lundi 2 avril 2007

Faut-il lire plus d'auteurs belges à l'école?

La lecture du livre "L'école des Belges : dix romanciers d'aujourd'hui" (voir l'article que je lui ai consacré le mois dernier) m'a incité à me faire une réflexion : je n'ai pas le souvenir d'avoir lu un auteur belge durant mes études secondaires. Par contre, je me rappelle de Molière, Camus, Ionesco, Maupassant et d'autres. Je trouve cela dommage. Bien entendu, il n'est pas question de ne plus lire que du belge, mais on pourrait leur accorder une place plus importante dans le cours de français et faire venir en classe des écrivains de notre pays. La même réflexion peut être faite pour les médias et libraires qui ne mettent pas assez en valeur les auteurs belges. Ce serait aussi un coup de pouce à nos petites maisons d'édition qui doivent se battre face aux grandes maisons parisiennes.

Et vous, enseignants, écrivains, libraires ou simples citoyens, pensez-vous qu'il faut lire plus d'auteurs belges à l'école?

5 commentaires:

... a dit…

Ben on avait le Grévisse.
Si c'est pas belge ça...

Aelius Philologus a dit…

Etant personnellement prof de français ici en Belgique, je suis tout à fait d'accord avec toi: il est souhaitable d'insérer la littérature belge dans nos écoles secondaires, sans ne plus faire que ça évidemment (comme tu le dis très justement dans ton article).
Par ailleurs, inviter des auteurs belges est aussi une source d'enrichissement pour nos jeunes.

Benoît a dit…

Mon bon Vincent,

Merci pour votre message. Depuis des années je vais en tous sens aux quatre coins de notre royaume. Parler de mes livres. Et de mon métier. Et lorsqu’à Dolembreux, à Morville, à Dinant, à Arlon, à Jette, à Tournai, à La Roche, à Saint Hubert, à Jumet… j'accuse des fatigues, eh bien, je sais que je suis là pour faire briller les yeux de l’enfance, de l’adolescence, de la vie et de mon petit pays tout entier ! Eh oui, je rêve à cela ! Et ça me donne une pêche d’enfer ! Quand je vais à la rencontre d’une école, je sais que je dépose des graines de littérature, de poésie et d’humanité dans le cœur de centaines d’enfants de mon pays. Et j’en suis heureux. Et j’en suis fier. Loin des salons du livre. Loin des plateaux de télé. Loin des micros de la radio. Visiter une école, c’est un travail de l’ombre. Ce travail demande beaucoup de patience, de temps et de disponibilité. Et j’en écris encore des textes pour continuer de rencontrer la vie dans ces écoles qui, parfois, en ont grandement besoin ! Si vous saviez… Souvent, au volant de ma voiture, vers l’école Saint Antoine, vers l’école Tournesol, vers le collège Saint Julien ou autre, j’aimerais que soient là, avec moi, les ministres qui donnent les sous pour rendre possible ce genre de rencontre ; j’aimerais que soit là, avec moi, notre Princesse qui aime tant et tant les mots et les livres et l’enfance ; j’aimerais que soient là, avec moi, nos éditeurs qui se battent beaucoup pour tenir à flot le navire de leurs projets… J’aimerais qu’ils soient là pour voir comment et combien notre pays est beau, notre enfance est féconde et surtout combien il est précieux pour la Vie de faire entrer un écrivain dans une école ! C’est une bouffée de poésie et d’espérance que les enfants n’oublieront jamais. Je suis accueilli avec des gâteaux que les mamans ont préparés ensemble. Je suis accueilli par des récitations de mes poèmes sous les yeux passionnés de l’institutrice. Je suis accueilli par des spectacles cent fois répétés, sur les planches d’un hôtel de ville ou dans un coin de classe au fond du monde… Qui connaît l’école de Morville, avec son grand feu dans la grande classe de 7 élèves ? Je reçois des dizaines de lettres écrites à l’encre bleue… Et voyagent les stylos ! Si vous saviez, mon bon Vincent, combien les enseignantes et les enseignants se démènent pour recueillir quelques sous afin de rendre mes visites possibles. Si vous saviez, mon bon Vincent, combien le Service de la Promotion des Lettres de la Communauté française est là -et bien là- autour des auteurs pour aider ce genre de projet. Mais si vous saviez comme tout cela est précaire : certains subsides semblent ne tenir qu’à un fil ! Si vous saviez combien nous touchons un salaire de misère pour ce travail sans aucune sécurité…

Chaque fois que l’on m’appelle, n’importe où de Belgique, je m’arrange pour y être. Je passe des heures dans ma voiture -au lieu d’écrire ! Parce que je sais que là je prends soin de mon pays, de sa jeunesse, de son corps enseignant, comme lorsque je prenais soin des patients qui m’étaient confiés lorsque j’étais infirmier, il y a longtemps.

Bravo pour votre Blog et longue vie à lui !

Cordialement,

Benoît Coppée

http://ohtheo.skynetblogs.be/

Alicia Vandenabeele a dit…

Bonjour,
Comme je l’ai indiqué dans un commentaire précédent, j’enseigne le français dans le 1er degré du secondaire. Mes élèves lisent huit livres de jeunesse par an. L’an dernier, une collègue m’a fait lire « Tombé des nues » de Patrick Delperdange. Roman écrit par un Belge et publié par une maison d’édition belge. J’ai apprécié ce roman et je l’ai trouvé aussi bon que les autres romans que je faisais lire auparavant. Je me suis alors demandé s’il était possible de trouver d’autres romans de jeunesse écrits par des Belges. J’en ai trouvé bien plus qu’il ne m’en fallait et pour tout vous avouer, je n’ai pas été déçue. Mes élèves, cette année ont donc lu du BELGE. Citons par exemple, « 16-1 = 14 » d’Evelyne Wilwerth, « La Bille de Verre » de Maurice Carême (malheureusement il n’est plus édité mais c’est roman qui est parfait pour l’étude du conte), « De la terrible et magnifique histoire des créatures les plus moches de l’univers » de Thomas Gunzig, « Les Fleurs brûlées » de Nadine Monfils, « Inimaginaire » de Pierre Coran, « L’île noire » de John Flanders, « Rio Negro » de René Sterne, « Les enfants de la guerre » de Gil Lacq, « Contes et légendes du pays hennuyer » de Jean-Luc Dubart, « La remplaçante » de Frank Andriat, « Le garçon qui avait mangé un bus » de Nicolas Ancion, « Loverdose » de Bruno Coppens,…(Désolée pour ceux que je ne connais pas ou que je n’ai pas cité, contactez-moi, ça m’intéresse !)
Je pense donc qu’il y a moyen de lire plus d’auteurs belges dans les établissements scolaires tout en respectant les programmes. Bon, j’avoue, la grande enfant que je suis a quand un faible pour Roald Dahl…
Monsieur Coppée, je découvre vos romans via ce commentaire, je vais les lire et pourquoi pas les proposer à mes élèves ?
A bientôt,
Alicia Vandenabeele
http://aliciapsbeloeil.skynetblogs.be

bbgoogle a dit…

Pouvez-vous donner un coup d'oeil à mon site?
http://www.poesie.be
Bonne journée.
Une Belge
bb@poesie.be