lundi 4 mai 2026

L'auteur belge Jérôme Colin

                                           

Né à Flawinne en 1974, le journaliste et animateur belge Jérôme Colin se partage entre la radio (La Première) et la télévision (l'émission "Hep Taxi" sur La Deux). En 2015, il a sorti son premier roman, "Eviter les péages", où il abordait la crise de la quarantaine. La crise d'adolescence est le thème de son deuxième et de son troisième romans.

Son deuxième roman :  "Le champ de bataille"

Un sujet qu'il connaît en tant que papa de trois ados :  "Voir grandir des ados, ça me fascine :  les voir se transformer, trouver leur identité... Et en même temps, il y a quelque chose en moi qui n'aime pas ce moment, parce qu'en fait, ils partent petit à petit, ils se détachent de moi. Je me suis rendu compte que j'étais en deuil. J'ai adoré avoir des petits bouts : ça m'a passionné, ça m'a bouleversé. Et je crois que c'est le deuil de ne plus avoir de petits bébés qui m'a fait commencer ce livre-là. Cette espèce d'amour absolu qu'il y avait entre eux et moi, n'existe plus. On s'aime évidemment, mais ce n'est plus cet amour-là". 

Les enfants signifient-ils la mort du couple?   "C'était cela l'idée de départ, le postulat de mon personnage en tout cas. C'est un mec qui pense que si son couple est en train de mourir, c'est parce qu'il a eu des enfants et que ses enfants ont pris tellement de place qu'en fait, il n'a plus le temps d'aimer sa femme et que sa femme, dans cet espace-là, n'a plus le temps de l'aimer. C'est en tout cas ce qu'il croit, et il le dit :  "Quand on a torché leur cul, quand on a raconté des histoires, quand on les a lavés, quand on a préparé le souper, quand on a fait la vaisselle, quel temps reste-t-il pour s'aimer dans tout ça?". C'est juste une question de point de vue. Je pense que c'est vrai que si on veut s'aimer, avoir des enfants, ce n'est pas la meilleure solution. Je pense qu'une plage et un bungalow, c'est vachement mieux! Les enfants, y a rien à faire, ça met un couple en difficulté. Tu es crevé, tu vas te coucher, et tu ne fais plus l'amour. L'emploi à temps plein, c'est les enfants. Toute ton énergie est sur ta famille, et plus sur ton conjoint. Le soir, on n'a plus qu'une envie :  c'est se coucher parce que demain, il y a la guerre qui recommence".

Continuer à admirer ses ados, est-ce important?  "Avoir de l'émerveillement pour son petit enfant, c'est facile :  il nous aime tellement, d'un amour absolu, et moi, j'ai été bouleversé par cet amour absolu quand j'ai été père. Mais puis, j'ai été bouleversé par ce désamour-là. C'est-à-dire qu'à un moment, il ne t'admire plus, tu n'es plus un dieu, tu es quelqu'un qui est sur leur chemin pour les empêcher d'être heureux, en gros. Et donc, mon personnage, il doit faire le deuil d'être émerveillé par ses enfants, et que ses enfants soient émerveillés par lui. Et le moment où tout va changer, c'est quand enfin il réalise qu'il peut dire à son enfant, enfin :  "je suis fier de toi, je t'admire, tu es quelqu'un de bien"."

Est-ce une réaction plus masculine que féminine?   "Je pense que la panique familiale est en effet masculine, en tout cas chez moi. Je suis plus dans un état de panique alors que ma femme est plus sereine, plus confiante, plus posée. Et je pense que dans ce qu'on vit maintenant, dans ce féminisme, la position de l'homme a aussi changé. Il fait maintenant ce que font les femmes, on s'occupe des enfants comme elle, mais c'est nouveau. Je crois que c'est moins inscrit dans nos gènes, on est des parents en apprentissage et on doit encore apprivoiser ces difficultés-là".

Bilan de sa paternité?   "J'étais, je pense, trop protecteur. Ca m'a appris qu'ils sont devenus grands. Arrête de croire qu'ils sont incapables, arrête de croire qu'ils ne sont pas prêts, pas assez forts....et donc arrête de croire que tu es indispensable. Je pense que c'est ce que le livre m'a appris : un peu de laisser-aller. Quand tu te retrouves comme ça dans une famille close avec trois ados et que c'est compliqué, tu crois que tu es seul au monde, perdu. Et en fait, non, tu n'es pas seul, et ça, tu l'apprends dans les livres. Et ça m'a aidé. Savoir qu'on partage tout ça, ça m'a rassuré parce que je me suis dit que c'est normal. Les romans ont une capacité d'empathie de dingue. Autant avec des passages difficiles dans nos vies que des questionnements très importants, comme c'est quoi la vie avec les ados, vu du côté des parents aujourd'hui. Ca a beau être pénible, on n'est pas tout seul. Et moi, c'est ce qui m'intéresse dans l'écriture".

Son troisième roman :  "Les dragons"                                       

Après "Eviter les péages" et "Le champ de Bataille",  l'auteur belge Jérôme Colin sort un troisième roman consacré à l'adolescence et publié par les éditions Allary. A cette occasion, il a accordé une interview aux quotidiens du groupe L'Avenir :

"C'est une fiction et en même temps, le héros a le même prénom que vous. Vous n'avez pas peur qu'on vous psychanalyse ?
Ce n'est pas ma vie. Que les gens puissent le croire, je n'en ai rien à faire. Il n'y a aucune honte à parler de santé mentale, il n'y a rien de honteux à craquer, rien de honteux à dire qu'on a besoin des autres.

- Mais pourquoi c'était le moment ?
- Le Covid a empiré les choses. Il a coupé les jeunes du monde dans un moment où ils avaient un besoin vital des autres. Les dégâts sont immenses et très mal évalués. Un tiers des 12-18 ans déclarent avoir des troubles anxieux. Un sur dix a déjà pensé au suicide. Ca veut dire que sur une classe de 30 ados, trois ont déjà eu envie de mourir ! C'est effrayant ! Et depuis le Covid, les tentatives de suicide ont augmenté de 50% chez les filles, les automutilations aussi. On ne peut reprendre vie qu'avec les autres. On entend souvent :  "Prends soin de toi". Je n' y crois pas. Il n'y a que l'échange qui guérit. On devrait plutôt dire "Qu'est-ce qu'on peut s'apporter l'un l'autre?".

- Vous avez passé du temps dans un centre pour ados ?
- Je voulais raconter une histoire d'amour entre ados. Je savais dans les grandes lignes ce que je voulais raconter. Mais je devais rencontrer des encadrants, des enfants, les entendre pour essayer de comprendre pourquoi ils vont si mal et raconter leur quotidien. Je me suis présenté, j'ai expliqué ce que j'écrivais, un roman. J'ai dit que je serais là et qu'ils pouvaient venir me voir. Je suis resté trois jours seul à ma table. Ils me disaient bonjour mais aucun ne s'est assis. Et puis dès qu'un a osé venir me parler, ils sont tous venus.

- Qu'est-ce qu'ils ont en commun ?
- Ils sont très différents. Quelles que soient les raisons pour lesquelles ils sont là, ils souffrent tous.

- Comment on rentre de journées comme ça ?
- En pleurant ! Il y avait des jours très joyeux aussi, mais je rentrais toujours bouleversé. J'ai été soufflé de leur honnêteté, je me demandais comment c'est possible d'être si jeune et d'avoir traversé tant de choses....

- Ils ont lu le livre ?
- J'ai envoyé le manuscrit au psychiatre du centre avant que cela parte à l'impression. C'est une fiction : je suis libre d'écrire ce que je veux, mais je ne voulais pas raconter de bêtises. Et surtout, c'était important de donner une image juste de ce qu'il s'y passe. C'est mon métier de journaliste qui ressort".

lundi 20 avril 2026

Le Festin à Lessines


Au 16ème siècle, la ville de Lessines (province du Hainaut) est assiégée par la Porte d'Ogy. Les Lessinois se défendent avec acharnement sous le commandement de Sébastien de Tramasure, un homme de 23 ans issu d'une des bonnes familles de la cité. Pendant le siège, les femmes, les enfants et les personnes âgées vont prier la statue de Notre Dame à la Porte d'Ogy. 

Sébastien de Tramasure et les Lessinois ont l'idée de prendre l'ennemi à revers. Surpris, les assaillants abandonnent la lutte et se retirent. Cette victoire est attribuée par les habitants à l'intervention de la Vierge et, en signe de reconnaissance, Sébastien de Tramasure va déposer son épée aux pieds de la statue de Notre-Dame à la Porte d'Ogy.

Chaque année, cette libération de Lessines est célébrée le premier week-end de septembre lors du Festin. Le dimanche matin, la statue de Notre-Dame est portée depuis la Porte d'Ogy jusqu'à la collégiale Saint-Pierre, où est célébrée une messe avec les autorités du 16ème siècle lessinois, les dames nobles et Sébastien de Tramasure. L'après-midi, le cortège et la procession historiques parcourent le centre de la ville avec la musique, la danse et les chants du 16ème siècle espagnols.

A l'arrivée du cortège à la Porte d'Ogy, à l'endroit même où s'élevaient les remparts, Sébastien de Tramasure renouvelle chaque année le geste de son personnage en déposant son épée au pied de la statue de Notre-Dame (voir photo). 

 

lundi 30 mars 2026

Les 100 ans de l'église dominicaine du Zoute


Né en 1992 près de Malines, le frère Anton-Marie Milh est membre des équipes pastorales de l'église des Dominicains à Knokke-le-Zoute, et aumônier des étudiants de l'Université d'Anvers. Il a écrit un livre bilingue,  "Les frères prêcheurs à la plage. Les Dominicains, un siècle de présence à Knokke-le-Zoute.

Le frère Anton-Marie Milh a répondu aux questions de Cathobel :

"Comment les dominicains sont-ils arrivés au Zoute ?
- Les dominicains y sont arrivés en 1925 à la demande de la Compagnie du Zoute, une compagnie immobilière qui venait de construire une église de style néo-roman, mais sans avoir la permission de l'évêque. Et du coup, l'évêque de Bruges ne voulait pas y envoyer un prêtre. Par conséquent, la Compagnie du Zoute est allée à la recherche d'un prêtre, qu'ils ont trouvé en la personne du père dominicain Rutten.

- La construction d'une nouvelle église répondait à une nécessité liée au développement d'une nouvelle station balnéaire ?
- Le développement du Zoute s'est déroulé relativement tard, en comparaison d'autres endroits. Ostende, par exemple, était déjà une ville balnéaire au 19ème siècle. La Compagnie du Zoute a d'abord voulu attirer des Anglais. Ces derniers connaissaient déjà bien ce phénomène du tourisme, qui est né au 19ème siècle. On a tout d'abord construit une église anglicane. Mais très vite, on a constaté qu'il y avait aussi pas mal de touristes catholiques et luthériens. A cause de la première guerre mondiale, on n'a jamais construit une église luthérienne, mais ce projet d'église catholique est demeuré. 

- Et derrière cette construction, on peut mettre en valeur le rôle de l'épouse d'un certain Lippens ?
- Les deux fondateurs de la Compagnie du Zoute sont les cousins Maurice et Raymond Lippens. Maurice était un franc-maçon qui, entre autres, est devenu gouverneur général du Congo belge pendant les années 1920. Et il y avait aussi Raymond et son épouse Ghislaine de Béthune. C'est elle qui s'est vraiment investie corps et âme dans la construction de l'église. Elle a fait du porte-à-porte pour trouver de l'argent. Elle a aussi demandé aux familles de donner des chasubles. Et elle a rencontré des propriétaires d'hôtels pour leur demander d'investir un peu d'argent dans ce projet.

- Votre livre est bilingue. Est-ce important d'affirmer ce bilinguisme ?
- Oui, puisque l'histoire des dominicains au Zoute est vraiment une histoire belge ! Il y a des franc-maçons, des catholiques, une compagnie immobilière. Il y a donc de l'argent d'un côté, et un ordre mendiant de l'autre côté. La station balnéaire est bilingue. Et le livre est en deux langues, pour avoir un rayonnement aussi large que possible.

- La question linguistique a quelque fois placé les frères dominicains au milieu de ces conflits ?
- Avant le Concile Vatican II (1962-1965),  la liturgie était en latin. Chaque dimanche, il y avait huit messes, et seule la prédication des deux premières messes se déroulait en néerlandais puisqu'elles étaient pour le personnel, alors que les six autres étaient prêchées en français. Ce fait nous raconte l'histoire sociale du pays !  Après le Concile Vatican II, l'utilisation de la langue vernaculaire est encouragée pour la liturgie. L'évêque de Bruges décide alors, de manière assez radicale et soudaine, que toute la liturgie se déroulera en néerlandais dans son diocèse. Cela a provoqué beaucoup de réactions. Au Zoute, nous avons eu quelques pères bien flamingants, qui ont vraiment insisté pour que ce soit en néerlandais.

- Y a-t-il encore une communauté qui vit sur place ?
- Non, mais quatre frères y assurent un tour de rôle et forment une équipe pastorale. Chaque week-end, les trois messes sont célébrées par un des frères. Ceux-ci viennent de différents couvents de notre province :  Leuven, Anvers, Liège et Bruxelles. Au Zoute, les gens viennent vers nous :  l'église a un très grand rayonnement et elle attire beaucoup de monde.  A Anvers, les gens ne viennent plus nécessairement à l'église ou au couvent". 

 

lundi 16 mars 2026

Le Tour de la Madeleine à Jumet


D'abord, parlons un peu de Jumet. Située dans la province de Hainaut, Jumet compte environ 20.000 habitants et son histoire est liée aux industries de l'acier et du verre. Depuis la fusion des communes de 1977, elle fait partie des quinze sections qui forment la commune de Charleroi. 

Chaque année, le dimanche le plus proche de la fête de la Sainte-Madeleine (22 juillet), les Jumétois maintiennent la tradition du Tour de la Madeleine qui existe depuis plus de 700 ans et est inscrit au patrimoine immatériel de l'Unesco comme les autres marches de l'Entre-Sambre-et-Meuse. Il existe plusieurs hypothèses sur son origine.

Le départ de la marche a lieu à 5h du matin de la chapelle romane de Heigne qui date de la fin du 12ème siècle. C'est d'abord un cortège religieux avec la croix processionnelle, les statues de Sainte-Madeleine, Saint-Roch et Notre-Dame, et les bannières. Puis, ce sont les compagnies militaires et sociétés avec plus de 2.000 figurants :  les Jockeys de Roux, les Archers de Heigne, les Chasseurs Alpins, les Tirailleurs Sénégalais, les Zouaves, les Coloniaux, le 2ème Régiment des Guides, la Marine Belge, les Grenadiers à cheval, le 2ème Régiment des Chasseurs à pied, etc.

Parti de Heigne, le cortège passe à Roux, Courcelles, Viesville, Thiméon, Gosselies et revient à Jumet vers midi après un périple de plus de 20 kilomètres. 

lundi 16 février 2026

Le carillon du Mont des Arts


Le carillon du Mont des Arts à Bruxelles se compose de 24 cloches accompagnées de 12 figurines. Chaque heure, un air musical différent est joué, accompagné de l'apparition du personnage correspondant à l'heure dans sa niche (exemple : le personnage de Pierre-Paul Rubens sort à 6h et le personnage du comte d'Egmont sort à 7h). A midi, les douze personnages entament une chorégraphie sonore et visuelle. 

Au sommet, le Jacquemart est un automate de bronze de 2,80 mètres de haut qui pèse plus de 1750 kg.

Qu'est-ce que le quartier du Mont des Arts ?

Il y a bien longtemps, cette colline du Coudenberg était un dédale de ruelles populaires. Les autorités décident de les remplacer par un jardin public. Elles font appel à l'architecte parisien Jules Vacherot qui profite du terrain en pente pour aménager des belvédères, esplanades, volées d'escaliers et fontaines. Cet endroit fait le bonheur des Bruxellois pendant 45 ans avant d'être remplacé par l'actuel Mont des Arts. Ce complexe urbanistique qui relie le haut et le bas de la ville sera achevé en 1969. On trouve les Archives générales du royaume et la Bibliothèque Royale d'un côté, et le palais des Congrès de l'autre côté. Au centre, un jardin suspendu aux parterres géométriques a été dessiné par René Pechère. Une rampe mène à la cour intérieure des Musées Royaux des Beaux-Arts et du palais de Charles de Lorraine.

 

lundi 9 février 2026

Timbre pour les 100 ans de la SNCB


Voici le timbre émis par la Poste belge en cette année 2026 pour le 100ème anniversaire de la Société Nationale des Chemins de fer Belges (SNCB). 

 

lundi 2 février 2026

La bande dessinée belge "Tif et Tondu"


Les Editions Dupuis (maison d'édition belge) ont regroupé les aventures de Tif et Tondu en plusieurs intégrales. Cette bande dessinée a été créée par le Belge Fernand Dineur dans le "Journal de Spirou" en 1938. Plusieurs scénaristes et dessinateurs se sont succédés, et la bande dessinée a cessé de paraître en 1997.

Les silhouettes des deux amis détectives amateurs sont identiques, mais Tif est chauve alors que Tondu est chevelu et barbu. Le personnage de Monsieur Choc est l'ennemi récurrent de Tif et Tondu. Il est le chef du gang "La Main Blanche", et nul ne connaît son vrai visage car il apparaît couvert d'un heaume ou d'une armure.

 

lundi 19 janvier 2026

Les Blancs Moussis de Stavelot


Quelle est l'origine des Blancs Moussis de la ville de Stavelot (province de Liège) ?  Il faut remonter à 1493 lorsque le prince-abbé interdit à ses moines de prendre part au carnaval de la Laetare. Les Stavelotains, qui appréciaient la présence des moines à leur fête, tournent l'ordonnance du prince-abbé en dérision et se rendent au carnaval vêtus de la bure et du capuchon blancs des moines.

Ce déguisement est également interdit mais les Stavelotains, faisant appel à leur imagination, créent un costume blanc avec capuchon évoquant plus discrètement l'habit monacal. A ce premier déguisement, ils ajoutent ensuite un masque étrange et impersonnel avec un très long nez rouge et pointu. Les Blancs Moussis (tels que nous les connaissons aujourd'hui) parcourent les rues de Stavelot pour la première fois aux environs de l'année 1502. Durant la période française, la fête est interdite mais les Blancs Moussis réapparaissent en 1820. La tradition veut qu'il ne se démasque pas en public afin de garder son image mystérieuse. Une confrérie des Blancs Moussis est créée en 1946 après la deuxième guerre mondiale. 

 

lundi 5 janvier 2026

Le château de Lavaux-Sainte-Anne


Le village de Lavaux-Sainte-Anne est situé en province de Namur. Il est connu pour son château et la Fraternité de la Tiberiade (une communauté religieuse qui s'est installée dans le village en 1979). Depuis la fusion des communes, Lavaux-Sainte-Anne fait partie de la commune de Rochefort.

Le château de Lavaux-Sainte-Anne est un château des 15ème et 17ème siècles, entouré de douves et d'un parc à cerfs. La forteresse et ses quatre tours en pierre datent du Moyen Age, mais les bâtiments de la cour intérieure sont de l'époque Renaissance. Il accueille un musée de la chasse.

Cliquez ci-dessous sur "Namur" pour retrouver d'autres articles sur la province de Namur.

 

jeudi 1 janvier 2026

Les 10 ans de DaarDaar


Pour commencer cette année 2026, je voudrais mettre à l'honneur la dynamique équipe de Daardaar. Il y a dix ans, je vous avais d'ailleurs parlé de sa création sur le Journal d'un petit Belge :    https://journalpetitbelge.blogspot.com/2015/07/daardaar-lactualite-de-flandre-en.html

Son président David est sans doute l'un des plus anciens lecteurs du Journal d'un petit Belge à l'époque où il tenait lui-même un blog sur la Belgique. Nous nous étions rencontrés "en vrai" lors des marches pour l'unité de notre pays. Notre attachement à la Belgique n'a pas changé. Bravo David pour tout le chemin parcouru depuis lors, et ton engagement au sein de DaarDaar !

Daardaar vu par son cofondateur et président David Charlier :

"Il y a plus de dix ans, attablé dans un café de...Montréal qu Québec, le politologue français Vincent Laborderie me soufflait une idée. Ironie du sort ou surréalisme à la belge :  fallait-il vraiment une impulsion venue d'un Français, à l'autre bout de l'Atlantique, pour donner naissance à un projet si typiquement belge ?

Qu'on le veuille ou non, qu'on l'aime ou pas, la Flandre est au coin de la rue. Elle impacte bien plus souvent notre quotidien que la France, que l'on connaît pourtant tellement mieux. Paradoxalement, la proximité de nos régions, de nos histoires et de nos économies est inversement proportionnelle à la connaissance que nous avons d'elle. Aux débuts de DaarDaar, pas une conversation avec mon entourage ne se terminait sans qu'à un moment ou un autre ne soit prononcé la question rhétorique habituelle :  pourquoi cela n'existait-il pas avant ?

Daardaar est une évidence qui aurait effectivement toujours dû exister, mais il a fallu attendre notre formidable équipe pour la rendre possible. Je suis immensément fier du chemin parcouru depuis dix ans. Plusieurs milliers d'articles traduits, des vidéos, des podcasts, et dernièrement des formations bilingues en entreprises et dans les écoles...autant de ponts construits pour durer.

Je remercie mes collègues, mes amis, de tout coeur pour le travail quotidien et je nous souhaite à toutes et tous un très bon anniversaire".

David Charlier

Daardaar vu par sa confondatrice et rédactrice en chef Joyce Azar :

"L'aventure s'annonçait folle mais nécessaire :  lancer un nouveau média dans notre petite Belgique francophone, attirer le public vers l'actualité flamande, lui offrir un service gratuit tout en tenant la route financièrement... Tels étaient quelques-uns des défis qui se présentaient à nous. 

Il y a dix ans, Daardaar fut. Le travail acharné d'une équipe bénévole a permis de mener à bien sa première mission :  proposer aux francophones des traductions quotidiennes de la presse flamande. Mais Daardaar n'en est pas resté là et aujourd'hui, Daardaar vit. Et c'est aussi grâce à vous !  A l'heure où la polarisation affecte les quatre coins de notre monde, DaarDaar prouve qu'il est encore possible de rapprocher au lieu de diviser. Il démontre qu'une meilleure compréhension de l'autre nous enrichit et ouvre des fenêtres, si pas des barrières. 

Abattre des murs pour construire des ponts s'avère plus utile que jamais. C'est pourquoi j'espère de tout coeur que l'aventure DaarDaar sera sans fin".

Joyce Azar

Pour plus d'infos :