mardi 15 avril 2014

"Inventaire des petits plaisirs belges" (Philippe Genion)

                                       

Présentation de l'auteur :  Philippe Genion est né en 1962. Gros et fier de l'être, il n'est pas épicurien mais épicu-tout et aime qu'on le définisse comme un "passeur de plaisirs". Belge, Européen, il a été en vrac :  oenophile, naturaliste, journaliste, animateur radio, star du rock industriel, artificier, critique gastronomique, éditeur de magazines, producteur de vidéos, de concerts et de conventions, homoriste, acteur, a fait un peu de scène et de télé, et maintenant, en plus, il écrit!

Présentation du livre :  Déguster les premières moules de la saison, vénérer les chapeaux d'Amélie Nothomb, se moquer du Luxembourg, mâchonner goulûment des Chokotoff, être réveillé par le premier tambour du carnaval :  quel bonheur d'être Belge et de pouvoir savourer tous ces petits plaisirs! Et pour ceux qui n'ont pas cette chance bénie, il suffit de se laisser gagner par la belgitude. Ce livre vous fera mourir de rire ou de plaisir, c'est selon. Et si ce n'est déjà pas le cas, vous demanderez vite la nationalité belge!

Table des matières du livre :
- Le sucre en poudre sur le T-Shirt après la gaufre de Bruxelles
- La famille royale
- La cassonade
- Lou, Marcel, Plastic et Patrick
- Les premières moules
- Le Meyboom
- Le carpaccio de Maredsous
- Entendre le Grand Jojo un jour de déprime
- Les Chokotoff
- La balle pelote assise
- Arnologie
- Essayer d'écouter le discours royal le 20 juillet
- La goutte du cuberdon qui coule après qu'on a mordu le bout
- Bossemans et Coppenolle à la télé
- Les jets de houblon quand on ne les attend pas
- Monnonkk et Matante
- Les chapeaux d'Amélie
- L'accident de Chokotoff
- L'hiver
- L'été
- Les chanteurs italiens belges (ou belges italiens, c'est selon)
- Les doigts dans la sauce des frites
- Se moquer, entre nous, des autres pays
- Les Diables Rouges
- L'enterrement de Matî l'Ohê
- Jannin et Nous
- Ouinbledon
- Le rouge et le jaune
- L'Eurovision 1986
- Peler le papier métallisé des Chokotoff
- Se moquer du Luxembourg
- Arlette, Maryse, Paul et Edgar
- Le Doudou
- Le taux de trempage du speculoos
- Luc, Eddy, Roger et les Diables
- Les caricoles à la foire du Midi
- Toots
- Se moquer des Hollandais
- Le chocolat
- Le biessathlon moderne
- Les larmes de Luc Varenne
- La deuxième gorgée de bière
- La côte belge
- La croûte du pain des aïeux
- Les cris de Roger Laboureur
- La bière qui colle sous les pieds
- Marc Aryan
- Le premier tambour du carnaval qui vous réveille
- Les Orvaux

J'aurai l'occasion de vous reparler de cet ouvrage décalé qui est très amusant à lire.

dimanche 13 avril 2014

Le succès du groupe belge Colruyt

Derrière les supermarchés Colruyt se trouve une des familles les plus riches de Belgique : sa fortune est évaluée à 2,27 milliards d'euros et ce chiffre ne tient compte que de sa participation (46,5%) dans le groupe de distribution. La saga de cette famille démarre à Hal en 1925 avec le fondateur Franz Colruyt. Depuis, la petite entreprise a bien grandi... C'est Jef Colruyt, petit-fils de Franz, qui en est l'actuel patron. On compte aujourd'hui 225 Colruyt en Belgique, 62 en France (depuis 1997) et 2 au grand-duché de Luxembourg. Une de ses particularités est que ce n'est pas le système classique où le client dépose ses achats sur le tapis roulant ; chez Colruyt, c'est la caissière qui déplace les articles d'un caddie à l'autre. Colruyt est devenu le premier distributeur alimentaire de Belgique avec ses enseignes Colruyt, Okay, Dreamland, Spar et Bioplanet. Ils sont aussi actifs dans le commerce de gros, chez nous et en France, ainsi que dans la production d'énergie renouvelable, via sa filiale WE-Power. Colruyt a notamment investi dans le parc d'éoliennes offshore Belwind, la plus grande centrale de courant vert de Belgique, et est aussi majoritaire à 66% dans le projet Northwind. Elle possède aussi les pompes à essence DATS24 et une imprimerie. La famille a également diversifié son patrimoine via différents véhicules financiers. Depuis 2013, elle a regroupé ses différents holdings familiaux dans une seule structure : Korys. L'objectif est de diversifier le patrimoine de la famille Colruyt en redéployant une partie de ses avoirs et en veillant à atteindre un rendement économique, écologique et social. Korys investit principalement dans les énergies renouvelables, les biens de consommation et les sciences de la vie. Ce nouvel holding familial gère un portefeuille qui pèse quelques 300 millions d'euros. Et nous, on ne va pas se plaindre quand une entreprise belge marche bien et crée des emplois...

jeudi 10 avril 2014

Exposition de Michaël Borremans à Bruxelles

Le palais des Beaux-Arts de Bruxelles présente en ce moment une exposition sur l'artiste belge Michaël Borremans, né à Grammont en 1963. Notre amie Tania l'a visitée et en a fait un compte-rendu détaillé :  http://textespretextes.blogs.lalibre.be/archive/2014/03/01/michael-borremans-1125538.html . Une des œuvres les plus connues de Michaël Borremans est sa série de tableaux sur le laquai qu'il a réalisée pour le Salon des Maréchaux du palais royal de Bruxelles, à la demande de la reine Paola :  http://royalementblog.blogspot.be/2014/01/le-palais-royal-le-salon-des-marechaux.html

lundi 7 avril 2014

Quatrième album du chanteur belge Milow

Né le 14 juillet 1981, Milow (de son vrai nom Jonathan Vandenbroeck) commence en 2003 à écumer les cafés-concerts de Louvain. Il a vendu 650.000 exemplaires d'un de ses albums (dont 100.000 exemplaires en France). Sa reprise d' "Ayo Technology" de 50 Cent s'est trouvée pendant 340 semaines dans les charts de quatorze pays. La vidéo a été vue plus de 45 millions de fois sur youtube :  www.youtube.com/watch?v=pV11oDLtlmc  . En 2011, il sort un album "North and South", une allusion très claire aux problèmes linguistiques de notre pays. Lors de la promotion de cet album, il critique le parti séparatiste flamand NVA dans la presse (tant du nord que du sud du pays).

C'est à Los Angeles que Milow a préparé son quatrième album :   "Après trois albums, j'ai pris le temps de réfléchir pour éviter de me répéter. C'était plus facile pour moi de le faire à Los Angeles que si je restais ici en Belgique. Je voulais me vider l'esprit et mettre les choses en perspective. Los Angeles, ce n'est pas un choix du hasard car je connais bien cette ville pour y avoir vécu quand j'avais 18 ans. Je pouvais alors facilement faire la connexion entre cette période-là et aujourd'hui. Il suffit d'écouter les titres "Mistaken", "Echoes in the Dark" ou "Blue Skies" ; ce sont des chansons différentes des anciennes. Pour chaque album, je me dois de garder l'essence de ce que je recherche et veux dire tout en ajoutant de nouvelles couleurs. Je dois donc être plus aventureux que mon public. Ma vie faite de voyages est pleine d'inspiration que j'ai envie de partager. Faut juste trouver la bonne balance entre sujet et mélodies. Avec "Silver Linings", je suis dans l'exploration du concept de l'espoir et de toutes ses facettes. L'espoir existera toujours, que ce soit dans un contexte mélancolique ou de tristesse. Ce qui m'intéresse beaucoup, c'est que ma génération est du style à vouloir tout contrôler et prendre sa vie en main. Je sais que tout le monde ne comprendra pas toutes mes nuances mais ce n'est pas grave!  Il est vrai que ma reprise d'  "Ayo Technology" a cartonné. Mais comment tenir sur la longueur et pas uniquement avec cette chanson? Le risque, c'est de ne pas en sortir. Mais je ne regretterai jamais ce succès. Il m'a ouvert beaucoup de portes et surtout aider à créer le momentum que j'ai maintenant. A savoir une liberté créative absolue. Et c'est un luxe! Si j'ai trouvé ma place et mon public en Belgique, c'est parce que mon son est un peu différent des artistes propres d'ici. Mais, paradoxalement, c'est aussi et justement parce que j'ai grandi ici que j'en suis forcément influencé dans ma musique. Je veux donc garder mon empreinte belge. D'ailleurs, le grand défaut des musiciens actuels est d'oublier leurs origines. Moi, je ne suis pas Américain. Le son est peut-être à consonance américaine, mais le texte est bel et bien belge. Etre belge est presque devenu un atout aujourd'hui avec notamment Stromae et Selah Sue".

Il évoque aussi sa chanson "I was a famous singer" que je vous propose d'écouter (www.youtube.com/watch?v=4RzRcC5g2D4) :    "A la fin de chaque concert, je blague un peu pour me moquer du rôle de chanteur. Et je suis content de le partager avec le public car beaucoup de gens pensent encore que je suis quelqu'un de trop sérieux. Ce qui est vrai car la musique, pour moi, ce n'est pas pour blaguer mais c'est bien aussi de savoir se moquer de soi. Je me réalise mieux de cette façon dans l'autodérision. Juste l'idée de laisser chanter mon public "You used to be so cool", j'adore!".

samedi 5 avril 2014

La station balnéaire de Nieuport

Située dans la province de Flandre Occidentale, la station balnéaire de Nieuport (Nieuwpoort en néerlandais) a été entièrement détruite pendant la première guerre mondiale, ce que rappelle l'imposant Mémorial Roi Albert Ier. Son port, sa digue, sa plage, son estacade et sa rue commerçante attirent aujourd'hui beaucoup de personnes. Voici différentes facettes de Nieuport prises par nos amis Jacques et Willy :   http://vuesdunord.skynetblogs.be/b-nieuwpoort (photos de Jacques) et http://dorpstraat-mariakerke.skynetblogs.be/tag/nieuwpoort (photos de Willy).

Quant à notre ami Philippe, il nous emmène dans la réserve naturelle de Nieuport (moins connue que le Zwin de Knokke-Heist dont je vous ai déjà parlé) :
http://philippedebieve-sesphotos.skynetblogs.be/archive/2014/03/19/de-ijzermonding-nieuwpoort-1-2-8138337.html
http://philippedebieve-sesphotos.skynetblogs.be/archive/2014/03/27/de-ijzermonding-nieuwpoort-2-2-8138345.html .

lundi 31 mars 2014

Le Lambermont à Bruxelles

                         

Le Lambermont est la résidence officielle du premier ministre à Bruxelles. Il n'y habite généralement pas, mais il est fréquent qu'il y passe la nuit lorsque des réunions se terminent tard. Au Lambermont, le premier ministre organise des réunions de travail et reçoit des personnalités nationales et internationales. Mais son cabinet et tous ses conseillers travaillent au 16, rue de la Loi, à côté du Parlement.

Pourquoi "Lambermont"? C'est le nom de la rue dans laquelle il est situé. François-Auguste Lambermont a été, pendant 45 ans au XIXème siècle, secrétaire général des Affaires étrangères. La demeure se trouve à l'angle des rues Lambermont et Ducale, face au Parc Royal, non loin du palais des Académies et du palais royal.

C'est en 1779 que fut terminée la construction de cette jolie demeure dans le style néo-classique qui caractérise l'ensemble du quartier royal. Plusieurs propriétaires s'y succèdent (dont le dernier fut le marquis de Trazegnies), avant d'entrer en 1860 dans le patrimoine de l'Etat après avoir été acquis par le ministère de l'Intérieur. Ensuite, le Lambermont abrite diverses administrations (sciences, agriculture, industrie, travaux publics, p.ex.) et est occupée par les Allemands durant la première guerre mondiale. Depuis 1945, c'est la résidence officielle du premier ministre belge.

vendredi 28 mars 2014

Le jazz belge

Alors qu'on vient d'apprendre que notre compatriote Toots Thielemans mettait fin à sa carrière, j'en profite pour vous mettre les liens vers trois anciens articles liés au jazz belge :

http://journalpetitbelge.blogspot.be/2009/05/le-jazz-belge.html

http://journalpetitbelge.blogspot.be/2010/09/steve-houben-lacademie-royale-de.html

http://journalpetitbelge.blogspot.be/2012/02/tournee-pour-les-90-ans-de-toots.html

Et je voudrais vous faire découvrir le pianiste bruxellois Martin De Marneffe qui vient de sortir un nouvel album "Wake up" avec MDM Experience :   http://vimeo.com/42624924

Quels sont vos coups de cœur parmi tous ces musiciens belges de jazz?

mercredi 26 mars 2014

Les Schtroumpfs débarquent à Bobbejaanland

                  Les petites créatures bleues seront présentes tous les jours cette saison pour des “meet & greet” avec les visiteurs, des spectacles interactifs sur le podium et des séances photo avec les fans.

Un accord vient d'être conclu entre le parc d'attractions Bobbejaanland (www.bobbejaanland.be) et la fille du dessinateur belge Peyo (décédé en 1992) pour accueillir les Schtroumpfs qui y posséderont un emplacement permanent. Beau coup médiatique de Bobbejaanland qui sera ainsi désormais le seul parc en plein air de Belgique à accueillir les petits lutins bleus. Une évaluation aura lieu entre les deux parties fin 2014, et en cas de succès, il est probable que les Schtroumpfs occupent à l'avenir encore plus de place dans le parc.

Rappelons que ce parc d'attractions doit son nom au chanteur Bobbejaan Schoepen (décédé en 2010) qui fut un pionnier de la variété belge et de la musique pop, notamment en étant un des premiers à introduire la country en Europe. Il est également connu pour avoir créé le parc d'attractions Bobbejaanland à Lichtaart dans la province d'Anvers.         

lundi 24 mars 2014

Le micro-crédit en Belgique

Lorsqu'on parle du micro-crédit, on pense aux pays du tiers-monde, mais cela existe aussi en Belgique grâce notamment à MicroStart (www.microstart.be). De quoi s'agit-il? Il s'agit de crédits de quelques milliers d'euros (5.000 euros en moyenne) permettant à des personnes souvent précarisés ou/et au chômage de lancer leur propre activité professionnelle. Il s'agit aussi parfois d'aider des indépendants déjà en activité mais dont la situation financière ne leur permet plus d'avoir des crédits des banques. Depuis 2011, MicroStart a rencontré 3.700 personnes et accordé 850 crédits (dont 400 en 2013). Tous les projets soutenus par MicroStart ne réussissent pas sur le long terme, mais parmi les réussites, citons, par exemple, Octavio qui a obtenu 8.000 euros pour ouvrir "Luso Market", un magasin de produits portugais près de la barrière de Saint-Gilles. Vu le succès, il a pu engager deux personnes et ouvrir sans micro-crédit un deuxième magasin à Ruisbroek où la communauté portugaise est très importante. Pour 2014, leur objectif est d'accorder 650 micro-crédits. MicroStart a ouvert des agences à Bruxelles, Gand, Liège, Anvers et Charleroi. A noter qu'outre le crédit accordé, il y a aussi tout un travail en amont d'accompagnement et de conseil par une centaine de bénévoles (dont la plupart sont des jeunes retraités des banques qui mettent leur expérience au profit des autres). Par ailleurs, le conseil d'administration de MicroStart est présidé par Philippe Maystadt, ancien président de la Banque Européenne d'Investissement.

vendredi 21 mars 2014

Nouvelle expo au Musée Verhaeren de Sint-Amands

Exposition "Une passion pour Verhaeren : Acquisitions marquantes 2006-2013"
Depuis l'Année Verhaeren en 2005, tout a été mis en œuvre pour enrichir et compléter la collection du Musée Verhaeren de Sint-Amands (www.emileverhaeren.be), qui a également acquis quelques donations importantes. La collection comprend des manuscrits, lettres, éditions bibliophiles, photos originales et œuvres d'art (peintures de Georges Tribout, dessins de Constant Montald, gravures de Henri Ramah, James Ensor et Charles Bernier, lithographies de Théo Van Rysselberghe, Odilon Redon, Dario de Regoyos et Fernand Khnopff). Le tout forme un ensemble d'un haut niveau qui illustre le poète et son œuvre. A voir les week-ends et jours fériés jusqu'au 25 mai 2014.

Qui était Emile Verhaeren ?
Né en 1855, Emile Verhaeren effectue des études de droit, mais une carrière d'avocat ne l'intéresse pas. "Les Flamandes", son premier recueil de poésies, est publié en 1883. Sa bibliographie contient une longue liste de critiques d'art, d'essais, de poèmes et de pièces de théâtre rédigés pendant 33 ans. Sur le plan personnel, après une série de deuils successifs qui ébranlent sa santé mentale, il rencontre sa future épouse Marthe qui lui apporte bonheur et sérénité. Ami personnel du roi Albert Ier et de la reine Elisabeth, Emile Verhaeren côtoie au cours de sa vie de nombreux écrivains (Rodenbach, Mallarmé, Maeterlinck, Verlaine, Gevers,...), artistes (Ensor, Van Rysselberghe, Khnopff, Rodin,...) et leaders socialistes (Vandervelde, Destrée,...). Lors de la première guerre mondiale, il est trop âgé pour se battre, mais il défend et glorifie la Belgique et ses souverains à travers ses poèmes, articles de journaux et conférences. Ce grand poète belge décède accidentellement en 1916 à la gare de Rouen. Ses derniers mots seront "Je meurs...ma femme...ma patrie".

Les deux musées Verhaeren
Il existe deux musées en Belgique consacrés au poète Emile Verhaeren, tous deux situés dans des endroits bucoliques propices à de belles promenades :  à Sint-Amands (province d'Anvers) où il a passé son enfance et où il a été inhumé, et sur le site du "Caillou-qui-bique" à Roisin (province de Hainaut) où il passait l'été avec son épouse. Partons à la découverte de ces deux musées grâce à notre amie Tania :

Sint-Amands : http://textespretextes.blogs.lalibre.be/archive/2012/07/31/balade-a-saint-amand.html

Roisin :  http://textespretextes.blogs.lalibre.be/archive/2013/08/16/au-caillou-qui-bique-1115446.html