lundi 15 juin 2026
Les librairies Club / Standaard Boekhandel
lundi 29 septembre 2025
Le cash en Belgique
Il y a deux ans et demi, je vous parlais de l'avenir du cash suite à la diminution des distributeurs dans les banques : https://journalpetitbelge.blogspot.com/2023/01/la-fin-du-cash-en-belgique.html
Deux ans plus tard, comment la situation a-t-elle évolué en Belgique ?
"Nous observons une diminution générale de l'utilisation des espèces, principalement en raison d'une baisse significative de leur usage chez les adultes de plus de 55 ans", affirme le baromètre des paiements électroniques dans une étude réalisée par la Vrije Universiteit Brussel pour le compte des partenaires Febelfin, Bancontact Payconiq Company, Mastercard, Visa et Worldline. Les chiffres de la Banque Centrale Européenne ne disent pas le contraire : il y a eu en effet moins de retraits aux distributeurs en 2024 qu'en 2023.
Mais les acteurs du paiement électronique (qui ont donc un intérêt à pousser ce mode de paiement) oublient de préciser quelque chose : s'il y a bien eu moins de retraits en Belgique (de 138 millions de retraits en 2023 à 129 millions de retraits en 2024), le montant total retiré, lui, est en augmentation. Cela confirme une tendance observée depuis plusieurs années : on va moins souvent au distributeur mais on retire plus à chaque retrait. Pourquoi ? Parce que ces machines sont de plus en plus difficiles à trouver, tout simplement. Selon le même document, nous avons perdu 424 distributeurs l'année dernière en Belgique, passant de 6.411 machines en 2020 à 4.056 machines en 2023, puis à 3.632 machines en 2024 en Belgique.
lundi 15 septembre 2025
La modiste belge Fabienne Delvigne
lundi 9 décembre 2024
jeudi 31 octobre 2024
Premières vendanges au domaine du château d'Anvaing
lundi 16 septembre 2024
Le domaine du Chant d'Eole
jeudi 26 janvier 2023
La fin du cash en Belgique ?
Editorial d'Anne Vanderdonckt, directrice de la rédaction de "Plus Magazine" :
Je me souviens de ma mère faisant la queue à la banque pour retirer "l'argent des courses". Ce qui, pour elle, ne représentait pas uniquement une corvée. Vers le premier du mois, les femmes au foyer, relativement isolées entre leur ménage et le soin aux enfants, en profitaient pour socialiser, alignées devant les guichets tous ouverts. Les employés de l'agence participaient à la conversation. Les gosses finissaient par aller jouer dans l'ombre moderniste des buildings Amelinckx sur le parking du GB attenant. Je ne dis pas que c'était mieux ou moins bien, juste différent.
Puis, sont arrivés, parfois très tard dans certains endroits (on évoque 2009 dans un patelin à deux jets de pierre de la capitale), les distributeurs de billets. Le premier automate belge s'est implanté boulevard Anspach, au centre de Bruxelles. C'était en 1968, l'année où Mai a tout bousculé. Suscitant la méfiance qu'on accorde généralement à la nouveauté et à l'automatisation, ces distributeurs étaient sans doute pourtant bien moins faillibles qu'un humain qui souffre de maux d'estomac et vient de se faire engueuler par son chef.
Aujourd'hui, le liquide disparaît au profit de l'argent dématérialisé qui "sort" de nos cartes ou de nos smartphones. Une notification me prévient sur mon application bancaire : "Vous avez sorti 200 euros en liquide". Je reconnais à la fois le ton donneur de leçons des app santé : "Vous avez fait moins de pas qu'hier". Et celui, comminatoire, de l'app de la maison : "Fenêtre salle de bains ouverte, alerte". Fliqués, nous sommes. Jusqu'à ce que nous avons de plus tabou : nos sous.
Les agences bancaires, avec leurs employés aux défauts insupportables et aux qualités peu reconnues, sont de moins en moins nombreux, on le sait. Le raisonnement : peu s'y rendent encore, vu que leur ordi fait confortablement le job, 24h sur 24. Comment ne pas comprendre cela ?
Mais voilà que les automates, eux aussi, ferment tout doucement leurs clapets argentés. Ils étaient 8.750 en 2015. Ils sont 4.000 aujourd'hui. Ils seront 2.200 en 2025. Où aller chercher des sous ? Car votre médecin ne dispose pas nécessairement d'un lecteur de cartes, il y a les pourboires, le shopping sans carte bancaire pour les drogués du shopping, il y a aussi le sentiment de sécurité que vous donnent 100 vrais euros dans votre portefeuille. Et les gamins qui vous vendent des chocolats pour financer leur voyage scolaire, vous leur avez demandé s'ils prenaient Payconic, vous ?
D'après une enquête de la Banque centrale européenne, ce sont les Belges qui râleraient le plus contre la disparition de l'argent concret. Des gens de tout âge. Non, pas nécessairement pauvres. C'est ce qu'on appelle la fracture numérique. Qui touche pas loin de la moitié des Belges...
Anne Vanderdonckt, directrice de la rédaction de "Plus Magazine"
Et vous, qu'en pensez-vous ?
jeudi 25 novembre 2021
Visite royale à Spa
jeudi 3 juin 2021
Les 185 ans du sucre de Tirlemont
Partons aujourd'hui à Tirlemont, une ville de la province du Brabant flamand dont je crois ne vous avoir pas encore parlé !
C'est en 1836 que Joseph Vandenberghe et Henry Vinckenbosch créent une usine de sucre, extrait de la betterave, à Tirlemont. Leur plus grande innovation est le "morceau dur" qui voit le jour en 1902. Et oui, c'est une invention belge qui va faire le tour du monde ! Dans les années 1920, le "T" emblématique de Tiense Suiker va être développé et devenir un outil de communication afin d'être directement reconnaissable des clients.
La Raffinerie Tirlemontoise compte aujourd'hui plusieurs sites en Belgique : Tirlemont bien entendu (où ils emploient 220 personnes), mais aussi Wanze, Anvers et Oostkamp. La production annuelle varie entre 500.000 et 650.000 tonnes de sucre blanc, mais il faut remarquer que la consommation de sucre baisse en moyenne de 2 % par an. Les betteraves proviennent de 4.000 betteraviers belges.
Bon 185ème anniversaire à la Raffinerie de Tirlemont !
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jeudi 18 février 2021
Spéculoos ou Biscoff ?
Fin 2020, la marque Lotus a eu l'idée bizarre de rebaptiser le nom de ce biscuit belge par excellence. Croquant, de couleur brune et de texture granuleuse, à base de beurre, de cassonade et parfumé à la cannelle, le spéculoos peut être moulé en forme de figurine, traditionnellement à la Saint-Nicolas. Il accompagne souvent le café servi dans un bar ou un restaurant.
Désormais, ce biscuit commercialisé par la marque Lotus portera le nom de Biscoff. Ce mot est composé de la première syllabe de deux noms : bis- de biscuit et coff- de coffee, donc le "biscuit du café". La mention "The Original Speculoos" continuera d'apparaître en petits caractères en-dessous.
Par contre, la Maison Dandoy (https://maisondandoy.com/fr/ ) ne le fera pas. Fondée en 1829, située non loin de la grand-place de Bruxelles et fournisseur breveté de la Cour, elle continuera d'utiliser le nom spéculoos emprunté au néerlandais (plusieurs graphies existent). Ce biscuit belge entre dans de plus en plus de recettes, allant du boudin noir à la pâte à tartiner ou le tiramisu.
Alors, spéculoos ou biscoff ? Moi, je choisis le premier qui fait partie de nos produits typiquement belges au même titre que nos bières ou nos chocolats.
lundi 9 novembre 2020
Le Ruffus
La production de vin belge et le nombre de vignobles belges ne cessent d'augmenter. Le plus grand producteur du pays est la Vignoble des Agaises (province de Hainaut), connu pour son Ruffus. Il est installé à Haulchin près de Binche au lieu-dit "Les Agaises", sur un coteau très riche en calcaire orienté plein sud et sur lequel régnait le seigneur Ruffus au 12ème siècle.
Le vignoble est né en 2002 à l'initiative d'un négociant en vins (Raymond Leroy), d'un agriculteur (Etienne Delbeke), d'un vigneron champenois (Thierry Gobillard) et de deux entrepreneurs (Michel Wanty et Joël Hugé). Avec ses 300.000 pieds de chardonnay, de pinot noir et de pinot meunier, répartis sur 30 hectares, il ne produit que des vins effervescents sous le nom de Ruffus.
Arnaud Leroy a expliqué la démarche de sa famille au groupe Sud Presse :
"Dans la famille, on est négociant en vins depuis plusieurs générations et mon papa Raymond rêvait d'avoir son propre vignoble. Il lui manquait ce côté création et il voulait des vignes près de chez lui pour avoir ce contact quotidien avec la vigne. On est le premier en Wallonie pour la bulle. On a un sol très calcaire comme il y a dans la région de Reims. On n'est qu'à 90 kilomètres à vol d'oiseau de la Champagne. Il n'y a pas de raison qu'on n'ait pas une qualité équivalente. Comme partout, le consommateur se tourne davantage vers les produits locaux et la qualité suit. Ce sont des vins légers, on n'a pas l'ensoleillement de la France ou de l'Italie, mais pourquoi aller chercher ailleurs ce qu'on fait très bien chez nous? L'avenir suivra, je pense, une courbe. Il n'y avait personne quand on a commencé et maintenant, on voit arriver de nouveaux vignobles. Pour moi, il y a un avenir pour le vin en Belgique et pour tout ce qui va autour".
Bonne continuation à tous nos vignerons, et à nous aussi de les soutenir en achetant leurs bouteilles !
jeudi 30 avril 2020
Fermeture de l'Hôtel Métropole à Bruxelles
lundi 24 février 2020
L'entreprise belge Zebrabook
jeudi 6 février 2020
La marque belge J&Joy
Pour découvrir leur catalogue : www.jn-joy.com
jeudi 10 octobre 2019
Marc Coucke et la Wallonie
Marc Coucke est plein de projets pour la Wallonie (en particulier Durbuy), comme il l'a confié dans une récente conférence de presse :
"Lorsque j'ai vendu Oméga-Pharma, j'avais décidé de réinvestir 30% de la vente en Wallonie. La région manque d'investisseurs et de capitaux. On sait tous qu'il y en a plus en Flandre. A Durbuy, avant la reprise du parc Adventure Valley, on comptabilisait près de 650 chômeurs. Maintenant, 200 de moins. D'ici quelques années, on va essayer de passer à moins de 300. Durbuy aura le taux de chômage des régions à forte économie ! Et ça, c'est ce que je réponds à tous les gens en Flandre quand ils me demandent ce que je vais faire en Wallonie : je leur conseille de faire comme moi, d'investir en Wallonie. Si tout le monde investit, il y a des possibilités énormes. Et puis, en Wallonie, vous y trouverez des gens motivés ! L'Ardenne, que je connais depuis tout petit, n'était plus une destination attractive. En investissant à Durbuy, je veux retrouver une destination au top, qu'on mange du caviar ou une frite. Voilà pourquoi je voulais investir en Wallonie. De mon point de vue, Durbuy a un énorme potentiel. Je n'hésite pas à dire qu'il s'agit du projet de ma vie".
jeudi 3 octobre 2019
Les 190 ans du "Courrier de l'Escaut"
La Belgique installée, l'unionisme perd sa raison d'être. "Le Courrier de l'Escaut", ouvertement catholique, mise sur l'information en tous genres, et devient quotidien en 1849. Il sort de Tournai pour s'étendre aux communes. Il est longtemps piloté par deux familles, les Desclée (de Maredsous) propriétaires, et les Mallié, directeurs de père en fils. Le journal cesse de paraître durant les deux guerres mondiales, mais se relève rapidement après les conflits. En 1956, un bureau du "Courrier de l'Escaut" ouvre sur la grand-place d'Ath (c'est leur dernier gros investissement en solo). A partir de 1965, le journal tournaisien entre dans le groupe Vers l'Avenir auquel il appartient toujours. A la fin des années 1970, "Le Courrier de l'Escaut" quitte ses origines chrétiennes pour se convertir au pluralisme. Actuellement, il reste incontestablement le premier quotidien du Hainaut Occidental.
lundi 18 mars 2019
Le magasin "Belge une fois"
"Si on arborait fièrement notre belgitude? Le rendez-vous est pris au concept store "Belge une fois" à Bruxelles, où Arthur et Natacha ont créé et déposé la marque du même nom. Ils y proposent des articles tels que de la déco, de la bière, des vêtements et des accessoires provenant de 130 créateurs belges. "Belge une fois" décline la belgitude, l'humour et l'autodérision sur différents supports. Car ces deux passionnés créent eux-mêmes les graphismes, illustrations et textes qui se retrouvent ensuite sur les supports tels que des badges, cartes postales, magnets, t-shirts ou textiles. Le tout étant intégralement fait à la main par l'équipe de "Belge une fois" directement à la boutique. Bref, une mine de cadeaux tous plus originaux les uns que les autres".
lundi 4 février 2019
Mathias De Clercq à la tête de NorthSea Port

Petit-fils du ministre d'Etat libéral Willy De Clercq, l'avocat gantois Mathias De Clercq (né en 1981) s'est à son tour lancé dans la politique. Il a déjà été député régional flamand et député fédéral, et on se souvient que sa prestation de serment en 2007 à la Chambre avait été très remarquée car il avait décidé de prêter serment dans les trois langues nationales (ce que personne ne fait). Mais sa fonction principale est son échevinat de l'économie, du commerce et du port de Gand.
Mathias De Clercq vient d'être nommé premier président du conseil de surveillance de North Sea Port, en compagnie du Néerlandais Diederik Samson comme vice-président. Cette nomination est assez logique car il était déjà président de la Societé Portuaire de Gand. North Sea Port, de quoi s'agit-il? En 2018, elle est née de la fusion entre les Nederlandse Zeeland Seaports (Flessingue, Borsele et Terneuzen) et le Vlaamse Havenbedrijf Gent. Elle gère la zone portuaire transfrontalière de 60km de long et s'étend de Flessingue, Borsele et Terneuzen aux Pays-Bas jusqu'à 32km à l'intérieur des terres vers Gand en province de Flandre Orientale.
Si on parle moins souvent du port de Gand que de celui d'Anvers, il se porte pourtant tout aussi bien. Pour la troisième année consécutive, North Sea Port a enregistré un record en 2018 dans presque tous les segments. Le fort marché de la construction a provoqué une augmentation du transfert de sable, gravier et matériaux de construction. Le transfert du charbon, principalement pour l'industrie de transformation, reste stable. Le nombre de navires de mer ayant amarré à North Sea Port est en hausse, tout comme la navigation intérieure.
jeudi 6 décembre 2018
Décès du baron Albert Frère
C'était l'homme le plus riche de notre pays : le baron Albert Frère est décédé chez lui à Gerpinnes (province de Hainaut) à l'âge de 92 ans. Né en 1926 à Fontaine-l'Evêque, il doit abandonner ses études d'ingénieur suite au décès de son père, afin de reprendre la direction de la petite entreprise familiale Frère-Bourgeois qui vendait des clous et des chaînes. Très vite, il veut la développer et rachète les laminoirs du Ruau à Monceau-sur-Sambre où il se fournissait. C'est le début de son entrée dans le monde de la sidérurgie et de sa fulgurante carrière économique. Administrateur-délégué de Cockerill-Sambre, Albert Frère anticipe le déclin de la sidérurgie en revend ses parts à l'Etat belge. Il dispose alors d'énormes liquidités qu'il va réinvestir très judicieusement dans la finance. Dans les années 80, il investit dans le Groupe Bruxelles-Lambert qui prend des participations dans Tractebel, Petrofina ou M6. Chaque fois, il revend ses parts au bon moment ou les échange contre l'entrée dans des groupes plus florissants, ce qui lui vaudra de nombreuses critiques.
En 1994, Albert Frère est titré baron par le roi Albert II. Malgré sa fortune, il reste attaché à sa province natale du Hainaut. Il est toujours resté domicilié à Gerpinnes, où il a aussi établi le siège et les bureaux de sa société. Profondément marqué par le décès de son fils Charles-Albert Frère (19 ans) dans un accident de voiture en 1999, il crée une Fondation Charles-Albert Frère afin de concrétiser les projets sociaux de son fils en faveur des handicapés physiques ou mentaux, et des personnes défavorisées. C'est ainsi qu'un centre de jour est créé à Marcinelle et accueille 35 enfants de 2 à 6 ans, ou que des programmes d'hippothérapie pour handicapés sont financés.
Cet homme discret était connu pour deux passions : la chasse et le vin. Il possédait de vastes forêts dans les provinces du Hainaut (du côté de Gerpinnes et Loverval) et de Namur (à Couvin et Viroinval). Amateur de Bordeaux, il avait acquis avec Bernard Arnault plusieurs prestigieux vignobles bordelais, dont le Château Cheval Blanc.
En 2015, à l'âge de 89 ans, Albert Frère avait pris sa retraite et organisé sa succession. Le groupe familial est désormais géré par son fils aîné Gérald Frère, son beau-fils Ian Galienne et son petit-fils Cédric Frère. L'avenir nous dira s'ils ont hérité du bon flair du patriarche....
jeudi 18 octobre 2018
Côte belge : le boucher Hendrik Dierendonck
A 43 ans, Hendrik Dierendonck est devenu le boucher le plus célèbre de Belgique. Il fait même partie des "Bekende Vlamingen", c'est-à-dire des Flamands connus et médiatisés. En reprenant la boucherie de son père Raymond (Slagerij Dierendonck dans la rue commerçante de Saint-Idesbald à la côte belge), il a tenu à la développer avec son épouse Evelyne. Et ça marche : leur entreprise a un chiffre d'affaires actuel de 9 millions d'euros, et leur objectif est d'atteindre les 15 millions d'euros!
Hendrik Dierendonck possède désormais quatre boucheries : celle familiale de Saint-Idesbald, mais aussi trois autres boucheries à Nieuport, Bruxelles et Courtrai (cette dernière ayant été confiée aux anciens gérants de la boucherie Desmedt à Mouscron qui vient de fermer ses portes). Il a confié à la presse : "On sent que la clientèle du futur, et notamment les jeunes, mangera différemment de la viande : moins mais mieux. Les gens veulent savoir d'où viennent les animaux. Une bonne maturation est aussi importante. On a une ferme à Furnes ainsi qu'un atelier de production et de découpe, tandis que la finition des produits se fait à chaque fois dans le magasin".
Si vous avez déjà été dans une boucherie Dierendonck ou au restaurant "Carcasse", n'hésitez pas à nous faire part de votre avis!






