jeudi 31 août 2023

Le rocher Bayard à Dinant

                                               


Au sud de Dinant, en direction d'Anseremme, se dresse un rocher pointu :  le célèbre rocher Bayard, qui est au centre de plusieurs légendes. Selon l'une d'elles, c'est à cet endroit que les quatre Fils Aymon ont été encerclés par les soldats de Charlemagne. Le rocher était encore rattaché à la paroi et le cheval, portant les quatre frères, courut jusqu'à la pointe de la crête rocheuse (le sommet de l'actuel rocher Bayard). Au moment où les soldats de Charlemagne voulurent en finir avec les quatre Fils Aymon, le cheval donna un coup de sabot si puissant sur la crête qu'il atterrit avec les quatre hommes sur l'autre rive de la Meuse. La vérité est cependant bien différente :  l'étroit passage entre le rocher et la paroi est dû aux troupes françaises qui utilisèrent tout simplement des explosifs...

Cliquez ci-dessous sur "Namur" pour retrouver d'autres articles consacrés à la province de Namur.

jeudi 17 août 2023

La Warche

 Avec ses 35 kilomètres, la Warche est le principal affluent de l'Amblève. Elle naît à une altitude d'environ 650 mètres de plusieurs sources disséminées dans les forêts. De là, elle dessine des centaines de petits méandres vers le nord-ouest à travers des prairies, puis par la localité plus importante de Büllingen. 

La Warche se heurte à un premier barrage près de la petite ville de Bütgenbach, elle forme un lac relativement grand qui s'étend jusque Büllingen. Au-delà du barrage, les méandres gagnent de l'ampleur, la Warche accueille quelques affluents, passe par les villages de Weywerts et Champagne avant de rencontrer un second barrage :  Robertville. Mais le lac de retenue est nettement plus petit que celui de Bütgenbach. 

Continuant sa route vers le sud-ouest, elle prend alors la direction de Malmedy, où elle reçoit les eaux de la Warchenne (petite Warche). Et elle se jette dans l'Amblève à l'est de Stavelot, près de l'autoroute E42. Le confluent se situe à une altitude de 300m. 

Il y a plein de belles promenades bien balisées à faire le long de la Warche, ou autour des lacs de Bütchenbach et Robertville (province de Liège). 

A lire aussi sur ce blog :

- l'omelette géante de Malmedy :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2022/09/les-25-ans-de-lomelette-geante-de.html

- la cascade de Coo :   https://journalpetitbelge.blogspot.com/2020/07/la-cascade-de-coo.html?showComment=1597834871618

- le Grand Curtius à Liège :    https://journalpetitbelge.blogspot.com/2017/02/le-grand-curtius-liege.html

lundi 7 août 2023

A la côte belge...

En cette période de congés, j'en profite pour vous proposer de (re)lire quelques anciens articles consacrés aux 60 km de notre côte belge :  

- Le nouveau belvédère de La Panne :    https://journalpetitbelge.blogspot.com/2024/07/cote-belge-le-nouveau-belvedere-de-la.html

- La boucherie Dierendonck à Saint-Idesbald :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2018/10/cote-belge-le-boucher-hendrik.html 

- Les pêcheurs à crevettes d'Ostduinkerke :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2010/06/les-pecheurs-de-crevettes-cheval.html

- La double digue végétalisée de Westende :   https://journalpetitbelge.blogspot.com/2023/09/la-double-digue-vegetalisee-de-westende.html

- Le domaine provincial de Raversijde :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2014/07/cote-belge-4-le-domaine-provincial-de.html

- Le Mercator à Ostende :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2014/10/cote-belge-7-le-mercator-ostende.html

- L'arrêt de tram du Coq (De Haan) :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2014/07/cote-belge-6-larret-de-tram-du-coq-de.html

- La villa d'Albert Einstein au Coq (De Haan) :  https://journalpetitbelge.blogspot.com/2024/08/la-villa-dalbert-einstein-au-coq.html

- Le Zwin à Knokke-Heist :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2011/06/le-zwin-knokke-heist.html

- "Moeder Siska" à Knokke-Heist :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2011/06/le-zwin-knokke-heist.html

- Sur les pas des écrivains de la mer du Nord :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2009/03/sur-les-pas-des-ecrivains-de-la-mer-du.html

mardi 1 août 2023

Luc Terlinden, nouveau chef de l'Eglise belge progressiste

                                          

Comme l'exige le code de droit canon, le cardinal Jozef De Kesel avait remis sa démission l'an dernier car il avait atteint la limite d'âge de 75 ans. Jozef De Kesel a été à la tête de l'Eglise de Belgique de 2015 à 2023, et ces huit années furent marquées par ses problèmes de santé et la pandémie du coronavirus. Mais il a cependant ramené la sérénité au sein de l'Eglise de Belgique après les polémiques autour de son prédécesseur controversé André-Joseph Léonard, et son mandat a été marqué par une ouverture à l'égard de la communauté homosexuelle. 

Après un an de réflexion, le Vatican a décidé de soutenir cette ligne progressiste de l'Eglise de Belgique en choisissant Luc Terlinden (54 ans), le bras droit de Jozef De Kesel qui l'apprécie beaucoup. Il a appris sa nomination alors qu'il célébrait la messe dans le quartier populaire des Marolles à Bruxelles. 

Le chanoine Luc Terlinden n'est pas évêque, mais il était depuis 2021 vicaire général de l'archidiocèse de Malines-Bruxelles. Né à Etterbeek dans une famille noble catholique en 1968, Luc Terlinden a d'abord effectué son service militaire en Allemagne et des études de sciences économiques. Il est ordonné diacre en 1998 et prêtre en 1999. Son parcours est varié :  il est nommé vicaire à la paroisse Saint-François de Louvain-la-Neuve de 2003 à 2010, responsable du Service diocésain des vocations de 2005 à 2014, président du séminaire de Namur en 2017, curé de l'Unité pastorale Sainte-Croix à partir de 2010 (avec la mission de lancer le Pôle Jeunes à Flagey à Ixelles) ; il défend une thèse de doctorat en théologie morale en 2005....avant de devenir vicaire général de l'archidiocèse de Malines-Bruxelles aux côtés de Jozef De Kesel. 

Bien que peu habitué des médias, Luc Terlinden se montre très à l'aise lors de ses premières interviews en tant que nouveau chef de l'Eglise belge. Sa nomination ne suscite aucune réaction négative. Il choisit comme devise épiscopale "Fratelli tutti" parce qu'il attache de l'importance à la fraternité, et dit s'inspirer du pape François et de saint Charles de Foucauld. Luc Terlinden a souhaité donner plus de responsabilités aux femmes au sein de l'Eglise belge. Compromis à la belge, on ne le classe ni dans le camp des conservateurs, ni dans le camp des progressistes, ce qui lui permettra sans doute de faire l'unité autour de sa personne. 

Le 29 juin au Vatican, Luc Terlinden a reçu le pallium, une petite écharpe de laine brodée de croix noires et qui se porte sur les épaules lors des célébrations liturgiques. Elle symbolise le pouvoir pontifical et la fidélité au Saint-Siège. Sa prise de possession officielle du siège archiépiscopale aura lieu le dimanche 3 septembre 2023 en la cathédrale Saint-Rombaut de Malines. 

lundi 10 juillet 2023

Expo de la peintre belge Anna Boch à Ostende

                         


Jusqu'au 5 novembre 2023, le Mu.Zee d'Ostende rend hommage à la peintre et mécène belge Anna Boch, une femme avant-gardiste à la fin du 19ème siècle. L'exposition marque le 175ème anniversaire de sa naissance en 1848 à Saint-Vaast (province du Hainaut) au sein de la célèbre famille Boch. Son père est un des fondateurs de la manufacture Boch Frères Keramis à La Louvière. Son frère Eugène est peintre à Paris, où il se lie d'amitié avec Vincent Van Gogh. Leur cousin l'avocat et écrivain Octave Maus est le fondateur des collectifs d'artistes impressionnistes Les XX et La Libre Esthétique à Bruxelles.

A l'instar de ses contemporaines impressionnistes (Berthe Morisot en France ou Mary Cassat aux Etats-Unis), Anna Boch est née dans un milieu très aisé. Connue pour être très progressiste, elle possède sa propre voiture, voyage beaucoup et souvent seule, ce qui ne se fait guère pour une femme à cette époque. Grande mélomane et collectionneuse d'art, elle achète des oeuvres de Paul Gauguin, Vincent Van Goh et Paul Signac. Dans sa propre oeuvre, les paysages marins, la nature et les voyages occupent une place importante. On y retrouve également la mer du Nord, la côte belge, et surtout Ostende, la ville de James Ensor, ce qui explique pourquoi le Mu.Zee lui consacre une exposition. Il a fallu deux ans de recherche pour mettre sur pied cette exposition inédite. 

Qu'un musée d'Ostende (Flandre occidentale) consacre une exposition à une peintre originaire de La Louvière (Hainaut), c'est aussi un beau symbole...  

lundi 26 juin 2023

Le prêtre belgo-brésilien Eugène Rixen

                              


Originaire de La Calamine (province de Liège),  le prêtre belge Eugène Rixen (79 ans) vit depuis plus de 40 ans au Brésil et est aujourd'hui évêque émérite du diocèse de Goias. Lors de sa venue en Belgique au printemps dernier, il s'est confié à la presse pour soutenir les collectes du Carême 2023 en faveur de projets sociaux au Brésil :

"D'oû vous vient cet attachement aux problématiques des travailleurs ruraux ?
- En 1983, j'étais curé à Promissao dans l'Etat de Sao Paulo, où ont commencé à venir des sans-terre, des gens expulsés des barrages et que j'ai accueillis dans la paroisse, que j'ai soutenus dans leur lutte pour obtenir un bout de terre. Il y a par ailleurs eu une grande réforme agraire à laquelle j'ai participé activement :  plus de 600 familles, dont la plupart fort liées au travail de l'Eglise et qui voulaient travailler la terre, planter des cultures différentes, qui étaient fatiguées de vivre en ville. Ca m'a ouvert les yeux sur le problème de la terre.

- C'est une réalité à laquelle vous ne vous attendiez pas ?
- J'ai toujours été sensible aux problèmes sociaux. En Belgique, c'était avec les gens de la rue. Les problèmes sociaux font partie de mon ADN. Alors, quand je suis arrivé au Brésil, je me suis tout de suite intéressé à ce genre de problématiques dans le diocèse de Lins, où l'évêque Pedro Paulo Koop m'a aussi ouvert les yeux là-dessus.

- En 1999, vous êtes nommé évêque de Goias, un diocèse très ancien au sein duquel votre prédécesseur s'est montré très actif sur cette problématique ?
- Oui. Quand j'ai été nommé évêque successeur de dom Tomas Balduino (fondateur de la Commission pastorale de la Terre), c'était justement à cause de ma sensibilité pour l'accès à la terre. Avec la présence de la Commission pastorale de la Terre, j'ai tout de suite embrassé cette problématique que j'ai soutenu : j'ai même aidé à la réalisation de différents assentamentos, j'ai visité plusieurs acapamentos et je me rappelle avoir parlé avec le ministre de la réforme agraire afin de libérer des terres. Au début, c'était surtout la lutte pour la terre, mais ces dernières années, c'est surtout la lutte pour une agriculture écologique, qui produit de l'alimentation pour la population.

- De nombreux autres Belges ont fait le choix de partir pour le Brésil (on pense notamment à Joseph Comblin) ?
- Je connaissais très bien Joseph Comblin, l'un des pionniers de la théologie de la libération et grand ami de dom Helder Camara. Nous nous sommes d'ailleurs rendus tout récemment à son mémorial avec les religieux belges qui se trouvent aujourd'hui au Brésil. Nous étions 8 prêtres et 2 religieuses (c'est moins qu'avant). Joseph Comblin est un grand nom, mais il y en a d'autres. Le plus grand bibliste brésilien est aussi un Belge d'origine : Johan Konings, décédé en 2022, un jésuite de grande renommée. Un autre jésuite qui a beaucoup aidé dans les enjeux sociaux du pays, c'est le Bruxellois Thierry Linard, décédé également en 2022. Tant d'autres ont eu une grande influence au Brésil.

- Vous évoquez la théologie de la libération. En quoi celle-ci a-t-elle joué un rôle dans l'attrait des Belges pour le Brésil ?
- Quand on est arrivé ici, on était très ouvert à cette théologie, une théologie plus sociale, plus engagée vis-à-vis de la réalité. L'Eglise brésilienne, du moins dans le diocèse de Lins où je me trouvais à mes débuts, était tout à fait dans cette ligne. On sent que beaucoup de Belges ont donné un grand témoignage ici, au Brésil, surtout dans la ligne de l'engagement social.

- Et aujourd'hui ?
- La jeune génération a beaucoup changé :  elle est beaucoup plus intéressée par la liturgie, même si elle continue à avoir encore des prêtres engagés socialement.

- Comment expliquer ce repli conservateur alors que le pape François est lui-même considéré comme un progressiste ?
- Cela me fait beaucoup souffrir. Mais il y a là toute l'influence des papes antérieurs, qui ont imprimé beaucoup de force aux mouvements charismatiques, traditionnels, et qui ont été très méfiants vis-à-vis de la théologie de la libération et d'une Eglise plus engagée socialement. Malheureusement, je ne sais pas si, avec le pape François, on arrivera à récupérer une Eglise plus engagée en ce sens. Il faudra du temps...".


jeudi 1 juin 2023

La politique belge vue par Carl Devos

                      


Le politologue Carl Devos (Université de Gand) a répondu aux questions du groupe Sud Presse sur la politique belge :

"Quel parti vous semble jouer le plus gros en 2024 ?
- Presque tous jouent gros. Les Verts se rapprochent du seuil électoral, ce qui pourrait les faire disparaître du parlement dans plusieurs circonscriptions. Pour eux, l'élection est existentielle comme pour l'Open VLD et le CD&V :  s'ils passent sous les 10%, ils deviennent des petits partis qui ne peuvent peser sur les formations. Ils risquent de voir certains de leurs élus partir ailleurs, à la NVA par exemple. La NVA subirait un affront si le Vlaams Belang devenait le premier parti en Flandre et dirigeait la formation du gouvernement flamand. La NVA serait poussée à rompre le cordon sanitaire s'il n'y a pas d'option pour elle au fédéral, ce qui peut la diviser en interne. Son rêve d'une CDU flamande, avec une partie du VLD et du CD&V, s'évanouira alors.

- Juin 2024, ce sont les élections de tous les dangers ?
- La situation est désespérée mais on en a l'expérience. Si la poussée des extrêmes oblige à une Vivaldi 2, ce sera à nouveau la misère : pas de vision, pas de cohérence, des disputes. Si les partis centristes perdent, qui aura l'autorité pour des réformes majeures ? Il n'y a plus d'homme d'Etat, que restera-t-il des grands partis après une nouvelle défaite ? Les relations sont déjà si tendues... Sur le plan budgétaire, ce sera une tâche jamais vue. De nombreux partis préfèrent la dissimuler aujourd'hui.

- Quels seront les enjeux mis en avant dans la campagne ?
- La migration, l'économie (les revenus, les prix), la sécurité sociale (pensions) et le fonctionnement du système politique.

- Bart De Wever peut-il réaliser son rêve confédéraliste ?
- Pas comme lui et la NVA le décrivent. Tout au plus un accord sur des compétences bicéphales dans le cadre fédéral. Une réforme de l'Etat nécessite 100 sièges sur 150 et la majorité dans les groupes linguistiques : cela me semble impossible vu le succès des partis radicaux. Les Verts et le MR n'en veulent pas. Le PS n'acceptera qu'en échange du refinancement des francophones et de Bruxelles. Mais l'argent fédéral est épuisé. Paul Magnette s'embarquera-t-il là-dedans après un succès du PTB ? La formation risque d'être longue et de n'aboutir que sous la pression des marchés financiers et de la Commission Européenne". 

lundi 15 mai 2023

Soutien à Olivier Vandecasteele

                 


Soutien au Belge Olivier Vandecasteele, emprisonné depuis plus de 400 jours en Iran et condamné sans raison. Un traité pourrait permettre un échange de prisonnier entre la Belgique et l'Iran. Mais malgré la pression politique et citoyenne, rien ne semble bouger...  Courage à Olivier et à tous ses proches. 

lundi 8 mai 2023

"La blessure et la grâce" (Gabriel Ringlet)

                                        


Membre de l'Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique, ancien journaliste au quotidien socialiste "La Wallonie", ancien professeur à l'UCL, l'abbé Gabriel Ringlet sort un nouveau livre, "La blessure et la grâce", aux éditions Albin Michel. A cette occasion, il a répondu aux questions du groupe "L'Avenir" :

"Quand est née votre passion pour l'actualité ?
- A 12 ans, mes parents étaient convaincus que je serais journaliste. Ils ont été sidérés que j'entre au séminaire. Mais je n'imagine pas une lecture de l'Evangile qui ne soit branchée sur l'actualité. Jésus n'a jamais rien fait d'autre. Il part toujours d'un petit fait dans un pays, la Palestine, soumis à une occupation romaine très dure, avec des attentats permanents, des groupes de résistants, des intégristes. Un pouvoir religieux extrêmement traditionnel, comme aujourd'hui l'Eglise orthodoxe en Russie. 

- L'Histoire serait un éternel recommencement ?
- La blessure est permanente, celle de l'actualité, dans nos vies, la maladie, le deuil, mais aussi les blessures morales et spirituelles. Si, dans le titre du livre, j'ajoute la grâce, c'est parce que même dans les circonstances les plus tragiques, surgissent des pépites de joie, des gens qui viennent nous redonner espoir. C'est le cas de Jésus qui a apporté une lumière inédite dans un paysage très sombre.

- D'où l'actualité des Evangiles ?
- Oui, à une condition :  qu'on les réinterprète en permanence. Leur relecture est indispensable pour qu'elles continuent à avoir un avenir. Toutes les sensibilités peuvent y venir : on peut aussi en faire une lecture laïque, humaniste, juive, musulmane. Leur souffle poétique dépasse la doctrine.

- Mais l'Eglise ne rend pas vraiment ce texte audible ?
- L'Eglise chrétienne connaît en effet une telle crise, pas seulement à cause de la pédophilie, mais également par son discours sur la morale, sur le dogme que beaucoup s'en tiennent éloignés. Pourtant, des choses que je tente de dire depuis très longtemps, paraissent plus naturelles aujourd'hui. Même des lieux officiels s'interrogent profondément. Le souffle de l'Evangile est occulté par des débats qui devraient être beaucoup plus libres. Il faut se débarrasser de toute la lourdeur du dogme, de la doctrine et même de la morale qui vient occulter une parole beaucoup plus jeune que ça".