lundi 29 février 2016

La fête des craquelins à Grammont

(Article actualisé en 2018)

Ce week-end, la ville de Grammont (province de Flandre Orientale) était en fête pour les Krakelingen et le Tonnekensbrand, qui sont inscrits depuis 2010 au patrimoine culturel et immatériel de l'Unesco. Chaque avant-dernier dimanche précédant le premier lundi de mars, les Krakelingen (fête des craquelins) et le Tonnekensbrand (fête du feu) mêlent tous les deux symboles chrétiens et traditions folkloriques.

Ces manifestations trouvent leur origine dans une légende remontant au siège de Gauthier d'Enghien en 1381. Selon elle, la population grammontoise assiégée aurait jeté au-dessus des murs de la ville ce qui lui restait de nourriture pour décourager l'ennemi et lui donner l'impression qu'elle avait assez de ressources pour vivre. Même si cette histoire a ensuite été démentie, la fête populaire a continué à vivre à travers les siècles.

Depuis 1393, date de la première trace de cette manifestation, plus d'un millier de personnes se rassemblent chaque année à Grammont pour célébrer le cycle des saisons lors d'un grand cortège réunissant histoires locales et nouveautés. Ce sont les géants Goliath, Gerarda et Kinneke Baba qui ouvre le cortège qui part de l'église romane d'Hunnegem en direction de la colline d'Oudenberg. La procession retrace vingt-cinq siècles d'histoire et est composée d'environ un millier de personnes.

Arrivé à la colline, le cortège se dissout. Les druides, les porteurs de craquelins (petits pistolets séchés en forme d'anneaux) et les autorités gravissent la colline pour rejoindre la chapelle et réciter la litanie de Notre-Dame avec le clergé. Les autorités boivent ensuite une gorgée de vin dans une coupe d'argent datant du 16ème siècle, dans lequel nage un petit poisson vivant, cela en signe d'abondance.

Après ce rituel, 10.000 craquelins sont jetés sur la foule qui s'évertue à attraper l'unique exemplaire contenant un papier donnant droit au "craquelin d'or", créé par un bijoutier local et d'une valeur de 750 euros. A 20h, c'est le Tonnekenbrand (fête du feu) : au sommet de la vieille montagne, un mât enveloppé de paille est allumé, symbole de la fin de l'hiver et du retour de la lumière et de la vie. Des torches sont ensuite distribuées au public qui ramène le feu sur la Grand-Place. Le feu est au même moment répandu dans les quinze villages de la commune.

A l'occasion des 950 ans de la ville de Grammont, le roi Philippe et la reine Mathilde ont assisté au cortège des Krakelingen en février 2018.

                         

lundi 22 février 2016

Activités culturelles à Gand

Expo "Guillaume Ier et la Belgique" (actuellement au STAM)
Il y a deux siècles, le Benelux actuel (Belgique, Pays-Bas et grand-duché de Luxembourg) ne forment qu'un seul pays de 1815 à 1830 : le royaume des Pays-Bas. Le roi Guillaume d'Orange règne en despote éclairé, mais il encourage le développement de l'économie, des infrastructures, de l'enseignement et de la vie culturelle. Au moyen de caricatures, d'objets historiques et de dispositifs multimédias interactifs, l'exposition évoque cette période de notre Histoire. La Belgique deviendra indépendante en 1830 (suite à la révolution belge) et le grand-duché de Luxembourg en 1890 (suite à un pacte de famille pour la succession, ce pays passe à la branche cadette des Orange-Nassau).


Expo de Marthe Donas (du 5 mars au 5 juin au Musée des Beaux-Arts)
Le Musée des Beaux-Arts de Gand organise la première grande rétrospective consacrée à l'artiste anversoise Marthe Donas (1885-1967), la seule femme belge de l'avant-garde internationale. Née dans un milieu bourgeois, son père s'oppose à ses ambitions d'artiste, mais Marthe tient bon et suit, par intermittence, des cours à Anvers, Dublin et Paris. Marthe travaille d'abord avec le sculpteur révolutionnaire ukrainien Alexander Archipenko : il y a une vraie symbiose entre leurs œuvres, et ils prennent leurs premiers contacts internationaux. Marthe acquiert une renommée considérable dans l'entre-deux-guerres, notamment grâce à son exposition dans la célèbre galerie berlinoise Der Sturm. La collectionneuse américaine Katherine Dreier lui achète quatre tableaux et un dessin à l'encre. A partir des années 60, les œuvres de Donas sont à nouveau reconnues, et elle est redécouverte, en Belgique comme à l'étranger, comme un des pionniers du modernisme belge.


Expo "Flower Power" (du 22 avril au 1er mai au Musée des Beaux-Arts)
Après 26 ans d'absence, les Floralies reviennent en 2016 au centre de la ville de Gand à travers cette exposition du Musée des Beaux-Arts : "une fusion pétillante entre l'art et la force et la beauté de la nature" pour reprendre la présentation de l'exposition. Des fleuristes et des artistes floraux vont se laisser inspirer par sa collection de natures mortes de peintures anciennes. Dans la galerie, les artistes contemporains Simryn Gill, Gert Robijns, Gerda Steiner et Jörg Lenzlinger présenteront des installations grandioses de fleurs, plantes et papier. Plus d'infos sur les Floralies Gantoises :  www.floralien.be


Expo Emile Verhaeren (du 15 octobre au 15 janvier au Musée des Beaux-Arts)
En cette année 2016, plusieurs manifestations et expositions commémoreront le centenaire du décès du grand poète belge Emile Verhaeren. C'est le cas du Musée des Beaux-Arts de Gand. L'exposition mettra en lumière le caractère universel de l'œuvre de Verhaeren, son réseau dans le monde artistique et l'attention internationale pour son œuvre qui rayonna jusqu'en Russie. Le Musée des Beaux-Arts mettra en dialogue des tableaux des 19ème et 20ème siècles avec l'œuvre du poète et critique d'art international. Des œuvres d'artistes de son entourage personnel seront présentées avec des lettres, notes et poèmes d'Emile Verhaeren.


A noter également que la ville de Gand va inaugurer une place Romain Deconinck, du nom de la figure de proue du théâtre populaire gantois décédé en 1994. Il avait déjà sa statue sur les marches d'escalier du théâtre de la ville.



jeudi 18 février 2016

Nouveautés des éditions Racine

Voici plusieurs nouveautés de la maison d'édition belge Racine (www.racine.be) :


"Paul Hymans : un authentique homme d'Etat" de Paul-F. Smets


                                                               


Ce livre offre une vie nouvelle au parcours d'un homme qui a illustré la Belgique aux plus hauts niveaux :  Ministre d'Etat dès 1914, plusieurs fois ministre des Affaires étrangères, mais aussi ministre de la Justice et des Affaires économiques, premier plénipotentiaire à la Conférence de la Paix pour la négociation du traité de Versailles et la rédaction du pacte de la Société des Nations, dont il fut le premier président. Député pendant 40 ans, avocat, journaliste, diplomate, négociateur redoutable, historien, pédagogue, orateur brillant, essayiste, Paul Hymans fut militant pour la liberté et la solidarité, l'instruction obligatoire, le suffrage universel, la séparation de l'Eglise et de l'Etat, pour la culture et le progrès social.




"Ludictionnaire" de Bruno Coppens
                                                                  


Comme à son habitude, l'humoriste belge Bruno Coppens nous régale de ses définitions très personnelles et de ses coups de cœur de la langue française. Ce Ludictionnaire réunit les défi-nitions de mots que l'on croit connaître et qu'on va redécouvrir. Des définitions qu'on ne trouve ni dans le Robert, ni dans le Larousse, ni sur Wikipédia et qui "chambouleverseront" nos connaissances de la langue française.


Quelques exemples :    Adultère = fourberie d'escarpins / Bourrelets = dégâts chocollatéraux / Cougar = dérèglement de la mature / Guillotine = hachoir-minute pour grosses légumes / Obama (Barack) = vedette de la série télé "Desperate House White" / Union Européenne = alliées nations.




"L'Histoire de la Belgique en 100 images" (Eugène Warmenbol)


                                                                


(Re)découvrez 100 images de l'histoire de notre pays! Des iguanodons de Bernissart à Jan Fabre en passant par le lion du barrage de la Gileppe, l'auteur parcourt l'histoire de la Belgique, au sens géographique du terme, à travers 100 images (objets, vestiges, œuvres d'art, portraits, monuments de la préhistoire à l'époque contemporaine, choisis avec soin et subjectivité).


"Lilian et le Roi : la biographie" (Olivier Defrance


                                                           


Cette deuxième biographie de la princesse Lilian (après celle controversée d'Evrard Raskin) a été écrite par l'historien Olivier Defrance sur base d'archives totalement inédites, telles que des notes personnelles et des lettres de la princesse Lilian et du roi Léopold III. Elle fut l'une des cibles privilégiées des anti-léopoldistes, lui collant une image d'intrigante, à la manière de la méchante belle-mère de Blanche Neige. Mais la réelle personnalité de la princesse demeurait mystérieuse et méconnue, plongée dans l'ombre de son époux et de la Question Royale. Aujourd'hui, le temps a passé, les différents protagonistes sont décédées, de nouvelles sources apparaissent, les réactions passionnées font place à des réflexions plus nuancées.

lundi 15 février 2016

Palmarès des Magrittes 2016 du cinéma belge

Les Magrittes sont l'équivalent des Césars français, mais ils n'existent que depuis six ans. La cérémonie était rehaussée de la présence du prince Laurent et de la princesse Claire. L'édition 2016 a consacré plusieurs personnalités dont je vous ai déjà parlé, en particulier Jaco Van Dormael.


Meilleur film :   "Le tout nouveau testament" de Jaco Van Dormael (plus d'infos :  http://journalpetitbelge.blogspot.com/2015/09/sortie-du-nouveau-film-de-jaco-van.html)


Meilleur premier film :  "Tous les chats sont gris" de Savina Dellicour


Meilleur réalisateur :  Jaco Van Dormael pour "Le tout nouveau testament" (plus d'infos :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2015/09/sortie-du-nouveau-film-de-jaco-van.html)


Meilleure actrice :  Veerle Baetens dans "Un début prometteur" (plus d'infos :  http://journalpetitbelge.blogspot.com/2013/12/bravo-les-belges-decembre-2013.html)


Meilleur acteur :  Wim Willaert dans "Je suis mort mais j'ai des amis"


Meilleure actrice pour un second rôle :  Anne Coesens dans "Tous les chats sont gris"


Meilleur acteur pour un second rôle :  Laurent Capelluto dans "L'enquête"


Meilleur espoir féminin :  Lucie Debay dans "Melody"


Meilleur espoir masculin :   Benjamin Ramon dans "Etre" (plus d'infos :  http://journalpetitbelge.blogspot.com/2008/10/un-jeune-acteur-belge-benjamin-ramon.html)


Meilleur film flamand :  "D'Ardennen" de Robin Pront


Meilleur scénario :  Jaco Van Dormael et Thomas Gunzig pour "Le tout nouveau testament" (plus d'infos :  http://journalpetitbelge.blogspot.com/2015/09/sortie-du-nouveau-film-de-jaco-van.html)

jeudi 11 février 2016

Les 40 ans de l'entreprise Thomas&Piron

Avec les montres Ice-Watch dont je vous ai déjà parlé (voir mon article http://journalpetitbelge.blogspot.be/2012/12/ice-watch-une-success-story-belge_10.html), voici une autre réussite économique de notre province de Luxembourg :  la société Thomas&Piron. Leader sur le marché de la construction clé sur porte, elle fête cette année ses 40 ans d'existence. Implantée dans le petit village d'Our, près de Paliseul en province de Luxembourg, l'entreprise a pris une ampleur considérable avec 20.000 logements construits en 40 ans!


C'est avec la rénovation de la maison de ses parents au début des années 70 que Louis-Marie Piron a mis le pied à l'étrier. Avec un ami Charles Thomas, ils lancent la société Thomas&Piron (associant les deux noms de famille). Le concept est simple :  "Une seule signature pour le client et nous gérons le reste. Depuis l'achat du terrain, les devis jusqu'à l'aménagement intérieur. Le client doit simplement indiquer ses préférences pour le choix des matériaux", comme l'explique un administrateur. 


La société enregistre 330 millions de chiffre d'affaire et 10% de parts de marché pour le segment des logements individuels, dont 1.122 biens ont trouvé acquéreur rien qu'en 2015. Afin de pérenniser la société, elle a été subdivisée l'an dernier en plusieurs filiales distinctes. A la tête du holding, François Piron a repris les rênes de son père, mais Louis-Marie Piron s'occupe toujours du grand-duché de Luxembourg et de la société qui se développe au Maroc. La France et le Kenya disposent également d'une structure Thomas&Piron qui développe ses activités sur le terrain. Tout en continuant à asseoir leur leadership en Belgique, l'expansion fulgurante de Thomas&Piron n'en est donc qu'à ses débuts...



vendredi 5 février 2016

Bon Carnaval à tous !

                                                  


C'est parti pour les premiers carnavals belges de 2016 ! Le plus connu d'entre eux, Binche (province du Hainaut), aura lieu dans quelques jours et est inscrit au patrimoine immatériel de l'Unesco. Je vous invite à (re)lire l'article que je lui avais consacré :   http://journalpetitbelge.blogspot.be/2010/02/le-carnaval-de-binche.html


Au nord du pays, c'est celui d'Alost (province de Flandre Orientale) qui est le plus connu. Je vous en avais également déjà parlé :  http://journalpetitbelge.blogspot.be/2011/03/le-carnaval-dalost.html


Il y a également celui d'Herenthout (province d'Anvers) que j'ai découvert grâce à notre ami Dominic :  http://fotodominic.skynetblogs.be/archive/2011/03/06/carnaval-herenthout.html


Et vous, quel est votre carnaval préféré? N'hésitez pas à nous faire part de vos souvenirs de carnaval. Et bonne semaine de vacances de Carnaval à ceux qui sont en congé!

lundi 1 février 2016

Premier album pour Alice On The Roof

Révélée par l'émission "The Voice Belgique", la chanteuse belge Alice Dutoit (alias Alice On The Roof) vient de fêter ses 21 ans et de sortir son premier album intitulé "Higher". Vous pouvez écouter Alice sur Youtube :    https://www.youtube.com/watch?v=pwRVslP0aRE


Alice vient de répondre aux questions des journaux du groupe Sud Presse :


"Après deux hits radio coup sur coup, vous appelez votre album "Higher" : c'est parce qu'on peut encore aller plus haut que sur les toits?
- C'est une référence à mon côté rêveur qui est très marqué. Je dois grandir, acquérir de la matûrité. Je suis encore dans une période de transition, j'ai encore un côté enfantin. Même s'il est marqué dans ma personnalité, et que je ne veux pas non plus m'en débarrasser!


- Pourquoi avez-vous choisi un pseudonyme en référence à votre nom de famille?
- C'est mon grain de folie, çà fait tête dans les nuages... Je suis timide aussi. Ca va mieux mais je le suis restée.


- C'est un cliché de qualifier votre musique d' "éthérée" ?
- En même temps, le terme convient. Je fais de la musique aérienne, je suis très attirée par des Scandinaves comme Emilie Nicolas, Sigur Ros ou Björk, même si, elle, je ne l'écoute pas beaucoup. Pour moi, la musique, c'est une échappatoire, une bulle d'air.


- Depuis "The Voice Belgique" en 2014, votre vie a beaucoup changé, non? Vous habitez toujours chez vos parents?
- Oui, chez moi à Sirault près de Mons. C'est vrai que ma vie a considérablement changé : je vis de ma passion. En fait, c'est comme si j'adorais les bonbons et que ma réserve de fraises tagada était illimitée! Je suis vraiment épanouie, d'autant qu'il y a des tas de métiers qui se cachent derrière la chanson :  le studio, l'écriture, la composition, la scène, le stylisme. Tout est créatif, çà me va!


- Vous avez abandonné vos études?
- Non, j'ai encore un an à faire à Braine-le-Comte pour être institutrice primaire. J'ai commencé pendant "The Voice Belgique" et j'ai eu des profs compréhensifs. Aujourd'hui, j'étudie à distance. Je dois bien avouer que c'est moins ma priorité, je suis moins motivée que par la musique. Mes profs me voient presque plus en concert qu'à l'école!


- Revenons quelques mois en arrière quand vous sortez de l'émission...
- Quelque temps après, une ou deux semaines,  je suis recontactée par Marc de Suarez qui n'était pas mon coach, puisque j'étais avec Natasha St-Pier. Il m'a invitée par SMS à passer à son studio. On a fait un test sur "Princes" d'Oscar&the Wolf. Et çà a collé, on a trouvé une direction. On n'a pas fait du Suarez et il a senti vers où je voulais aller. Il m'a apporté les bases.


- C'est lui qui vous a persuadée d'écrire vos chansons?
- En sortant de "The Voice", je voulais arrêter les reprises. Marc a vu en moi cette capacité à écrire que je ne croyais pas avoir. Mais la confiance qu'il m'a donnée m'a permis de sentir que je pouvais y arriver.


- Et pourquoi les cheveux roses?
- Je me suis inspirée des it-girls japonaises. Je suis en cosplay, en fait. J'avais envie d'adopter un look martien, de jouer avec les normes. A 20 ans, c'est le moment de faire ce genre de folie. Je vais pas faire çà à 60 ans!


- Pourquoi avez-vous choisi l'anglais?
- A l'oreille, l'anglais est musical, même si le français peut aussi bien sonner. Ca, c'est une chose. L'autre chose, c'est que l'anglais est un voile de protection. J'arrive à dire des choses en anglais que je n'assumerais pas en français. "Feel tonight", c'est une chanson sensuelle. Alors que dans la vie, j'ai 0% de sensualité et 100% de pudeur! Rien que penser à ce que je dis, je rougis...".

samedi 30 janvier 2016

Nouveau film de Joachim Lafosse

Né en 1975, le cinéaste belge Joachim Lafosse a étudié à l'Institut des Arts de Diffusion à Louvain-la-Neuve. Son sixième film s'appelle "Les chevaliers blancs" avec l'acteur Vincent Lindon dans le rôle principal. Il traite de l'affaire de l'Arche de Zoé qui avait tenté en 2007 d'enlever une centaine d'enfants tchadiens supposés orphelins pour les remettre à des familles adoptantes françaises. En voici quelques images :    https://www.youtube.com/watch?v=feBsWAM5u-E


Joachim Lafosse a répondu aux questions des journaux du groupe Vers l'Avenir :


"Pourquoi vous inspirer de ce fait divers qui n'a pas durablement marqué l'opinion publique, en Belgique du moins?
- J'ai voulu que le spectateur vive le film comme les Africains qui ont vu débarquer cette ONG. Ils ne savaient rien. C'est un film d'aventure, un thriller psychologique, qui est aussi éminemment politique.


- Quel est votre avis sur cette affaire de l'arche de Zoé?
- Je pense qu'on n'a pas le droit de mentir aux gens, même si on croit que c'est dans leur intérêt. Si parce qu'un pays interdit l'adoption internationale, on décide de manipuler les gens de la région, c'est une erreur et çà mène au fiasco. Le personnage ne fait pas çà par enrichissement personnel. Il le fait pour sa gloire. Il sait que des familles adoptantes sont dans le désespoir et au nom de cette émotion, il ment. Il n'accepte pas les critiques de ses collègues. C'est là que les questions de morale au sein d'un groupe me passionnent le plus.


- Au fur et à mesure, Jacques devient manipulateur et amoral. A la base, il avait pourtant de bonnes intentions?
- L'enfer est pavé de bonnes intentions. Tant de gens veulent faire le bien... C'est pourquoi c'est plus intéressant d'interroger ces bonnes intentions plutôt que les mauvaises, auxquelles on ne donne jamais forme.


- Ca résonne avec l'actualité : l'emballement émotionnel face au manque d'engagement politique?
- Evidemment! La question des migrants existe depuis des années et soudain on s'est ému à la vue d'un garçon mort sur une plage. Fondamentalement, le centre d'accueil improvisé au centre de Bruxelles ne sert à rien, mais au nom de l'émotion, on se met à faire des choses folles. Aujourd'hui, il y a un désinvestissement dans le politique. Les gens n'ont plus de patience. Alors, les propos simplistes et séduisants débarquent. Choisir d'adopter un enfant ramené par Jacques, c'est comme voter Marine Le Pen. Tous deux proposent des solutions simplistes face à un problème complexe.


- D'où vous vient cette fascination pour la manipulation?
- Ce qui m'intéresse, c'est quand un personnage ramène tout à soi en oubliant qu'il y a des autres. C'est la fin de l'altérité. Cette obsession, avec ce film, atteint un point culminant, mais je suis en train de faire un autre film où j'ai trouvé encore plus fort!".


"Les chevaliers blancs", thriller psychologique de Joachim Lafosse (1h47) avec Vincent Lindon, Louise Bourgoin et Reda Kateb. Sortie le 27 janvier.



lundi 25 janvier 2016

Quels sont les Belges les plus suivis sur Internet?

La semaine dernière, les quotidiens du groupe Sud Presse ont mené une petite enquête pour savoir quels Belges étaient les plus suivis sur Twitter, les plus likés sur Facebook et les plus regardés sur Instagram. Le grand gagnant est notre footballeur Eden Hazard. Voici leurs résultats :


Les Belges les plus suivis sur Twitter :
1. Eden Hazard (4.297.923)
2. Stromae (2.489.620)
3. Vincent Kompany (2.413.263)
4. Marouane Fellaini (1.514.768)
5. Thibaut Courtois (1.353.758)
6. Dimitri Vegas (1.275.934)
7. Thomas Vermaelen (1.201.110)
8. Simon Mignolet (751.175)
9. Aurélie Dotremont (695.250)
10. Kévin De Bruyne (686.239)


Les Belges les plus suivis sur Instagram :
1. Eden Hazard (4.200.000)
2. Thibaut Courtois (1.900.000)
3. Dimitri Vegas (1.800.000)
4. Marouane Fellaini (1.200.000)
5. Thomas Vermaelen (1.200.000)
6. Vincent Kompany (905.000)
7. Aurélie Dotremont (894.000)
8. Romelu Lukaku (770.000)
9. Céline Schraepen (688.000)
10. Jean-Claude Van Damme (686.000)


Les Belges les plus likés sur Facebook :
1. Jean-Claude Van Damme (17.209.175)
2. Eden Hazard (8.595.270)
3. Dimitri Vegas (7.355.458)
4. Stromae (7.051.031)
5. Thibaut Courtois (5.165.143)
6. Marouane Fellaini (4.218.293)
7. Vincent Kompany (3.085.987)
8. Romelu Lukaku (2.234.988)
9. Thomas Vermaelen (2.156.051)
10. Gotye (2.128.206)

jeudi 21 janvier 2016

Nouveau succès pour le chanteur belge Loïc Nottet

Rappelez-vous, au printemps dernier, je vous avais parlé du jeune chanteur Loïc Nottet qui avait représenté la Belgique où il s'était classé 4ème :   http://journalpetitbelge.blogspot.be/2015/05/la-belgique-leurovision-2015.html


Le 23 décembre, nouveau succès pour Loïc Nottet qui a remporté l'émission "Danse avec les stars" sur TF1. Il y a quelques jours, il vient de se confier aux quotidiens du groupe Sud Presse :


"Loïc, pourquoi ce besoin de vous isoler après votre victoire?
- C'était nécessaire. La finale "Danse avec les stars" avait lieu le 23 décembre, la veille du réveillon de Noël. Je voulais passer du temps avec ma famille, les retrouver. Je suis resté cloîtré chez moi, dans ma bulle. Je suis sorti uniquement pour aller me chercher à manger chez un traiteur chinois! Je portais une casquette (parce que je n'ai pas envie de me coiffer tous les jours) et des lunettes (parce que je suis myope, çà aide!).


- Vos fans n'ont jamais eu de réactions disproportionnées?
- Si, on m'a demandé en mariage! Le truc le plus fou, ce sont les gens qui viennent sonner chez moi. Si je ne réponds pas à leurs lettres, ils se débrouillent pour trouver mon numéro de téléphone fixe. C'est assez déplacé, même si j'ai énormément de respect pour mes fans. Heureusement, mes parents sont assez cools vis-à-vis de tout cela.


- Votre papa a changé d'avis : il est content que vous fassiez de la danse plutôt que du foot?
- Très fier! En même temps, il a bien vu qu'au foot, je jouais plus avec la boue qu'avec le ballon. Mais, j'ai demandé à mes parents de ne pas trop parler de moi car je n'aime pas être au centre de l'attention. Pour vous donner un exemple, nous sommes allés rendre visite à une amie qui vient d'accoucher. Tout le monde s'intéressait plus à moi qu'au bébé... J'étais très mal à l'aise. Et puis, je ne veux pas qu'on les approche par profit.


- Et la vie à Paris ne vous manque pas trop?
- J'aimais beaucoup, mais je n'avais pas d'inspiration là-bas. J'ai besoin de la campagne, de la verdure. Je vivais dans un appartement loué par la production mais dès que je mettais à chanter, les gens tapaient sur les murs. Paris, j'irai y vivre uniquement si les aller-retours deviennent trop pesants.


- Est-ce que vous vous considérez enfin comme une star?
- Non. Une star, c'est un astre. Je suis un artiste. Mais c'est vrai que c'est facile de perdre pied quand on participe à ce genre de programme  : un chauffeur vous emmène partout, on vous nourrit, etc.


- Qu'avez-vous fait de votre trophée?
- Il est posé sur une étagère dans ma chambre à côté du disque d'or de "Rythm Inside".


- Et pour quand est prévu le prochain morceau?
- Je n'ai pas de date en tête. Je travaille sur un album concept d'une dizaine de titres en anglais qui retracera l'histoire de plusieurs personnages".