lundi 14 octobre 2019

L'humoriste belge Guillermo Guiz

Je voudrais vous parler aujourd'hui du jeune Belge Guillermo Guiz qui a commencé sa carrière d'humoriste en 2013. De son vrai nom Guy Verstraeten, il est né en 1981 à Anderlecht où il a grandi. Je vous propose de l'écouter au Festival de Montreux, où il explique pourquoi il a choisi un autre nom de scène :   https://www.bing.com/videos/search?q=guillermo+guiz&qpvt=guillermo+guiz&view=detail&mid=4844B4AD2220E29EDB954844B4AD2220E29EDB95&&FORM=VRDGAR

jeudi 10 octobre 2019

Marc Coucke et la Wallonie

Je vous ai déjà parlé de l'entrepreneur belge Marc Coucke qui investit aux quatre coins de notre pays :  http://journalpetitbelge.blogspot.com/2018/01/lentrepreneur-marc-coucke.html

Marc Coucke est plein de projets pour la Wallonie (en particulier Durbuy), comme il l'a confié dans une récente conférence de presse :

"Lorsque j'ai vendu Oméga-Pharma, j'avais décidé de réinvestir 30% de la vente en Wallonie. La région manque d'investisseurs et de capitaux. On sait tous qu'il y en a plus en Flandre. A Durbuy, avant la reprise du parc Adventure Valley, on comptabilisait près de 650 chômeurs. Maintenant, 200 de moins. D'ici quelques années, on va essayer de passer à moins de 300. Durbuy aura le taux de chômage des régions à forte économie ! Et ça, c'est ce que je réponds à tous les gens en Flandre quand ils me demandent ce que je vais faire en Wallonie :  je leur conseille de faire comme moi, d'investir en Wallonie. Si tout le monde investit, il y a des possibilités énormes. Et puis, en Wallonie, vous y trouverez des gens motivés ! L'Ardenne, que je connais depuis tout petit, n'était plus une destination attractive. En investissant à Durbuy, je veux retrouver une destination au top, qu'on mange du caviar ou une frite. Voilà pourquoi je voulais investir en Wallonie. De mon point de vue, Durbuy a un énorme potentiel. Je n'hésite pas à dire qu'il s'agit du projet de ma vie". 

lundi 7 octobre 2019

Les 40 ans de l' Ancienne Belgique

A l'occasion des 40 ans de l'Ancienne Belgique, son directeur Dirk de Clippeleir a répondu aux questions des journaux du groupe "L'Avenir" :

"Vous avez des artistes de partout. Qu'est-ce qu'elle a de flamand votre salle?
- La Communauté Flamande a repris la salle en 1979 (et la Communauté française a repris le Botanique). On reçoit des subsides : entre 20% et 25% de notre budget. On a le devoir de mettre sur scène des artistes flamands émergents. Mais aussi des francophones. Notre public est à 55% flamand et 45% francophone. On est très ouverts autant sur les artistes que sur le public.

- Est-ce que vous ressentez une concurrence entre les salles de concert?
- On n'a pas la même jauge… On est plutôt complémentaires. Un artiste va commencer au Botanique devant 800 personnes, puis venir chez nous avec 2.000, puis aller à Forest avec 8.000. Comme ça a été le cas pour Angèle, par exemple. Il y a de la place pour tout le monde.

- Ca a l'air festif votre boulot. Mais l'Ancienne Belgique, c'est un vrai business, et vous un chef d'entreprise?
- Oui ! On a 49 salariés, plus l'équipe Horeca de 8 personnes. Si on organise un tel nombre de concerts par an, il faut que les équipes soient en forme. A partir de maintenant jusque fin juin, il y a des concerts tous les soirs. Le groupe arrive le matin, la scène est préparée pour eux, ils jouent, et quand ils repartent à minuit, tout est démonté. Et dès le lendemain, il y a à nouveau 2-3 camions de matériel qui arrivent. C'est comme une ruche : ça ne s'arrête jamais.

- En 40 ans, la vie d'une salle de concerts a dû bien changer?
- Le live a pris beaucoup de place. Il y a 20 ans, on accueillait 2-3 concerts par semaine. Maintenant, les artistes vendent moins de CD, ils gagnent leur vie avec le live. Mais est-ce que le public va suivre?  Jusqu'à présent, ça va, mais ce sont des questions qu'on se pose. Et puis les jeunes de la génération Spotify ou YouTube, qui sont habitués à regarder des clips quelques secondes, est-ce qu'ils vont se déplacer, payer pour voir un artiste pendant 90 minutes, sans faire 10 autres choses en même temps? C'est une génération qui vit la musique différemment.

- Mais les plus jeunes vont à des festivals?
- Oui, où il y a plein de concerts et d'animations en même temps. Et ils passent de l'un à l'autre. On ne veut pas devenir un Tomorrowland indoor, une espèce de buffet où on picore. L'Ancienne Belgique est un lieu dédié 100% à la musique. Vous avez remarqué qu'il n'y a pas de logo de sponsor, pas de bar dans la salle? C'est pour que le public soit focalisé à 100% sur la musique. Pourtant, on pourrait sensiblement augmenter les revenus du bar en faisant ça. C'est un choix.

- Est-ce que la façon actuelle de consommer de la musique via Spotify ou YouTube change aussi votre boulot?
- Oh oui !  Une carrière peut se construire en quelques mois, voire en quelques semaines. Pour un programmateur, c'est plus difficile de suivre. C'est fini, le schéma un premier single, puis un deuxième, puis l'album, puis la tournée. Ca va beaucoup plus vite. Il fallait 5-6 ans avant qu'un artiste ait l'envergure pour venir jouer dans une salle de cette taille. Maintenant, c'est le live qui dicte l'agenda. Les carrières sont aussi plus limitées :  je ne sais pas s'il y a des Springsteen dans les artistes qui ont émergé ces dix dernières années".

jeudi 3 octobre 2019

Les 190 ans du "Courrier de l'Escaut"

"Le Courrier de l'Escaut" a été créé le 18 octobre 1829 à Tournai et, à 190 ans, il est aujourd'hui le doyen des quotidiens du pays. C'est à l'origine un journal critique à l'égard du régime hollandais (la Belgique n'était pas encore indépendante à l'époque). Il a été fondé par Barthélémy Du Mortier (1797-1878), botaniste de renom, homme politique catholique "unioniste" ("Unioniste" faisait référence alors à l'union des libéraux et catholiques face au roi Guillaume d'Orange).

La Belgique installée, l'unionisme perd sa raison d'être. "Le Courrier de l'Escaut", ouvertement catholique, mise sur l'information en tous genres, et devient quotidien en 1849. Il sort de Tournai pour s'étendre aux communes. Il est longtemps piloté par deux familles, les Desclée (de Maredsous) propriétaires, et les Mallié, directeurs de père en fils. Le journal cesse de paraître durant les deux guerres mondiales, mais se relève rapidement après les conflits. En 1956, un bureau du "Courrier de l'Escaut" ouvre sur la grand-place d'Ath (c'est leur dernier gros investissement en solo). A partir de 1965, le journal tournaisien entre dans le groupe Vers l'Avenir auquel il appartient toujours. A la fin des années 1970, "Le Courrier de l'Escaut" quitte ses origines chrétiennes pour se convertir au pluralisme. Actuellement, il reste incontestablement le premier quotidien du Hainaut Occidental.


lundi 30 septembre 2019

Le Choeur National des Jeunes de Belgique (Be Vocal)

Les fédérations chorales A Cœur Joie (Wallonie-Bruxelles), Koor&Stem (Flandre) et Födekam (comunauté germanophone) ont constaté qu'il existait peu d'occasions pour les jeunes chanteurs et musiciens belges de se rencontrer et de pratiquer le chant d'ensemble à un haut niveau. Aussi, en 2017, les trois fédérations ont créé le Chœur National des Jeunes de Belgique (Be Vocal). Il présente un répertoire composé d'une grande variété de styles musicaux. Je vous propose de les écouter :

https://www.bing.com/videos/search?q=choeur+national+des+jeunes+de+belgique+youtube&qpvt=choeur+national+des+jeunes+de+belgique+youtube&view=detail&mid=5A8CAA39F292B80CAFB65A8CAA39F292B80CAFB6&&FORM=VRDGAR

lundi 23 septembre 2019

Le château de Rixensart

                  Construit au 17ème siècle, le château de Rixensart fait partie du patrimoine des Mérode depuis 1715. Situé au sud-est de Bruxelles, cette demeure de briques et de pierre de style baroque se caractérise par une avant-cour dans laquelle on accède par une tour-proche et une arrière-cour. En avril 2018, il est mis en vente aux enchères par la princesse Henri de Mérode et ses enfants, dépassés par l'ampleur des travaux d'électricité et de toiture à effectuer. Mais les offres sont trop basses et Rixensart est retiré de la vente.

Neveu de la propriétaire, le prince Charles-Louis de Mérode, son épouse Clotilde d'Oultremont et leurs cinq enfants (Albert-Henri, Félix, Charles-Adrien, Blanche et Marguerite) décident alors de le racheter fin 2018 via la Fondation Mérode-Rixensart. Il compte 116 hectares et une église.

Le prince Charles-Louis de Mérode s'est expliqué au magazine français "Point de Vue" :

"L'un des grands moteurs de ce rachat est de préserver le patrimoine. Nous n'aurions pas fait cela sans que nos enfants soient d'accord. C'est un travail d'équipe!  Au départ, Rixensart devait revenir à mon père qui y a vécu ici enfant. Troisième d'une fratrie de neuf, il devait le reprendre et s'y est d'ailleurs installé installé après son mariage. Finalement adopté par son oncle Charles de Mérode, l'aîné de famille sans descendance, il l'a laissé à son frère Henri pour s'installer au château de Mérode". 

Parmi les merveilles du château, citons la chambre dite "des Fleurs, aménagée par Françoise de Clermont-Tonnerre, grand-mère de Charles-Louis de Mérode. Elle a fait venir du château de ses parents à Ancy-le-Franc les panneaux de bois Renaissance ornementés de fleurs.

Ils projettent d'organiser à Rixensart des visites guidées, des mariages, des réceptions. Mais aussi de faire le nouveau point de rencontre des cinq enfants et huit petits-enfants du couple, au lieu de la ville de Mérode en Allemagne. Bravo à cette famille de sauvegarder ce patrimoine car ce ne sera sans doute pas facile pour eux !

Plus d'infos sur les princes de Mérode :   www.noblesseetroyautes.com/la-famille-des-princes-de-merode

lundi 16 septembre 2019

Quels sont les prénoms les plus portés en Belgique ?

L'Office Belge de Statistique (Statbel) vient de mettre à jour ses listes des prénoms les plus portés en Belgique. Il fait remarquer que les prénoms classiques en tête de ce classement sont en diminution (2.000 Jean et 5.000 Maria sont décédés entre 2018 et 2019). A la mode il y a plusieurs générations, les goûts changent au fil du temps.

Top 10 des prénoms masculins portés en Belgique :

Jean :  70.516

Marc :   64.758

Patrick :  51.705

Luc :  49.435

Michel :   48.624

Philippe :   42.507

Jan :  41.483

André :  36.695

David :   35.402

Paul :   34.777

Top 10 des prénoms féminins portés en Belgique :

Maria :   125.744

Marie :   97.780

Monique :   41.086

Martine :   41.086

Nathalie :   40.277

Anne :   38.504

Rita :   34.783

Nicole :   33.654

Christine :   32.039

Anna :   31.635

lundi 9 septembre 2019

La pâquerette belge

C'est durant la première guerre mondiale que le coquelicot, le bleuet et la pâquerette deviennent des fleurs commémoratives. Les Britanniques adoptent le coquelicot comme fleur de mémoire, les Français font de même avec le bleuet, et les Belges choisissent la pâquerette en raison de sa couleur blanche, évocatrice de la paix.

Dans les années 1930, le Fonds de la Pâquerette de l'Ancien Combattant de l'Yser vend des pâquerettes le 21 juillet et le 11 novembre pour venir en aide aux anciens combattants. La vente s'arrête dans les années 1950. Le coquelicot se répand dans les cimetières du Commonwealth, et s'impose dans les autres pays.

Lors des commémorations du centenaire de la première guerre mondiale de 2014 à 2018, le souvenir de la pâquerette belge est évoqué. Et c'est la raison pour laquelle l'asbl Pro Belgica a décidé de proposer le pin's pâquerette/drapeau belge comme nouvel article de sa boutique. Plus d'infos :  http://fr.probelgica.be/produit/pins-paquerette/

lundi 2 septembre 2019

Sixième album du chanteur belge Milow

Le 15 février 2020, le chanteur belge Milow sera sur la scène du Lotto Arena d'Anvers avec l'Orchestre Philharmonique d'Anvers. Voici la bande-annonce :  https://www.bing.com/videos/search?q=milow+lea+into+me+youtube&qpvt=milow+lea+into+me+youtube&view=detail&mid=C5E4B7F4EFBB82437B5BC5E4B7F4EFBB82437B5B&&FORM=VRDGAR

Afin de présenter ce concert et son sixième album ("Lean Into Me"), il s'est confié à la presse :

- Sur sa reprise "Ayo Technology" de 50 Cent qui l'a fait connaître en 2009 :  "Cette chanson a été une aventure incroyable. Je préfère me concentrer sur le prochain album, les prochaines chansons, les prochains concerts, parce que je me sens trop jeune pour regarder seulement en arrière, mais cette année, je me suis dit que c'est quand même important de parfois être fier de tout ce qui s'est passé".

- Sur son nouvel album :  "En 2016, j'avais perdu un peu d'intérêt pour ma guitare. Pour "Modern Heart", mon 5ème album, j'étais vraiment convaincu que je ne devais pas rester dans mon univers. Je voulais apprendre de nouvelles choses, j'ai cherché de nouvelles couleurs, de nouvelles sonorités. J'en suis encore très fier, c'était un album nécessaire. Mais ces deux dernières années, j'ai retrouvé mes racines à la guitare. J'ai fait un show case à Louvain, où j'ai joué presque tout l'album sur ma guitare acoustique. Je pense que tu ne peux faire ça qu'avec les meilleures chansons. J'aurais pu sortir cet album l'an dernier, déjà, mais j'ai voulu prendre le temps de l'améliorer, ça, c'est un grand luxe que j'ai. Je suis très, très fier du résultat. Je sais que chaque artiste dit ça à chaque album, que c'est son meilleur… Je ne dirais pas que c'est le meilleur, mais c'est celui qui représente le mieux ce que je suis comme musicien et comme personne. J'ai trouvé un meilleur équilibre entre la musique, le fait d'être en tournée tout le temps et ma vie personnelle. C'est important de prendre le temps de se poser après une tournée intense, parce qu'immédiatement, les idées reviennent. Des idées, j'en ai plein, je pense que je vais commencer à écrire le prochain album dès cet été". 

- Sur sa chanson "Michel Jordan" :  "Quand j'avais 13-14 ans, mes copains et moi, on était grands fans de basket, on jouait à la Playstation, on regardait les matchs des Chicago Bulls de Michael Jordan à la télé pendant la nuit. Et ce que j'aimais à ce moment-là, c'est qu'on pensait que c'était encore possible de devenir des joueurs de basket professionnels. A cet âge-là, tu prends 10cm en un an. On pensait encore qu'on mesurerait deux mètres. On était plein d'espoirs, plein de rêves".

- Sur son père :   "Il est décédé en 2008, ça a été un choc. Maintenant, j'ai un peu plus de recul. Une chanson comme "Michael Jordan", je n'aurais pas pu l'écrire à ce moment-là. Je comprends un peu mieux la personne que mon père était, parce qu'il était aussi un enfant de sa génération. Maintenant, quand je vois comment les papas de ma génération se comportent, ils sont présents, plus émotifs. Avec mon père, on ne parlait jamais de sentiment, jamais de "je t'aime", c'était toujours très pudique, jamais clair".  

dimanche 21 juillet 2019

Bonne fête nationale à tous !

Editorial des journaux du groupe Sud Presse (20-21 juillet 2019) :

Moules-frites, feux d'artifice, bal national, défilé militaire, visites princières dans certaines villes, etc. :  d'Arlon à Ostende, le 21 juillet est un incontournable de l'été. Certes, notre fête nationale sent parfois un peu la naphtaline. Mais il est important de fêter un pays où l'on peut se retrouver ensemble autour d'un socle de valeurs communes comme la solidarité, la liberté d'expression, la démocratie ou encore le vivre ensemble. Certes, tout n'est pas parfait en Belgique. Nombreux sont les habitants qui souffrent de discriminations, d'inégalités ou qui doivent affronter les affres de la pauvreté. Mais, n'en déplaise à ceux qui veulent la fin du pays, il faut reconnaître qu'il y fait bon vivre. L'éducation, l'accès aux soins de santé, l'espérance de vie ou encore la qualité des services publics peuvent rendre jaloux plus d'un voisin européen.

L'été 2019 sera politiquement chaud. Pour ne pas dire caniculaire. Et, contrairement aux autres années, le 21 juillet ne sera pas synonyme de vacances pour le monde politique qui devra négocier les formations de majorités. Gageons que ces négociations ne se fassent que dans un seul sens :  celui de l'intérêt de tous les citoyens. Il serait dommage de déchirer, au profit de postures électoralistes, 189 ans d'histoire commune et de réussites. Et il serait triste que le 21 juillet ne se transforme, pour les prochaines générations, qu'en un vague souvenir d'une fête dont on ne retrouverait que quelques reliquats dans les vitrines d'un musée d'histoire.

Guillaume Barkhuysen, journaliste pour les quotidiens du groupe Sud Presse