vendredi 30 janvier 2015

La pièce "Faites l'amour avec un Belge"

   FAITES L'AMOUR AVEC UN BELGE Cela fait plus de cinq ans que Michaël Dufour se produit avec sa
  pièce "Faites l'amour avec un Belge". Cette comédie joue sur les clichés au sein du couple d'une part, et sur les clichés entre Belges et Français d'autre part. Il se produira le 14 février au centre culturel d'Auderghem (www.cc-auderghem.be), et a répondu aux questions des quotidiens du groupe Sud Presse :


"Michaël, combien de fois avez-vous joué "Faites l'amour avec un Belge"?
- J'en suis à près de 1.000. Mais la pièce a été reprise par d'autres comédiens dans différents cafés-théâtres, ce qui fait que fin juillet, on en sera à 1.500 représentations. Pas mal, hein? Mais bon, en France, il y a des pièces populaires qui se donnent parfois 15,20,voire 30 ans d'affilée comme "Le clan des divorcés". Je ne m'en lasse pas et je vais refaire le festival d'Avignon. Comme je la maîtrise à 100%, je sens immédiatement la salle et je réagis en fonction d'elle, un peu comme on le fait en ligue d'impro, en retombant toujours sur ses pattes. Avec France Renard qui la joue depuis aussi longtemps que moi, on est comme deux joueurs de tennis : on monte sur le terrain sans avoir peur de l'adversaire.


- La pièce joue sur les différences entre Belges et Français. Est-elle plus facile à jouer en France ou en Belgique?
- Ce n'est pas si différent car les réactions sont comparables. Je ne joue jamais sur l'humour méchant, c'est de la taquinerie. Le public belge : pas de problèmes, il adore qu'on se moque de lui! Le public français aussi, mais çà passe mieux parce que mon personnage est sympathique.


- Pourrait-on comparer votre pièce à un match de foot Belgique-France?
- Je ne suis pas très foot, mais c'est un peu un combat de coqs : le coq wallon contre le coq français. Elle défend son pays par chauvinisme. Moi, plutôt pour remettre les Français à leur place. Elle avance que "la France est un grand pays", je rétorque que "le Belge est plus rare". Elle cite les grands acteurs français. Moi, je réponds par "Il y a le Belge Depardieu". En fait, je me prends pour un ambassadeur belge en France. Et je gomme les clichés instaurés par Coluche du Belge un peu bête, voire assez con.


- Les Français connaissent-ils la Belgique?
- Beaucoup moins que le Belge connaît la France, en tout cas. Certains pensent que le roi Baudouin est encore là, que nous n'avons toujours pas de gouvernement. Ou que c'est la guerre et qu'on érige un mur entre les Flamands et les Wallons. Ils connaissent bien nos acteurs François Damiens et Benoît Poelvoorde. Mais je n'ai aucune peine à leur faire croire qu'on peut manger des frites au chocolat au petit-déjeuner ou que nous avons un horoscope différent du leur!


- Chez nous, c'est le jour de la Saint-Valentin que vous venez jouer le spectacle au centre culturel d'Auderghem?
- Non, c'est le jour de mon anniversaire! Je suis un enfant de l'amour et je fêterai mes 43 ans ce soir-là. Il y aura des surprises mais si je les dis...".

mardi 27 janvier 2015

Côte Belge (8) : exposition sur la mer et Jan Hoet à Ostende

Jan Hoet était un responsable culturel très réputé au nord du pays, notamment lorsqu'il a créé le S.M.A.K. (le musée d'art contemporain de Gand). Proche de la reine Paola, il a aussi fait partie du comité artistique chargé d'intégrer l'art contemporain belge au sein du palais royal de Bruxelles (plus d'infos à ce sujet : http://familleroyalebelge.blogspot.be/2010/07/la-reine-paola-et-lart-contemporain.html).


La mer le fascinait. Il voulait lui dédier une dernière ode et avait imaginé une grande exposition sur ce thème à Ostende, ainsi qu'un parcours dans toute la ville. Il avait défini lui-même les grandes lignes de l'exposition, en étroite collaboration avec Philip Van den Bossche, le directeur du Mu.ZEE d'Ostende. Suite à son décès, l'exposition est dès lors passée du statut d'ode à la mer à celui d'hommage à Jan Hoet :   "La mer, salut d'honneur à Jan Hoet" (jusqu'au 19 avril 2015).


Cette exposition en dialogue avec Ostende est un périple à travers plusieurs lieux de la ville au départ du Mu.ZEE. Elle présente une traversée de l'histoire de l'art occidental du XIXème siècle à nos jours. Entre art moderne et contemporain, de James Ensor à Jan Fabre, de Picasso à Turner, de Gustave Courbet à Patrick Corillon, elle réunit les œuvres de plus de 150 artistes qui ont puisé leur inspiration dans les eaux marines et qui dépeignent la violence brute et le calme, la légèreté et le charme intemporel de la mer. En dehors du musée, on retrouve des œuvre sur la plage, sur la digue, à l'église des pêcheurs, etc. Bref, suivre le parcours permet aussi de (re)découvrir Ostende. A noter que cette exposition a également été réalisée en partenariat avec Mons, capitale culturelle européenne en 2015. Infos pratiques en français :  www.muzee.be/fr/muzee/t204250/la-mer-salut-d-honneur-jan-hoet

dimanche 25 janvier 2015

Annie Cordy dans le film "Les Souvenirs"

Annie Cordy est actuellement à l'affiche de "Les Souvenirs", le dernier film de Jean-Paul Rouve. Elle a confié à la presse :    "Je connais Jean-Paul Rouve depuis longtemps ; il a toujours gardé son grand cœur. J'ai beaucoup aimé le scénario, même si l'on m'a dit "Mais pourquoi joues-tu les grands-mères?". Je trouve cela très bien! Il n'y a pas de vilains rôles quand on les aime et quand on a envie de les faire. Le film est comme la vie, avec des moments de franche rigolade et d'autres où les souvenirs qui remontent laissent mélancolique, même si je ne le suis pas du tout. Je ne suis pas une femme qui regarde derrière elle ; je suis d'aujourd'hui et de demain. J'y retrouve Michel Blanc qui joue mon fils pour la seconde fois après "Madame Edouard" de Nadine Monfils. Mathieu Spinosi, mon petit-fils dans le film, est aussi fantastique. On se téléphone toujours. Je garde un souvenir très tendre des plans que nous avons tournés ensemble. J'étais aussi ravie des scènes à Etretat, un endroit fabuleux. L'idée de m'y enfuir et d'y retrouver mon petit-fils me plaisait beaucoup".


Voici la bande-annonce du film :   www.youtube.com/watch?v=82uoOdMHTac

vendredi 23 janvier 2015

Un futur musée du Chat de Geluck à Bruxelles?

La semaine dernière, la ministre de la Culture Joëlle Milquet et le dessinateur Philippe Geluck se sont rencontrés afin de discuter du projet. Des contacts ont également été pris avec la Région Bruxelloise et la Ville de Bruxelles. Concrètement, de quoi s'agit-il?  Philippe Geluck souhaite créer un Musée du Chat à Bruxelles (ou ailleurs si les discussions n'aboutissent pas d'ici trois ans). Il demande à pouvoir bénéficier de 1.500 à 2.000 mètres carrés dans le centre historique, non loin de la Grand-Place de Bruxelles. Plusieurs endroits ont été évoqués : le Dexia Art Center, l'église Sainte-Catherine, le BIP de la place Royale ou l'ancien commissariat central de la police. En contrepartie, le dessinateur prendra tous les frais d'installation du musée à sa charge et embauchera le personnel nécessaire à son exploitation, soit 30 équivalents temps plein. Le futur musée est destiné à accueillir une collection permanente, une expo évolutive du Chat, et quatre expositions temporaires par an d'artistes invités. Il proposera aussi des stages pour les enfants durant les vacances scolaires, une salle de conférence, un resto-bar et une boutique.


Si ce projet aboutit, Bruxelles s'imposera comme la capitale de la bande dessinée avec son musée déjà existant, son parcours d'une trentaine de fresques sur des pignons de maisons, et le Musée du Chat. Sans oublier le Musée Hergé en province du Brabant wallon. Croisons les doigts...

mercredi 21 janvier 2015

Dernier CD de Dani Klein (Vaya Con Dios)

Le 25 octobre dernier à Forest National, la chanteuse belge Dani Klein (de son vrai nom Danielle Schoovaerts) du groupe Vaya Con Dios donnait son dernier concert après 30 ans de carrière. Son concert est sorti en CD live et en DVD. Pour l'écouter :  www.youtube.com/user/Daniklein


Dani Klein a répondu aux questions du Soir Magazine :
"Pourquoi faire maintenant vos adieux?
- Je crois que c'est le bon moment. Je suis un peu fatiguée, fatiguée de beaucoup voyager aussi. Je n'arrive plus à m'identifier tout à fait aux textes de ces chansons que j'ai écrites, pour la plupart, il y a belle lurette. J'ai envie d'une vie un peu plus normale, envie d'un peu plus de routine. Même si c'est une chose que j'aurai détesté toute ma vie durant. Je n'avais plus envie de chanter éternellement ces mêmes chansons parce qu'à un moment donné, cela devient routinier. Il y a aussi ce souci de mettre un terme à tout çà quand je suis encore au meilleur de moi-même. Il y a autre chose encore : j'ai connu les années de gloire de l'industrie du disque. Une époque où on vous déroulait le tapis rouge, on buvait du champagne et on mangeait du caviar. Alors que maintenant, c'est tout juste s'il ne faut pas apporter ses tartines. Ce n'est pas que j'éprouve le besoin d'être traitée comme une diva mais un minimum de respect, ce n'est pas mal non plus. Si j'avais 20 ans aujourd'hui, je serais bien obligée de m'adapter, mais après ce que j'ai vécu, non merci.


- Qu'est-ce qui, dans les paroles de vos chansons, ne colle plus avec la femme que vous êtes aujourd'hui?
- Cette espèce de sentimentalité débridée, d'amour toujours impossible. J'ai fait mon deuil de çà. Je crois qu'affectivement, j'ai grandi. Je n'ai plus les mêmes espoirs, les mêmes désirs, les mêmes illusions. Je peux vibrer encore mais plus de cette façon-là. Ces litanies autour de l'amour déçu, j'en ai ras-le-bol. J'ai envie de faire autre chose, de vivre autre chose.


- Des années durant, vous avez donné l'image d'une femme libre jusque dans ses erreurs, ses errements. C'est une image que vous désavouez aujourd'hui?
- Je n'ai aucun recul par rapport à l'image que je peux donner de moi. Je n'ai jamais rien calculé : je ne suis pas, je n'ai jamais été un produit. Je suis moi. D'ailleurs, aujourd'hui encore, je ne supporte pas qu'on me dise ce que je dois faire. Il suffit qu'on m'invite à faire une chose pour que je fasse aussitôt le contraire. Ma manière d'être, de chanter, de m'habiller : rien n'a jamais été calculé. Si j'ai toujours été une femme libre, c'est grâce à ma mère. Les chanteuses d'aujourd'hui pensent que la liberté, c'est montrer ses fesses. Or, le signal qu'on envoie en faisant çà, ce n'est pas qu'on est libre, c'est qu'on a envie de se faire sauter. Mais je ne les juge pas. J'ai été l'une d'entre elles. J'ai été une jeune femme qui avait des besoins narcissiques et affectifs énormes. J'avais besoin qu'on me regarde, parce que je pensais que si j'étais regardée, on m'aimerait forcément aussi. Evidemment, à mon époque, on se contentait de laisser glisser une bretelle et c'était déjà de la provocation!  Aujourd'hui, certaines chanteuses jugent bon de s'habiller comme des prostituées quand elles sont habillées... On se croit libre mais on se contente de jouer le jeu des hommes. Quand vous êtes chanteuse, vous avez une certaine responsabilité par rapport au groupe, aux fans, à l'image que les gens ont de vous. M'être débarrassée de çà, enfin!  C'est une incroyable libération. Maintenant que tout çà est fini, j'ai bien envie de fêter l'enterrement de Dani Klein. Vive Danielle Schoovaerts!".

lundi 19 janvier 2015

Le combat d'un Belge pour sauver les 600 derniers gorilles du parc des Virunga

                      


Je voudrais tirer mon coup de chapeau à ce Belge :  le prince Emmanuel de Merode, 44 ans, marié, père de deux filles, est issu d'une des familles nobles les plus prestigieuses du pays (plus d'infos sur les Merode :  www.noblesseetroyautes.com/2011/05/la-famille-des-princes-de-merode). Ses parents sont les propriétaires du château de Serrant près d'Angers en France. Au lieu d'une vie confortable, il a choisi de se battre pour sauver les derniers gorilles du parc des Virunga.


A l'époque où le Congo était encore une colonie belge, notre roi Albert Ier crée, dans les années 20, le parc des Virunga qui est aujourd'hui le plus ancien parc naturel d'Afrique. Ses 790.000 hectares de lacs, savanes, marécages et forêts se sont malheureusement transformés en zone de guerre  :  non seulement les anciens groupes armés des conflits du Nord-Kivu continuent de s'y affronter, mais les trafiquants en tout genre se bousculent aux portes d'une réserve naturelle riche en or, bois précieux et même pétrole. Victimes collatérales (et aussi désignées) :  les gorilles dont il ne reste guère plus de 600 spécimens de cette espèce menacée.


En 2008, l'anthropologue Emmanuel de Merode a accepté de devenir directeur du parc des Virunga. Il s'efforce de préserver les espèces menacées, tout en améliorant les conditions de vie des 4 millions de personnes qui vivent à moins d'un jour de marche du parc, en développant notamment l'écotourisme. Le prince est aidé de 600 gardes en uniformes vert olive. Mais leur combat dérange, et on s'attaque tant aux gorilles qu'à ceux qui les protègent. En 20 ans,  140 gardes du parc ont été tués par des braconniers ou des groupes armés du Nord Kivu. En avril 2014, Emmanuel de Merode est tombé dans une embuscade sur la route de Goma, et sa voiture a été criblée de balles. Atteint au poumon et au foie, il est parvenu à se traîner dans un sous-bois où il a été laissé pour mort. Retrouvé, il a été transféré au Kenya où résident son épouse et ses filles par mesure de sécurité. Après des heures d'opération et deux jours de réanimation, il a été sauvé.


Depuis la fin de sa convalescence, Emmanuel de Merode a décidé de reprendre ses fonctions malgré les risques, et a confié à la presse :   "Trop de gardes ont donné leur vie en défendant l'idéal de ce parc pour que je me débine au premier problème. Si l'on cède sur le pétrole, c'est le principe du parc qui s'effondre. On ne peut pas imposer de gros efforts de conservation naturelle à des dizaines de milliers de familles congolaises et laisser une multinationale contourner la loi. Ce qu'il y a de merveilleux avec les gorilles des montagnes, c'est leur gentillesse. Quand on pénètre dans la jungle pour les rencontrer, on se sent accueilli comme dans une famille d'humains. Nos espèces se sont séparées à l'époque de l'australopithèque : quand on les observe, c'est comme regarder dans un miroir qui nous renverrait l'image de ce que nous étions il y a des millions d'années".

mercredi 14 janvier 2015

Votre commune a-t-elle reçu un drapeau d'honneur 1830?

100 communes ont reçu un drapeau d'honneur 1830 pour l'envoi de volontaires pour participer aux combats de la révolution belge contre l'armée du roi Guillaume d'Orange (pour rappel : suite au Congrès de Vienne de 1815, les Belges, les Luxembourgeois et les Néerlandais avaient été réunis pour former un royaume des Pays-Bas dirigé par Guillaume d'Orange. Les Belges ont pris leur indépendance en 1830 et les Luxembourgeois en 1890).


Votre commune a-t-elle reçu ce drapeau d'honneur 1830? Existe-t-il toujours? Voici un article bien documenté de l'asbl Pro Belgica à leur sujet :   http://probelgicahainaut.blogspot.be/2015/01/nos-recherches-des-drapeaux-dhonneur.html

lundi 12 janvier 2015

"La rançon de la gloire", nouveau film de Benoît Poelvoorde

"La rançon de la gloire", c'est une comédie de Xavier Beauvois basée sur l'histoire vraie de l'enlèvement du cercueil de Charlie Chaplin en 1978. Voici la bande-annonce du film :  www.youtube.com/watch?v=KD-qwRr45CM  . C'est notre compatriote Benoît Poelvoorde qui joue le rôle principal, et qui a répondu aux questions de la presse :


"Pas question d'arrêter de faire le clown?
- Ah non, jamais! Nul autre je ne veux être, et je ne vois pas pourquoi je changerais çà. Mais en général, je ne fais pas vraiment le clown ou l'imbécile. Quoique... Le plus important, c'est qu'on voit bien qu'il est gentil mais que quand on lui dit "Faut que t'arrêtes de faire le clown", on sent qu'il va le refaire. C'est comme à l'école : si on te demande d'arrêter de faire le clown, c'est certain que tu vas le refaire.


- Vous êtes d'accord avec cette phrase du film : "Etre rigolo, çà ne sert à rien" ?
- Non. Moi, je joue un déçu de la vie. Je ne me reconnais pas du tout dans le personnage. Je ne trouve pas qu'être rigolo ne sert à rien, que du contraire. Prendre les choses avec humour, c'est une manière de désamorcer la peine. On peut dégoupiller des tas de choses avec le rire. Et il faut rire pour ne pas pleurer. Alors que Xavier Beauvois est beaucoup plus dépressif que moi.


- A la fin, l'avocat dit : "Nous sommes tous des Charlots". D'accord?
- C'est tiré de la vraie plaidoirie, c'est assez joli. Même moi, cela m'a ému. Parce que je ne peux pas les condamner. Leur idée n'était pas si mauvaise que cela : ils se sont dits qu'ils ne faisaient pas de mal à personne puisque Chaplin était déjà mort. Je n'arrive pas à jeter la pierre. Je ne cautionne pas du tout l'acte, mais tous les matins, il y a un con qui se lève avec une idée comme çà et çà m'amuse de jouer ce con. Sans juger. Il y a quelque chose d'émouvant chez les abrutis.


- Que représentait Charlot pour vous?
- Pas grand chose. Je l'ai découvert grâce au film. Je n'ai jamais été attiré par Charlot. C'était un vrai génie, mais je mentirais en disant que je suis un inconditionnel.


- Vous lui rendez un hommage magnifique dans une scène de mime au ralenti?
- Je ne voulais pas la tourner. Jusqu'au bout, j'ai refusé. J'avais prévenu tout le monde : c'était non. Mais arrivé au cirque, comment dire aux deux clowns que je ne veux pas le faire? Donc, j'ai regardé une fois et comme toutes les caméras étaient installées, j'ai bien été obligé de le faire. Je suis trop gentil.  Les clowns me terrorisent. Vraiment. Cela ne m'étonne pas qu'on fasse des blagues avec des clowns qui vous poursuivent avec des battes. Depuis tout petit, le clown me fait peur. C'est mortifère pour moi. D'ailleurs, on n'a fait que trois prises, puis je n'en pouvais plus. J'ai une anecdote : un des deux clowns, un Suisse allemand, était dépressif. Il est extraordinaire, d'une gentillesse inouïe, et il m'a annoncé avec son accent qu'il était en dépression. J'ai cru que c'était une caméra cachée! C'était triste et cela n'a pas sauvé le cirque à mes yeux.


- Tourner avec sa compagne Chiara Mastroianni, c'est facile?
- A l'époque, ce n'était pas ma compagne. Chiara ne joue pas beaucoup dans le film. Elle est un peu sacrifiée, si je peux me permettre. Tourner en couple, cela doit être chiant. On doit parler des enfants, si on a bien coupé la machine à café...je ne sais pas.


- Dans "Lui", cette relation a été officialisée...
- Si tout ce qui est écrit dans "Lui" est vrai, alors toutes les femmes du monde ressemblent à la couverture de ce magazine...


- On vous propose des rôles nettement plus riches qu'avant?
- Oui. Plus je vieillis, plus j'ai de la chance. Je viens d'accepter quatres rôles, super! Plus je fais de films, plus la palette s'élargit et plus j'ai de propositions originales. On arrête de me proposer des comédies pouet pouet. De toute façon, çà, je refuse maintenant : je ne peux plus. Je travaille en revanche avec des réalisateurs qui ont des projets fous. Le film "Le Tout Nouveau Testament" du Belge Jaco Van Dormael, çà aurait été idiot de le refuser. Même si j'ai un petit rôle, parce que c'est couillu. En lisant le scénario, tu te dis que Jaco est fou!


- Jouer Dieu le jour de ses 50 ans, c'est inoubliable, non?
- Ah oui! D'autant que la vision que Jaco a de Dieu... Il me tarde d'entendre ses réponses lorsqu'il va faire la promo. Je lui ai moi-même demandé pourquoi Dieu est si méchant et il me dit qu'il ne sait pas. Avec les journalistes, çà ne marchera pas. Mais j'adore ce type de projet casse-gueule. Plus intéressant qu'un autre très bien payé qu'on a déjà vu dix fois, sur lequel on s'emmerde et où rien ne surprend".


- Dans "Une famille à louer", vous retrouvez une autre Belge : Virginie Efira?
- Oui, je savais qu'on allait bien s'amuser. J'avais envie de retrouver Jean-Pierre Améris, et pourtant, le tournage a été difficile. Jean-Pierre est compliqué, j'avais oublié à quel point il peut être casse-couilles, il est exigeant, il m'épuise. Mais bon, je pense que ce sera bien. Et avec Virginie, le courant est bien passé, mais comment veux-tu que des Belges ne s'entendent pas? Ce n'est pas possible.


- Et après?
- Je vais devoir jouer un enfant, à 50 ans, dans le prochain film de Blier. Cette histoire est impossible à raconter, c'est juste fou. Ensuite, je dois tourner avec Depardieu et Houellebecq. Là, je peux dire que cela va être quelque chose. Mais çà va, je suis devenu plus docile avec l'âge...oui, enfin peut-être pas?".

samedi 10 janvier 2015

Véronique De Kock, co-présentatrice de Miss Belgique 2015

                                Véronique De Kock


Vingt ans après avoir été élue Miss Belgique 1995, Véronique De Kock (qui a ensuite fait carrière dans les médias belges néerlandophones) co-présentera l'élection de Miss Belgique 2015 avec Patrick Ridremont ce samedi 10 janvier à 20h30 sur AB3. Elle a répondu aux questions de TV News :


"Qu'a représenté pour vous votre élection?
- Cette année, c'est un peu spécial car c'est un jubilé. Cela fait 20 ans que j'ai été élue Miss Belgique. C'est bizarre : j'ai eu le déclic l'an dernier quand je demandais aux candidates leur date de naissance. Et certaines étaient nées l'année de mon couronnement. Là, je me suis dit que l'une d'entre elles pourrait être ma fille. Ca fait mal!


- A l'époque, qu'est-ce qui vous a attirée dans ce concours?
- Depuis mes 15 ans, j'étais mannequin et c'était un peu une suite logique. A cette époque-là, toutes les jeunes filles rêvaient de faire le concours. C'était un monde de princesses. Jamais de ma vie je n'aurais imaginé gagner.


- Comment le concours a-t-il évolué en 20 ans?
- Le show n'a pas tellement bougé ; c'est toujours un petit peu la même chose. Mais le niveau des filles est différent. Tout a changé sauf le show. Personnellement, j'aimerais qu'il soit un peu plus dans le style de l'élection de Miss Etats-Unis ou Miss France. Il faudrait qu'il soit un peu plus glamour.


- Ce titre de Miss Belgique 1995 a-t-il bouleversé votre vie?
- Oh, oui! J'avais 18 ans et je suivais des études pour devenir interprète. Mais ensuite, VTM m'a proposé un contrat pour travailler six jours sur sept. Entre étudier ou faire de la télé, le choix était vite fait! Et maintenant, cela fait 20 ans que je suis à la télévision. Sans Miss Belgique, j'aurais été institutrice ou professeur de langues.


- Comment se passe la co-présentation avec Patrick Ridremont?
- L'an dernier, nous ne nous sommes vus que deux jours. Il est très sympathique et hyperprofessionnel. C'était très chouette et assez différent de ce que nous faisions avec les présentateurs précédents. J'étais contente de ce changement.


- Est-ce compliqué de présenter le programme dans les deux langues?
- Pour moi, ce n'est pas du tout difficile. Mon mari est Français et nous parlons le français à la maison. La seule chose compliquée, c'est que souvent, j'ai envie de répondre aux questions de Patrick en français. Mais je dois y répondre justement en néerlandais. C'est difficile de me concentrer sur le néerlandais.


- Comment expliquez-vous la baisse de popularité du concours Miss Belgique?
- Je n'en ai aucune idée. Il s'agit d'une autre organisation, d'autres sponsors. La télévision s'y intéresse moins. Il faut poser cette question à Darline Devos ; moi, je n'en suis que la présentatrice.


- Les Miss sont-elles plus populaires en Flandre qu'en Wallonie?
- Oui mais ce ne sont pas uniquement les Miss. C'est également le cas avec les présentatrices télé. J'ai des contacts avec Julie Taton, Sandrine Dans ou encore Sandrine Corman, et elle me disent toutes que c'est très différent. En Flandre, nous avons des présentations avec la presse plusieurs fois par semaine. En Wallonie, c'est plus souvent une fois par mois. Ce n'est pas la même chose, c'est plus people en Flandre. Au début, c'était assez difficile. Quand j'étais au restaurant ou dans la vie, les gens m'arrêtaient pour demander un autographe ou faire une photo. Je m'y suis habituée après 20 ans...


- Quelles sont les qualités d'une bonne Miss?
- Elle ne doit pas être spécialement blonde ou brune, grande ou petite. Cela n'a rien à voir avec cela. Cela doit être une fille qui lorsqu'elle entre dans une pièce, attire le regard. Les gens doivent se dire : "wouaw"! Cela peut être sa beauté, son sourire, son élégance, son attitude. C'est la combinaison de tous ces éléments. Et c'est difficile d'avoir tout cela. En plus, ce sont des critères qui évoluent d'une personne à une autre.


- Gardez-vous contact avec d'anciennes Miss?
- Oui, je reste très copine avec quelques-unes d'entre elles. Des liens se sont noués. Il y a cinq ou six Miss avec qui j'entretiens un très bon contact : des néerlandophones mais aussi des francophones".

jeudi 8 janvier 2015

24 janvier : lancement de Mons 2015

Chef-lieu de la province du Hainaut, la ville de Mons a été choisie comme capitale culturelle européenne pour l'année 2015. Le lancement de cette année aura lieu le 24 janvier par le Roi et la Reine lors d'une cérémonie à la collégiale Sainte-Waudru. Ils inaugureront également la rétrospective Vincent Van Gogh (l'expo-phare de Mons 2015) au musée des Beaux-Arts. En soirée, de nombreuses animations gratuites auront lieu aux quatre coins de la ville (on attend 100.000 personnes si la météo est correcte). En voici quelques exemples :


- place du Parc : des milliers de bougies, placées sur des installations de feu, seront allumées.


- jardins du beffroi :  un dragon dormira dans les jardins et sera veillé par des centaines d'elfes éclairés. Il s'agira de formes en treillis de cage à poule illuminées de l'intérieur.


- marché aux Herbes : une centaine de robots seront accrochés aux façades. Avec leurs sons et leurs leds, ils bougeront et vous entraîneront dans leurs danses.


- cour du Carré des Arts :  elle vous proposera un mapping vidéo projeté à 360° sur tous les bâtiments qui composent la cour.


- place Léopold :  à l'initiative du Royal Club Photo de Mons, les 52 bâches rassemblant les 2.015 photos réalisées par les Montois seront rassemblées dans une scénographie lumineuse.


- square Franklin Roosevelt :  une quinzaine de tentes igloo transparentes, éclairées de l'intérieur, seront placées en cercle. Dans chacune d'elles, un musicien factice jouera d'un instrument.


- rue de la Poterie :  la chanson "Tombe la neige" sera diffusée en permanence dans toutes les langues. Un hommage multiculturel à Salvatore Adamo qui a grandi à Jemappes (commune de Mons).


- conservatoire royal de Mons :  spectacle sonore et visuel des étudiants de l'école supérieure des Arts.


- église Sainte-Elisabeth :  400 concertistes recrutés à même le public interpréteront une œuvre magistrale improvisée, mise en scène par M. Zo.


- collégiale Sainte-Waudru :  quatre chanteurs de l'ensemble vocal Vox Luminis, projetés sur écran géant, recréeront une œuvre du XVIème siècle de Roland de Lassus.


- Maison Folie :  défilés de mode, installations multimédias, vidéo-jockeys et disc-jockeys mettront l'ambiance.


- Alhambra :  les musiciens de l'Orchestre Royal de Chambre de Wallonie vous proposeront une jam session déjantée bien loin de l'ambiance classique.


- place Nervienne :  feu d'artifice de 22h30 à 23h.


- Grand-Place :  opéra urbain proposant un spectacle visuel et sonore (de 21h15 à 22h15), suivi d'une fête électro night (de 22h15 à 1h30).