lundi 7 décembre 2020

Le parc naturel de Furfooz

Le parc naturel de Furfooz se trouve non loin de Dinant en province de Namur. Peu médiatisé, il propose une très jolie promenade de 5 kilomètres (avec beaucoup d'escaliers, donc à éviter avec des jeunes enfants ou des personnes à mobilité réduite). Je vous propose de le découvrir grâce au blog de notre ami Philippe D : 

http://cdubelge.eklablog.com/furfooz-a204310318 

Cliquez ci-dessous sur "Namur" pour retrouver d'autres articles consacrés à cette province.

lundi 16 novembre 2020

La Saint-Nicolas 2020...en mode confinement

 Cher Saint-Nicolas,

Nous entendons que ce satané virus a aussi créé plein de problèmes en Espagne. Cela nous a donc fait le plus grand plaisir lorsque nous avons appris que, malgré votre grand âge, vous avez pu échapper au virus ces derniers mois et que vous êtes toujours en bonne santé.

Mais comme vous le savez, cher Saint-Nicolas, l'Espagne est en code rouge. Selon les règles, vous devriez donc rester quelques jours en quarantaine ici lors de votre arrivée. Toutefois, comme nous savons que vous n'avez pas de temps à perdre et que vous avez besoin de chaque heure pour préparer les cadeaux pour chaque enfant, nous avons décidé de prévoir - pour vous et le Père Fouettard -  une exception. L'arrêté royal nécessaire à cette fin paraîtra incessamment sous peu au Moniteur belge. En voici la teneur légale :  le voyage avec votre bateau venant d'Espagne dure 17 jours, cela fait 7 jours de plus que ce que nous demandons et donc, cette période suffit largement comme quarantaine.

Un deuxième arrêté royal, encore en préparation, concerne le couvre-feu. Dans la nuit du 5 au 6 décembre, le couvre-feu sera encore d'application en Belgique. Mais bien sûr, nous savons aussi que dans ces conditions, il vous serait impossible de réaliser votre travail. De plus, vous devez aussi aller chercher toutes les lettres et tous les dessins dans les chaussures les prochaines semaines. Or vous ne voulez pas décevoir les enfants. Et nous non plus. Dès lors, la base légale pour ce deuxième arrêté royal a directement été entérinée et vous recevrez - vous et le Père Fouettard - une exception pour le couvre-feu. 

Et nous pouvons vous rassurer :  vous ne devrez pas courir de toit en toit en combinaison spatiale. Toutefois, nous vous conseillons de toujours bien garder vos distances, de vous laver les mains régulièrement et de porter un masque quand c'est nécessaire. Avec votre mitre et votre longue barbe blanche, ce n'est probablement pas amusant. En outre, un virologue espagnol nous a également confirmé que votre barbe vous protège suffisamment et fait office de masque. Mais nous voulons être certains que vous ne courrez aucun risque lors de votre visite en Belgique.

Encore une chose, Saint-Nicolas :  chaque enfant ici a été particulièrement courageux cette année. Ou, pour reprendre vots mots, bien sage. En effet, ce n'est pas facile tous les jours : à l'école, tout a changé ;  pour l'instant, ils ne peuvent plus voir leurs petits copains, ils ne peuvent plus s'adonner à leurs hobbys préférés. Vraiment, vraiment, ce n'est pas gai pour eux. Sans oublier qu'ils ne peuvent même pas aller se faire cajoler par Papy et Mamy pour se consoler. La règle est, en effet, un seul contact rapproché en dehors du foyer.

Mais pourtant, ils tiennent bon, cher Saint-Nicolas. Non seulement pour se protéger eux-mêmes, mais surtout pour protéger les autres. Durant ces deux semaines de vacances, les mamans et les papas font de leur mieux pour s'en occuper encore plus, mais cette année, ils méritent votre visite plus que jamais. Chaque enfant est un héros et pour une fois, vous n'avez pas besoin de vérifier dans votre grand cahier qui a été sage.

Saint-Nicolas, prenez bien soin de vous et faites ce que vous faites le mieux :  rendre chaque enfant heureux. Nous comptons sur vous !

Frank Vandenbroucke, ministre belge de la Santé publique

Annelies Verlinden, ministre belge de l'Intérieur

lundi 9 novembre 2020

Le Ruffus

 La production de vin belge et le nombre de vignobles belges ne cessent d'augmenter. Le plus grand producteur du pays est la Vignoble des Agaises (province de Hainaut), connu pour son Ruffus. Il est installé à Haulchin près de Binche au lieu-dit "Les Agaises", sur un coteau très riche en calcaire orienté plein sud et sur lequel régnait le seigneur Ruffus au 12ème siècle.

Le vignoble est né en 2002 à l'initiative d'un négociant en vins (Raymond Leroy), d'un agriculteur (Etienne Delbeke), d'un vigneron champenois (Thierry Gobillard) et de deux entrepreneurs (Michel Wanty et Joël Hugé). Avec ses 300.000 pieds de chardonnay, de pinot noir et de pinot meunier, répartis sur 30 hectares, il ne produit que des vins effervescents sous le nom de Ruffus. 

Arnaud Leroy a expliqué la démarche de sa famille au groupe Sud Presse :

"Dans la famille, on est négociant en vins depuis plusieurs générations et mon papa Raymond rêvait d'avoir son propre vignoble. Il lui manquait ce côté création et il voulait des vignes près de chez lui pour avoir ce contact quotidien avec la vigne. On est le premier en Wallonie pour la bulle. On a un sol très calcaire comme il y a dans la région de Reims. On n'est qu'à 90 kilomètres à vol d'oiseau de la Champagne. Il n'y a pas de raison qu'on n'ait pas une qualité équivalente. Comme partout, le consommateur se tourne davantage vers les produits locaux et la qualité suit. Ce sont des vins légers, on n'a pas l'ensoleillement de la France ou de l'Italie, mais pourquoi aller chercher ailleurs ce qu'on fait très bien chez nous? L'avenir suivra, je pense, une courbe. Il n'y avait personne quand on a commencé et maintenant, on voit arriver de nouveaux vignobles. Pour moi, il y a un avenir pour le vin en Belgique et pour tout ce qui va autour".

Bonne continuation à tous nos vignerons, et à nous aussi de les soutenir en achetant leurs bouteilles !

jeudi 5 novembre 2020

Un livre sur les troubles de l'attention

L'animateur Adrien Devyver (RTBF) est connu du grand public et il a décidé de mettre sa notoriété pour écrire un livre sur le trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) :  "On m'appelle la Tornade. Parcours de vie d'un créatif encombrant". Pour l'avoir entendu en parler à la télévision, je trouve que son discours grand public est plus percutant qu'un médecin qui restera plus académique. 

Adrien Devyver a répondu aux questions des journaux du groupe L'Avenir :

"Ecrire un livre, quand on souffre d'hyperactivité, ça prend du temps ?

- Non, je l'ai écrit très rapidement, en quatre mois. J'ai commencé au début du confinement et j'ai rendu le manuscrit en juillet : les choses sortaient assez facilement et le confinement m'a aidé à me concentrer sur l'écriture. J'ai travaillé le soir, la nuit et tôt le matin, et ça a bien fonctionné.

- Vous êtes parrain de l'association TDA/H Belgique. La situation des enfants avec un TDA/H aujourd'hui est-elle différente de celle que vous avez connue?

- C'est différent aujourd'hui. On en parle plus, grâce à mon livre, grâce aux plate-formes de partage, d'écoute et de conseils. C'est moins tabou mais en revanche, il y a une problématique de manque de moyens dans l'enseignement et de méthode mise en place. Les enseignants font tout ce qu'ils peuvent, je ne leur jette pas la pierre. C'est compliqué pour les jeunes qui sont sollicités de toutes parts par les smartphones, les réseaux sociaux. La révolution numérique qui permet d'échanger sur la problématique est polluée au niveau concret.

- Vous avez été diagnostiqué tard ?

- Oui, il y a 30 ans, on ne parlait pas de TDA/H, tout juste d'hyperkinétique. On disait "C'est un élément perturbateur, il doit faire plus de sport pour se défouler". Sauf qu'au-delà de l'hyperactivité, il y a plein de paramètres comme l'anxiété, le manque de confiance en soi, la susceptibilité, des problèmes qu'on n'a jamais réglés. J'ai créé des mécanismes pour diminuer ces périodes symptomatiques. Puis, un jour, j'ai accueilli dans l'émission un petit garçon avec un TDA/H, et je me suis reconnu en lui. Il y avait des souffrances dans son comportement, et j'ai proposé à l'association TDA/H Belgique de mettre ma notoriété au service de l'association. La présidente m'a dit :  Ok mais fais-toi diagnostiquer, ça aura plus de poids à ton initiative!  Le psychiatre a diagnostiqué un TDA/H assez élevé.

- Qu'est-ce qui a changé d'en parler ?

- Je reçois des centaines et des centaines de messages depuis que je suis parrain de l'association, et encore plus depuis la sortie du livre. Les gens sont en détresse. La difficulté, c'est que c'est un trouble invisible. Je passe mon temps à en parler aux gens, à leur dire "Excusez-moi, j'ai un peu de mal à contrôler les départs d'infos de mon cerveau". Mon objectif, c'est de dire qu'il y a moyen de s'en sortir, qu'il faut donner les moyens aux personnes qui travaillent avec les enfants de limiter les dégâts".

jeudi 22 octobre 2020

Nouvel album du Chat

En 2020, ce n'est pas un nouvel album qui devait être l'actualité du "Chat" de Philippe Geluck, mais une exposition de 20 sculptures sur les Champs-Elysées à Paris, annulée suite à la pandémie. Finalement, il a décidé de sortir un 23ème album intitulé "Le Chat parmi nous".

Philippe Geluck s'est expliqué à la presse :

"Je ne vais surtout pas me plaindre quand cinq milliards d'individus sont dans l'incertitude du lendemain. Puisque tout avait été annulé, j'ai proposé à mon éditeur Casterman de leur faire un album. Et ils ont fait des bonds de joie parce que cette année si particulière allait se terminer sans le Geluck annuel. Ma démarche a été de dire :  c'est une maison que j'aime, où travaillent des gens que j'aime, et qui doit se maintenir économiquement, parce qu'elle a aussi un rôle à jouer auprès des jeunes auteurs qui viennent après moi. 

Cette libido artistique est un cadeau de la vie. Ca aurait pu s'essoufler : il y a de grands artistes comme Frédéric Dard ou Bach, qui ont écrit et composé jusqu'à leur dernier souffle, toujours avec le même génie, et d'autres qui, comme Rimbaud, ont été éblouissants dès leurs débuts, puis n'avaient plus rien à donner. 

J'espère qu'on va sortir de ce truc rapidement. Et je ne voulais pas que ça reste inscrit dans un album. Le Chat est une série qui, si on l'apprécie, est appelée à être relue, et je ne suis pas sûr que les gens aient envie de revivre cette période à travers des dessins. Je suis capable d'en rire, je l'ai prouvé en faisant un dessin pour "Le Parisien", dans lequel je représentais le virus avec la coiffure de Donald Trump. Mais j'espère qu'on oubliera le virus, tout comme Trump d'ailleurs, et préfère me tourner vers d'autres sujets, pas forcément plus joyeux, mais plus durables disons".

Rappelons qu'un autre projet est l'ouverture d'un Musée du Chat à Bruxelles mais avec la crise que connaît le secteur culturel actuellement, il est difficile de dire si cela se concrétisera. 

jeudi 15 octobre 2020

A lire sur mon blog consacré à la famille royale belge

 Voici 10 articles de mon blog sur la famille royale belge que je vous propose de (re)lire :

- Activités royales de septembre 2020 :   http://familleroyalebelge.blogspot.com/2020/10/activites-royales-en-septembre-2020.html

- Le bureau du Roi au château de Laeken :   http://familleroyalebelge.blogspot.com/2020/08/le-bureau-du-roi-au-chateau-de-laeken.html

- Lectures de l'été sur la dynastie belge :   http://familleroyalebelge.blogspot.com/2020/07/lectures-de-lete-sur-la-dynastie-belge.html

- Pour ou contre le maintien des statues du roi Léopold II ? :  http://familleroyalebelge.blogspot.com/2020/06/pour-ou-contre-le-maintien-des-statues.html

- Les archives du palais royal de Bruxelles :   http://familleroyalebelge.blogspot.com/2020/05/les-archives-du-palais-royal-de.html

- Sommaire de la revue "Museum Dynasticum" (2020/1) :  http://familleroyalebelge.blogspot.com/2020/04/sommaire-de-la-revue-museum-dynasticum.html

- Notre famille royale face à l'épidémie du coronavirus :   http://familleroyalebelge.blogspot.com/2020/04/nos-souverains-face-lepidemie-du.html

- L'année 2019 de la princesse Léa :   http://familleroyalebelge.blogspot.com/2020/01/lannee-2019-de-la-princesse-lea.html

- Quel membre de la famille royale a été le plus actif en 2019 ?  :  http://familleroyalebelge.blogspot.com/2019/12/quel-membre-de-la-famille-royale-belge.html

- La reine Elisabeth et Alfred Courtens :    http://familleroyalebelge.blogspot.com/2019/10/la-reine-elisabeth-et-alfred-courtens.html

Bonne lecture !

jeudi 1 octobre 2020

Notre nouveau premier ministre : Alexander De Croo

Enfin !  Nous avons enfin aujourd'hui un gouvernement fédéral belge de plein exercice....493 jours après les élections du 26 mai 2019. Saluons au passage la première ministre sortante Sophie Wilmès qui n'a pas démérité d'avoir assuré l'intérim en pleine épidémie du coronavirus. 

Notre nouveau premier ministre est le libéral flamand Alexander De Croo (44 ans), fils de l'ancien ministre Herman De Croo. Ingénieur commercial diplômé de la VUB, il a d'abord travaillé au siège bruxellois du Boston Consulting Group, où il rencontre son épouse Annick. Il décide de se lancer en politique lors des élections de 2009. En onze ans de politique, il a été président de l'Open VLD, bourgmestre de la commune de Brakel, ministre fédéral de la Poste, des Finances et de la Coopération au Développement. Moins connu, il a écrit le livre "Le siècle de la femme ou comment le féminisme libère aussi les hommes". 

Sur le plan privé, Alexander De Croo est réputé pour son sens de la famille. Il habite à Michelbeke près de ses parents, et monte régulièrement à cheval avec son père Herman. Son épouse et lui sont les heureux parents de deux garçons : Tobias (12 ans) et Gabriel (8 ans). 

Bon vent à Alexander De Croo et au nouveau gouvernement belge ! 

Retrouvez mon article lors de la parution de l'autobiographie de son père Herman De Croo en 2019 :  https://journalpetitbelge.blogspot.com/2019/02/autobiographie-dherman-de-croo.html

Et mon autre article paru en 2009 lors de la sortie de son livre "Que la Belgique crève ? Questions aux séparatistes" par Herman De Croo :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2009/01/que-la-belgique-creve-questions-aux.html

jeudi 24 septembre 2020

Les 190 ans de la révolution belge de 1830

 C'est ce samedi qu'aura lieu la cérémonie officielle (en comité réduit, vu la situation sanitaire) commémorant les 190 ans de la révolution belge. Elle aura lieu autour de la crypte de la place des Martyrs à Bruxelles, où reposent des Belges morts lors des combats de 1830.

Voici quelques anciens articles autour de la révolution belge que je vous propose de (re)lire :

- La Belgique est-elle un Etat artificiel ? :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2010/03/la-belgique-est-elle-un-etat-artificiel.html

- Rappel général de la révolution de 1830 :  http://journalpetitbelge.blogspot.com/2016/09/186eme-anniversaire-de-la-revolution.html

- La révolution belge dans la région d'Ath :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2011/05/la-revolution-belge-dans-la-region-dath.html

- Les grands personnages de l'histoire de Belgique racontés aux enfants :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2013/02/les-grands-personnages-de-lhistoire-de.html

- Le général van Halen et la révolution belge :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2014/05/le-general-van-halen-et-la-revolution.html

- Louis de Potter, révolutionnaire belge :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2012/03/louis-de-potter-revolutionnaire-belge.html

Bonne lecture ! 

lundi 14 septembre 2020

"Mes drôles de vie" (Jacques Mercier)

A l'occasion de la sortie de "Mes drôles de vie" après le confinement,  Jacques Mercier avait répondu aux questions du journaliste Sam Christophe pour le groupe Sud Presse :

"Jacques, est-ce difficile d'écrire ses mémoires ?
- C'est surtout de les publier qui m'a fait hésiter. Je l'ai commencé il y a bien longtemps en pensant à un livre, oui, mais sans savoir si je le publierais jamais. Ce qui m'a convaincu, c'est que je trouve dommage que les générations de mes parents et de mes grands-parents n'aient pas raconté grand-chose de ce qu'ils avaient vécu. Mais à l'époque, on ne disait rien. J'ai donc écrit en pensant encore plus à mes petits-enfants qu'à mes enfants.

- Quel a été votre sentiment en écrivant ?
- Ce qui me frappe, c'est qu'entre la guerre de 1940 et le virus, il y a eu une progression incroyable. J'ai vécu une époque où on écoutait les 78t religieusement et où on saluait le drapeau belge avec déférence. Je ne me prends évidemment pas pour Châteaubriand, mais un éditeur m'a dit de m'en inspirer. Il raconte ses souvenirs à la lumière du moment où il les rédige. Bien sûr, je me suis aussi beaucoup posé la question de l'intérêt de ce que je raconte. J'ai fait confiance à Philippe Geluck qui est mon ami et qui, lui, ose me faire des remarques sur la pertinence de ce que je raconte. Adamo est aussi mon ami, mais lui n'oserait jamais! Ce que je comprends d'ailleurs fort bien. Si lui, il me demandait de juger une de ses chansons, qu'est-ce que je pourrais dire?

- Avez-vous le sentiment d'être arrivé au bon moment ?
- C'est sûr que dans les années 50/60, c'était un autre monde qui se construisait. Il y avait le jazz et puis le rock, mais c'était une vraie révolution que les jeunes d'aujourd'hui vivent peut-être aussi à leur niveau avec leur vocabulaire et leur musique. Mais pour donner un exemple précis, lorsqu'on a eu le premier 33t de Brassens à la maison, ma mère a pris un clou pour griffer la plage du "Gorille". Il était hors de question pour elle qu'on l'écoute!

- Comment expliquez-vous que la radio et la télé vous ont laissé une telle liberté ?
- Si je faisais de l'auto-dénigrement, je dirais que j'ai commencé la radio alors qu'elle avait encore la plus grosse audience, mais que c'était la fin de son âge d'or. De même, à la télé, j'ai fait de grosses émissions de variétés, mais c'étaient aussi les dernières. Et j'ai pu faire "Forts en tête", mais après il n'y a plus rien eu de tel. Sans doute ai-je eu de la chance, mais en même temps, je n'ai jamais rien demandé!

- Il y avait aussi une relation personnelle avec les artistes qui est devenue impossible aujourd'hui, non?
- C'est sûr. Je n'ai pas le souvenir que Claude François ait fait le moindre selfie mais nous, journalistes, on était photographiés avec lui.  Julien Clerc, 20 ans après, se souvenait encore du resto où on avait déconné avec des boulettes de pain!  Jonasz, Sardou, Dave, Chamfort étaient, eux aussi, frappés par la liberté qu'on avait et ils venaient à Bruxelles comme si c'était une récréation. En même temps, j'avais leur âge, je n'étais pas le vieux journaliste bougon qui venait uniquement sur ordre de son rédac'chef, ce qui existait aussi".

Au début de ce blog, je vous avais aussi parlé de son roman "Un équilibre fragile" que j'avais lu :  http://journalpetitbelge.blogspot.com/2007/04/un-quilibre-fragile-jacques-mercier.html

En 2008, je vous avais également parlé de son départ de la RTBF :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2008/11/jacques-mercier-quitte-la-rtbf.html

samedi 5 septembre 2020

In Memoriam : Annie Cordy (1928 - 2020)

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L'artiste franco-belge Annie Cordy nous a quittés hier à l'âge de 92 ans. Je garderai d'elle le souvenir de sa bonne humeur et de sa simplicité tout au long de ses 70 années de carrière. Si on retient évidemment ses chansons populaires, j'aime également beaucoup "Je suis belge" (écrit par Jean Vallée) ou "Maman" (qu'elle n'avait plus voulu chanter après le décès de sa propre maman), deux titres moins connus. Je voudrais aussi attirer l'attention sur sa carrière au cinéma, où elle avait joué plusieurs rôles à contre-emploi, bien loin de "La bonne du curé". C'était vraiment une artiste complète qui a fait honneur à notre pays.

Voici deux interviews dont j'avais parlé sur ce blog :

- En 2020 :  http://journalpetitbelge.blogspot.com/2020/06/70-ans-de-carriere-pour-annie-cordy.html

- En 2018 :  http://journalpetitbelge.blogspot.com/2018/09/les-90-ans-dannie-cordy.html

Et j'espère que la Ville de Bruxelles va aménager un peu mieux le Square Annie Cordy à Laeken, car cela semblait un peu triste lors des reportages télévisés.