jeudi 1 janvier 2026

Les 10 ans de DaarDaar


Pour commencer cette année 2026, je voudrais mettre à l'honneur la dynamique équipe de Daardaar. Il y a dix ans, je vous avais d'ailleurs parlé de sa création sur le Journal d'un petit Belge :    https://journalpetitbelge.blogspot.com/2015/07/daardaar-lactualite-de-flandre-en.html

Son président David est sans doute l'un des plus anciens lecteurs du Journal d'un petit Belge à l'époque où il tenait lui-même un blog sur la Belgique. Nous nous étions rencontrés "en vrai" lors des marches pour l'unité de notre pays. Notre attachement à la Belgique n'a pas changé. Bravo David pour tout le chemin parcouru depuis lors, et ton engagement au sein de DaarDaar !

Daardaar vu par son cofondateur et président David Charlier :

"Il y a plus de dix ans, attablé dans un café de...Montréal qu Québec, le politologue français Vincent Laborderie me soufflait une idée. Ironie du sort ou surréalisme à la belge :  fallait-il vraiment une impulsion venue d'un Français, à l'autre bout de l'Atlantique, pour donner naissance à un projet si typiquement belge ?

Qu'on le veuille ou non, qu'on l'aime ou pas, la Flandre est au coin de la rue. Elle impacte bien plus souvent notre quotidien que la France, que l'on connaît pourtant tellement mieux. Paradoxalement, la proximité de nos régions, de nos histoires et de nos économies est inversement proportionnelle à la connaissance que nous avons d'elle. Aux débuts de DaarDaar, pas une conversation avec mon entourage ne se terminait sans qu'à un moment ou un autre ne soit prononcé la question rhétorique habituelle :  pourquoi cela n'existait-il pas avant ?

Daardaar est une évidence qui aurait effectivement toujours dû exister, mais il a fallu attendre notre formidable équipe pour la rendre possible. Je suis immensément fier du chemin parcouru depuis dix ans. Plusieurs milliers d'articles traduits, des vidéos, des podcasts, et dernièrement des formations bilingues en entreprises et dans les écoles...autant de ponts construits pour durer.

Je remercie mes collègues, mes amis, de tout coeur pour le travail quotidien et je nous souhaite à toutes et tous un très bon anniversaire".

David Charlier

Daardaar vu par sa confondatrice et rédactrice en chef Joyce Azar :

"L'aventure s'annonçait folle mais nécessaire :  lancer un nouveau média dans notre petite Belgique francophone, attirer le public vers l'actualité flamande, lui offrir un service gratuit tout en tenant la route financièrement... Tels étaient quelques-uns des défis qui se présentaient à nous. 

Il y a dix ans, Daardaar fut. Le travail acharné d'une équipe bénévole a permis de mener à bien sa première mission :  proposer aux francophones des traductions quotidiennes de la presse flamande. Mais Daardaar n'en est pas resté là et aujourd'hui, Daardaar vit. Et c'est aussi grâce à vous !  A l'heure où la polarisation affecte les quatre coins de notre monde, DaarDaar prouve qu'il est encore possible de rapprocher au lieu de diviser. Il démontre qu'une meilleure compréhension de l'autre nous enrichit et ouvre des fenêtres, si pas des barrières. 

Abattre des murs pour construire des ponts s'avère plus utile que jamais. C'est pourquoi j'espère de tout coeur que l'aventure DaarDaar sera sans fin".

Joyce Azar

Pour plus d'infos :


 

lundi 22 décembre 2025

La galerie Bortier à Bruxelles


Située non loin de la grand-place et de la gare Centrale, la galerie Bortier relie les rues de la Madeleine et Saint-Jean. On doit sa conception à l'architecte Jean-Pierre Cluysenaar (1811-1880), qui est aussi à l'origine des galeries royales Saint-Hubert. Récemment rénovée, la galerie réunit désormais quelques bouquinistes et un café littéraire d'une part, et des commerces gourmands et épiceries fines d'autre part. Et ce concept semble donner un nouveau souffle à la galerie qui était moribonde suite au départ de plusieurs bouquinistes. 

 

lundi 8 décembre 2025

L'artiste belge Félix Radu


L'artiste belge Félix Radu est actuellement en tournée pour présenter son premier album "Infini +3". Les treize titres retrace tous les instants d'une romance, de l'attente d'une première rencontre à une rupture. Il a confié à la presse :

"J'estime être, par nature, à la fois un comédien et un dramaturge. En 2020, j'ai fait des chroniques dans une radio belge peu regardante sur le format. Profitant de cette liberté totale, j'ai commencé par de la poésie. Le concept a beaucoup plu aux auditeurs, moins à la radio qui s'attendait à un billet d'humour. Ma première chronique a fait des millions de vues, mes textes ont été repris sur les réseaux sociaux avec de la musique en fond. De ce malentendu, j'ai tiré un fil qui a mené à un album. 

J'ai pris des cours de chant, je me suis aussi investi dans la création instrumentale et musicale auprès des compositeurs Wladimir Pariente et William Touré. Puis, j'ai réalisé qu'un album n'est pas un patchwork de textes, c'est raconter une histoire.

La poésie, c'est comme l'amour. Quand c'est raté, c'est vraiment terrible, mais quand c'est réussi, cela devient merveilleux. Je suis très sensible à la délicatesse, la tendresse, au fait de raconter avec les bons mots, les bonnes nuances. Quand j'étais petit, les grandes histoires d'amour m'inspiraient beaucoup car j'attendais l'amour avec un grand A. "Cyrano de Bergerac" d'Edmond Rostand est sans aucun doute la plus marquante. On veut à la fois absolument être ce personnage et ne pas l'être". 

 

lundi 24 novembre 2025

L'intégrale "Ars Magna"


Dans cette intégrale "Ars Magna", le scénariste belge Didier Swysen (alias Alcante) nous emmène à Bruxelles durant la deuxième guerre mondiale. Les dessins de notre capitale par Jovanovic sont excellents.

Les Allemands savent qu'au 17ème siècle, lors de la reconstruction de la grand-place de Bruxelles, une loge secrète y a dissimulé un message crypté qui pourrait changer la physionomie de la guerre. C'est donc un jeu de piste style Da Vinci Code, une course entre les Allemands et la résistance pour décrypter les messages cachés au sein de notre capitale. 

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lundi 10 novembre 2025

Le lac de Virelles


Virelles se trouve au nord de Chimay dans la Botte du Hainaut. Ce superbe site naturel est au départ un étang creusé au 16ème siècle pour les besoins de l'industrie du fer. Dans les années 1970, le lac et ses abords sont à l'abandon. Plusieurs associations ornithologiques et environnementales s'unissent pour sauver le site :  une réserve naturelle d'une centaine d'hectares y est créée en 1983. Depuis lors, ces associations ont réussi le pari de concilier tourisme et protection de l'environnement autour du lac via la création de l'Aquascope de Virelles.

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lundi 27 octobre 2025

La procession d'Hanswijk à Malines


En l'an 968, un bateau échoue, pour des raisons incompréhensibles, sur la Dyle à hauteur du hameau de Hanswijk. Les hommes ne parviennent pas à le remettre à flot, mais après avoir retiré du bateau une statue en bois de la Vierge, le bateau se soulève de la vase. Pour les habitants du hameau, le message est clair :  la Sainte Vierge souhaitait être vénérée à cet endroit.

On construit donc un sanctuaire, la chapelle de Hanswijk qui devient vite un centre de pèlerinage. Elle est détruite lors des guerres de religion et remplacée par l'église baroque actuelle. Entretemps, une procession a vu le jour il y a plus de 700 ans :  lors d'une épidémie de peste, les Malinois allèrent chercher la statue de la Vierge de la chapelle de Hanswijk (qui se trouvait à l'extérieur des murs de la cité) et la portèrent dans les rues. En reconnaissance, les Malinois organise depuis lors une procession qui est l'une des plus anciennes de Belgique.

Lors de son 700ème anniversaire en 1973, on lui donne un style nouveau. La première partie a un caractère historique et évoque le riche passé de la ville de Malines. La deuxième partie est la procession de Notre-Dame proprement dite et est entièrement d'inspiration biblique. Le cortège dure 1h30 avec plus de 2.000 figurants. La procession a fêté ses 750 ans en 2023. 

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lundi 13 octobre 2025

Le Cwarmê de Malmédy


Malmédy est une ville de la province de Liège, située non loin de la frontière allemande. Je vous ai déjà parlé de leur tradition de l'omelette géante le 15 août :    https://journalpetitbelge.blogspot.com/2022/09/les-25-ans-de-lomelette-geante-de.html

Ils ont une autre tradition beaucoup plus ancienne :  leur carnaval qu'ils appellent le Cwarmê en vieux wallon. Il est signalé pour la première fois en 1459 sous le nom de "quarmea". Aujourd'hui, l'ouverture du Cwarmê a lieu le samedi qui précède le Mercredi des Cendres. Ce jour-là, le Trouv'lê (Prince-Carnaval) est reçu à l'hôtel de ville où le bourgmestre lui transmet les pouvoirs suprêmes durant la durée du carnaval.

Le point d'orgue est le grand cortège du dimanche précédant le Mardi Gras. Il regroupe plus de 2.000 participants et de nombreuses sociétés. Parmi les déguisements, les plus célèbres sont les Longs Nez qui s'amusent à imiter le public. 

Le Cwarmê se termine le jour du Mardi Gras. Durant l'après-midi, toutes les sociétés se manifestent une dernière fois sur la place Albert Ier. Le soir, toute la population s'y retrouve pour le brûlage de la Haguette (un mannequin fixé à une perche sur un bûcher de 3m). 

Le Cwarmê est inscrit au patrimoine immatériel de la Fédération Wallonie-Bruxelles. 

 

lundi 29 septembre 2025

Le cash en Belgique

Il y a deux ans et demi, je vous parlais de l'avenir du cash suite à la diminution des distributeurs dans les banques :      https://journalpetitbelge.blogspot.com/2023/01/la-fin-du-cash-en-belgique.html

Deux ans plus tard, comment la situation a-t-elle évolué en Belgique ?

"Nous observons une diminution générale de l'utilisation des espèces, principalement en raison d'une baisse significative de leur usage chez les adultes de plus de 55 ans", affirme le baromètre des paiements électroniques dans une étude réalisée par la Vrije Universiteit Brussel pour le compte des partenaires Febelfin, Bancontact Payconiq Company, Mastercard, Visa et Worldline. Les chiffres de la Banque Centrale Européenne ne disent pas le contraire :  il y a eu en effet moins de retraits aux distributeurs en 2024 qu'en 2023.

Mais les acteurs du paiement électronique (qui ont donc un intérêt à pousser ce mode de paiement) oublient de préciser quelque chose :  s'il y a bien eu moins de retraits en Belgique (de 138 millions de retraits en 2023 à 129 millions de retraits en 2024),  le montant total retiré, lui, est en augmentation. Cela confirme une tendance observée depuis plusieurs années :   on va moins souvent au distributeur mais on retire plus à chaque retrait.  Pourquoi ?  Parce que ces machines sont de plus en plus difficiles à trouver, tout simplement. Selon le même document, nous avons perdu 424 distributeurs l'année dernière en Belgique, passant de 6.411 machines en 2020 à 4.056 machines en 2023, puis à 3.632 machines en 2024 en Belgique. 


lundi 15 septembre 2025

La modiste belge Fabienne Delvigne

                                   


En plus de 30 ans de carrière, la modiste belge Fabienne Delvigne a vu ses chapeaux partir de son atelier de Woluwé-Saint-Pierre vers les palais royaux de Belgique, Pays-Bas, Suède et Luxembourg. Mais au départ, elle avait effectué des études de marketing et a travaillé pour la communication d'une société belge.

Fabienne Delvigne s'est confiée au magazine français "Point de Vue" :

"Mon père était ingénieur et chef d'entreprise. Me voir devenir modiste et exercer un métier artistique était peu flatteur à ses yeux et à ceux de ma famille. Mais ma grand-mère paternelle, Marguerite, était très élégante, elle aimait l'art, elle peignait et travaillait la terre glaise vers la fin de sa vie. De mon côté, j'ai sculpté, travaillé moi aussi la matière dès le pensionnat à Val Notre-Dame, une ancienne abbaye cistercienne, le lieu idéal pour se former l'oeil au beau. 

La meilleure réponse au peu d'enthousiasme familial était de placer la barre très haut. Or je ne savais même pas coudre. J'ai quand même réussi à me faire accepter comme petite stagiaire dans un atelier qui travaillait pour la maison de haute couture Mies. J'ai appris là pendant quelques mois, sans être payée bien sûr. Et en parallèle, j'ai commencé à créer pour moi. D'abord à l'occasion d'un des mariages auxquels, jeune épouse moi-même, j'étais souvent invitée. Je privilégie la matière et la finition. La simplicité est ce qu'il y a de plus exigeant. 

Je veux citer Mme Sonia, très exigeante à l'atelier. Elle avait un magasin où je suis allée la voir. Elle m'a prise sous son aile. Il y a aussi eu Gabriella, fleuriste plumassière, qui m'a montré comment faire les fleurs de soie. Mme Rueda, elle, m'a enseigné l'art des points noués pour les voilettes. Absolument invisibles, comme un souffle, et la façon de prendre la matière. Et puis Mme Lafortune avec ses mains magnifiques :  elle avait été formée dans la maison Old England et a souhaité me transmettre son savoir. Elle m'a appris à voir des chapeaux partout".

C'est via Armani à Bruxelles qu'elle est invitée à présenter son travail à la reine Paola en 1995 au château du Belvédère :   "En partant, la Reine m'a dit :  "Je suis ravie d'avoir rencontré la personne qui va réaliser les chapeaux dont je rêvais". Ma première création pour elle a été faite à l'occasion de son voyage d'Etat au Danemark. Nous étions dans les couleurs de pain brûlé. Son goût l'entraîne vers les matières très naturelles, texturées. C'est elle qui a relancé le chapeau en Belgique. Je lui dois beaucoup.

Je crée aussi pour la reine Maxima depuis ses Joyeuses Entrées. Au mariage d'Albert de Monaco, il ne devait pas y avoir de chapeau et tout a changé deux semaines avant. J'ai dû réaliser un modèle dans l'urgence pour Maxima, alors épouse du prince héritier. J'ai imaginé quelque chose de grand et relevé pour dévoiler son visage. C'est devenu son préféré, baptisé Bellisima. On en a fait plusieurs versions en parabuntal, en feutre, de différentes couleurs. L'ocre lui va à ravir. Elle capte la lumière et apprivoise le chapeau de façon magique". 

Fabienne Delvigne a reçu le brevet de fournisseur breveté de la Cour de Belgique. 

lundi 1 septembre 2025

Le château de Vêves

 


Partons en province de Namur !  Si la commune d'Houyet est connue pour ses kayaks et son château de Ciergnon (où séjourne de temps en temps la famille royale), elle compte un autre très beau château :  le château de Vêves. Dressé sur un éperon rocheux, c'est un témoin imposant de l'architecture militaire du 15ème siècle. Il est ouvert à la visite (contrairement à Ciergnon qui ne l'est pas). 

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