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lundi 15 juin 2026

Les librairies Club / Standaard Boekhandel


Chers amis lecteurs, n'enrichissez pas Amazon et privilégiez pour vos achats de livres les magasins de seconde main, les librairies indépendantes ou le groupe belge Club / Standaard Boekhandel. Les premières librairies néerlandophones Standaard Boekhandel ont été créées il y a un siècle par les mêmes fondateurs que le quotidien Standaard. Au sud du pays, la première librairie francophone Club a été ouverte en 1975 dans le centre-ville de Mons. 


Depuis 2014, les librairies francophones Club et les librairies néerlandophones Standaard Boekhandel ont fusionné pour former un même groupe tout en gardant son propre nom. Le groupe compte aujourd'hui une centaine de librairies à travers la Belgique. Elles ont le même logo reprenant un hibou curieux et un livre. 

lundi 29 septembre 2025

Le cash en Belgique

Il y a deux ans et demi, je vous parlais de l'avenir du cash suite à la diminution des distributeurs dans les banques :      https://journalpetitbelge.blogspot.com/2023/01/la-fin-du-cash-en-belgique.html

Deux ans plus tard, comment la situation a-t-elle évolué en Belgique ?

"Nous observons une diminution générale de l'utilisation des espèces, principalement en raison d'une baisse significative de leur usage chez les adultes de plus de 55 ans", affirme le baromètre des paiements électroniques dans une étude réalisée par la Vrije Universiteit Brussel pour le compte des partenaires Febelfin, Bancontact Payconiq Company, Mastercard, Visa et Worldline. Les chiffres de la Banque Centrale Européenne ne disent pas le contraire :  il y a eu en effet moins de retraits aux distributeurs en 2024 qu'en 2023.

Mais les acteurs du paiement électronique (qui ont donc un intérêt à pousser ce mode de paiement) oublient de préciser quelque chose :  s'il y a bien eu moins de retraits en Belgique (de 138 millions de retraits en 2023 à 129 millions de retraits en 2024),  le montant total retiré, lui, est en augmentation. Cela confirme une tendance observée depuis plusieurs années :   on va moins souvent au distributeur mais on retire plus à chaque retrait.  Pourquoi ?  Parce que ces machines sont de plus en plus difficiles à trouver, tout simplement. Selon le même document, nous avons perdu 424 distributeurs l'année dernière en Belgique, passant de 6.411 machines en 2020 à 4.056 machines en 2023, puis à 3.632 machines en 2024 en Belgique. 


lundi 15 septembre 2025

La modiste belge Fabienne Delvigne

                                   


En plus de 30 ans de carrière, la modiste belge Fabienne Delvigne a vu ses chapeaux partir de son atelier de Woluwé-Saint-Pierre vers les palais royaux de Belgique, Pays-Bas, Suède et Luxembourg. Mais au départ, elle avait effectué des études de marketing et a travaillé pour la communication d'une société belge.

Fabienne Delvigne s'est confiée au magazine français "Point de Vue" :

"Mon père était ingénieur et chef d'entreprise. Me voir devenir modiste et exercer un métier artistique était peu flatteur à ses yeux et à ceux de ma famille. Mais ma grand-mère paternelle, Marguerite, était très élégante, elle aimait l'art, elle peignait et travaillait la terre glaise vers la fin de sa vie. De mon côté, j'ai sculpté, travaillé moi aussi la matière dès le pensionnat à Val Notre-Dame, une ancienne abbaye cistercienne, le lieu idéal pour se former l'oeil au beau. 

La meilleure réponse au peu d'enthousiasme familial était de placer la barre très haut. Or je ne savais même pas coudre. J'ai quand même réussi à me faire accepter comme petite stagiaire dans un atelier qui travaillait pour la maison de haute couture Mies. J'ai appris là pendant quelques mois, sans être payée bien sûr. Et en parallèle, j'ai commencé à créer pour moi. D'abord à l'occasion d'un des mariages auxquels, jeune épouse moi-même, j'étais souvent invitée. Je privilégie la matière et la finition. La simplicité est ce qu'il y a de plus exigeant. 

Je veux citer Mme Sonia, très exigeante à l'atelier. Elle avait un magasin où je suis allée la voir. Elle m'a prise sous son aile. Il y a aussi eu Gabriella, fleuriste plumassière, qui m'a montré comment faire les fleurs de soie. Mme Rueda, elle, m'a enseigné l'art des points noués pour les voilettes. Absolument invisibles, comme un souffle, et la façon de prendre la matière. Et puis Mme Lafortune avec ses mains magnifiques :  elle avait été formée dans la maison Old England et a souhaité me transmettre son savoir. Elle m'a appris à voir des chapeaux partout".

C'est via Armani à Bruxelles qu'elle est invitée à présenter son travail à la reine Paola en 1995 au château du Belvédère :   "En partant, la Reine m'a dit :  "Je suis ravie d'avoir rencontré la personne qui va réaliser les chapeaux dont je rêvais". Ma première création pour elle a été faite à l'occasion de son voyage d'Etat au Danemark. Nous étions dans les couleurs de pain brûlé. Son goût l'entraîne vers les matières très naturelles, texturées. C'est elle qui a relancé le chapeau en Belgique. Je lui dois beaucoup.

Je crée aussi pour la reine Maxima depuis ses Joyeuses Entrées. Au mariage d'Albert de Monaco, il ne devait pas y avoir de chapeau et tout a changé deux semaines avant. J'ai dû réaliser un modèle dans l'urgence pour Maxima, alors épouse du prince héritier. J'ai imaginé quelque chose de grand et relevé pour dévoiler son visage. C'est devenu son préféré, baptisé Bellisima. On en a fait plusieurs versions en parabuntal, en feutre, de différentes couleurs. L'ocre lui va à ravir. Elle capte la lumière et apprivoise le chapeau de façon magique". 

Fabienne Delvigne a reçu le brevet de fournisseur breveté de la Cour de Belgique. 

lundi 9 décembre 2024

jeudi 31 octobre 2024

Premières vendanges au domaine du château d'Anvaing


Je vous en ai déjà parlé avec le Chant d'Eole et le Rufus, mais suite aux changements climatiques, plusieurs propriétaires de la province du Hainaut se lancent dans la production de vin. Avec un certain succès :  il y a quelques jours, lors du voyage d'Etat de nos souverains à Paris, du Chant d'Eole a été servi lors de la réception offerte par le couple royal au Centre Pompidou. Impensable il y a dix ans !

En Hainaut occidental, les comtes de Lannoy possèdent depuis plusieurs siècles le château d'Anvaing, où la capitulation de l'armée belge a été signée le 28 mai 1940. Plus près de nous, cette famille s'est retrouvée dans les médias suite au mariage de Stéphanie de Lannoy avec le grand-duc héritier Guillaume de Luxembourg (Plus d'infos :   https://journalpetitbelge.blogspot.com/2017/05/stephanie-de-lannoy-une-belge-la-cour.html ).

Le comte Amaury et la comtesse Astrid de Lannoy (frère et belle-soeur de la grande-duchesse héritière Stéphanie) ont décidé en 2022 de planter des plants de vigne sur un coteau du domaine exposé plein sud sur une surface de trois hectares. Les premières vendanges de ce projet participatif viennent d'avoir lieu. Prochain objectif :  produire du vin en 2025. 






 

lundi 16 septembre 2024

Le domaine du Chant d'Eole

                                       


Issu d'une famille de propriétaires terriens et d'agriculteurs de Quévy (province du Hainaut), Hubert Ewbank de Wespin se retrouve aujourd'hui à la tête d'un des plus grands vignobles de Belgique. Il s'est confié au groupe Sud Presse :

"J'étais directeur général chez Vanheede Environnement spécialisé dans le recyclage, lorsque notre famille a rencontré un viticulteur désireux de racheter nos terres pour y implanter un vignoble. Nous avons accepté, à condition de pouvoir participer au projet. J'ai toujours rêvé de revenir dans la région et de me rapprocher de ma famille. Je suis très attaché à mes racines. Mons-Borinage est l'une des premières régions à avoir été industrialisée. Il y a toujours eu du potentiel et de nombreux talents. Mon objectif a toujours été d'investir ici pour contribuer à redorer l'image de la région. 

Issu d'une famille d'agriculteurs, j'ai toujours rêvé de continuer à exploiter nos terres, mais de manière innovante. Le changement climatique nous permet aujourd'hui de produire du vin de qualité. Cela nous a,permis de réagir aux crises agricoles et de proposer un produit entièrement fabriqué sur place de A à Z. Pour réussir, plusieurs ingrédients sont indispensables :   un bon terroir, des produits de qualité, et surtout une équipe compétente. Je me considère comme un chef d'orchestre entouré des meilleurs talents :  de la vigne à la cave, en passant par nos comptables et communicants. Je suis très bien entouré. Il est important d'avoir une vision claire, et même si c'est difficile, il faut se lancer. Nous avons l'ambition de devenir l'un des sites les plus visités de Wallonie". 

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jeudi 26 janvier 2023

La fin du cash en Belgique ?

 Editorial d'Anne Vanderdonckt, directrice de la rédaction de "Plus Magazine" :

Je me souviens de ma mère faisant la queue à la banque pour retirer "l'argent des courses". Ce qui, pour elle, ne représentait pas uniquement une corvée. Vers le premier du mois, les femmes au foyer, relativement isolées entre leur ménage et le soin aux enfants, en profitaient pour socialiser, alignées devant les guichets tous ouverts. Les employés de l'agence participaient à la conversation. Les gosses finissaient par aller jouer dans l'ombre moderniste des buildings Amelinckx sur le parking du GB attenant. Je ne dis pas que c'était mieux ou moins bien, juste différent.

Puis, sont arrivés, parfois très tard dans certains endroits (on évoque 2009 dans un patelin à deux jets de pierre de la capitale), les distributeurs de billets. Le premier automate belge s'est implanté boulevard Anspach, au centre de Bruxelles. C'était en 1968, l'année où Mai a tout bousculé. Suscitant la méfiance qu'on accorde généralement à la nouveauté et à l'automatisation, ces distributeurs étaient sans doute pourtant bien moins faillibles qu'un humain qui souffre de maux d'estomac et vient de se faire engueuler par son chef.

Aujourd'hui, le liquide disparaît au profit de l'argent dématérialisé qui "sort" de nos cartes ou de nos smartphones. Une notification me prévient sur mon application bancaire : "Vous avez sorti 200 euros en liquide". Je reconnais à la fois le ton donneur de leçons des app santé :  "Vous avez fait moins de pas qu'hier". Et celui, comminatoire, de l'app de la maison :  "Fenêtre salle de bains ouverte, alerte". Fliqués, nous sommes. Jusqu'à ce que nous avons de plus tabou :  nos sous.

Les agences bancaires, avec leurs employés aux défauts insupportables et aux qualités peu reconnues, sont de moins en moins nombreux, on le sait. Le raisonnement :  peu s'y rendent encore, vu que leur ordi fait confortablement le job, 24h sur 24. Comment ne pas comprendre cela ?

Mais voilà que les automates, eux aussi, ferment tout doucement leurs clapets argentés. Ils étaient 8.750 en 2015. Ils sont 4.000 aujourd'hui. Ils seront 2.200 en 2025. Où aller chercher des sous ? Car votre médecin ne dispose pas nécessairement d'un lecteur de cartes, il y a les pourboires, le shopping sans carte bancaire pour les drogués du shopping, il y  a aussi le sentiment de sécurité que vous donnent 100 vrais euros dans votre portefeuille. Et les gamins qui vous vendent des chocolats pour financer leur voyage scolaire, vous leur avez demandé s'ils prenaient Payconic, vous ?

D'après une enquête de la Banque centrale européenne, ce sont les Belges qui râleraient le plus contre la disparition de l'argent concret. Des gens de tout âge. Non, pas nécessairement pauvres. C'est ce qu'on appelle la fracture numérique. Qui touche pas loin de la moitié des Belges...

Anne Vanderdonckt, directrice de la rédaction de "Plus Magazine"

Et vous, qu'en pensez-vous ? 

jeudi 25 novembre 2021

Visite royale à Spa

         


Le Roi et la Reine viennent d'effectuer une visite officielle dans la ville de Spa (province de Liège) pour deux raisons. 

Premièrement, ils sont venus marquer le 100ème anniversaire de Spa Monopole, fournisseur breveté de la Cour. L'entreprise belge est liée à la famille royale, car l'eau minérale Spa Reine fait référence à la reine Marie-Henriette, deuxième reine des Belges, qui termina sa vie à Spa. 

Deuxièmement, le couple royal est venu féliciter les responsables de la cité qui vient d'être inscrite en 2021 avec d'autres Villes d'Eau sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. 

jeudi 3 juin 2021

Les 185 ans du sucre de Tirlemont

Partons aujourd'hui à Tirlemont, une ville de la province du Brabant flamand dont je crois ne vous avoir pas encore parlé !

C'est en 1836 que Joseph Vandenberghe et Henry Vinckenbosch créent une usine de sucre, extrait de la betterave, à Tirlemont. Leur plus grande innovation est le "morceau dur" qui voit le jour en 1902. Et oui, c'est une invention belge qui va faire le tour du monde ! Dans les années 1920, le "T" emblématique de Tiense Suiker va être développé et devenir un outil de communication afin d'être directement reconnaissable des clients. 

La Raffinerie Tirlemontoise compte aujourd'hui plusieurs sites en Belgique :  Tirlemont bien entendu (où ils emploient 220 personnes), mais aussi Wanze, Anvers et Oostkamp. La production annuelle varie entre 500.000 et 650.000 tonnes de sucre blanc, mais il faut remarquer que la consommation de sucre baisse en moyenne de 2 % par an. Les betteraves proviennent de 4.000 betteraviers belges. 

Bon 185ème anniversaire à la Raffinerie de Tirlemont !

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jeudi 18 février 2021

Spéculoos ou Biscoff ?

Fin 2020, la marque Lotus a eu l'idée bizarre de rebaptiser le nom de ce biscuit belge par excellence. Croquant, de couleur brune et de texture granuleuse, à base de beurre, de cassonade et parfumé à la cannelle, le spéculoos peut être moulé en forme de figurine, traditionnellement à la Saint-Nicolas. Il accompagne souvent le café servi dans un bar ou un restaurant. 

Désormais, ce biscuit commercialisé par la marque Lotus portera le nom de Biscoff. Ce mot est composé de la première syllabe de deux noms :   bis- de biscuit et coff- de coffee, donc le "biscuit du café". La mention "The Original Speculoos" continuera d'apparaître en petits caractères en-dessous.

Par contre, la Maison Dandoy (https://maisondandoy.com/fr/ ) ne le fera pas. Fondée en 1829, située non loin de la grand-place de Bruxelles et fournisseur breveté de la Cour, elle continuera d'utiliser le nom spéculoos emprunté au néerlandais (plusieurs graphies existent). Ce biscuit belge entre dans de plus en plus de recettes, allant du boudin noir à la pâte à tartiner ou le tiramisu. 

Alors, spéculoos ou biscoff ?  Moi, je choisis le premier qui fait partie de nos produits typiquement belges au même titre que nos bières ou nos chocolats.

lundi 9 novembre 2020

Le Ruffus

 La production de vin belge et le nombre de vignobles belges ne cessent d'augmenter. Le plus grand producteur du pays est la Vignoble des Agaises (province de Hainaut), connu pour son Ruffus. Il est installé à Haulchin près de Binche au lieu-dit "Les Agaises", sur un coteau très riche en calcaire orienté plein sud et sur lequel régnait le seigneur Ruffus au 12ème siècle.

Le vignoble est né en 2002 à l'initiative d'un négociant en vins (Raymond Leroy), d'un agriculteur (Etienne Delbeke), d'un vigneron champenois (Thierry Gobillard) et de deux entrepreneurs (Michel Wanty et Joël Hugé). Avec ses 300.000 pieds de chardonnay, de pinot noir et de pinot meunier, répartis sur 30 hectares, il ne produit que des vins effervescents sous le nom de Ruffus. 

Arnaud Leroy a expliqué la démarche de sa famille au groupe Sud Presse :

"Dans la famille, on est négociant en vins depuis plusieurs générations et mon papa Raymond rêvait d'avoir son propre vignoble. Il lui manquait ce côté création et il voulait des vignes près de chez lui pour avoir ce contact quotidien avec la vigne. On est le premier en Wallonie pour la bulle. On a un sol très calcaire comme il y a dans la région de Reims. On n'est qu'à 90 kilomètres à vol d'oiseau de la Champagne. Il n'y a pas de raison qu'on n'ait pas une qualité équivalente. Comme partout, le consommateur se tourne davantage vers les produits locaux et la qualité suit. Ce sont des vins légers, on n'a pas l'ensoleillement de la France ou de l'Italie, mais pourquoi aller chercher ailleurs ce qu'on fait très bien chez nous? L'avenir suivra, je pense, une courbe. Il n'y avait personne quand on a commencé et maintenant, on voit arriver de nouveaux vignobles. Pour moi, il y a un avenir pour le vin en Belgique et pour tout ce qui va autour".

Bonne continuation à tous nos vignerons, et à nous aussi de les soutenir en achetant leurs bouteilles !

jeudi 30 avril 2020

Fermeture de l'Hôtel Métropole à Bruxelles

Il y a six ans, je vous avais déjà parlé de la ré-ouverture après travaux du Café Métropole, où j'aimais aller boire un verre quand j'étais dans ce coin de Bruxelles :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2014/03/re-ouverture-du-cafe-metropole-bruxelles.html

Un des plus beaux et des plus prestigieux hôtels de notre capitale (avec le Plazza situé non loin de là et appartenant toujours à la famille van Gysel de Meise) vient d'annoncer sa fermeture :  l'Hôtel Métropole. Bien que restauré il y a quelques années, son chiffre d'affaires était en baisse suite aux attentats de Paris en 2015 et Bruxelles en 2016, puis la création d'un piétonnier compliquait l'arrivée des clients. L'épidémie du coronavirus entraînant la chute du tourisme, n'a évidemment rien arrangé. 

Régine Salens vous raconte son histoire sur son blog :   www.noblesseetroyautes.com/cessation-des-activites-de-lhotel-bruxellois-le-metropole

lundi 24 février 2020

L'entreprise belge Zebrabook

Il y a sept ans, Zebrabook a été repris par Marie Thibaut de Maisières. Avec son équipe, cette jeune maman bruxelloise a mis son énergie pour que ce projet de livres personnalisables connaisse le succès. Résultat :  plus de 10.000 livres vendus par an dans sept langues différentes. A noter qu'ils sont fabriqués en Belgique et collés artisanalement dans un atelier.

L'originalité de ces bouquins, c'est qu'ils sont personnalisables. Les premiers permettaient d'insérer le nom et le prénom de l'enfant dans l'histoire, mais on peut aussi y ajouter des photos dans un arbre généalogique, le nom de son chien ou de son plat préféré. Objectif de ce cadeau original : que l'enfant pense que le livre a été créé spécialement pour lui. 

Plus d'infos sur cette entreprise belge :    https://zebrabook.com/fr/

jeudi 6 février 2020

La marque belge J&Joy

C'est à Waremme (province de Liège) que se trouve le siège de J&Joy, la seule marque de prêt-à-porter belge ayant un fonds philanthropique géré par la Fondation Roi Baudouin. Ils soutiennent les Petits Riens en Belgique, des projets en Inde en faveur de l'éducation des enfants, et l'association Objectif Ô de Jean-Denis Lejeune qui fait creuser des puits d'eau potable dans les zones défavorisées d'Afrique et d'Inde. Tous les vêtements de la marque sont fabriqués dans des usines pratiquant le commerce équitable, n'employant pas de travailleurs âgés de moins de 16 ans, et conformes aux chartes internationales du travail.

Pour découvrir leur catalogue :   www.jn-joy.com

jeudi 10 octobre 2019

Marc Coucke et la Wallonie

Je vous ai déjà parlé de l'entrepreneur belge Marc Coucke qui investit aux quatre coins de notre pays :  http://journalpetitbelge.blogspot.com/2018/01/lentrepreneur-marc-coucke.html

Marc Coucke est plein de projets pour la Wallonie (en particulier Durbuy), comme il l'a confié dans une récente conférence de presse :

"Lorsque j'ai vendu Oméga-Pharma, j'avais décidé de réinvestir 30% de la vente en Wallonie. La région manque d'investisseurs et de capitaux. On sait tous qu'il y en a plus en Flandre. A Durbuy, avant la reprise du parc Adventure Valley, on comptabilisait près de 650 chômeurs. Maintenant, 200 de moins. D'ici quelques années, on va essayer de passer à moins de 300. Durbuy aura le taux de chômage des régions à forte économie ! Et ça, c'est ce que je réponds à tous les gens en Flandre quand ils me demandent ce que je vais faire en Wallonie :  je leur conseille de faire comme moi, d'investir en Wallonie. Si tout le monde investit, il y a des possibilités énormes. Et puis, en Wallonie, vous y trouverez des gens motivés ! L'Ardenne, que je connais depuis tout petit, n'était plus une destination attractive. En investissant à Durbuy, je veux retrouver une destination au top, qu'on mange du caviar ou une frite. Voilà pourquoi je voulais investir en Wallonie. De mon point de vue, Durbuy a un énorme potentiel. Je n'hésite pas à dire qu'il s'agit du projet de ma vie". 

jeudi 3 octobre 2019

Les 190 ans du "Courrier de l'Escaut"

"Le Courrier de l'Escaut" a été créé le 18 octobre 1829 à Tournai et, à 190 ans, il est aujourd'hui le doyen des quotidiens du pays. C'est à l'origine un journal critique à l'égard du régime hollandais (la Belgique n'était pas encore indépendante à l'époque). Il a été fondé par Barthélémy Du Mortier (1797-1878), botaniste de renom, homme politique catholique "unioniste" ("Unioniste" faisait référence alors à l'union des libéraux et catholiques face au roi Guillaume d'Orange).

La Belgique installée, l'unionisme perd sa raison d'être. "Le Courrier de l'Escaut", ouvertement catholique, mise sur l'information en tous genres, et devient quotidien en 1849. Il sort de Tournai pour s'étendre aux communes. Il est longtemps piloté par deux familles, les Desclée (de Maredsous) propriétaires, et les Mallié, directeurs de père en fils. Le journal cesse de paraître durant les deux guerres mondiales, mais se relève rapidement après les conflits. En 1956, un bureau du "Courrier de l'Escaut" ouvre sur la grand-place d'Ath (c'est leur dernier gros investissement en solo). A partir de 1965, le journal tournaisien entre dans le groupe Vers l'Avenir auquel il appartient toujours. A la fin des années 1970, "Le Courrier de l'Escaut" quitte ses origines chrétiennes pour se convertir au pluralisme. Actuellement, il reste incontestablement le premier quotidien du Hainaut Occidental.


lundi 18 mars 2019

Le magasin "Belge une fois"

Voici la présentation de ce magasin situé 89, rue Haute à Bruxelles :

"Si on arborait fièrement notre belgitude? Le rendez-vous est pris au concept store "Belge une fois" à Bruxelles, où Arthur et Natacha ont créé et déposé la marque du même nom. Ils y proposent des articles tels que de la déco, de la bière, des vêtements et des accessoires provenant de 130 créateurs belges. "Belge une fois" décline la belgitude, l'humour et l'autodérision sur différents supports. Car ces deux passionnés créent eux-mêmes les graphismes, illustrations et textes qui se retrouvent ensuite sur les supports tels que des badges, cartes postales, magnets, t-shirts ou textiles. Le tout étant intégralement fait à la main par l'équipe de "Belge une fois" directement à la boutique. Bref, une mine de cadeaux tous plus originaux les uns que les autres".

Mieux qu'un long discours, découvrez leur catalogue sur leur site Internet :  www.belgeunefois.com

Avez-vous eu un coup de cœur? 

lundi 4 février 2019

Mathias De Clercq à la tête de NorthSea Port

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Petit-fils du ministre d'Etat libéral Willy De Clercq, l'avocat gantois Mathias De Clercq (né en 1981) s'est à son tour lancé dans la politique. Il a déjà été député régional flamand et député fédéral, et on se souvient que sa prestation de serment en 2007 à la Chambre avait été très remarquée car il avait décidé de prêter serment dans les trois langues nationales (ce que personne ne fait). Mais sa fonction principale est son échevinat de l'économie, du commerce et du port de Gand.

Mathias De Clercq vient d'être nommé premier président du conseil de surveillance de North Sea Port, en compagnie du Néerlandais Diederik Samson comme vice-président. Cette nomination est assez logique car il était déjà président de la Societé Portuaire de Gand. North Sea Port, de quoi s'agit-il?  En 2018, elle est née de la fusion entre les Nederlandse Zeeland Seaports (Flessingue, Borsele et Terneuzen) et le Vlaamse Havenbedrijf Gent. Elle gère la zone portuaire transfrontalière de 60km de long et s'étend de Flessingue, Borsele et Terneuzen aux Pays-Bas jusqu'à 32km à l'intérieur des terres vers Gand en province de Flandre Orientale.

Si on parle moins souvent du port de Gand que de celui d'Anvers, il se porte pourtant tout aussi bien. Pour la troisième année consécutive, North Sea Port a enregistré un record en 2018 dans presque tous les segments. Le fort marché de la construction a provoqué une augmentation du transfert de sable, gravier et matériaux de construction. Le transfert du charbon, principalement pour l'industrie de transformation, reste stable. Le nombre de navires de mer ayant amarré à North Sea Port est en hausse, tout comme la navigation intérieure.

jeudi 6 décembre 2018

Décès du baron Albert Frère

                               

C'était l'homme le plus riche de notre pays :  le baron Albert Frère est décédé chez lui à Gerpinnes (province de Hainaut) à l'âge de 92 ans. Né en 1926 à Fontaine-l'Evêque, il doit abandonner ses études d'ingénieur suite au décès de son père, afin de reprendre la direction de la petite entreprise familiale Frère-Bourgeois qui vendait des clous et des chaînes. Très vite, il veut la développer et rachète les laminoirs du Ruau à Monceau-sur-Sambre où il se fournissait. C'est le début de son entrée dans le monde de la sidérurgie et de sa fulgurante carrière économique. Administrateur-délégué de Cockerill-Sambre, Albert Frère anticipe le déclin de la sidérurgie en revend ses parts à l'Etat belge. Il dispose alors d'énormes liquidités qu'il va réinvestir très judicieusement dans la finance. Dans les années 80, il investit dans le Groupe Bruxelles-Lambert qui prend des participations dans Tractebel, Petrofina ou M6. Chaque fois, il revend ses parts au bon moment ou les échange contre l'entrée dans des groupes plus florissants,  ce qui lui vaudra de nombreuses critiques.

En 1994, Albert Frère est titré baron par le roi Albert II. Malgré sa fortune, il reste attaché à sa province natale du Hainaut. Il est toujours resté domicilié à Gerpinnes, où il a aussi établi le siège et les bureaux de sa société. Profondément marqué par le décès de son fils Charles-Albert Frère (19 ans) dans un accident de voiture en 1999, il crée une Fondation Charles-Albert Frère afin de concrétiser les projets sociaux de son fils en faveur des handicapés physiques ou mentaux, et des personnes défavorisées. C'est ainsi qu'un centre de jour est créé à Marcinelle et accueille 35 enfants de 2 à 6 ans, ou que des programmes d'hippothérapie pour handicapés sont financés.

Cet homme discret était connu pour deux passions :  la chasse et le vin. Il possédait de vastes forêts dans les provinces du Hainaut (du côté de Gerpinnes et Loverval) et de Namur (à Couvin et Viroinval). Amateur de Bordeaux, il avait acquis avec Bernard Arnault plusieurs prestigieux vignobles bordelais, dont le Château Cheval Blanc.

En 2015, à l'âge de 89 ans, Albert Frère avait pris sa retraite et organisé sa succession. Le groupe familial est désormais géré par son fils aîné Gérald Frère, son beau-fils Ian Galienne et son petit-fils Cédric Frère. L'avenir nous dira s'ils ont hérité du bon flair du patriarche....

jeudi 18 octobre 2018

Côte belge : le boucher Hendrik Dierendonck

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A 43 ans, Hendrik Dierendonck est devenu le boucher le plus célèbre de Belgique. Il fait même partie des "Bekende Vlamingen", c'est-à-dire des Flamands connus et médiatisés. En reprenant la boucherie de son père Raymond (Slagerij Dierendonck dans la rue commerçante de Saint-Idesbald à la côte belge),  il a tenu à la développer avec son épouse Evelyne. Et ça marche : leur entreprise a un chiffre d'affaires actuel de 9 millions d'euros, et leur objectif est d'atteindre les 15 millions d'euros!

Hendrik Dierendonck possède désormais quatre boucheries :  celle familiale de Saint-Idesbald, mais aussi trois autres boucheries à Nieuport, Bruxelles et Courtrai (cette dernière ayant été confiée aux anciens gérants de la boucherie Desmedt à Mouscron qui vient de fermer ses portes). Il a confié à la presse :  "On sent que la clientèle du futur, et notamment les jeunes, mangera différemment de la viande :  moins mais mieux. Les gens veulent savoir d'où viennent les animaux. Une bonne maturation est aussi importante. On a une ferme à Furnes ainsi qu'un atelier de production et de découpe, tandis que la finition des produits se fait à chaque fois dans le magasin". 

Sa viande est aussi celle que l'on sert dans son restaurant "Carcasse", jouxtant directement la boucherie familiale de Saint-Idesbald. Ouvert en janvier 2015, il est déjà étoilé depuis l'an dernier grâce à son chef Anthony Snoeck et à son gérant Harm Rademan. Hendrik Dierendonck fournit également une poignée d'autres chefs étoilés (Peter Goossens, Sergio Herman et Kobe Desramault), a lancé une boutique de viandes vendues par Internet, gère son élevage de 50 bœufs (réputé pour sa rouge brune de Flandre Occidentale), et a écrit un livre!

Si vous avez déjà été dans une boucherie Dierendonck ou au restaurant "Carcasse", n'hésitez pas à nous faire part de votre avis!