jeudi 20 mai 2021

Triste nouvelle pour Raoul Couvin

Raoul Couvin (82 ans) a diffusé ce communiqué de presse :   "Je ne sais pas comment vous l'annoncer. L'oncologue est formel. Encore quelques mois à vivre avant d'aller là-haut rejoindre tous ceux qui m'ont précédé. Fallait bien que ça m'arrive aussi un jour. Il me reste sans doute un ou deux mois à profiter encore un peu de la vie. Peut-être plus, peut-être moins, comme disait l'oncologue. Et si pendant ce temps qui me reste, on faisait comme si de rien n'était ? A continuer de parler de tout et de rien, à faire comme avant... Contrairement à certains, je n'ai pas voulu partir cash, créer la surprise. J'ai préféré prendre un peu de temps pour vous avertir. Quand je serai parti, alors vous pourrez y aller franchement, mais pour le moment, si on faisait comme si, vous voulez bien ? Ce serait déjà moins tristounet..."

Pour ceux qui ne s'intéressent pas à la bande dessinée, Raoul Couvin est un scénariste belge né à Antoing (province de Hainaut) en 1938. Engagé chez Spirou comme lettreur, il côtoie les grands dessinateurs des années 1960, et constate que beaucoup ne savent pas vraiment raconter convenablement leurs histoires. C'est ce qui lui donne l'idée de leur en proposer. 

On doit à Raoul Couvin les scénarios de plus de 350 albums avec plusieurs séries à succès, comme "Les tuniques bleues", "Les femmes en blanc", "L'agent 212", "Les Psy", "Cédric", "Pierre Tombal". 

lundi 10 mai 2021

Pour un Musée du Chat à Bruxelles

N'en déplaise aux grincheux, je suis favorable à la création d'un Musée du Chat dans le centre de Bruxelles. Ce projet est sur les rails depuis plusieurs années et il serait vraiment dommage de ne pas voir le jour. Tout comme je souhaite que l'Etat fédéral trouve une solution pour la section Art Moderne des Musées Royaux des Beaux-Arts qui est fermée depuis plusieurs années. 

Philippe Geluck a répondu aux questions des journaux du groupe Sud Presse :

"Comment expliquez-vous la polémique autour de votre Musée du Chat et du dessin d'humour ?

- Le fait est que l'annonce de l'octroi du permis de bâtir par la Région bruxelloise il y a une dizaine de jours pour un budget de 9,5 millions d'euros, tombe à un très mauvais moment. Le monde culturel est à l'arrêt, les artistes vivent dans l'angoisse, la souffrance et parfois la misère. Des gens se disent qu'il y a une indécence à dépenser autant pour ce qui serait le projet d'un seul dessinateur.

- Tout est à cause de la crise Covid alors ?

- Il y a de ça. Mais tout part en réalité d'informations inexactes. Ce n'est pas un nouveau projet : il a été lancé il y a cinq ans. Et devant la multiplication des attaques et des mensonges (dont les médias se sont fait la caisse de résonance), j'ai accepté de répondre. Oui, je comprends le démarrage de ce mouvement, mais on se trompe de cible en m'attaquant personnellement, alors que c'est un cadeau que je veux faire à ma ville.

- Vous avez dit que s'il y avait un meilleur projet, vous vous retireriez, mais objectivement, il n'y a, en réalité, aucun risque que ça se passe ainsi, non ?

- C'est peu probable, de fait. Je viens avec 7,7 millions d'investissement privé, c'est un projet beau et attractif. Je m'engage à exploiter ce musée 25 ans sans subsides et d'y créer 25 emplois. Bonne chance pour faire mieux que cela ! Et si ce musée est un succès, il sera un pôle d'attraction pour Bruxelles. S'il est un échec, ce qui doit aussi être envisagé, eh bien, je me retirerai en laissant les 4,5 millions d'aménagements (ascenseurs, électricité, chauffage, système anti-incendie, etc.) que j'y aurai faits. 

- Est-ce que vous êtes attristé quand on vous voit plus comme un marchand que comme un artiste ?

- Denis De Rudder, le prof de la Cambre qui a signé la pétition contre le Musée du Chat, m'a dit quand je l'ai croisé à RTL-TVI que le reproche qu'il me faisait, c'est d'être un communicant, il ne connaît aucun artiste qui le soit comme moi ! Sans me comparer à eux, il oublie que Picasso, Warhol et Rubens étaient de formidables communicants. Ok, je ne me ronge pas les ongles au fond de mon atelier. Et est-ce que je suis un marchand ? Tous les artistes sont susceptibles d'être exposés en galerie, et tous sont heureux et fiers de vendre de temps en temps une oeuvre. Au départ, aucune oeuvre n'est faite pour être seulement accrochée dans un musée. Je suis un homme de dialogue : j'aurais bien entendu accepté de participer à un échange d'idées si on me l'avait demandé à l'initiation du projet. Peut-être ces détracteurs n'acceptent-ils pas le terme "Musée du Chat" ? J'aurais dit la "Maison du Chat", ça serait mieux passé... J'ajoute que ce musée sera tout sauf "Philippe Geluck montre son nombril" !

- Quand verra-t-il le jour ?

- Initialement, c'était en novembre 2019 qu'on aurait dû l'inaugurer. Tout a pris beaucoup de temps, notamment parce que le bâtiment pourrit depuis 40 ans. Là, il va être abattu et reconstruit en harmonie avec les bâtiments classés qui l'entourent. Théoriquement, le premier coup de pelle est pour juin. Après, on en a pour deux ans de gros-oeuvre et un an de plus pour les aménagements. Ca fait au moins 2024 (l'année de mes 70 ans) ou plus tard. Mais si on tombe sur des vestiges archéologiques, là on est mal.

- A refaire : vous continueriez à privilégier Bruxelles pour ce "Musée du Chat" ou vous iriez en France où on vous proposait de l'installer ?

- En 2013 ou 2014, si j'avais accepté les offres venues d'ailleurs, je pense que cela aurait été vécu comme une blessure à Bruxelles. On m'aurait peut-être traité de lâcheur. Je me dis que quoi que je fasse, les gens ne sont pas d'accord. Donc, à refaire, je choisirais sûrement une solution plus simple :  un bâtiment que j'aurais racheté et aménagé moi-même". 

Et vous, qu'en pensez-vous ? 

lundi 3 mai 2021

Hooverphonic à l'Eurovision 2021

Le 65ème Concours Eurovision de la Chanson aura lieu à Rotterdam du 18 au 22 mai 2021. Même au cas où un reconfinement serait déclaré, on montrerait une prestation en vidéo pré-enregistrée. Notre pays sera représenté par le groupe belge bien connu Hooverphonic. Il participera à la première demi-finale du mardi 18 mai....et peut-être aussi à la finale du samedi 22 mai. Rappelons que notre pays n'a remporté qu'une seule fois ce concours :  en 1986 avec la chanson "J'aime la vie" interprétée par Sandra Kim.

Je vous propose d'écouter la chanson "The Wrong Place" qui nous représentera :   https://www.youtube.com/watch?v=0EQyG1Yjlgw 

Qu'en pensez-vous ?

lundi 19 avril 2021

Le 100ème numéro de "Nouvelles de Flandre"

 "Nouvelles de Flandre" est la revue éditée par l'Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (plus d'infos :  http://www.francophonie.be/ ). Voici l'éditorial de son 100ème numéro d'avril-mai-juin 2021 :

"Qui aurait pu imaginer, en 1999, lors de la parution du premier numéro de "Nouvelles de Flandre" que, 22 ans plus tard, un 100ème numéro sortirait de presse ! Durant toute cette période, notre détermination à promouvoir la langue et la culture françaises n'a cessé de croître. Au cours de ces deux décennies, nous avons fait la promotion de plus de 10.000 activités en français, proposées par des associations culturelles francophones actives en Flandre. Nous avons illustré la diversité de la francophonie, non seulement en Flandre mais aussi aux quatre coins de la planète. En collaboration avec le Richelieu International Europe, nous avons multiplié les actions à destination de la jeunesse francophone. Nous avons également porté la voix de la minorité francophone en Flandre jusqu'à l'ONU, où nous intervenons régulièrement. Des prises de position qui ont été relayées , à plus de 1.200 reprises, par les médias de 22 pays : de Louisiane au Vietnam, de Suisse au Cameroun, et même au Vatican et au Venezuela. 

Cette longévité n'est pas seulement due à notre persévérance, mais aussi au soutien, dès la première heure, de personnalités telles qu'Antoinette Spaak, Marcel Bauwens (journaliste au Soir), ou le grammairien André Goosse et son épouse, l'écrivaine France Bastia. Une longévité qui est due également au soutien de femmes et d'hommes politiques de tous partis confondus, de diplomates, sans oublier nos fidèles lecteurs. Ces 100 numéros n'auraient jamais vu le jour sans la précieuse participation de nos collaborateurs. Qu'ils en soient ici remerciés".

Parmi toutes les infos de cette 100ème revue, j'ai choisi de vous parler de la fin du bottin du téléphone. En effet, la dernière édition papier des Pages d'Or (Gouden Gids) et des Pages Blanches (Witte Gids) a paru en décembre 2020. Elles ont donné lieu à des expressions comme "chercher un numéro dans le bottin" ou "être dans le bottin"....que nos jeunes ne connaissent probablement déjà plus. Quelle est l'origine du mot bottin ? Il vient du patronyme de Sébastien Bottin (1764-1853). A la Révolution française, il abandonne la carrière ecclésiastique pour devenir secrétaire général de préfecture et se consacrer au recensement de ses contemporains. En 1798, il publie l'Annuaire statistique du Bas-Rhin. Puis, il établit les premiers répertoires professionnels et alphabétiques du commerce et de l'industrie. Les "Bottin" vont ensuite se multiplier, et on verra même l'apparition du "Bottin mondain" pour les personnalités. Et au 20ème siècle, le mot "bottin" est associé à l'annuaire téléphonique qui vit ses derniers mois...

lundi 29 mars 2021

Rétrospective du peintre belge Roger Raveel à Bruxelles

                                 



On entend souvent "On ne peut plus rien faire maintenant". Voici une idée de sortie : la rétrospective Roger Raveel (jusqu'au 21 juillet au palais des Beaux-Arts de Bruxelles en fonction évidemment de l'évolution de la situation sanitaire). Infos pratiques :  www.bozar.be

Né à Machelen-sur-Lys en 1921, Roger Raveel est un peintre belge qui aurait eu 100 ans cette année. L'exposition inaugurée par le roi Philippe présente 150 de ses oeuvres dont beaucoup d'auto-portraits et d'oeuvres autour de la nature, de la campagne. Même s'il ne connaît pas une carrière internationale, Roger Raveel était très connu en Flandre, où un musée permanent lui est consacré. Il a été titré chevalier et est décédé en 2013. 


jeudi 18 mars 2021

Saint-Joseph, saint patron de la Belgique

Le 18 mars, c'est la Saint-Joseph, mais savez-vous que c'est le saint-patron de la Belgique (ainsi que d'autres pays comme l'Autriche, le Canada ou le Mexique) ? 

Je me suis demandé l'origine de ce patronnage...et la réponse remonte à 1679 !  Le pape de l'époque proclame Saint-Joseph patron de tous les territoires relevant de la Couronne d'Espagne (dont l'actuelle Belgique). Et c'est toujours le cas plus de trois siècles plus tard. 

Au 19ème siècle, les pères des Sacré-Coeurs de Louvain instaurent les pélérinages à Saint-Joseph pour répandre la dévotion au saint-patron de la nouvelle Belgique indépendante. Au même moment, une nouvelle église Saint-Joseph est construite au square Frère Orban à Bruxelles. Elle est destinée à devenir le sanctuaire national dédié à Saint-Joseph.

jeudi 25 février 2021

Les 10 ans du Musée de Flandre à Cassel

Il y a six ans, je vous avais déjà parlé du Musée de Flandre à Cassel :   https://journalpetitbelge.blogspot.com/2015/04/un-musee-de-flandreen-france.html

Et bien, ce musée a fêté ses 10 ans. Il est situé à Cassel (Hauts-de-France) dans un des plus beaux bâtiments flamands avec une façade Renaissance du 16ème siècle et un jardin en terrasses à l'arrière du bâtiment. Sa collection ne cesse de s'enrichir avec une politique d'acquisition basée sur l'art ancien des 16ème et 17ème siècles. Le musée s'intéresse aussi à la création contemporain belge et a acheté en 2017 une oeuvre de Wim Delvoye. En moyenne, il accueille 50.000 visiteurs chaque année (dont 20% viennent de Belgique et des Pays-Bas). Il a mis en place des parcours sensoriels ludiques pour les enfants, des jeux de piste, des visites contées ou animées, des ateliers d'art plastique, des séances de méditation face aux oeuvres, etc. Malheureusement, il est actuellement fermé à cause du confinement, mais devrait proposer en 2021 une exposition sur les cinq générations de peintres de la dynastie Francken, originaire d'Herentals près d'Anvers. 

jeudi 18 février 2021

Spéculoos ou Biscoff ?

Fin 2020, la marque Lotus a eu l'idée bizarre de rebaptiser le nom de ce biscuit belge par excellence. Croquant, de couleur brune et de texture granuleuse, à base de beurre, de cassonade et parfumé à la cannelle, le spéculoos peut être moulé en forme de figurine, traditionnellement à la Saint-Nicolas. Il accompagne souvent le café servi dans un bar ou un restaurant. 

Désormais, ce biscuit commercialisé par la marque Lotus portera le nom de Biscoff. Ce mot est composé de la première syllabe de deux noms :   bis- de biscuit et coff- de coffee, donc le "biscuit du café". La mention "The Original Speculoos" continuera d'apparaître en petits caractères en-dessous.

Par contre, la Maison Dandoy (https://maisondandoy.com/fr/ ) ne le fera pas. Fondée en 1829, située non loin de la grand-place de Bruxelles et fournisseur breveté de la Cour, elle continuera d'utiliser le nom spéculoos emprunté au néerlandais (plusieurs graphies existent). Ce biscuit belge entre dans de plus en plus de recettes, allant du boudin noir à la pâte à tartiner ou le tiramisu. 

Alors, spéculoos ou biscoff ?  Moi, je choisis le premier qui fait partie de nos produits typiquement belges au même titre que nos bières ou nos chocolats.

jeudi 11 février 2021

Gui-Home et le coronavirus

Le monde de l'humour a évolué ces dernières années...  Auparavant, c'était la télévision qui faisait connaître les nouveaux talents (on se souvient de "Bon week-end" sur la RTBF en Belgique ou de "La classe" sur FR3 en France) ou qui connaissait ses plus gros succès d'audimat avec la captation des spectacles de François Pirette (qui me semble actuellement en perte de vitesse).

Aujourd'hui, tout se joue sur Internet. Les jeunes humoristes postent leurs vidéos sur Youtube et les réseaux sociaux, et les partages leur permettent de se faire connaître du grand public. Du côté belge francophone, j'aime bien les vidéos des deux jeunes Namurois Félix Radu et Gui-Home. Preuve de leur succès, ils ont désormais leur chronique hebdomadaire sur la très sérieuse radio La Première ! Concernant Gui-Home qui racontait jusqu'alors sa vie de jeune étudiant, le Covid-19 lui aura permis de renouveler complètement le sujet de ses vidéos.