lundi 18 juillet 2022

La Belgique de Georges-Louis Bouchez

                           


A quelques jours de notre fête nationale,  le jeune président du MR Georges-Louis Bouchez a accordé une interview aux quotidiens du groupe Sud Presse sur le thème de la Belgique :

"On dit de vous que vous êtes belgicain. C'est un compliment ?
- Je le revendique même. Le caractère belgicain est parfois considéré comme un peu ringard, mais je trouve que c'est une erreur de le penser. Pouvoir s'identifier à un pays, c'est quand même quelque chose d'indispensable. Et au surplus, je pense que la Belgique est un pays qui a énormément d'atouts, qui a énormément de qualités. Et ce sont les Belges qui en sont les moins conscients. La Belgique est un pays qui avait énormément de joyaux et le fait que l'on n'ait pas un sentiment d'appartenance nationale a amené à ce qu'on vende une série d'atouts, comme Tractebel. Si Tractebel était encore belge, on n'aurait pas le débat sur le nucléaire : il y a longtemps qu'on l'aurait prolongé, qu'on serait sur le nucléaire du futur !

- Le 21 juillet est une date qui semble avoir perdu un peu de sa valeur aux yeux des Belges ?
- Là aussi, ça dépend de ce qu'on en fait. J'ai proposé que l'année prochaine, on fasse un jubilé pour les 10 ans de règne du roi Philippe. C'est aussi une occasion de doper notre 21 juillet. C'est clair que si on s'en tient juste à une petite tribune, ça ne créera pas d'attrait. Et donc, à un moment donné, on doit avoir un défilé militaire. On doit aussi mettre en évidence toute une série de personnes des services de sécurité civile. Mais on doit aussi prolonger via des concerts, via des activités tout autour dans le pays. Je ne vois pas pourquoi les Belges seraient les seuls d'Europe à ne pas être fiers de leur pays. C'est bizarre parce qu'on a plein de raisons d'être fiers. La Belgique dans le monde est connue à travers une série de réussites. On doit un peu en prendre conscience et être fiers de ça.

- Vous êtes royaliste. Est-ce que des affaires comme l'affaire Delphine, ça dessert l'image de la famille royale ?
- C'est une famille comme une autre avec ses difficultés et ses moments de bonheur. Je ne vais pas commenter ce genre de choses. Je suis surtout attaché à la Belgique et pour garder la Belgique, la famille royale est indispensable. Il faut veiller, en tous les cas quand on est politique, à préserver la fonction royale. Je suis aussi assez sensible sur la manière dont on se présente quand on va au Palais. Avec certains, parfois, on a le sentiment qu'ils vont à Disneyland ! Moi, je suis désolé, je sais que ça peut faire ringard mais quand on va chez le roi Philippe, on met une cravate et on met des chaussures. Quand on est président de parti, quand on est ministre, il y a une certaine tenue à avoir quand on va chez le Roi.

- Quel regard portez-vous sur la princesse héritière Elisabeth ?
- Je trouve qu'elle fait preuve de beaucoup de maturité et je ne peux que me réjouir de voir qu'elle prend déjà totalement sa fonction à coeur. Il faut rappeler qu'en ce qui concerne la princesse, elle ne l'a pas nécessairement choisi. C'est une vie particulière de se voir imposer une série d'obligations dans le cadre d'une vie qu'on n'a pas nécessairement choisie. Et en tant que libéral, je suis très sensible à ça parce que je prône tout le temps le fait que chacun doit pouvoir choisir sa vie. Ce ne sont peut-être pas les personnes les plus malheureuses si on s'en tient à un plan matériel, mais je trouve quand même qu'il faut réaliser aussi que c'est une responsabilité quand on a 18 ans et qu'on vous dit que vous devez aller à différents endroits dans le pays et avoir le bon mot pour chacun, avoir le bon comportement, qui est adéquat avec la fonction. Ce n'est pas toujours simple.

- Faut-il revoir le budget alloué à la famille royale (36 millions d'euros environ chaque année) ?
- Ca me fait toujours rire quand on évoque le coût de la monarchie. Ce n'est pas 36 millions d'euros de salaires pour les membres de la famille royale. D'ailleurs, la plupart doivent travailler tout bonnement et simplement. Dans ces coûts, il y a tout le personnel qui travaille au Palais pour répondre aux sollicitations des citoyens, pour traiter une série de dossiers pour des fondations ou associations, et pour gérer l'ensemble des visites sur le terrain. Et puis, admettons qu'il n'y ait plus de monarchie :  qu'est-ce qu'on va faire du palais royal ? Il faudra bien faire quelque chose, on ne va quand même pas l'abattre".

Rappelons qu'il y a deux ans, Georges-Louis Bouchez s'était prononcé pour le retour d'une Belgique unitaire :    http://journalpetitbelge.blogspot.com/2020/01/un-retour-de-letat-belge-unitaire.html

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