas. En 1963, elle quitte la Belgique pour l'Inde. Dans un premier temps, elle travaille dans un centre pour handicapés et sourds-muets. Au fil de ses rencontres, elle prend conscience que la pauvreté touche principalement les femmes et les enfants, en particulier ceux qui vivent dans une situation d'esclavage. En 1985, elle crée le National Domestic Workers Movement avec pour objectifs de lutter pour que les domestiques aient des droits et travaillent dans des conditions humaines. Active dans une vingtaine d'Etats indiens, elle a déjà sauvé plus de 60.000 enfants. Et ses projets ont amené certains changements législatifs en Inde. En 2005, son nom avait été proposé sans succès pour le Prix Nobel de la Paix. Le combat est cependant loin d'être terminé...

Trop peu connue en Belgique selon moi, notre compatriote est sortie de l'ombre ces dernières années suite aux visites du roi Albert et de la reine Paola (www.noblesseetroyautes.com/nr01/?p=4356), et de la princesse Mathilde (www.noblesseetroyautes.com/nr01/?p=29842) lors de leur séjour en Inde. En novembre 2009, le Roi lui a remis la Grand Croix de la Couronne au château de Laeken. Elle est aussi citoyenne d'honneur de la ville de Louvain et docteur honoris causa de la KUL.

Plus d'infos sur Soeur Jeanne Devos : www.jeannedevos.org

Lors de leur voyage d'Etat en Inde il y a quelques jours, le roi Philippe et la reine Mathilde ont souhaité à nouveau rencontrer Sœur Jeanne Devos (voir photo ci-dessus). Le Roi a prononcé une courte allocution devant les personnes présentes :

"Partager ce moment avec vous est pour la Reine et moi une source de grande joie. Nous sommes heureux d'avoir pu inclure cette visite dans notre programme en Inde. Nous vous remercions pour le cadeau de vos sourires et de votre chanson. De solides valeurs gouvernent les relations entre nos deux pays depuis longtemps. Elles ont été ressenties particulièrement pendant la première guerre mondiale au travers du soutien héroïque des courageux soldats indiens qui se sont battus à nos côtés pour notre liberté.

De nombreux Belges sont venus en Inde, fascinés par ce magnifique pays et sa population. Ils ont donné le meilleur d'eux-mêmes là où le besoin se faisait sentir. Parmi eux, il y a Sœur Jeanne. Chère Sœur, nous vous connaissons depuis longtemps. Vous avez donné votre vie aux autres. Nous vous sommes reconnaissants pour votre dévouement et votre énergie. Ce que vous avez créé ici est un exemple puissant pour nous tous. Je veux vous remercier et vous féliciter, ma Sœur et tous ceux qui travaillent avec vous dans un esprit d'abnégation. La Reine et moi vous souhaitons tout le succès".

jeudi 9 novembre 2017

L'humoriste belge Alex Vizorek sur tous les fronts

Agé de 36 ans, l'humoriste belge Alex Vizorek est sur tous les fronts :  il travaille actuellement en Belgique (sur la chaîne de télévision néerlandophone VRT) et en France (sur la radio France Inter et dans l'émission "Salut les Terriens" de Thierry Ardisson sur C8), et les éditions Kero viennent de sortir un livre :  "Alex Vizorek : l'échappé belge (chroniques et brèves)", illustré par un autre Belge, Pierre Kroll.  On l'a vu aussi il y a quelques jours comme invité principal de l'émission "69 minutes sans chichis" sur la RTBF.

Alex Vizorek s'est confié à la presse sur son actualité.

Sur son livre :  "C'est un recueil de chroniques, mais ça représente quand même un travail de sélection et de réécriture. A la radio, comme tout le monde, j'utilise plein de mots cheville qui passent mal à la lecture. Il faut reprendre le texte et le refaire correctement. C'est une chouette idée que l'éditeur a eue de permettre aux Belges d'avoir 30 pages de bonus par rapport à la version française, puisque sont inclus dans un supplément quelques-uns des meilleurs billets que j'ai faits sur la RTBF".

Sur son travail à VRT :  "Sur la VRT, je raconte ce qui se passe en France. Oui, en flamand, comme Bert Kruismans le faisait aussi mais dans le sens inverse. Ca me permet d'entretenir mon flamand. Enfin, bon, ils aiment aussi mes fautes, ils trouvent ça rigolo...".

Sur sa vie privée :   "Non, je n'ai pas d'enfants et je ne suis pas convaincu d'en vouloir. A priori, ce n'est pas du tout à l'ordre du jour. Quant au reste de ma vie privée, je n'en parle pas....essentiellement parce que c'est compliqué, comme on dit sur Facebook! Là, je donne la priorité au travail, je bosse sept jours sur sept ou presque, je suis dans mes belles années de boulot. Je ne dis pas que je ferai ça toute ma vie, mais, là, oui, je me donne quelques années à travailler ainsi au rythme d'aujourd'hui". 

Sur son ambition :   "Si je dois m'allonger dans le canapé du psy, je dirais que c'est au-delà de l'ambition, c'est une angoisse après quoi je cours.... Cela dit, de l'école de commerce Solvay où j'ai étudié, j'ai gardé ceci que je considère que rien n'est inaccessible. Si c'est ça l'ambition, alors, oui, je suis ambitieux, mais sans le côté péjoratif qui est lié au mot. Je n'ai jamais marché sur la tête des autres. Et à Paris, depuis Geluck et Poelvoorde, ce n'est plus un inconvénient mais un avantage d'être belge. J'adore les humoristes et au moins une fois par semaine, je sors voir un spectacle de mes collègues. C'est important pour l'émulation. Si je dois choisir trois fort bons spectacles que j'ai vus récemment, je dirais ceux de Gaspard Proust, de Blanche et de Fary. Ils font partie de ceux qui m'ont donné envie d'écrire encore plus et encore mieux".

Vous pouvez retrouver les chroniques d'Alex sur YouTube :  https://www.youtube.com/watch?v=cAqJBuIl3SA&index=6&list=PL43OynbWaTMLK9FJRgHaPgHttJJy6a1qs

lundi 6 novembre 2017

David Goffin aux Masters de Londres

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Si le tennis masculin est longtemps resté dans l'ombre de Kim Clijsters et Justine Henin, ce n'est désormais plus le cas. En effet, David Goffin (né en 1990 à Liège) fait désormais partie des 10 meilleurs joueurs au monde et participera donc au prochain Masters à Londres !      

Il a confié à la presse :  "Ce Masters, ça signifie énormément de choses pour moi. Je prends ça comme un beau cadeau, une récompense pour la saison que je viens de fournir. C'est une épreuve particulière puisqu'elle ne concerne que les huit meilleurs au monde. On ne peut pas vraiment s'y préparer comme lorsqu'on envisage un Grand Chelem dans sa saison, par exemple. Mais c'est le plus grand tournoi ATP de l'année ; c'est à la fois génial et grandiose pour moi. Là, je vais enfin pouvoir prendre quelques jours de repos complet avant de rejoindre Londres. Et puis l'événement est tel qu'il va automatiquement me donner un coup de boost. Ce sera pareil en finale de la Coupe Davis. Ce sont des moments uniques qui procurent de l'adrénaline et un stress positif qui vous font oublier la fatigue".

En effet, après le Masters, le tennis belge sera à nouveau à l'honneur : fin novembre, notre équipe nationale affrontera la France en finale de la Coupe Davis à Lille. Croisons les doigts pour nos petits Belges !!!                          

lundi 30 octobre 2017

La Toussaint

(Article déjà publié en 2010)

Voici une série de photos de la Toussaint prises il y a quelques années par notre ami photographe Jacques à Renaix dans la province de Flandre orientale, ainsi qu'à Frasnes-lez-Anvaing et Saint-Sauveur dans la province du Hainaut : http://vuesdunord.skynetblogs.be/cimetieres-du-nord . Bonne semaine à tous.

jeudi 26 octobre 2017

Christian Hecq dans le film "Knock"

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Né en 1964 dans une famille bourgeoise de Nivelles,  Christian Hecq effectue ses études secondaires au collège Saint-Vincent de Soignies, puis suit les cours de l'INSAS (Institut National Supérieur des arts du spectacle) à Bruxelles. Cet acteur belge travaille depuis 2008 à la Comédie Française à Paris. Il est actuellement à l'affiche du film "Knock" où il joue le rôle du facteur face à Omar Sy.

Le comédien belge Christian Hecq a répondu aux questions du magazine "Point de Vue" :

"Dans la pièce de Jules Romains, votre personnage de facteur  était un "tambour de ville"?
- Il reste un peu "tambour de ville" puisqu'il annonce les nouvelles à la population. Nous avons tourné dans un petit village du Vercors et, coïncidence étonnante, j'y ai rencontré un authentique ancien facteur. Il m'a raconté son métier qui ressemblait étrangement à celui de mon personnage dans "Knock". Il lui arrive d'apporter la lettre à pied dans une maison difficile d'accès, de la lire à des gens ne maîtrisant pas la lecture, de rédiger la réponse et, si c'est un lieu très retiré, de devoir y loger pour ne repartir que le lendemain...

- Que vous a dit Lorraine Lévy de votre personnage?
- Elle m'a donné une indication précieuse :  ce facteur fait corps avec son vélo. C'est un personnage tendre et empreint d'une certaine naïveté. Il s'est fait progressivement, lors des lectures du scénario et de la rencontre avec les autres acteurs, un groupe très soudé. Au cinéma, j'ai souvent interprété de petits rôles auxquels je n'ai pas eu le temps de m'attacher. J'ai toujours donné la priorité au théâtre. Jouer avec Omar Sy était un délice sans bornes. Son statut de tête d'affiche n'entache absolument pas sa manière de travailler. Il était très à l'écoute, aimait suivre les propositions de chacun et n'imposait rien. Un immense bonheur.

- On pense forcément aussi au facteur de "Jour de fête" de Jacques Tati?
- Oui, d'ailleurs, lorsque nous avons parlé du costume, j'y ai pensé. Il ne s'agissait pas de le copier, le rôle est d'ailleurs écrit très différemment. Celui de "Knock" est alcoolique, ce qui est toujours agréable à jouer pour un acteur corporel. Il a un côté clownesque avec son pantalon à grandes poches. Au cinéma ou au théâtre, la conception d'un costume est pour moi un moment crucial. Quand il est réussi, j'ai l'impression d'avoir fait une bonne partie du chemin.

- Enfant, vous n'aviez pas encore la vocation de devenir acteur?
- Je voulais étudier la physique, travailler dans les énergies douces, les panneaux solaires, les éoliennes. Mes professeurs m'avaient passionné et j'aimais savoir comment les choses fonctionnaient. J'avais aussi en tête l'image du savant fou, un personnage que j'aurais bien voulu jouer. Je ne venais pas d'un milieu artistique et n'osais me projeter dans ces métiers-là. Ma mère m'emmenait tout le temps au théâtre, j'y ai connu de grands frissons. Puis, pendant mes études de physique, je me suis aperçu que le milieu ne me plaisait pas. Elle m'a finalement suggéré de me lancer... Cela a fait trembler mon père, mais il m'a laissé chercher ma voie. Au début de mon parcours à Bruxelles, je me souviens que je jouais trop avec le corps. Mes professeurs ont passé leur temps à tenter de canaliser cette tendance.

- Vous avez déclaré avoir appris à parler théâtre en entrant à la Comédie Française. Que cela signifie-t-il?
- Quand Muriel Mayette de la Comédie Française m'a proposé d'entrer dans cette maison, je faisais partie de la compagnie Philippe Menty, dans laquelle je faisais de la danse et manipulais des marionnettes. J'avais déjà fait beaucoup de spectacles, du cirque, et je me demandais pourquoi ils voulaient engager un vieux mime à la Comédie Française. Je ne me sentais pas légitime. C'est devenu l'une de mes écoles de vie.

- On a souvent l'impression que vous créez votre propre espace-temps sur scène?
- Ce sont comme des bulles... Mais Feydeau autorise cela. Dans "Un fil à la patte", sa description de l'entrée de Bouzin laisse cette liberté. Cet auteur qui est le roi de la didascalie reste flou à son sujet. Je me suis engouffré dans cette faille. J'aime que les personnages ne soient pas lisses et qu'ils débordent un peu. Et j'adore observer tout ce qui bouge, comme "20.000 lieues sous les mers", avec les méduses, les araignées de mer et toute la faune sous-marine.

- Cette pièce était aussi un moyen de retomber en enfance?
- Je travaille essentiellement avec mon enfance, c'est ma matière première".

jeudi 19 octobre 2017

La Botte du Hainaut

(Article déjà publié en 2010)

Partons à l'extrémité sud-est de la province du Hainaut, le long de la frontière française, qui est l'endroit idéal pour passer un week-end. Grâce aux photos de notre ami Jacques, voici trois suggestions de visites dans cette région :

1° L'Aquascope de Virelles (http://www.aquascope.be/) pour une promenade en pleine nature autour d'un des plus grands plans d'eaux de notre pays. Photos de Jacques :
http://vuesdunord.skynetblogs.be/archive/2009/07/02/virelles-1.html
http://vuesdunord.skynetblogs.be/archive/2009/06/30/virelles-2.html
http://vuesdunord.skynetblogs.be/archive/2009/06/28/virelles-3.html

2° Situé dans un méandre de l'Eau Blanche, Lompret est classé parmi les plus beaux villages de Wallonie : http://vuesdunord.skynetblogs.be/archive/2009/06/21/lompret-chimay.html

3° A l'exception de son théâtre qui est un petit bijou, le château de Chimay avait été très endommagé par l'incendie de 1935 et la deuxième guerre mondiale. Il a été sauvé à partir de 1947 par le prince Elie et la princesse Elisabeth de Chimay qui, jeunes mariés, ont décidé de reprendre ce château dont aucun membre de la famille ne voulait s'occuper. A plus de 80 ans, la princesse assurait encore plusieurs visites guidées par jour avec beaucoup d'humour (la visite se fait aujourd'hui avec un audio-guide) :
http://vuesdunord.skynetblogs.be/archive/2009/06/17/chateau-de-chimay.html
http://vuesdunord.skynetblogs.be/archive/2009/06/19/visite-guidee-du-chateau-de-chimay.html

lundi 9 octobre 2017

Dix articles à lire sur mes deux autres blogs :

1° Sur mon blog des écrivains belges :



- "La vengeance du pardon" (Eric-Emmanuel Schmitt) :   http://ecrivainsbelges.blogspot.be/2017/08/la-vengeance-du-pardon-eric-emmanuel.html



2° Sur mon blog de la famille royale belge :


- Quelles sont les communes déjà visitées par le roi Philippe? :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2017/08/quelles-sont-les-communes-visitees-par.html




jeudi 5 octobre 2017

Les 125 ans de Veritas

La petite mercerie créée à Anvers par Jean-Baptiste Leestmans a bien grandi et fête son 125ème anniversaire en pleine forme :   133 magasins et 800 emplois. Quand les H&M et Zara ont commencé à se multiplier à travers le pays, Veritas a vu fondre sa clientèle. Au lieu de fabriquer leurs vêtements, les coudre ou tricoter, les gens ont été les acheter tout faits. Veritas a aussitôt réagi et s'est lancé dans les accessoires de mode avec pour objectif de proposer au client tout ce qui lui permettra de personnaliser et d'individualiser un vêtement ou un sac. Actuellement, Veritas propose aussi des ateliers de tricot et de couture, et propose la vente en ligne depuis 2014.

Depuis mai, le nouveau patron de Veritas est Ulrik Vercruysse (ancien CEO de Thomas Cook Belgique) qui ne cache pas ses ambitions de passer le cap des 200 magasins :   "Veritas et ses nouveaux actionnaires, le fonds d'investissement belge Indufin, veulent réaliser une croissance significative. Ce sera un défi personnel intéressant. Sur la Belgique, nous avons déjà une très bonne couverture : dès qu'une galerie commerçante ouvre, nous y sommes. On est aussi présents dans les centres commerciaux où le client peut venir se garer devant le magasin, sans négliger les centre-villes. Disons qu'il reste encore quelques trous à combler (à Namur, par exemple, on voudrait ouvrir un second Veritas). Après la France et l'Allemagne, on testera les Pays-Bas et la Scandinavie. Le concept Veritas n'existe pas ailleurs. Il n'y a donc aucune raison pour que ça ne marche pas, mais une chose à la fois".

Cliquez ci-dessous sur "Economie" pour retrouver nos entreprises qui fonctionnent bien et dont je vous ai déjà parlé :  Extra, Moeder Siska, nos fritkots, Studio 100, nos bières, Pointcarré /Zeb, Durbuy Adventure Valley, Lutosa, Ice-Watch, Devos Lemmens, Delacre, Renmans, Thomas&Piron, Pairi Daiza, Ijsboerke, Delvaux, l'autrucherie du Doneu, Colruyt, Bobbejaanland, le Métropole, Exki, nos cuberdons, Au Pain Quotidien, les Tartes Françoise, Destrooper, etc. 

jeudi 28 septembre 2017

Matthias Schoenaerts dans le film "Le Fidèle"

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Mesdames, le bel acteur belge Matthias Schoenaerts sera à l'affiche du film "Le Fidèle" qui sort le 4 octobre prochain. Né en 1977 à Anvers où il vit toujours, Matthias est le fils du comédien Julien Schoenaerts et d'une professeur de français. Il est diplômé du Conservatoire Royal d'Anvers. Le film "De rouille et d'os" avec Marion Cotillard lui a valu le César du meilleur espoir masculin en 2013.

A l'occasion de la sortie de son nouveau film, il a répondu aux questions du groupe Sud Presse :

"Pour "Le Fidèle", vous dites vous être plongé dans les méandres du grand banditisme. Vous avez vraiment besoin de vous faire peur pour rentrer dans vos rôles?
- Depuis mes débuts, j'ai commencé à cultiver le truc de me mettre dans la peau de mes personnages avant de commencer à tourner. De manière générale, j'essaie toujours de faire des choses qui me semblent justes, dans le sens où ça me rapproche d'un état qui m'aide à incarner certains personnages. Mais ce n'est pas une méthode scientifique non plus. Personne ne doit faire comme moi. Il se fait juste que, moi, ça me met à l'aise de travailler comme ça. Mais chacun son truc.

- Avez-vous du mal à quitter votre personnage en rentrant chez vous, après une journée de tournage?
- C'est un état d'esprit qui m'habite pendant un certain temps, mais je n'ai jamais l'impression que je deviens quelqu'un d'autre. Je ne suis pas schizophrène non plus. Pour moi, être acteur, ce n'est pas entrer dans la peau de quelqu'un, c'est laisser entrer quelques éléments sous sa propre peau. Ca nous affecte, ça nous change temporairement pour un projet, mais voilà, rien de plus.

- Comment choisissez-vous vos rôles?
- Ce qui m'intéresse le plus, c'est :  qu'est-ce que le scénario et l'histoire racontent sur les rapports humains, sur l'être humain, sur la bête humaine? Qu'est-ce qu'on partage avec le spectateur? Est-ce que ça me semble important? Est-ce que ça vaut le coup? Si les réponses à toutes ces questions me satisfont, alors, j'y vais...

- C'est pour ça qu'il n'y a pas beaucoup de comédies dans votre filmographie?
- Oui. Pourtant, j'adore les comédies, mais c'est un genre très, très difficile. Il n'y en pas beaucoup de bonnes. J'aimerais quand même bien en tourner une un jour. On verra...

- Qu'est-ce que ça fait d'être un sex-symbol?
- Sans transition, ta question, comme on dit...  Je ne sais pas, en fait. Après, une grosse partie de ce qu'on fait est basé sur la séduction. Il faut assumer mais je ne trouve pas ça très important. Donc, je ne sais pas ce que je dois en penser. Je le dis sans aucune fausse modestie.

- Vous êtes devenu mondialement célèbre. Comment vivez-vous toutes ces sollicitations?
- Je n'y fais pas trop attention. Le succès érotise, certes, mais ça ne prend pas non plus des proportions ridicules pour moi. Et puis, je ne sors pas ou peu, donc ça évite les sollicitations. Je préfère rester chez moi, à ma base, à Anvers. J'adore cette ville qui est une métropole mais où on peut tout faire à vélo. Malheureusement, avec le cinéma, je suis souvent parti. Je me sens comme un gitan, sans arrêt sur les routes. Parfois, ça me plaît et parfois, j'en ai marre. Mais bon, je ne peux pas me plaindre : je suis allé au Canada, en Namibie, en Italie, à Porto-Rico. C'est quand même une aventure extraordinaire.

- Est-ce que vous avez pris la grosse tête?
- Ah oui, absolument! Vous voyez d'ailleurs? Non, pas du tout! J'essaie de remettre les choses en perspective. Donc, pour moi, je n'ai pas trop changé dès que la folie a commencé. Après, tout nous change, tout nous affecte, et tout ce qu'on vit dans la vie nous influence d'une façon ou d'une autre. Mais j'espère que pas trop. Dites-moi le jour où ça m'arrive...."

lundi 25 septembre 2017

Les 25 ans des magasins Extra

Régulièrement, je vous parle des réussites économiques belges. Place aujourd'hui à l'enseigne Extra qui a débuté en 1992 avec l'ouverture d'un premier magasin à Comines (province du Hainaut) par Stephan Lesage et son épouse Greet. Un an plus tard, le couple ouvre un magasin d'usine et d'importation à Ploegsteert, toujours en Hainaut Occidental. Entre 2002 et 2009, 14 autres suivront sous l'enseigne Lediscount.

Spécialisée dans les produits d'entretien et hygiène, la décoration de la maison et les produits thématiques saisonniers, le groupe Extra a ouvert trois nouveaux magasins en 2016 (Nandrin, Louveigné, Tournai) et en 2017 (Tamines, Libramont, Habay-la-Neuve), passant de ce fait de 210 à 250 collaborateurs. Leur objectif est d'atteindre 50 magasins en 2020 (la prochaine ouverture est prévue à Malmédy). Et avis aux personnes en recherche d'un emploi, ils sont en train de recruter des vendeurs et des gérants dans toute la Wallonie (et en particulier dans les provinces du Luxembourg et du Hainaut), et organisent des Job Days ces 30 septembre et 7 octobre.

Bon anniversaire et bon vent à cette entreprise belge et dynamique !