lundi 20 avril 2026
Le Festin à Lessines
lundi 30 mars 2026
Les 100 ans de l'église dominicaine du Zoute
lundi 27 octobre 2025
La procession d'Hanswijk à Malines
lundi 30 juin 2025
La procession du Saint-Sang à Bruges
lundi 7 avril 2025
Lode Van Hecke : de l'abbaye d'Orval à l'évêché de Gand
Comme le veut la tradition, le sympathique Lode Van Hecke a remis sa démission en tant qu'évêque de Gand le jour de ses 75 ans. Il a répondu aux questions du journal "Dimanche" :
"Comment regardez-vous ces cinq années passées en tant qu'évêque de Gand ?
- Ce fut un épiscopat court, notamment parce que les deux premières années ont été marquées par le Covid et que j'ai moi-même été gravement malade par la suite. Pourtant, je n'ai pas perçu cela comme un faux départ. La période du Covid m'a permis de rencontrer de nombreuses personnes. Chaque samedi après-midi, j'étais à l'église Saint-Pierre pour écouter des gens de tous horizons. Cela m'a permis de m'immerger pleinement dans leurs préoccupations. Les gens attendaient deux choses de moi : un leadership spirituel et une proximité avec eux. Dès le début, j'ai donc demandé à être chargé de l'administration afin de me concentrer sur deux priorités : aller vers les plus démunis dans l'esprit de l'Evangile et me consacrer aux jeunes, car ils représentent l'avenir.
- Avez-vous le sentiment d'être plus ancré dans le monde aujourd'hui qu'au temps de l'abbaye d'Orval ?
- Mon passage à Gand m'a confirmé qu'un moine ne perd pas le contact avec le monde. Même à l'abbaye d'Orval, j'avais de nombreux échanges qui me permettaient de garder un lien avec la société. Mais ici, tout est devenu plus concret. Par exemple, en communauté, nous priions souvent pour les détenus. A Gand, je les ai rencontrés et donc mis des visages sur ces prières. Ce qui était totalement nouveau pour moi, c'était la réalité de l'Eglise et de la culture flamandes. J'ai vécu longtemps en Wallonie, et les contextes sont très différents.
- En quoi les situations de la Flandre et de la Wallonie sont-elles si distinctes ?
- En Flandre, on est encore en train de se détacher d'un passé où le christianisme était omniprésent. Cette transition met une pression considérable sur l'Eglise. En Wallonie, cette période est déjà révolue : là-bas, les chrétiens forment une minorité depuis bien plus longtemps.
- Avez-vous déjà douté de l'existence de Dieu ?
- Oh oui ! J'ai grandi dans la foi et étudié dans une école catholique. Mais après le concile Vatican II, même nos professeurs de religion se posaient des questions. A un moment donné, j'ai décidé que Dieu n'était qu'un mythe dépassé. Pourtant, une interrogation me hantait : pourquoi des personnes intelligentes continuent-elles à croire ? J'ai alors commencé à lire la Bible, et tout s'est accéléré. Je voulais étudier la médecine et j'ai d'abord été impressionné par Jésus en tant que guérisseur. Puis j'ai réalisé que ce qui me fascinait chez lui venait de sa relation avec son Père. Alors, j'ai moi-même commencé à vivre à partir de cette relation de foi. Il suffisait d'être ouvert à la Parole, qui agit et transforme d'elle-même.
- Et c'est ainsi que vous avez découvert votre vocation de trappiste ?
- - A vrai dire, j'étais contre les moines cloîtrés. Je trouvais irresponsable qu'ils se retirent dans le silence et la prière alors qu'il y avait tant à faire dans le monde. Mais c'était la volonté de Dieu. Depuis mon entrée à l'abbaye d'Orval, je n'ai plus jamais douté de l'existence de Dieu, même si j'ai connu des périodes de crise.
- Orval vous a-t-elle manquée durant ces cinq années à Gand ?
- En vivant totalement selon la volonté de Dieu, je suis libre du manque. Cela dit, mon coeur est à Orval. J'y étais le père d'une communauté fragile et la quitter a été un véritable déchirement. Je sais que mes frères m'attendent. La phrase la plus touchante que le cardinal De Kesel a prononcée lors de mon ordination a été : "Lode, j'espère que tu garderas l'âme d'un moine". J'ai alors pensé : "Ouf, je peux être moi-même". Cela a été le cas durant ces cinq années.
- Quels sont vos projets pour l'avenir ?
- Je pense que Dieu décidera encore des aventures qu'il veut me faire vivre. Mais si je peux rêver, j'aimerais retravailler ma thèse publiée sur Bernard de Clairvaux pour un plus large public. J'ai eu l'occasion d'en parler à travers le monde et je pense être prêt à relier sa spiritualité aux questions contemporaines. Mais mes futures missions dépendront de mon supérieur à Orval".
lundi 17 mars 2025
L'église catholique ukrainienne de Colfontaine
lundi 21 octobre 2024
Le voyage du Pape en Belgique
Je suis déçu par la visite du pape François en Belgique. Dans un contexte difficile, il y avait une belle dynamique de l'Eglise belge progressiste depuis la fin du Covid : ouverture aux homosexuels, nomination de Luc Terlinden qui fait l'unanimité, désignation de plusieurs femmes à des postes à responsabilités, enthousiasme vis-à-vis de la venue du Pape.
Il a fait de bonnes choses lors de ce voyage : condamnation très ferme des abus sexuels au sein de l'Eglise, grand sens du contact, visites surprises à des oeuvres sociales. Mais tout cela a été balayé par ses propos polémiques sur les femmes et l'avortement... Les mots étaient vraiment mal choisis. Vu les abus sexuels au sein de l'Eglise, le Vatican était mal placé pour nous faire la leçon. Proposer la béatification du roi Baudouin est un cadeau empoisonné pour l'Eglise belge progressiste et pour notre monarchie. Baudouin doit rester le roi de tous les Belges, et pas juste les catholiques. Aussi je trouve que ce voyage du Pape n'est pas une réussite, et qu'il complique la tâche des évêques belges qui font du bon boulot depuis la fin du Covid.
A (re)lire sur l'Eglise belge :
- l'ouverture aux homosexuels : https://journalpetitbelge.blogspot.com/2024/08/enquete-sur-louverture-de-leglise-belge.html
- Mgr Jozef De Kesel (chef de l'Eglise belge de 2015 à 2023) : https://journalpetitbelge.blogspot.com/2022/07/les-75-ans-du-cardinal-jozef-de-kesel.html
- Mgr Luc Terlinden (chef de l'Eglise belge depuis 2023) : https://journalpetitbelge.blogspot.com/2023/08/luc-terlinden-nouveau-chef-de-leglise.html
- L'évêque progressiste d'Anvers Johan Bonny : https://journalpetitbelge.blogspot.com/2023/01/johan-bonny-leveque-progressiste-danvers.html
- Saint-Joseph, saint patron de la Belgique : https://journalpetitbelge.blogspot.com/2021/03/saint-joseph-saint-patron-de-la-belgique.html
- Le prêtre belgo-brésilien Eugène Rixen : https://journalpetitbelge.blogspot.com/2023/06/le-pretre-belgo-bresilien-eugene-rixen.html
- Le prêtre Josse van der Rest : https://journalpetitbelge.blogspot.com/2012/08/un-belge-formidable-josse-van-der-rest.html
- Le prêtre-écrivain Gabriel Ringlet : https://journalpetitbelge.blogspot.com/2018/11/nouveau-livre-de-gabriel-ringlet.html
- Le prêtre Aurélien Saniko ("Comment ne pas te louer") : https://journalpetitbelge.blogspot.com/2023/04/succes-du-pretre-belge-aurelien-saniko.html
- Soeur Jeanne Devos : https://journalpetitbelge.blogspot.com/2010/04/soeur-jeanne-devos.html
- Soeur Emmanuelle : https://journalpetitbelge.blogspot.com/2008/10/jai-100-ans-et-je-voudrais-vous-dire.html
- Soeur Léontine : https://journalpetitbelge.blogspot.com/2012/02/deces-de-soeur-leontine-88-ans.html
- Le père Damien : https://journalpetitbelge.blogspot.com/2009/10/le-pere-damien.html
- La basilique de Koekelberg : https://journalpetitbelge.blogspot.com/2019/11/la-basilique-de-koekelberg.html
- La basilique Notre-Dame de Montaigu : https://journalpetitbelge.blogspot.com/2013/05/la-basilique-notre-dame-de-montaigu.html
- L'abbaye de Tongerlo : https://journalpetitbelge.blogspot.com/2011/08/labbaye-de-tongerlo.html
- L'abbaye et la bière de Grimbergen : https://journalpetitbelge.blogspot.com/2013/04/grimbergen-son-abbaye-et-sa-biere.html
lundi 12 août 2024
Enquête sur l'ouverture de l'Eglise belge aux homosexuels
(Article actualisé en juillet 2025)
Par rapport à d'autres pays, l'Eglise de Belgique est clairement parmi les plus progressistes et les plus ouvertes vis-à-vis de la communauté homosexuelle (sous l'impulsion des évêques de Liège et Anvers). L'heure n'est clairement plus aux propos homophobes du controversé Mgr Léonard (chef de l'Eglise belge de 2010 à 2015). Mais il est sans doute dommage de ne pas avoir plus de concertation entre tous les diocèses qui n'avancent pas au même rythme sur le sujet.
Fin 2023, le pape François autorise les bénédictions de couples homosexuels (mais pas le mariage)...et rejoint ainsi la position prise depuis quelques années par l'Eglise progressiste de Belgique. Mais lors de sa visite en Belgique en septembre 2024, il n'évoque pas ce sujet.
La photo ci-dessus montre la rencontre entre Mgr Luc Terlinden (chef de l'Eglise belge depuis 2023) et Imran (Mister Gay Belgium 2024) autour de l'inclusion des catholiques homosexuels au sein de l'Eglise.
Dans le diocèse de Liège
C'est l'évêque de Liège Aloys Jousten qui prend position le premier en 2011 en condamnant les violences homophobes de 2011 dans la Cité Ardente.
Son successeur Mgr Delville est sur la même longueur d'onde. En 2015, une matinée de réflexion ouverte à tous est, pour la première fois, consacrée à l'homosexualité. Les suggestions sont ensuite étudiées par le Service diocésain des Couples et des Familles. Cela aboutit à la publication en 2021 d'une petite brochure pour accueillir et accompagner le projet de vie des catholiques homosexuels liégeois, sans les juger. Un temps de prière adapté est notamment proposé dans la brochure. Le prêtre ouvrier Germain Dufour ne cache pas à la presse qu'il bénit des couples homosexuels.
En septembre 2023, le Service des Couples et des Familles du diocèse de Liège organise une matinée de réflexion. Des personnes homosexuelles ont témoigné de leurs difficultés (ou pas) dans l'accueil de leurs différences au sein de la communauté chrétienne. Ainsi que des parents découvrant l'homosexualité de leur enfant. La brochure "Accueillir, accompagner et porter dans la prière le projet de vie partagé par des personnes homosexuelles" est (re)présentée, le tout étant suivi d'un temps d'échanges et de partages.
Dans le diocèse d'Anvers
Après la tenue d'un synode sur la famille à Rome en 2014, l'évêque d'Anvers Johan Bonny fait des déclarations dans les médias pour souhaiter que l'Eglise se mette en phase avec l'évolution de la société, et accepte l'homosexualité (ce qui lui vaudra ensuite un prix de l'association des organisations LGBT flamandes).
En 2021, alors qu'il assume le remplacement de Jozef De Kesel (en congé de maladie) à la tête de l'Eglise de Belgique, Johan Bonny s'excuse publiquement auprès de la communauté homosexuelle après avoir pris connaissance d'un nouveau texte de la Congrégation pour la doctrine de la foi considérant l'homosexualité comme un péché. Sa phrase "J'ai honte par procuration pour mon Eglise" fait le tour des médias.
En 2022, les évêques flamands de Belgique nomment Willy Bombeek (laïc et homosexuel) comme coordinateur interdiocésain en charge de la pastorale des homosexuels, et publient un texte de trois pages avec des prières à destination des croyants homosexuels (vu que l'Eglise refuse de les marier). L'évêque Johan Bonny n'a pas été désavoué par le Vatican.
En marge de la parade de l'Antwerp Pride en août 2023, un temps de recueillement oecuménique était organisé, pour la première fois, en la Sint-Norbertuskerk d'Anvers par les points de contacts "Foi et homosexualité". Près de 200 personnes ont participé à cette cérémonie alternant chants, moments de silence, témoignages et lecture de la Parole. En fin de célébration, les prêtres et pasteurs présents ont donné une bénédiction.
Willy Bombeek a expliqué à la presse : "Tout le monde était heureux de ce moment. Ce n'étaient pas les prêtres ou les pasteurs qui dirigeaient la célébration, mais bien les croyants impliqués dans la communauté LGBTQIA+ . Je sais que certaines personnes ne sont pas d'accord avec cette démarche. Je les invite à simplement respecter ceci. Je suis tout prêt à discuter avec elles si elles sont dans le respect. Au-delà, mon but n'est pas de convertir. En revanche, j'aimerais tellement que certaines personnes qui se sont éloignées de l'Eglise puissent à nouveau se rapprocher".
Dans la pastorale mise en place par les évêques flamands
Willy Bombeek (coordinateur du point de contact Homosexualité et et Foi) confie à la revue "Dimanche" : "Personnellement, je me dis que si on peut bénir un cartable ou une moto, on doit aussi pouvoir bénir l'engagement d'un couple homosexuel. Après, je ne veux pas entrer dans une discussion théologique. Le texte des évêques est clairement un texte pastoral qui ne change rien à la doctrine. Il ouvre un chemin sur lequel nous devons avancer pas à pas. J'insiste en tout cas sur le fait que je ne veux pas entrer dans des polémiques. Je ne revendique rien. Je veux simplement, dans un esprit de loyauté au pape François, trouver un chemin qui permette aux couples homosexuels qui tiennent à l'Eglise d'y être acceptés. C'est vraiment le principal message que je veux faire passer. Et cela concerne les personnes homosexuelles mais aussi toutes les personnes LBGTQIA+. Personne ne doit se sentir exclu. Quel chef d'Etat répète aussi souvent que le pape François que tout le monde est le bienvenu ? "Todos" a-t-il encore dit aux JMJ de Lisbonne. L'Eglise, ce n'est pas la douane ! J'invite les gens à apprendre à se connaître et à faire preuve de respect. Les problèmes se trouvent souvent dans la tête des gens".
Un tel point de contact n'a pas été mis en place du côté francophone (sauf en province de Liège).
A la fin de son épiscopat, Lode Van Hecke (évêque de Gand de 2020 à 2025) s'exprime à son tour sur le sujet : "J'ai été marqué par les personnes qui avaient souffert - ou souffraient - en Eglise. C'était l'époque où un document romain indiquait qu'on ne pouvait pas bénir les couples homosexuels. Moi, toutes les semaines, je rencontrais des parents de jeunes homosexuels qui venaient dire leur souffrance. Je comprenais évidemment les parents. En réalité, tous les évêques belges étaient d'accord, mais les francophones s'étaient lancés un peu plus tôt à Liège, et sans nécessairement s'attendre. Personnellement, à plusieurs reprises, j'ai invité des couples homosexuels à manger à l'évêché".
Dans le diocès de Tournai (province de Hainaut)
Dans la revue mensuelle du diocèse de janvier 2023, l'évêque Guy Harpigny donne son point de vue nuancé :
"Les évêques flamands sont préoccupés de cette question depuis quatre ans. Le cardinal a reçu un groupe de personnes homosexuelles qui sont venues raconter leur désarroi face à l'attitude habituelle de l'Eglise. Mgr Bonny a pris position publiquement et la conférence épiscopale l'a soutenu. Il y a quelques semaines, un texte est sorti en néerlandais. Le porte-parole nommé pour ce sujet a tout de suite parlé d'une bénédiction qui n'était pas un mariage. Ses propos ont tout de suite été amplifiés dans la presse, si bien que le cardinal a dû réagir. L'évêque de Liège (diocèse qui a produit un texte sur le même sujet, soumis à la congrégation pour la doctrine de la foi) était très étonné de ne pas avoir été mis au courant. Le résultat est que désormais chaque évêque belge reçoit tous les documents des deux régimes linguistiques.
La deuxième chose à dire est qu'à chaque fois qu'on prend des positions nouvelles, il faut des justifications. Par rapport à la question de l'homosexualité, il y a du pour et du contre dans l'Ecriture. Quand on regarde à partir des réalités contemporaines, on doit accompagner pastoralement et théologiquement. Que faire ? Faut-il éviter le scandale ou prendre son courage à deux mains et avancer ? Il est évident que la doctrine de l'Eglise est stable, mais aussi qu'elle évolue dans la manière de présenter l'Evangile. Par exemple, à Vatican II, on a décidé que c'est l'évêque le ministre principal, alors qu'avant c'était le prêtre. Maintenant, on dit qu'on a trop donné à l'évêque et qu'il ne peut pas tout faire. On verra comment les choses évoluent.
Le Pape n'interviendra pas vis-à-vis des évêques flamands, car les pasteurs sont responsables de leur Eglise particulière. Mais cette histoire va évidemment influencer le nonce pour choisir l'archevêque et les évêques à remplacer.
Dans le diocèse de Tournai, des prêtres ont déjà fait un moment de prière pour des couples homosexuels et c'est très bien. Le Pape ne dit pas qu'il faut un moment de prière pour les couples homosexuels, mais il ne l'interdit pas non plus. Moi, je pense qu'il y a à apprécier l'évolution des mentalités et à voir ce qui, à un moment donné dans une société donnée, peut être amendé. Nous ne sommes qu'au début d'un long processus. Rappelons que ce n'est pas seulement l'homosexualité qui sort de la doctrine, mais toute relation sexuelle hormis le mariage hétérosexuel avec la volonté d'avoir des enfants. Donc beaucoup de situations qui nécessitent un accompagnement".
Deux ans plus tard, le service des Couples et Familles du diocèse de Tournai organise une première journée de rencontres sur l'accueil de l'homosexualité et de la transidentité au sein de l'Eglise, en présence d'une soixantaine de personnes.
Dans le diocèse de Namur (provinces de Namur et Luxembourg)
Rien à signaler à ce sujet...
mardi 1 août 2023
Luc Terlinden, nouveau chef de l'Eglise belge progressiste
lundi 26 juin 2023
Le prêtre belgo-brésilien Eugène Rixen
lundi 8 mai 2023
"La blessure et la grâce" (Gabriel Ringlet)
dimanche 2 avril 2023
Succès du prêtre belge Aurélien Saniko sur Tik Tok !
Aurélien Saniko (52 ans) est un prêtre belge d'origine camerounaise. Il a notamment été curé à Molenbeek-Saint-Jean, et fait actuellement partie de la communauté des pères spiritains à Gentinnes. A la surprise générale, ce prêtre se retrouve en 2023 à la une des médias pour sa chanson "Comment ne pas te louer" qui connaît beaucoup de succès sur Tik Tok.
Voici un reportage consacré à ce succès : https://www.bing.com/videos/search?q=Aur%c3%a9lien+Saniko+youtube&docid=603544489680766922&mid=76F0EDB6AED3F26DBECD76F0EDB6AED3F26DBECD&view=detail&FORM=VIRE
Aurélien Saniko s'est également confié à "Plus Magazine" :
"Un média français m'a téléphoné ici, il y a deux mois, pour parler du buzz de "Comment ne pas te louer" sur Tik Tok. Je l'ignorais et j'étais sidéré par l'engouement suscité par cette vieille chanson composée à 15 ans ! Issu d'une famille très chrétienne, j'étais enfant de choeur à Douala. A 11 ans, j'ai souffert d'une maladie dont j'ai miraculeusement guéri ! Alors, pour remercier le Seigneur de ses bienfaits, j'ai composé une chanson au piano, je l'ai enregistrée sur cassette. Petit à petit, la chanson s'est répandue de paroisse en paroisse au Cameroun et dans les pays voisins.
Après mes études de comptabilité, je suis entré au séminaire pour devenir prêtre et, en 2004, j'ai été affecté en Belgique où j'ai notamment été curé à Molenbeek. Partout où je passais, je jouais et je chantais "Comment ne pas te louer". J'ai même sorti un album comprenant ce morceau. Et donc, fin janvier 2023, j'ai appris que les reprises de ce chant chrétien, atteignaient 60 millions de vues sur Tik Tok ! A l'origine, c'est un utilisateur de ce réseau social qui a publié une vidéo d'une chorale congolaise interprétant ce titre. Elle est devenue virale et a inspiré d'autres utilisateurs. La chanson a transcendé la sphère religieuse pour se retrouver dans la rue en Afrique, en Europe, aux Etats-Unis. Des DJ's la remixent en boîtes de nuit !
Mon objectif est atteint : fédérer les confessions religieuses et les athées autour d'un même langage, celui de l'amour. Je reçois plein de messages chaleureux. C'est une chanson à la gloire de Jésus, entraînante et entêtante, mais ce succès est inattendu ! On me dit que je suis une star mais je suis juste un prêtre heureux de répandre la joie et l'amour dans ce monde qui en a bien besoin. J'aimerais contacter un artiste belge, comme Stromae ou Angèle, pour revisiter ce chant et en faire l'hymne à l'amour et à la paix dans le monde...".
lundi 6 mars 2023
Le pape François interviewé par un journaliste belge
jeudi 19 janvier 2023
Johan Bonny, l'évêque progressiste d'Anvers
lundi 11 juillet 2022
Les 75 ans du cardinal Jozef De Kesel, primat de Belgique
jeudi 18 mars 2021
Saint-Joseph, saint patron de la Belgique
Le 18 mars, c'est la Saint-Joseph, mais savez-vous que c'est le saint-patron de la Belgique (ainsi que d'autres pays comme l'Autriche, le Canada ou le Mexique) ?
Je me suis demandé l'origine de ce patronnage...et la réponse remonte à 1679 ! Le pape de l'époque proclame Saint-Joseph patron de tous les territoires relevant de la Couronne d'Espagne (dont l'actuelle Belgique). Et c'est toujours le cas plus de trois siècles plus tard.
Au 19ème siècle, les pères des Sacré-Coeurs de Louvain instaurent les pélérinages à Saint-Joseph pour répandre la dévotion au saint-patron de la nouvelle Belgique indépendante. Au même moment, une nouvelle église Saint-Joseph est construite au square Frère Orban à Bruxelles. Elle est destinée à devenir le sanctuaire national dédié à Saint-Joseph.
jeudi 7 mai 2020
La grotte de Vacresse

Vacresse est un hameau du village d'Herchies (commune de Jurbise en province du Hainaut, non loin du parc Pairi Daiza), connu principalement aujourd'hui pour son club de football. Mais entre leur terrain et l'église se trouve une grotte un peu oubliée. Le site de cette grotte vient d'être complètement nettoyé et s'est retrouvé à la "une" de la presse et des réseaux sociaux : en effet, suite à la décision du gouvernement d'interdire les enterrements dans les églises en raison du coronavirus, des habitants ont eu l'idée de donner une nouvelle vocation à la grotte de Vacresse. En accord avec la commune et le curé, le site de la grotte permet aux familles d'avoir quand même une cérémonie religieuse digne de ce nom (leur permettant de faire mieux leur deuil), tout en respectant les consignes ministérielles (nombre de personnes admises, distance à respecter, office en plein air). Très bonne idée!
Voici quelques explications historiques sur cette grotte tirées du fascicule "Notre-Dame de Vacresse : la paroisse, l'église, le hameau" écrit par Jacques Durieux en 1999 :
"Dans le jardin, derrière le chœur de l'église, une grotte de belle grandeur, faite principalement de pierres, est l'œuvre de paroissiens. Comme la plupart des grottes populaires, celle-ci est dédiée à Notre-Dame. Les statues de Notre-Dame de Lourdes et de Sainte-Bernadette sont présentes. A l'intérieur de la grotte, une statue de la Vierge tenant le Christ mort dans ses bras (une pieta) rappelle la mise au tombeau. Sur un muret, l'Archange Gabriel veille.
On possède peu de renseignements concernant la construction de l'édifice. Les plus anciens des habitants originaires du hameau, situent la période de sa construction très peu de temps après celle de l'église. Elle peut être raisonnablement être située vers l'année 1900. Les noms de Julia Lebrun et de Zacharie Plomb, qui habitaient la rue du Culot, non loin de l'église, sont cités comme ayant participé, parmi d'autres paroissiens, à la construction. En 1946, une souscription fut lancée parmi les paroissiens pour la remise en état de la grotte et de ses abords. Lorsque le temps le permet, une messe en plein air y est célébrée chaque année le 15 août, fête de l'Assomption".
lundi 18 novembre 2019
La basilique de Koekelberg
Savez-vous que :
- le projet de création de la basilique est née sous le règne du roi Léopold II et que la première pierre fut posée en 1905 ?
- la basilique devait au départ être une sorte de "Panthéon bruxellois" où les grandes personnalités auraient été inhumées, mais ce projet a été oublié ?
- la construction de la basilique a duré plus d'un demi-siècle sous le règne de quatre rois (Léopold II, Albert Ier, Léopold III et Baudouin qui l'a inaugurée)?
- la basilique est le quatrième édifice religieux au monde après Saint-Pierre de Rome, Saint-Paul de Londres, et Sainte-Marie de Florence ?
- la basilique peut accueillir 37.000 personnes (contre 54.000 à Rome) ?
- la basilique a été financée pendant deux générations par des collectes dans les églises du pays, à une époque où la Belgique était encore très catholique?
Malgré sa démesure, je trouve personnellement que la basilique n'est pas vraiment devenue un "édifice national", peut-être parce qu'elle ne se trouve pas dans le centre de Bruxelles? La cathédrale Saints-Michel-et-Gudule est plus associée aux grands événements de notre pays et de notre dynastie.
lundi 12 novembre 2018
Nouveau livre de Gabriel Ringlet
Il vient de sortir un nouveau livre : "La grâce des jours uniques : éloge de la célébration", paru aux éditions Albin Michel. A cette occasion, il a répondu aux questions des quotidiens du groupe Sud Presse :
"Vous parlez du rite et de son importance : les rites religieux mais aussi les rites autour des grands matchs de foot, ou au décès de stars (comme Johnny). Le rite s'est déplacé aujourd'hui?
- Le rite est en tout cas plus urgent et plus important que jamais. J'ai suivi le Mondial de tout près, et toutes les dimensions de la liturgie classique, de la messe et même d'une messe solennelle que le pape François peut célébrer place Saint-Pierre, on les retrouve dans le rituel footballistique d'aujourd'hui. Dans les événements publics, le rite est omniprésent. Dans les attentats, par exemple, pour moi, c'est très frappant et très touchant de voir qu'une personne, anonyme, peut sortir de chez elle avec sa petite fille pour aller déposer une fleur à l'endroit où quelqu'un a été tué, en silence, avec tout un rituel, une gestuelle. Et on peut avoir ces mêmes gestes lors de la disparition d'une vedette. Donc, de fait, le rite est partout.
lundi 22 octobre 2018
Les Belges à Rome
Un article sur l'ambassade belge auprès du Vatican (où notre roi Albert et notre reine Paola se sont rencontrés) : http://probelgica-hainaut.blogspot.com/2014/04/l-belge-au-vatican.html
Le site Internet de l'Academia Belgica : www.academiabelgica.it
Et je vous rappelle qu'il est possible de visiter Rome avec la guide belge Blanche Bauchau : http://journalpetitbelge.blogspot.com/2015/09/visiter-rome-avec-une-guide-belge.html
Bonne visite !





