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lundi 27 juillet 2026

La ville de Grammont

 Grammont (Geraardsbergen en néerlandais) est une ville de la province de Flandre Orientale, où coule la Dendre. Elle compte environ 33.000 habitants. Grammont est connu pour plusieurs choses : 

- son Manneken Pis , bien moins connu que celui de notre capitale. Etait-il présent avant celui de Bruxelles? Diverses hypothèses circulent. On sait que la statue de Grammont a été installée en 1459 sur le haut d'une fontaine, afin de remplacer un lion qui avait été volé. La statue actuelle n'est pas celle d'origine. Au cours de son histoire, elle a été remplacée plusieurs fois.

- sa tarte au maton qui a reçu il y a onze ans le label "indication géographique protégée" par la Commission Européenne. Son origine remonte au Moyen Age : à l'époque, il était difficile de conserver le lait qui se transformait en lait caillé, devenu ingrédient principal de la tarte. On ajoutait ensuite une pâte autour des matons pour obtenir la tarte au maton. Une confrérie (Broederschap van de Geraardsbergse Mattentaart) existe depuis une quarantaine d'années et compte 350 membres qui veulent promouvoir la spécialité culinaire de leur ville.

- son Mur de Grammont :  cette pente raide et pavée a une longueur de 1,25 km, un dénivelé de 93 mètres et son sommet culmine à 110 mètres d'altitude. Elle débute aux bords de la Dendre et se termine au pied de la chapelle néobaroque Onze Lieve Vroux, en haut de l'Oudenberg ("vieille montagne"). 

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S'il y a bien un événement sportif qui passionne les Flamands au printemps, c'est bien le Tour des Flandre dont parle l'auteur Jean-Baptiste Baronian dans son livre "Dictionnaire amoureux de la Belgique" :

"Contrairement à ce que chante Jacques Brel, la Flandre n'est pas un plat pays. Elle est hérissée de toute une série de monts, et certains sont si escarpés, si pentus, qu'on les appelle des murs, tel celui de Grammont (Geraardsbergen, baptisée d'ailleurs par les habitants de la région "la petite ville sur la montagne"), un des hauts lieux du Tour des Flandres.

Le Tour des Flandres, c'est un peu le Tour de France en miniature :  il ne dure qu'un jour, que six ou sept heures, mais il attire une foule immense et, sur son parcours (250km en moyenne), tout le monde fait la fête et ne ménage pas son bonheur, sa joie et son enthousiasme. Et c'est tellement ancré dans la mythologie populaire des Flandres que les partis extrémistes, sachant fort bien que les télévisions retransmettent la course en direct, veillent à ce que, partout où elle passe, les spectateurs brandissent des drapeaux jaunes flanqués du lion noir, l'oriflamme autour duquel ils voudraient que se retrouve chaque Flamand.

Tout coureur cycliste flamand digne de ce nom, digne d'être l'héritier d'une famille des plus glorieuses, rêve de franchir en vainqueur la ligne d'arrivée du Tour des Flandres. Lorsqu'il y parvient, se jouant des monts, des murs et des pavés, il est un dieu vivant pour une année entière, et on lui pardonne si, par la suite, il pédale comme un sénateur dans les autres courses du calendrier professionnel, s'il se fait battre régulièrement, s'il abandonne, s'il préfère flemmarder sur sa selle. Gagner le Tour des Flandres, c'est, pour lui, comme obtenir le prix Nobel du vélocipède. Gagner le Tour de Flandres, c'est rejoindre aussitôt le tabernacle des légendes flamandes". 

- sa fête des craquelins (Krakelingen) :

Les Krakelingen et le Tonnekensbrand sont inscrits depuis 2010 au patrimoine culturel et immatériel de l'Unesco. Chaque avant-dernier dimanche précédant le premier lundi de mars, les Krakelingen (fête des craquelins) et le Tonnekensbrand (fête du feu) mêlent tous les deux symboles chrétiens et traditions folkloriques.

Ces manifestations trouvent leur origine dans une légende remontant au siège de Gauthier d'Enghien en 1381. Selon elle, la population grammontoise assiégée aurait jeté au-dessus des murs de la ville ce qui lui restait de nourriture pour décourager l'ennemi et lui donner l'impression qu'elle avait assez de ressources pour vivre. Même si cette histoire a ensuite été démentie, la fête populaire a continué à vivre à travers les siècles.

Depuis 1393, date de la première trace de cette manifestation, plus d'un millier de personnes se rassemblent chaque année à Grammont pour célébrer le cycle des saisons lors d'un grand cortège réunissant histoires locales et nouveautés. Ce sont les géants Goliath, Gerarda et Kinneke Baba qui ouvre le cortège qui part de l'église romane d'Hunnegem en direction de la colline d'Oudenberg. La procession retrace vingt-cinq siècles d'histoire et est composée d'environ un millier de personnes.

Arrivé à la colline, le cortège se dissout. Les druides, les porteurs de craquelins (petits pistolets séchés en forme d'anneaux) et les autorités gravissent la colline pour rejoindre la chapelle et réciter la litanie de Notre-Dame avec le clergé. Les autorités boivent ensuite une gorgée de vin dans une coupe d'argent datant du 16ème siècle, dans lequel nage un petit poisson vivant, cela en signe d'abondance.

Après ce rituel, 10.000 craquelins sont jetés sur la foule qui s'évertue à attraper l'unique exemplaire contenant un papier donnant droit au "craquelin d'or", créé par un bijoutier local et d'une valeur de 750 euros. A 20h, c'est le Tonnekenbrand (fête du feu) : au sommet de la vieille montagne, un mât enveloppé de paille est allumé, symbole de la fin de l'hiver et du retour de la lumière et de la vie. Des torches sont ensuite distribuées au public qui ramène le feu sur la Grand-Place. Le feu est au même moment répandu dans les quinze villages de la commune.

A l'occasion des 950 ans de la ville de Grammont, le roi Philippe et la reine Mathilde ont assisté au cortège des Krakelingen en février 2018.

                          

lundi 7 avril 2025

Lode Van Hecke : de l'abbaye d'Orval à l'évêché de Gand

                                                


Comme le veut la tradition, le sympathique Lode Van Hecke a remis sa démission en tant qu'évêque de Gand le jour de ses 75 ans. Il a répondu aux questions du journal "Dimanche" :

"Comment regardez-vous ces cinq années passées en tant qu'évêque de Gand ?

- Ce fut un épiscopat court, notamment parce que les deux premières années ont été marquées par le Covid et que j'ai moi-même été gravement malade par la suite. Pourtant, je n'ai pas perçu cela comme un faux départ. La période du Covid m'a permis de rencontrer de nombreuses personnes. Chaque samedi après-midi, j'étais à l'église Saint-Pierre pour écouter des gens de tous horizons. Cela m'a permis de m'immerger pleinement dans leurs préoccupations. Les gens attendaient deux choses de moi :  un leadership spirituel et une proximité avec eux. Dès le début, j'ai donc demandé à être chargé de l'administration afin de me concentrer sur deux priorités :  aller vers les plus démunis dans l'esprit de l'Evangile et me consacrer aux jeunes, car ils représentent l'avenir.

- Avez-vous le sentiment d'être plus ancré dans le monde aujourd'hui qu'au temps de l'abbaye d'Orval ?

- Mon passage à Gand m'a confirmé qu'un moine ne perd pas le contact avec le monde. Même à l'abbaye d'Orval, j'avais de nombreux échanges qui me permettaient de garder un lien avec la société. Mais ici, tout est devenu plus concret. Par exemple, en communauté, nous priions souvent pour les détenus. A Gand, je les ai rencontrés et donc mis des visages sur ces prières. Ce qui était totalement nouveau pour moi, c'était la réalité de l'Eglise et de la culture flamandes. J'ai vécu longtemps en Wallonie, et les contextes sont très différents.

- En quoi les situations de la Flandre et de la Wallonie sont-elles si distinctes ?

- En Flandre, on est encore en train de se détacher d'un passé où le christianisme était omniprésent. Cette transition met une pression considérable sur l'Eglise. En Wallonie, cette période est déjà révolue :  là-bas, les chrétiens forment une minorité depuis bien plus longtemps.

- Avez-vous déjà douté de l'existence de Dieu ?

- Oh oui ! J'ai grandi dans la foi et étudié dans une école catholique. Mais après le concile Vatican II, même nos professeurs de religion se posaient des questions. A un moment donné, j'ai décidé que Dieu n'était qu'un mythe dépassé. Pourtant, une interrogation me hantait :  pourquoi des personnes intelligentes continuent-elles à croire ? J'ai alors commencé à lire la Bible, et tout s'est accéléré. Je voulais étudier la médecine et j'ai d'abord été impressionné par Jésus en tant que guérisseur. Puis j'ai réalisé que ce qui me fascinait chez lui venait de sa relation avec son Père. Alors, j'ai moi-même commencé à vivre à partir de cette relation de foi. Il suffisait d'être ouvert à la Parole, qui agit et transforme d'elle-même.

- Et c'est ainsi que vous avez découvert votre vocation de trappiste ?

- - A vrai dire, j'étais contre les moines cloîtrés. Je trouvais irresponsable qu'ils se retirent dans le silence et la prière alors qu'il y avait tant à faire dans le monde. Mais c'était la volonté de Dieu. Depuis mon entrée à l'abbaye d'Orval, je n'ai plus jamais douté de l'existence de Dieu, même si j'ai connu des périodes de crise.

- Orval vous a-t-elle manquée durant ces cinq années à Gand ?

- En vivant totalement selon la volonté de Dieu, je suis libre du manque. Cela dit, mon coeur est à Orval. J'y étais le père d'une communauté fragile et la quitter a été un véritable déchirement. Je sais que mes frères m'attendent. La phrase la plus touchante que le cardinal De Kesel a prononcée lors de mon ordination a été :  "Lode, j'espère que tu garderas l'âme d'un moine".  J'ai alors pensé :  "Ouf, je peux être moi-même".  Cela a été le cas durant ces cinq années.

- Quels sont vos projets pour l'avenir ?

- Je pense que Dieu décidera encore des aventures qu'il veut me faire vivre. Mais si je peux rêver, j'aimerais retravailler ma thèse publiée sur Bernard de Clairvaux pour un plus large public. J'ai eu l'occasion d'en parler à travers le monde et je pense être prêt à relier sa spiritualité aux questions contemporaines. Mais mes futures missions dépendront de mon supérieur à Orval".  

lundi 27 février 2023

Le waterzooi

Pour les fans de la gastronomie flamande, le mot "waterzooi" vient tout de suite en tête, et est associé à la région de Gand. C'est du poulet présenté dans une soupe épaisse. A l'origine, la recette ne faisait pas appel au poulet mais au poisson de rivière. Ce n'est que plus tard que le poulet supplanta le poisson, de plus en plus absent de nos rivières (brochet, carpe, perche, tanche, anguille, p.ex.). On parle alors de "waterzooi de poulet". "Zooi" serait un dérivé du verbe "zieden" qui signifie bouillir en français. Il n'y a pas de traduction correcte de "waterzooi" dans une autre langue. Certains le comparent à la "bouillabasse" mais ce n'est pas tout à fait la même chose. 

Cliquez ci-dessous sur "Flandre orientale" pour retrouver d'autres articles sur cette province belge.

jeudi 23 juillet 2020

L'Hôtel Hane Steenhuyse à Gand

L'Hôtel Hane Steenhuyse à Gand date du 18ème siècle. Il est connu pour avoir accueilli des hôtes illustres :  le roi Louis XVIII de France en 1815, mais aussi le tsar Alexandre I de Russie, Talleyrand et Châteaubriand. Il appartient aujourd'hui à la Ville de Gand et peut se visiter.

Le blog Noblesse et Royautés vient de consacrer un article sur l'intérieur de cet hôtel :   http://www.noblesseetroyautes.com/lhotel-hene-steenhuyse-a-gand/

Cliquez ci-dessous sur "Flandre Orientale" pour retrouver d'autres articles consacrés à cette province.

jeudi 4 juin 2020

La province de Flandre Orientale

La province de Flandre Orientale (Oost-Vlaanderen en néerlandais) a pour chef-lieu la ville de Gand qui organise l'Année Van Eyck en ce moment. Elle est traversée par l'Escaut, mais aussi la Lys et la Dendre.

Voici quelques articles consacrés à cette province :

- L'Hôtel Hane Steenhuyse (qui a accueilli le roi Louis XVIII de France en 1815) à Gand :   http://www.noblesseetroyautes.com/lhotel-hene-steenhuyse-a-gand/

- Le tour des Flandres à Grammont :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2020/04/le-tour-des-flandres-grammont.html

- Renouvellement du Gravensteen à Gand :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2019/02/renouvellement-du-gravensteen-gand.html

- Le Fiertel à Renaix :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2017/06/le-fiertel-renaix.html

- Gand, capitale du royaume de France de mars à juillet 1815 :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2015/04/gand-capitale-du-royaume-de-france-de.html

- De Gentse Feesten :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2012/07/de-gentse-feesten.html

- La ville de Gand :  http://journalpetitbelge.blogspot.com/2010/09/la-ville-de-gand.html

- Le cheval Bayard à Termonde :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2010/05/le-cheval-bayard-termonde.html

Bonne promenade en Flandre Orientale !

lundi 13 avril 2020

Le Tour des Flandres à Grammont

JAfficher l’image sourcee vous ai déjà parlé de la ville de Grammont (Flandre Orientale), très connue pour son Mur intégré à de nombreuses courses cyclistes :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2018/10/la-ville-de-grammont.html

S'il y a bien un événement sportif qui passionne les Flamands au printemps, c'est bien le Tour des Flandre dont parle l'auteur Jean-Baptiste Baronian dans son livre "Dictionnaire amoureux de la Belgique" :

"Contrairement à ce que chante Jacques Brel, la Flandre n'est pas un plat pays. Elle est hérissée de toute une série de monts, et certains sont si escarpés, si pentus, qu'on les appelle des murs, tel celui de Grammont (Geraardsbergen, baptisée d'ailleurs par les habitants de la région "la petite ville sur la montagne"), un des hauts lieux du Tour des Flandres.

Le Tour des Flandres, c'est un peu le Tour de France en miniature :  il ne dure qu'un jour, que six ou sept heures, mais il attire une foule immense et, sur son parcours (250km en moyenne), tout le monde fait la fête et ne ménage pas son bonheur, sa joie et son enthousiasme. Et c'est tellement ancré dans la mythologie populaire des Flandres que les partis extrémistes, sachant fort bien que les télévisions retransmettent la course en direct, veillent à ce que, partout où elle passe, les spectateurs brandissent des drapeaux jaunes flanqués du lion noir, l'oriflamme autour duquel ils voudraient que se retrouve chaque Flamand.

Tout coureur cycliste flamand digne de ce nom, digne d'être l'héritier d'une famille des plus glorieuses, rêve de franchir en vainqueur la ligne d'arrivée du Tour des Flandres. Lorsqu'il y parvient, se jouant des monts, des murs et des pavés, il est un dieu vivant pour une année entière, et on lui pardonne si, par la suite, il pédale comme un sénateur dans les autres courses du calendrier professionnel, s'il se fait battre régulièrement, s'il abandonne, s'il préfère flemmarder sur sa selle. Gagner le Tour des Flandres, c'est, pour lui, comme obtenir le prix Nobel du vélocipède. Gagner le Tour de Flandres, c'est rejoindre aussitôt le tabernacle des légendes flamandes". 

lundi 11 février 2019

Huits communes belges en moins

Depuis le 1er janvier,  le nombre de communes belges a légèrement diminué :  il est passé de 589 communes à 581 communes. Pourquoi?  Plusieurs communes du nord du pays ont décidé de fusionner sur base volontaire afin de diminuer leurs frais et de mettre en commun leurs personnels, leurs matériels et leurs infrastructures. 

En province du Limbourg :

Neerpelt et Overpelt ont fusionné pour former la nouvelle commune de Pelt.

Meeuwen-Gruitroden et Opglabeek ont fusionné pour former la nouvelle commune d'Oudsbergen.

En province de Flandre Orientale :

Lovendegem, Waarschot et Zomegem ont fusionné pour former la nouvelle commune de Lievegem.

Kruishouten et Zingem ont fusionné pour former la nouvelle commune de Kruisem.

Deinze et Nevele ont fusionné pour former la nouvelle commune de Deinze.

Aalter et Knesselare ont fusionné pour former la nouvelle commune d'Alter.

En province d'Anvers :

Puurs et Sint-Amands ont fusionné pour former la nouvelle commune de Puurs-Sint-Amands. C'est là qu'est né et est enterré le grand poète belge Emile Verhaeren, décédé en 1916 dans un accident à la gare de Rouen. Un musée lui est consacré à Sint-Amands.

jeudi 7 février 2019

Renouvellement du Gravensteen à Gand

                                  Image illustrative de l’article Château des comtes de Flandre

Gravensteen, le château des comtes de Flandre, est l'attraction phare de la ville de Gand avec l' "Agneau Mystique". Les autorités ont cependant décidé de ne pas se reposer sur leurs lauriers, mais de mener plusieurs opérations de renouvellement (pas question évidemment de travaux de restauration, vu que c'est un site classé). Depuis septembre 2018, il est déjà possible de découvrir le château autrement grâce à un audio-guide en cinq langues (néerlandais, français, allemand, anglais ou espagnol) du comédien Wouter Deprez. Ce "Comedy audiotour" nous emmène avec humour sur les traces de Philippe d'Alsace, maître d'œuvre du château, des comtes itinérants, des joutes, de la sorcellerie, du système juridique de l'époque, et même des sanitaires.

D'autres opérations de renouvellement son prévues :  nouvel espace d'accueil plus spacieux, nouveaux sanitaires, vestiaire, auditoire, magasin et plusieurs interventions pour une meilleure accessibilité. Bref, on ne touche pas au château proprement dit, mais on améliore l'accueil des touristes. La Ville de Gand a prévu un budget de 3.800.000 euros, complété par un subside de 4.700.000 euros du Ministre flamand du Tourisme.

lundi 4 février 2019

Mathias De Clercq à la tête de NorthSea Port

                           Afficher l’image source

Petit-fils du ministre d'Etat libéral Willy De Clercq, l'avocat gantois Mathias De Clercq (né en 1981) s'est à son tour lancé dans la politique. Il a déjà été député régional flamand et député fédéral, et on se souvient que sa prestation de serment en 2007 à la Chambre avait été très remarquée car il avait décidé de prêter serment dans les trois langues nationales (ce que personne ne fait). Mais sa fonction principale est son échevinat de l'économie, du commerce et du port de Gand.

Mathias De Clercq vient d'être nommé premier président du conseil de surveillance de North Sea Port, en compagnie du Néerlandais Diederik Samson comme vice-président. Cette nomination est assez logique car il était déjà président de la Societé Portuaire de Gand. North Sea Port, de quoi s'agit-il?  En 2018, elle est née de la fusion entre les Nederlandse Zeeland Seaports (Flessingue, Borsele et Terneuzen) et le Vlaamse Havenbedrijf Gent. Elle gère la zone portuaire transfrontalière de 60km de long et s'étend de Flessingue, Borsele et Terneuzen aux Pays-Bas jusqu'à 32km à l'intérieur des terres vers Gand en province de Flandre Orientale.

Si on parle moins souvent du port de Gand que de celui d'Anvers, il se porte pourtant tout aussi bien. Pour la troisième année consécutive, North Sea Port a enregistré un record en 2018 dans presque tous les segments. Le fort marché de la construction a provoqué une augmentation du transfert de sable, gravier et matériaux de construction. Le transfert du charbon, principalement pour l'industrie de transformation, reste stable. Le nombre de navires de mer ayant amarré à North Sea Port est en hausse, tout comme la navigation intérieure.

lundi 8 octobre 2018

La ville de Grammont

Grammont (Geraardsbergen en néerlandais) est une ville de la province de Flandre Orientale, où coule la Dendre. Elle compte environ 33.000 habitants.

Je vous ai déjà parlé de sa fête des craquelins :    http://journalpetitbelge.blogspot.com/2016/02/la-fete-des-craquelins-grammont.html

Mais Grammont est aussi connue pour d'autres choses :

- son Mur de Grammont qui est intégré à de nombreuses courses cyclistes (dont le Tour des Flandres et prochainement une étape du Tour de France 2019). Cette pente raide et pavée a une longueur de 1,25 km, un dénivelé de 93 mètres et son sommet culmine à 110 mètres d'altitude. Elle débute aux bords de la Dendre et se termine au pied de la chapelle néobaroque Onze Lieve Vrouw, en haut de l'Oudenberg ("vieille montagne").

- son Manneken-Pis, bien moins connu que celui de notre capitale. Etait-il présent avant celui de Bruxelles? Diverses hypothèses circulent. On sait que la statue de Grammont a été installée en 1459 sur le haut d'une fontaine, afin de remplacer un lion qui avait été volé. La statue actuelle n'est pas celle d'origine. Au cours de son histoire, elle a été remplacée plusieurs fois.

- sa tarte au maton qui a reçu il y a onze ans le label "indication géographique protégée" par la Commission Européenne. Son origine remonte au Moyen Age : à l'époque, il était difficile de conserver le lait qui se transformait en lait caillé, devenu ingrédient principal de la tarte. On ajoutait ensuite une pâte autour des matons pour obtenir la tarte au maton. Une confrérie (Broederschap van de Geraardsbergse Mattentaart) existe depuis une quarantaine d'années et compte 350 membres qui veulent promouvoir la spécialité culinaire de leur ville.

jeudi 3 mai 2018

Exposition des oeuvres de Marnix Verstraeten (Mix)

                             Avec ses œuvres, l’échevin fait sa pub

L'artiste belge Marnix Verstraeten (à droite sur la photo ci-dessus) est né en 1960 à Avelgem en province de Flandre Orientale. Il a choisi Mix comme nom d'artiste. Avec ses trois enfants, il a décidé de s'installer dans la commune francophone du Mont-de-l'Enclus en Hainaut Occidental. Avec son carnet d'adresses dans le milieu culturel, il attire des artistes à venir exposer à la Maison des Randonneurs du Mont-de-l'Enclus, et les incite à offrir ensuite une oeuvre à la commune. C'est ce qu'il a fait également :  le tableau ci-dessus orne désormais la salle du conseil communal. Marnix Verstraeten expose ses propres oeuvres à la Maison des Randonneurs du 31 mars au 24 juin 2018. Depuis le début de l'année, il a accepté de devenir échevin de la Culture de la commune jusqu'aux élections d'octobre. Aux électeurs désormais de décider la suite de sa carrière politique ou/et culturelle....

lundi 23 avril 2018

En bref....

En province d'Anvers

Le dimanche 20 mai, la province d'Anvers organise la 10ème édition du Fortengordel (www.fortengordel.be) avec 29 lieux participants (dont 24 forts). Cette édition accueille des nouveaux venus :  le fort Ertbrand et Mastenbos à Kapellen, le fort Haasdonk et les fortifications de Schilde et Landmolen à Kruibeke. L'entrée est gratuite, et beaucoup de ces forts ne sont ouverts exclusivement que ce jour-là. L'an dernier,  12.000 personnes ont participé, et les organisateurs espèrent augmenter ce nombre, en cette année du centenaire de la fin de la première guerre mondiale. A noter que la province d'Anvers prévoit aussi des circuits cyclistes reliant les forts participants, soit six suggestions d'itinéraires cyclistes d'environ trente kilomètres.

A Gand

Depuis janvier dernier, la ville de Gand compte un Quai Koning Willem I, qui remplace une partie de la rue Baudelokaai. Et cet été, il aura droit à sa statue au Bisdomkaai. Pourquoi ce double hommage de Gand au roi des Pays-Bas?   Guillaume Ier d'Orange fut le roi du Royaume-Uni des Pays-Bas (regroupant les Pays-Bas, la Belgique et le grand-duché de Luxembourg) de 1815 à la révolution belge de 1830. Et durant ce règne, il a créé l'Université de Gand en 1817, il a institué l'enseignement primaire gratuit pour les nécessiteux de Gand, il a ouvert un collège royal et une école des arts et métiers, il a décidé de prolonger le Sassevaart vers Terneuzen (l'actuel canal Gand-Terneuzen). Voilà les raisons de ces deux décisions du conseil communal de Gand. 

Au château de Beloeil

Du 28 avril au 6 mai 2018, le château de Beloeil en province du Hainaut accueillera la 30ème édition de l'exposition d'amaryllis. Tout a commencé lors d'une rencontre entre le prince Antoine de Ligne (décédé en 2005) et Leo Berbée, un producteur néerlandais de fleurs à bulbes. Afin de marquer la réouverture du château au public après la traditionnelle fermeture hivernale, ils ont l'idée de demander à des fleuristes du Keukenhof ou de la Belgian Flower Arrangement Society d'imaginer des compositions florales à partir d'amaryllis pour décorer les salons du château. Depuis 2012, afin de donner un nouvel élan, c'est désormais un concours entre écoles d'horticulture, amateurs et experts en décoration florale de la région, qui est placé sous le Haut Patronage de la princesse Claire. Le public (environ 10.000 personnes chaque année) pourra voter pour son coup de cœur. Voici les photos d'une édition précédente :   http://probelgica-hainaut.blogspot.be/2013/05/la-2e-excursion-de-pro-belgica-hainaut.html

Au Concours Eurovision de la Chanson

Afin de représenter la Belgique au prochain Concours Eurovision de la Chanson, la VRT a choisi la jeune Laura Groeseneken (alias Sennek), qu'on voit régulièrement depuis 2014 aux côtés d'Ozark Henry sur scène tant au chant qu'au piano. Elle interprétera la chanson "A Matter of Time" que vous pouvez écouter en cliquant sur ce lien :    https://www.youtube.com/watch?v=6DGf9TMehi0

A Bruxelles

Avec le 8 mai et le 11 novembre, une troisième cérémonie importante a lieu chaque année, mais est moins connue :   la Journée des Vétérans le 7 avril.  A cette occasion, une cérémonie officielle a lieu à la Colonne du Congrès, qui abrite la tombe du Soldat Inconnu à Bruxelles. Chaque 7 avril, la Belgique rend hommage à ses 252 militaires morts depuis 1945 au service de la paix dans le monde (dans des conflits, des opérations de maintien de la paix ou des interventions en Afrique). Pourquoi a-t-on choisi le 7 avril?  Car il rappelle le décès de dix casques bleus belges le 7 avril 1994 au Rwanda, assassinés alors qu'ils protégeaient la première ministre Agathe Uwilingiyimana, une Hutue modérée.  Parmi les 252 militaires morts depuis 1945, le plus gros contingent de victimes date de la guerre de Corée dans les années 50 :  101 Belges décédés, 5 portés disparus et 478 blessés. D'autres militaires sont décédés en Afrique centrale, en Somalie et en ex-Yougoslavie. La dernière victime en date est le lieutenant-colonel Ronny Piens, décédé dans un attentat djihadiste en mars 2015 à Bamako, la capitale du Mali.  Ayons une pensée pour toutes ces victimes et leurs familles...

jeudi 24 août 2017

Les plus vieux jumeaux au monde....étaient belges!

Le 8 juillet dernier, nos compatriotes Petrus (Pierre) et Paulus (Paul) Langerock ont fêté leur 104ème anniversaire et étaient les plus vieux jumeaux en vie au monde!  Nés le 8 juillet 1913 à Audenarde (province de Flandre Orientale), ils fuient en 1914 lors de la première guerre mondiale vers Gand, puis Sluis aux Pays-Bas, avant que leur père, qui était président de la Cour d'Appel de Termonde puis de Gand, ne revienne dans leur maison familiale de Coupure. Comme une bonne partie de la bourgeoisie flamande de l'époque, les jumeaux sont élevés en français. Ils ont une sœur Eugénie qui, ne supportant plus l'emprise familiale, épouse un militaire polonais avec qui elle partira habiter aux Canada où ils auront trois enfants. Les jumeaux auraient voulu être médecins, mais leur mère s'y oppose. Ils feront le droit. Paul a suivi les traces de leur père en terminant sa carrière comme vice-président du tribunal de première instance d'Audenaerde.  Ils ne se sont pas mariés et n'ont pas eu d'enfants. Une fois retraités, ils décident de retourner vivre ensemble dans la maison familiale de Coupure qu'ils quitteront en 2012 à l'âge de 99 ans! Ils habitaient actuellement dans une maison de repos de Lathem-Saint-Martin.  Lorsqu'on leur avait demandé il y a deux ans leurs secrets de longévité, ils avaient répondu :  "Nous buvons un verre de vin de Bordeaux tous les jours. Nous mangeons sainement, mais nous apprécions les pralines Leonidas et les biscuits Delacre. Il est important de bien manger. Prendre soin de soi, c'est le secret. Nous mangeons des plats légers et nous ne courons pas derrière les filles. Nous avons toujours travaillé durement et nous avons toujours été ponctuels. Nous nous sommes toujours entendus. C'est normal car nous sommes identiques. Notre regret, c'est que nous n'avons pas eu d'enfants".

L'un des deux jumeaux est décédé fin juillet.

jeudi 22 juin 2017

Le Fiertel à Renaix

Le dimanche suivant la Pentecôte (c'était donc le 11 juin cette année), la châsse de Saint-Hermès est portée le long d'un parcours de 32,6km autour de Renaix (province de Flandre Orientale). Quelle est son origine?  Au Moyen Age, des malades mentaux, originaires des quatre coins du pays, allaient invoquer la clémence de leur saint patron Hermès afin d'obtenir la guérison. Pour cela, il fallait qu'ils se soumettent à des efforts physiques et à un recueillement religieux. C'est ainsi qu'est né le "Fiertel" (www.fiertel.be), un parcours annuel de 32,6km sur lequel est portée la châsse de Saint-Hermès. Tous ceux qui se trouvent dans ce cercle sont protégés des maladies mentales et autres malheurs. Chaque année, plus de 5.000 Renaisiens et sympathisants participent au Fiertel.

Le samedi, à 12h, neuf coups de canon annoncent le début de la neuvaine à Saint-Hermès et des fêtes communales. A 15h, les membres de la Royale Antique Gilde Saint-Hermès sont accueillis chez le doyen 't Joen. A 17h, la messe solennelle ouvre la neuvaine au saint patron de la ville.  Le lendemain, l'Harmonie Communale se rendra à l'hôtel de ville pour joindre en cortège la collégiale pour l'office de 7h célébré par l'évêque de Gand et les membres du clergé renaisien. A l'issue de la célébration, le doyen cède, à la demande du bourgmestre, la châsse aux bons soins des porteurs pour le "Grand Tour". Chaque arrêt le long de ce parcours de 32,6km a une signification religieuse ou historique. Le périple se situe à cheval sur les provinces de Flandre Orientale et du Hainaut. A Wattripont a lieu la rencontre entre le bourgmestre et le prince de Béthune, rappelant la remise autrefois de la charte de la liberté par le comte de Béthune aux Renaisiens. Un cortège allégorique et historique sillonne le centre-ville de Renaix à partir de 17h30 jusqu'au Te Deum final de 18h30 en la collégiale.

Par ailleurs, notre amie Tania vient, elle aussi, de consacrer un article à la ville de Renaix dont elle nous propose une petite visite guidée :   http://textespretextes.blogs.lalibre.be/tag/renaix

samedi 15 octobre 2016

Restauration de "L'Agneau Mystique" (Van Eyck)

Bonne nouvelle :  après quatre années de traitement délicat, la première phase de restauration du célèbre tableau "L'Agneau Mystique" des frères Van Eyck est terminée. Les quatre volets extérieurs du tableau sont donc revenus à la cathédrale Saint-Bavon de Gand (chef-lieu de la province de Flandre Orientale). La restauration s'est faite en public au Musée des Beaux-Arts de Gand, et une exposition au centre culturel provincial permet de mieux comprendre le travail effectué. Les responsables politiques et culturels ont annoncé une Année Van Eyck en 2020 :  d'une part, il y aura une grande exposition sur le peintre au Musée des Beaux-Arts de Gand, et d'autre part, on inaugurera un centre du visiteur dans la cathédrale Saint-Bavon autour du tableau "L'Agneau Mystique" qui devrait attirer 400.000 visiteurs par an.

Pour plus d'infos sur la ville de Gand, je vous renvoie à cet ancien article de mon blog :  http://journalpetitbelge.blogspot.be/2010/09/la-ville-de-gand.html . Bon week-end à tous!

mercredi 6 avril 2016

La ville d'Audenarde

Grâce aux photos de notre ami Jacques (blog "Vues du Nord"),  je vous emmène en balade à Audenarde (Oudenaarde en néerlandais), une ville de la province de Flandre Orientale. Surnommée "la perle des Ardennes flamandes", elle compte environ 28.000 habitants. Elle est surtout connue pour son hôtel de ville gothique du 16ème siècle et son Musée du Tour de Flandre (qui a fêté sa 100ème édition le week-end dernier) :   http://vuesdunord.skynetblogs.be/b-oudenaarde


Cliquez ci-dessous sur "Flandre orientale" pour découvrir d'autres endroits de cette province.

lundi 29 février 2016

La fête des craquelins à Grammont

(Article actualisé en 2018)

Ce week-end, la ville de Grammont (province de Flandre Orientale) était en fête pour les Krakelingen et le Tonnekensbrand, qui sont inscrits depuis 2010 au patrimoine culturel et immatériel de l'Unesco. Chaque avant-dernier dimanche précédant le premier lundi de mars, les Krakelingen (fête des craquelins) et le Tonnekensbrand (fête du feu) mêlent tous les deux symboles chrétiens et traditions folkloriques.

Ces manifestations trouvent leur origine dans une légende remontant au siège de Gauthier d'Enghien en 1381. Selon elle, la population grammontoise assiégée aurait jeté au-dessus des murs de la ville ce qui lui restait de nourriture pour décourager l'ennemi et lui donner l'impression qu'elle avait assez de ressources pour vivre. Même si cette histoire a ensuite été démentie, la fête populaire a continué à vivre à travers les siècles.

Depuis 1393, date de la première trace de cette manifestation, plus d'un millier de personnes se rassemblent chaque année à Grammont pour célébrer le cycle des saisons lors d'un grand cortège réunissant histoires locales et nouveautés. Ce sont les géants Goliath, Gerarda et Kinneke Baba qui ouvre le cortège qui part de l'église romane d'Hunnegem en direction de la colline d'Oudenberg. La procession retrace vingt-cinq siècles d'histoire et est composée d'environ un millier de personnes.

Arrivé à la colline, le cortège se dissout. Les druides, les porteurs de craquelins (petits pistolets séchés en forme d'anneaux) et les autorités gravissent la colline pour rejoindre la chapelle et réciter la litanie de Notre-Dame avec le clergé. Les autorités boivent ensuite une gorgée de vin dans une coupe d'argent datant du 16ème siècle, dans lequel nage un petit poisson vivant, cela en signe d'abondance.

Après ce rituel, 10.000 craquelins sont jetés sur la foule qui s'évertue à attraper l'unique exemplaire contenant un papier donnant droit au "craquelin d'or", créé par un bijoutier local et d'une valeur de 750 euros. A 20h, c'est le Tonnekenbrand (fête du feu) : au sommet de la vieille montagne, un mât enveloppé de paille est allumé, symbole de la fin de l'hiver et du retour de la lumière et de la vie. Des torches sont ensuite distribuées au public qui ramène le feu sur la Grand-Place. Le feu est au même moment répandu dans les quinze villages de la commune.

A l'occasion des 950 ans de la ville de Grammont, le roi Philippe et la reine Mathilde ont assisté au cortège des Krakelingen en février 2018.

                         

lundi 22 février 2016

Activités culturelles à Gand

Expo "Guillaume Ier et la Belgique" (actuellement au STAM)
Il y a deux siècles, le Benelux actuel (Belgique, Pays-Bas et grand-duché de Luxembourg) ne forment qu'un seul pays de 1815 à 1830 : le royaume des Pays-Bas. Le roi Guillaume d'Orange règne en despote éclairé, mais il encourage le développement de l'économie, des infrastructures, de l'enseignement et de la vie culturelle. Au moyen de caricatures, d'objets historiques et de dispositifs multimédias interactifs, l'exposition évoque cette période de notre Histoire. La Belgique deviendra indépendante en 1830 (suite à la révolution belge) et le grand-duché de Luxembourg en 1890 (suite à un pacte de famille pour la succession, ce pays passe à la branche cadette des Orange-Nassau).


Expo de Marthe Donas (du 5 mars au 5 juin au Musée des Beaux-Arts)
Le Musée des Beaux-Arts de Gand organise la première grande rétrospective consacrée à l'artiste anversoise Marthe Donas (1885-1967), la seule femme belge de l'avant-garde internationale. Née dans un milieu bourgeois, son père s'oppose à ses ambitions d'artiste, mais Marthe tient bon et suit, par intermittence, des cours à Anvers, Dublin et Paris. Marthe travaille d'abord avec le sculpteur révolutionnaire ukrainien Alexander Archipenko : il y a une vraie symbiose entre leurs œuvres, et ils prennent leurs premiers contacts internationaux. Marthe acquiert une renommée considérable dans l'entre-deux-guerres, notamment grâce à son exposition dans la célèbre galerie berlinoise Der Sturm. La collectionneuse américaine Katherine Dreier lui achète quatre tableaux et un dessin à l'encre. A partir des années 60, les œuvres de Donas sont à nouveau reconnues, et elle est redécouverte, en Belgique comme à l'étranger, comme un des pionniers du modernisme belge.


Expo "Flower Power" (du 22 avril au 1er mai au Musée des Beaux-Arts)
Après 26 ans d'absence, les Floralies reviennent en 2016 au centre de la ville de Gand à travers cette exposition du Musée des Beaux-Arts : "une fusion pétillante entre l'art et la force et la beauté de la nature" pour reprendre la présentation de l'exposition. Des fleuristes et des artistes floraux vont se laisser inspirer par sa collection de natures mortes de peintures anciennes. Dans la galerie, les artistes contemporains Simryn Gill, Gert Robijns, Gerda Steiner et Jörg Lenzlinger présenteront des installations grandioses de fleurs, plantes et papier. Plus d'infos sur les Floralies Gantoises :  www.floralien.be


Expo Emile Verhaeren (du 15 octobre au 15 janvier au Musée des Beaux-Arts)
En cette année 2016, plusieurs manifestations et expositions commémoreront le centenaire du décès du grand poète belge Emile Verhaeren. C'est le cas du Musée des Beaux-Arts de Gand. L'exposition mettra en lumière le caractère universel de l'œuvre de Verhaeren, son réseau dans le monde artistique et l'attention internationale pour son œuvre qui rayonna jusqu'en Russie. Le Musée des Beaux-Arts mettra en dialogue des tableaux des 19ème et 20ème siècles avec l'œuvre du poète et critique d'art international. Des œuvres d'artistes de son entourage personnel seront présentées avec des lettres, notes et poèmes d'Emile Verhaeren.


A noter également que la ville de Gand va inaugurer une place Romain Deconinck, du nom de la figure de proue du théâtre populaire gantois décédé en 1994. Il avait déjà sa statue sur les marches d'escalier du théâtre de la ville.



vendredi 5 février 2016

Bon Carnaval à tous !

                                                  


C'est parti pour les premiers carnavals belges de 2016 ! Le plus connu d'entre eux, Binche (province du Hainaut), aura lieu dans quelques jours et est inscrit au patrimoine immatériel de l'Unesco. Je vous invite à (re)lire l'article que je lui avais consacré :   http://journalpetitbelge.blogspot.be/2010/02/le-carnaval-de-binche.html


Au nord du pays, c'est celui d'Alost (province de Flandre Orientale) qui est le plus connu. Je vous en avais également déjà parlé :  http://journalpetitbelge.blogspot.be/2011/03/le-carnaval-dalost.html


Il y a également celui d'Herenthout (province d'Anvers) que j'ai découvert grâce à notre ami Dominic :  http://fotodominic.skynetblogs.be/archive/2011/03/06/carnaval-herenthout.html


Et vous, quel est votre carnaval préféré? N'hésitez pas à nous faire part de vos souvenirs de carnaval. Et bonne semaine de vacances de Carnaval à ceux qui sont en congé!