samedi 25 octobre 2008

Mary Dollinger

Quand j'ai créé fin 2006 ce blog qui n'a rien de personnel, je me demandais qui allait le lire. Il m'a fallu plusieurs mois avant d'avoir un "club" de fidèles lecteurs que je ne connaissais pas auparavant. Que de bonnes surprises! Je pense à David, la Bande des Nez Rouges, Alain, Michel, Jf, etc. Nos échanges vont même parfois au-delà du blog grâce aux mails. Dernièrement, je reçois un message de Mary Dollinger, une Anglaise installée en France, dont je n'avais jamais entendu parler. Comment a-t-elle découvert mon blog? Qu'est-ce qui l'a séduit? Mystère... Elle me demande mes coordonnées et m'envoie gratuitement quelques jours plus tard trois de ses livres! Tout cela pour dire que quand on utilise judicieusement Internet, cela permet de faire des découvertes étonnnantes et de belles rencontres sur le plan humain.

Dans la collection "En attendant le bus" (une série de courts récits publiés par les éditions Jacques André), Mary Dollinger a écrit "Journal désespéré d'un écrivain raté" et "Et le bébé était cuit à point". Le premier raconte les entrevues entre des auteurs et leur éditeur, mettant en scène plusieurs grands écrivains du 19ème siècle (comme Emile Zola, Guy de Maupassant ou Victor Hugo). Le récit nous pousse à nous demander s'ils recevraient aujourd'hui un accueil favorable des maisons d'édition. Cette phrase m'a bien plu et est très juste : "Vous devez savoir que maintenant, seuls quelques lecteurs avertis dépassent les 300 pages, et avec 600, vous allez plonger les autres dans le désespoir le plus profond, voire dans un coma littéralement dépassé".

Le fil conducteur de "Et le bébé était cuit à point" est Harmonie, un chat. Blanche, une célibataire solitaire, le reçoit de sa mère. Grâce à Harmonie, elle fait la rencontre de Philippe, prince charmant apprécié du chat. La vie morne de Blanche est métamorphosée...jusqu'à la cruelle dernière page où le lecteur apprend la vérité sur ce qui ressemblait à un conte de fées!

Mary Dollinger a également écrit un roman de 255 pages : "Au secours Mrs Dalloway". Clare Fournier, une bourgeoise anglaise, vit une existence monotone avec son époux Georges (qui la trompe), leurs deux enfants, leur chien et leur gouvernante Mathilde. Mais sa vie devient ensuite plus intéressante : elle décide d'écrire un roman et tombe sous le charme d'un séduisant Belge, Jeffery Vandenbeck. Elle écrit : "Georges m'avait aimée et entourée comme un excellent mari classique. Il était confortable, réconfortant, mais tellement ennuyeux et pas du tout électrique, pas enivrant. Si Georges était un fleuve rassurant, Jeffery, lui, était une cascade éblouissante : c'était le Mississippi face au Niagara". On suit ensuite Clare en Angleterre, puis son retour dans le sud de la France pour la fin de l'histoire. "Tout est bien qui finit bien", comme dit le proverbe, mais je vous laisse le soin de le découvrir vous-même.

Bref, je remercie Mary Dollinger pour l'envoi de ses trois livres et lui souhaite bonne chance pour la suite de sa carrière (Plus d'infos sur http://englishgirl.blogs.pyschologies.com). Si elle vient sur ce blog, j'aimerais lui poser trois questions : y a-t-il une part d'autobiographie dans "Au secours Mrs Dalloway"? Pourquoi avoir choisi la nationalité belge pour le séduisant Jeffery? Quels sont vos projets?

9 commentaires:

Alain a dit…

D'accord avec ce que tu dis, le net permet de faire des rencontres plus que fructueuse.
Moi aussi comme toi j'ai rencontré des gens en dehors du net mais grâce à lui et ma ouvert à des amitiés que je suis toujours en train de découvrir.
C'est vrai que le net n'est pas la vraie vie, c'est virtuel, mais souvent pour ne pas dire dans mon cas tout le temps (faut pas exagérer), il ma permis d'aller au delà et de rencontrer ces mêmes personnes en chair et en os.
Et bien je peut témoigner qu'elle sont le parfait "reflet" de ce quelle sont sur le net, donc pas de miroirs à deux faces.
Amitié.

mary dollinger a dit…

Merci, Vincent, d'avoir lu ces trois livres. Surtout "Au Secours Mrs Dalloway", les deux autres, c'était "just for fun. J'ai toujours beaucoup de plaisir à être lue en Belgique à cause de mon héros. (voir plus loin.)
Pour répondre à votre première question, mis à part le fait que l'héroïne est une Anglaise qui a épousé un Français, le seul détail autobiographique est le chien !
Pourquoi un héros Belge, sorte de George Clooney Bruxellois ? Parce que je trouve qu'il y en a très peu dans la littérature francophone. Il y a Tintin, bien sûr, qui est malin, mais sûrement pas beau ! Alors que Jeffery...
Quant à mes projets : un contrat avec une maison parisienne pour un livrel non imaginaire qui va nécessiter un gros travail de recherche, ( je suis très paresseuse cela va être dur), et une pièce.
Merci pour ce clin d'oeil Belge, et à bientôt.

alain a dit…

"l'autre Alain"j'ai mis un lien sur le blog de Mary pour ton blog qui vaut le détour

Edmée De Xhavée a dit…

En effet, ils sont tentants, ces trois livres! Et un Belge dans le rôle du séducteur, oui, ça manquait! Il faudra que je découvre ça sur les pages!

Et finalement, le net, c'est ce qui remplace la bonne vieille correspondance d'antan, à laquelle ma mère m'a initiée et qui lui a apporté de longues amitiés au long de sa vie. Ça enlève l'emballage, on ne sait pas si on est beaux ou moches, si on a un horrible accent, une vilaine peau, et on ne sait que, finalement, ce qui nous regarde! Ce qui est souvent suffisant!

Joris Michel a dit…

Internet est un outil formidable, cela nous permet de faire de nouvelles recontres.
C'est rassurant de savoir que nos écrits dépassent nos frontières.
Mary Dollinger a eu la bonne idée de te présenter ses livres et toi à ton tour de nous en parler.
Très bonne idée de lecture pour les longs mois d'hiver !
Je suis très heureux de constater que ton blog à son succès, qui pour ma part est bien mérité.
Bonne fin de soirée.

JF a dit…

comme quoi la gentillesse et l'amitie depasse les frontieres... meme linguistiques :-)

JF a dit…

comme quoi la gentillesse et l'amitie depasse les frontieres... meme linguistiques :-)

sylvie a dit…

je viens de lire, enfin ! le journal désespéré... et je me suis bien amusée. fin et drôle, assurément:)

alain a dit…

comment ai-je pu écrire " je peux" avec un "t" relisant ce com un an après!!
j'en profite,Mary ne le dira pas ,je le fais:elle a reçu une lettre de notre Académicien préféré des Français pour lui dire qu'elle écrivait un très beau français et qu'il s'était beaucoup amusé à la lecture de l'écrivain raté.