jeudi 24 mai 2018

L'artiste belge Ben' Do

Depuis le début de cette année 2018, l'artiste belge Ben' Do s'est fait connaître sur les ondes belges et françaises grâce à sa chanson "Pareil" :    https://www.youtube.com/watch?v=e7ggXZX_9zM

Ben' Do vient de répondre aux questions du groupe Sud Presse :

"Il y a un grand mystère autour de vous :  on ne sait pas d'où vous venez exactement, ni votre âge.
- Je viens d'Ohain en Brabant wallon. Je suis à moitié sicilien, à moitié belge. Mais mon âge, par contre, je ne le donne jamais. On me donne souvent moins et je t'avoue que dans le milieu, l'âge, c'est un truc qui peut bêtement freiner les gens. Je le vois avec les chanteuses. Donc avec mon producteur et mon manager, on aime bien laisser un mystère autour de ça.

- Le succès de "Pareil" s'exporte bien en France. Vous aviez un objectif en tête en sortant ce premier single?
- Je ne vais pas te raconter de conneries. On a clairement un objectif :  devenir une référence vocalement en France. Quand on est arrivé, plein de types qui faisaient des covers d'autres chansons nous ont dit qu'on allait se planter. Notre plan était ambitieux mais au bout d'un mois et demi, on était en train de rêver! On avait plusieurs chansons terminées, on est allé les proposer aux radios et le retour du public a été dingue! 

- Avant de sortir "Pareil" que vous avez écrit et co-composé, vous faisiez de la musique en secret dans votre chambre?
- Oh, ça fait des années que j'écris mais je ne démarchais pas. J'avais beaucoup de soucis avec le fait d'être exposé. Psychologiquement, j'ai dû faire beaucoup de travail là-dessus et accepter le fait que si ça fonctionnait, on allait me reconnaître, m'arrêter dans la rue. Mais être connu, ce n'est jamais la raison qui m'a poussé à faire ce métier. Sincèrement. C'est pour ça que ça a pris beaucoup de temps. Le temps que je sois prêt. Je n'étais pas un gosse super stable psychologiquement. Maintenant, je me sens bien, je suis stable, je ne bois pas d'alcool, je n'ai pas de problème de drogue, je mange bien. Je sors très peu aussi, je suis bien dans ma caverne, un peu agoraphobe! 

- Vous aviez peur de passer pour un artiste éphémère?
- Oui, et personne ne sait que ça fait quinze ans que j'écris. Et aussi, c'est dur à gérer un succès qui arrive si vite. C'est beaucoup de messages d'amour à recevoir en un coup et il y en a beaucoup, je pense, qui font l'erreur de ne pas spécialement être prêts avant ça. Moi, je sais que je n'aurais pas pu gérer il y a cinq ans. Je serais parti en vrille. C'est important de s'écouter.

- Vous faisiez quoi comme métier avant de vous décider à vous lancer dans la chanson?
- J'ai eu un restaurant thaï pendant dix ans qui marchait très bien et que j'ai revendu il y a deux ans. Je n'avais pas de frustration par rapport à la musique, je ne faisais pas forcément de concerts, à part une fois la première partie de Booba pour un de ses show-cases il y a sept ans. 

- Ben' Do : pourquoi ce nom de scène? En langage urbain, le mot "bendo" a une signification. Encore un mystère?
- J'aimais bien la connotation street, vu que je viens de l'école du rap. "Bendo", c'est une maison abandonnée. Ben, c'est mon prénom, ça vient de Benito. En lingala, c'est aussi "tous ensemble" (j'ai vécu en Afrique pendant deux ans). Et le "Do", c'est la note de musique aussi. On a galéré pour trouver un nom de scène, mais il y a beaucoup de significations derrière".

lundi 21 mai 2018

Belle collaboration entre deux écoles supérieures belges

S'il existe des échanges linguistiques d'une semaine et des écoles d'immersion, j'ignorais l'existence d'un tel projet de bidiplomation. Depuis dix ans, la Haute Ecole HELHA de Tournai (province de Hainaut) et la Haute Ecole Thomas More de Malines (province d'Anvers) proposent aux futurs bacheliers en communication de suivre leur cursus de deuxième année dans l'autre communauté linguistique. Ce programme de bidiplomation fait figure de pionnier en Belgique.

Dominique Lefebvre, directrice de la section communication de la HELHA, a expliqué :  "A l'issue des trois années de bachelier, les étudiants obtiennent une double reconnaissance : un diplôme dans chacune des deux communautés. Ce programme offre aux étudiants des compétences linguistiques de haut niveau et un tremplin garanti sur le marché du travail. C'est aussi une plus-value pour nos deux établissements, via les collaborations entre enseignants, les projets menés de concert et les échanges de pratiques pédagogiques complémentaires avec la Haute Ecole Thomas More".

Parmi ces étudiants, il y a Emile Ducoron qui a confié à la presse :   "Comme tout le monde, j'ai appris le néerlandais en secondaire. J'en suis sorti avec un bon niveau. Sans me vanter, je pense avoir cette faculté de progresser rapidement, notamment dans les langues, une matière que j'affectionne. En allant étudier à Malines, c'est un peu comme si je recommençais tout à zéro. Il a fallu s'adapter au changement de langue tout en repensant ma méthode de travail, pour être en phase avec l'école. J'y ai acquis un certain sang froid. Cette expérience me sera bénéfique, j'en suis persuadé, pour affronter ma troisième année en communication à Tournai. Mon organisation sera sans doute meilleure par rapport au travail que l'on nous demandera". 

On ne peut que souhaiter que ce beau projet donne l'envie à d'autres écoles du nord et du sud du pays de suivre leur exemple...

lundi 14 mai 2018

Bande dessinée "Les Louves" (Flore Balthazar)

                                            Résultat d’images pour les louves flore balthazar

Originaire de La Louvière, la dessinatrice belge Flore Balthazar (37 ans) raconte en 180 pages les souvenirs de la seconde guerre mondiale de sa grand-tante Marcelle (92 ans) à partir du journal qu'elle a tenu à l'époque.

Flore Balthazar a répondu aux questions des quotidiens du groupe Sud Presse :

"Avec un tel bouquin, vous assouvissez le fantasme de beaucoup de familles. Est-ce que la vôtre vous considère maintenant comme un exemple?
- J'espère que non!  C'est vrai que ça les touche, mais je ne sais pas dans quelle mesure. Tantelle Marcelle, qui est toujours là à 92 ans, ça lui plaît. Mon frère m'a écrit que ça lui avait fait bizarre de le lire. C'est une génération où ils sont quasi tous décédés mais on les a connus... Il y a le côté déstabilisant : c'est eux et en même temps, ce n'est pas tout à fait eux. Il y a des inventions pour la fiction, c'est normal. Mais je suis restée fidèle à l'esprit du journal de Tantelle, à qui j'ai soumis surtout le scénario. Parce que pour les planches, à son âge, elle n'a pas Internet. 

- Il y a un côté patrimoine louviérois : ça vous fait plaisir qu'on vous célèbre dans votre propre ville?
- Oui mais je ne l'ai pas fait pour ça. C'est de la fiction qui s'adresse à toute la francophonie. La Louvière, c'est un décor auquel je suis très attachée et que j'ai pris plaisir à mettre en images, mais ce n'est pas le propos à la base. Le sujet, c'est la guerre. Quelle attitude à adopter est-elle juste? Et existe-t-il d'ailleurs une attitude juste?

- C'est un livre où on lit aussi en filigrane la condition de l'époque et les aspirations des femmes. Est-ce un livre féministe?
- Ca ne me dérange pas qu'on le dise. Je ne me défends pas d'être féministe, mais je n'ai pas voulu être militante. Ca parle des femmes, j'insiste sur ce qu'elles ont fait, sur le fait qu'elles ont existe à ce moment-là, aussi. Peut-être le côté féministe est-il ce que j'ai voulu faire passer?

- Pourquoi y avoir montré presque crûment un avortement?
- Parce que ça fait partie de la vie des femmes, c'est encore le cas, mais dans des conditions d'hygiène et financières autres. C'est l'illustration de par quoi on passait pendant la guerre. Je me sentais obligée de passer par là. Peut-être est-ce aussi le genre de détail qu'une nana peut apporter?

- Les planches avec les Loups, c'est à la fois La Louvière, mais aussi la chanson de Serge Reggiani, non?
- J'ai évidemment pensé à cette chanson. Ces planches, c'est une ponctuation allégorique. L'histoire est centrée sur une famille et des personnages. Les planches avec les Loups permettent d'insérer la Grande Histoire : c'est un chapitrage et un rappel temporel. Est-ce que ce que je raconte, c'est avant ou après Stalingrad, par exemple?". 

jeudi 10 mai 2018

Le jeune humoriste belge Félix Radu

Agé de 22 ans, Félix Radu a commencé par suivre des cours de théâtre à Namur, puis au cours Florent à Bruxelles, et aujourd'hui au cours Florent à Paris. Repéré par les frères Taloche, ce jeune Namurois très attaché à la langue française devient, un peu contre son gré, un humoriste avec des jeux de mots qui font penser à ceux de Raymond Devos. A vous de juger :   https://www.youtube.com/watch?v=CnD_tbOXfCA

Félix Radu a confié à la presse :   "Je n'ai jamais eu l'intention de faire de l'humour. Je suis allé en cours de théâtre, puis je me suis mis à écrire. On a commencé à m'appeler humoriste parce que mon écriture fait rire, mais mon travail est différent. J'espère que mon spectacle est plus mélancolique que drôle. Victor Hugo disait que la mélancolie, c'est le bonheur d'être triste, donc j'essaie de rendre le public très heureux d'être malheureux. Les gens ont tendance aujourd'hui à oublier que la richesse de notre langue est très amusante. Les jeunes de mon âge, surtout, ont l'impression que le français, c'est un truc chiant, un truc d'adulte, de prise de tête. Alors que la poésie, c'est transpirant de jeunesse. Jouer avec les mots, faire des traits d'esprit, le beau langage : ce sont des choses très agréables, pleines de vie et de sourire. On peut penser que mon public est composé de personnes âgées. Alors qu'en fait pas du tout, c'est un a priori de directeur de salle qui pense que les jeux de mots et la littérature ne font rire que les gens cultivés, les Parisiens. Je crois qu'on a appris aux gens à se dévaloriser. Les intellectuels, les politiques font comme si le peuple n'était plus capable de diriger le pays en disant "Ne vous inquiétez pas, on va gérer pour vous". Les gens se disent que la culture n'est pas pour eux, que le théâtre après une journée à travailler en tablier d'électricien ne leur est pas destiné, qu'ils n'ont pas le profil. Le théâtre est devenu un truc un peu incestueux où on ne fait plus des pièces que pour des gens de théâtre, des personnes qui rêvent déjà. C'est important de rapprocher le théâtre des gens parce qu'il n'y a rien de plus bouleversant que d'aller voir une pièce qui nous plaît. Je n'ai pas envie d'être le nouveau Devos ou le gars qui fait du Devos. C'est flatteur au début, mais je commence à avoir un peu peur de cette comparaison. J'espère me détacher petit à petit de ça. J'ai la sensation de davantage porter des messages de philosophie dans mon spectacle, même si on écrit de la même manière". 

lundi 7 mai 2018

Les 40 ans du décès de Jacques Brel

A quelques mois du 40ème anniversaire du décès du chanteur belge Jacques Brel,   sa fille France a répondu aux questions des quotidiens du groupe Vers l'Avenir :

"Quarante ans après sa mort, que reste-t-il de Jacques Brel?
- L'étonnement ! L'étonnement de l'intérêt perpétuel qu'il continue à susciter. Quand je vois tout le travail que nous avons ici à la Fondation Jacques Brel, ça ne fait que s'amplifier. Des gens nous sollicitent pour des spectacles, pour avoir le droit d'interpréter ses chansons. Et surtout, nous avons énormément de demandes pour des synchronisations de films. Des réalisateurs qui aimeraient pouvoir utiliser une chanson de Jacques. Ca vient de partout dans le monde, et de plus en plus souvent. Peut-être à cause des réseaux sociaux qui diffusent ses chansons aux quatre coins de la planète.

- Vous publiez deux livres. Le premier est consacré aux chansons de Brel. Ca existait déjà pourtant?
- Oui, publié en 1981, mais l'éditeur ne voulait pas réinvestir dans une nouvelle publication. Or, cette édition reprenait les textes chantés par Brel et par ordre alphabétique. C'était une erreur. Nous pensons qu'il vaut mieux éditer le texte écrit par Jacques qui parfois diffère un peu de celui qui est chanté et par ordre chronologique. C'est ce que la Fondation a fait lorsque le contrat avec l'ancien éditeur s'est terminé. Nous avons également accompagné les textes de commentaires glanés dans les journaux de l'époque.

- Et puis, il y a ce gros ouvrage sur Jacques Brel auteur?
- Je voulais montrer au grand public la cohérence du travail de Jacques entre ce qu'il a écrit au tout début et à la fin de sa vie. J'ai repris tous les textes. Depuis ses premiers textes alors qu'il est à peine sorti de l'enfance jusqu'aux dernières chansons. J'y ai ajouté des commentaires tirés des journaux de l'époque ou des interviews données en radio et en télé. Beaucoup de photos aussi et des souvenirs personnels. Ce n'est pas une biographie au sens strict mais ça permet de mieux cerner certaines choses.

- Comme quoi, par exemple?
- Ca permet, entre autres, de corriger certaines images. Ainsi, on s'aperçoit que le père de Jacques n'était pas cet homme austère et sans fantaisie qu'on a toujours présenté. Ou encore que Brel lui-même ne passait pas sa vie à rigoler...

- Vous évoquez aussi les mots de ses chansons qui évoluent?
- Quand on lit chronologiquement ses textes, on se rend compte que certains mot disparaissent un moment et d'autres apparaissent. Ainsi, au début, il parle souvent des "20 ans", on y retrouve de la joie et de l'énergie. Puis, à 30 ans, on n'en parle plus et de nouveaux termes apparaissent comme Isabelle ou tendresse, un mot qu'il ne lâchera plus. A partir de 29 ans, Jacques se considère comme un vieux. Le meilleur est derrière lui. "Ne me quitte pas" est un basculement. Ses textes sont de plus en plus élaborés et il crée un univers bien à lui.

- Il avait peur de mourir?
- Non. Il avait peur de vieillir. Il l'a d'ailleurs écrit et chanté. Il avait peur de ne pas pouvoir faire tout ce qu'il avait envie de faire. Je pense que c'est venu de sa propre situation familiale. C'était un enfant de vieux : le petit dernier de parents qui étaient déjà des petits derniers. Il n'a vu que des gens âgés autour de lui.

- Vous avez aussi retrouvé des textes inédits?
- Oui, des textes de jeunesse, des chansons jamais divulguées, des scénarios, des extraits de pièces radiophoniques. On trouve aussi dans les deux livres les textes des huit chansons qu'il a enregistrées en flamand.

- Tous ces souvenirs sauvegardés, il était collectionneur?
- Non, pas du tout. En revanche, ma grand-mère et ma mère, oui. Je pense que ce sont elles qui ont commencé à conserver tout cela. Et moi, la troisième génération, je suis comme elles!".

jeudi 3 mai 2018

Exposition des oeuvres de Marnix Verstraeten (Mix)

                             Avec ses œuvres, l’échevin fait sa pub

L'artiste belge Marnix Verstraeten (à droite sur la photo ci-dessus) est né en 1960 à Avelgem en province de Flandre Orientale. Il a choisi Mix comme nom d'artiste. Avec ses trois enfants, il a décidé de s'installer dans la commune francophone du Mont-de-l'Enclus en Hainaut Occidental. Avec son carnet d'adresses dans le milieu culturel, il attire des artistes à venir exposer à la Maison des Randonneurs du Mont-de-l'Enclus, et les incite à offrir ensuite une oeuvre à la commune. C'est ce qu'il a fait également :  le tableau ci-dessus orne désormais la salle du conseil communal. Marnix Verstraeten expose ses propres oeuvres à la Maison des Randonneurs du 31 mars au 24 juin 2018. Depuis le début de l'année, il a accepté de devenir échevin de la Culture de la commune jusqu'aux élections d'octobre. Aux électeurs désormais de décider la suite de sa carrière politique ou/et culturelle....

lundi 30 avril 2018

Le retour du barbecue

Chronique de Philippe Martin dans les quotidiens du groupe Vers l'Avenir du 7 avril 2018 :

Ca ne sert à rien de le nier, il n'y en a plus que pour lui :  à la radio, dans les jardineries et les supermarchés, chez les bouchers et pour les comiques qui vantent la sauce samouraï Devos&Lemmens. C'est le retour du barbecue, mais est-ce seulement une pratique culinaire?  Difficile d'y échapper, en effet, même pour celui qui refuse les comportements grégaires. Les intérêts économiques sont tellement évidents. Que ce soit pour vous faire acheter une superbe installation au gaz qui supplantera la cheminée que vous aviez patiemment construite au bout de la terrasse ou pour vous imposer un passage au rayon frais. Car le barbecue, c'est avant tout un business.

Une affaire de genre aussi. Qui s'occupe d'allumer le foyer et de jeter un œil expert sur la cuisson des brochettes alors que, tous les autres jours de l'année, c'est la femme qui règne en cuisine? L'homme, pardi! Sans doute parce qu'il est le seul à pouvoir apprivoiser les rudesses du feu... Le barbecue nous relierait-il à nos racines primitives? Celles du chasseur-cueilleur? Celles de la viande arrachée, cuite à même la braise? Celles du clan familial reconstitué, autour du feu de bois, sur le seuil de la caverne?

Voyez les convives autour de la grillade, une pince ou un verre de rosé à la main, à deviser de choses et d'autres... Que ce soit en famille, avec les voisins, les amis, les parents lors de la fancy-fair de l'école ou les joggeurs du club de sport, le barbecue se doit d'abord d'être convivial. Mais surtout pas solitaire! Le barbecue, c'est donc avant tout une cérémonie, un rite. Après les grands feux qui, autrefois, clôturaient fictivement l'hiver, les crépitements du "barbeuc" signent réellement l'arrivée des beaux jours, l'envie de soleil, de contact avec la nature et le désir de renouer des liens sociaux autrement que via un écran de smartphone. Inutile de revenir sur le scandale Veviba ou sur les dangers de la surconsommation de viande. Encore moins d'épiloguer sur les grandes catastrophes qui hantent la planète : c'est l'heure du barbecue, point barre.

Tiens, à ce sujet, ce serait sûrement intéressant d'interroger un anthropologue issu d'une tribu d'Amazonie. Il aurait des choses intéressantes à nous raconter sur notre rapport à la nourriture et à la nature, sur notre mode de vie et sur nos aspirations profondes d'hommes et de femmes contemporains...

Philippe Martin

jeudi 26 avril 2018

La côte belge de David Dehenauw (Monsieur Météo)

Né en 1970, David Dehenauw, c'est notre Monsieur Météo national. Après ses études d'ingénieur à la VUB, il est entrée à l'Institut Royal Météorologique de Belgique (IRM), et présente les bulletins en météo tant en français sur RTL-TVI qu'en néerlandais sur Radio 2 et VTM.

Bien que travaillant en région bruxelloise, il continue d'habiter à Blankenberge à la côte belge, où il a emmené une journaliste des quotidiens du groupe Sud Presse :

"Avec votre job, ce serait tout de même plus simple de vivre à Bruxelles?
- Non, parce que je travaille aussi ici, et puis Blankenberge, c'est ma ville. Vrai, je suis né à Bruges...mais je n'ai fait que cela! Mes parents se sont tout de suite installés à Blankenberge. Nous avons vécu avec mon frère et ma sœur d'abord dans un appartement jusqu'à mes quatre ans. Ensuite dans une maison dans un village de Blankenberge où ma maman vit toujours. Et moi aussi, j'ai une maison non loin. Je suis à la mer et à la campagne. Pour l'anecdote, j'ai gardé mon kot 17 ans à Bruxelles! Bien après mes études, mais j'ai fini par m'en séparer.

- Quels sont les établissements incontournables à Blankenberge? Où risque-t-on de vous croiser?
- Cela dépend de ce qu'on aime. Je suis un fan de poisson, celui de la mer du Nord et de bouillabaisse. J'adore aussi le chocolat, donc les dames noires, mais je me limite pour ne pas grossir (vous savez, la météo, je dois la présenter de profil!). Je peux boire un verre au Victory face au port ou à la brasserie Bel Air. Je bois très peu d'alcool, mais j'aime bien la bière de Blankenberge, la Kokketeute (c'est du patois et ça signifie la belle dame). J'aime aussi la brasserie Oosterstaketsel sur l'estacade. Ou encore le restaurant, pas loin du port non plus, l'Oesterput. Et une fois par an, je profite de notre restaurant étoilé chez Philippe Nuyens. Il y a aussi des incontournables ailleurs :  j'aime le Café de Paris à Nieuport ou encore le Savarin à Ostende. 

- Blankenberge, ce n'est pas que des restos?
- Ah non, j'adore les balades et, de juin à octobre, si l'eau est au moins à 18 degrés, je nage régulièrement dans la mer....alors que je ne vais jamais à la piscine. Blankenberge, c'est aussi des bâtiments de la Belle Epoque. C'est aussi la nature : il y a deux réserves naturelles. Et saviez-vous que c'est entre Zeebruges et Blankenberge qu'il y a le seul point d'eau douce dans les dunes? C'est unique, un endroit formidable et protégé où poussent des orchidées.

- Vous reconnaît-on en rue?
- Oui, souvent, et ça me fait plaisir. On me dit : "Oh, vous êtes Monsieur Météo!". Je réponds toujours et quand ce sont des francophones, je me permets de leur demander si mon accent ne les gêne pas. Ils disent non.

- Certains disent que les francophones sont les mal venus à la mer?
- Sincèrement, je ne le pense pas. Ou alors, c'est une minorité. Ici, j'entends parler français partout et c'est très bien. Je défends ça : la côte, c'est aussi la Belgique de tout le monde. Franchement, si je devais entendre une remarque désagréable sur un francophone, je m'en mêlerais, j'interviendrais pour prendre sa défense.

- Vous n'êtes pas le seul people de RTL-TVI à la mer du Nord?
- Oui, notamment Thomas Van Hamme ou Stéphane Van Bellinghen si vous allez du côté de Knokke. Ici, à Blankenberge, c'est aussi la station de Sabrina Jacobs : elle y vient depuis vingt ans au moins, c'est vraiment une bonne amie et on aime se croiser ici".

lundi 23 avril 2018

En bref....

En province d'Anvers

Le dimanche 20 mai, la province d'Anvers organise la 10ème édition du Fortengordel (www.fortengordel.be) avec 29 lieux participants (dont 24 forts). Cette édition accueille des nouveaux venus :  le fort Ertbrand et Mastenbos à Kapellen, le fort Haasdonk et les fortifications de Schilde et Landmolen à Kruibeke. L'entrée est gratuite, et beaucoup de ces forts ne sont ouverts exclusivement que ce jour-là. L'an dernier,  12.000 personnes ont participé, et les organisateurs espèrent augmenter ce nombre, en cette année du centenaire de la fin de la première guerre mondiale. A noter que la province d'Anvers prévoit aussi des circuits cyclistes reliant les forts participants, soit six suggestions d'itinéraires cyclistes d'environ trente kilomètres.

A Gand

Depuis janvier dernier, la ville de Gand compte un Quai Koning Willem I, qui remplace une partie de la rue Baudelokaai. Et cet été, il aura droit à sa statue au Bisdomkaai. Pourquoi ce double hommage de Gand au roi des Pays-Bas?   Guillaume Ier d'Orange fut le roi du Royaume-Uni des Pays-Bas (regroupant les Pays-Bas, la Belgique et le grand-duché de Luxembourg) de 1815 à la révolution belge de 1830. Et durant ce règne, il a créé l'Université de Gand en 1817, il a institué l'enseignement primaire gratuit pour les nécessiteux de Gand, il a ouvert un collège royal et une école des arts et métiers, il a décidé de prolonger le Sassevaart vers Terneuzen (l'actuel canal Gand-Terneuzen). Voilà les raisons de ces deux décisions du conseil communal de Gand. 

Au château de Beloeil

Du 28 avril au 6 mai 2018, le château de Beloeil en province du Hainaut accueillera la 30ème édition de l'exposition d'amaryllis. Tout a commencé lors d'une rencontre entre le prince Antoine de Ligne (décédé en 2005) et Leo Berbée, un producteur néerlandais de fleurs à bulbes. Afin de marquer la réouverture du château au public après la traditionnelle fermeture hivernale, ils ont l'idée de demander à des fleuristes du Keukenhof ou de la Belgian Flower Arrangement Society d'imaginer des compositions florales à partir d'amaryllis pour décorer les salons du château. Depuis 2012, afin de donner un nouvel élan, c'est désormais un concours entre écoles d'horticulture, amateurs et experts en décoration florale de la région, qui est placé sous le Haut Patronage de la princesse Claire. Le public (environ 10.000 personnes chaque année) pourra voter pour son coup de cœur. Voici les photos d'une édition précédente :   http://probelgica-hainaut.blogspot.be/2013/05/la-2e-excursion-de-pro-belgica-hainaut.html

Au Concours Eurovision de la Chanson

Afin de représenter la Belgique au prochain Concours Eurovision de la Chanson, la VRT a choisi la jeune Laura Groeseneken (alias Sennek), qu'on voit régulièrement depuis 2014 aux côtés d'Ozark Henry sur scène tant au chant qu'au piano. Elle interprétera la chanson "A Matter of Time" que vous pouvez écouter en cliquant sur ce lien :    https://www.youtube.com/watch?v=6DGf9TMehi0

A Bruxelles

Avec le 8 mai et le 11 novembre, une troisième cérémonie importante a lieu chaque année, mais est moins connue :   la Journée des Vétérans le 7 avril.  A cette occasion, une cérémonie officielle a lieu à la Colonne du Congrès, qui abrite la tombe du Soldat Inconnu à Bruxelles. Chaque 7 avril, la Belgique rend hommage à ses 252 militaires morts depuis 1945 au service de la paix dans le monde (dans des conflits, des opérations de maintien de la paix ou des interventions en Afrique). Pourquoi a-t-on choisi le 7 avril?  Car il rappelle le décès de dix casques bleus belges le 7 avril 1994 au Rwanda, assassinés alors qu'ils protégeaient la première ministre Agathe Uwilingiyimana, une Hutue modérée.  Parmi les 252 militaires morts depuis 1945, le plus gros contingent de victimes date de la guerre de Corée dans les années 50 :  101 Belges décédés, 5 portés disparus et 478 blessés. D'autres militaires sont décédés en Afrique centrale, en Somalie et en ex-Yougoslavie. La dernière victime en date est le lieutenant-colonel Ronny Piens, décédé dans un attentat djihadiste en mars 2015 à Bamako, la capitale du Mali.  Ayons une pensée pour toutes ces victimes et leurs familles...

jeudi 19 avril 2018

Agenda patriotique belge

8 mai 2018 :   Commémorations de la fin de la deuxième guerre mondiale

27 mai 2018 :  Commémoration de la Lys à Courtrai

9 juin 2018 :   Hommage au Drapeau Eternel et aux résistants d' Orroir

21 juillet 2018 :   Fête Nationale

05 août 2018 :  Hommage à Nieuport aux héros de l'Yser et au roi Albert Ier

Début septembre 2018 :  Commémorations de la libération de la Belgique en 1944 et hommages à la brigade Piron

22 septembre 2018 :   Commémoration de la révolution belge de 1830 à la place des Martyrs à Bruxelles

29 et 30 septembre 2018 :  Week-end du Souvenir organisé à Maulde par les Lions de la Mémoire

20 octobre 2018 :  Journée Nationale de la Ligue Royale des Vétérans du roi Léopold III à Bruxelles

10 novembre 2018 :   Hommage aux résistants du rail à la Gare Centrale de Bruxelles

11 novembre 2018 :   Commémorations du 100ème anniversaire de l'Armistice

15 novembre 2018 :   Fête du Roi