lundi 14 décembre 2015

La bande dessinée à Bruxelles

Si vous aimez la bande dessinée, allez à l'Office du Tourisme de Bruxelles demander un plan des fresques de bande dessinée, réparties aux quatre coins de notre capitale. Cela vous permettra aussi de découvrir des endroits et des rues moins connus de Bruxelles. Notre ami Willy en a photographié quelques-unes (mais il y en a beaucoup d'autres) :  http://dorpstraat-mariakerke.skynetblogs.be/archive/2015/11/30/stripfiguren-8535379.html


A noter que Bruxelles abrite aussi le Centre Belge de la Bande Dessinée.

mardi 8 décembre 2015

Commémorations de l'Armistice dans le Hainaut

A Mons :   http://probelgicahainaut.blogspot.be/2015/12/commemoration-de-larmistice-mons.html


A Péruwelz :  http://probelgicahainaut.blogspot.be/2015/11/commemoration-de-larmistice-dans-la_30.html


A Courcelles :  http://probelgicahainaut.blogspot.be/2015/11/commemoration-de-larmistice-courcelles.html


A Dour :  http://probelgicahainaut.blogspot.be/2015/11/commemoration-de-larmistice-dour.html


A Momignies :  http://probelgicahainaut.blogspot.be/2015/11/commemoration-de-larmistice-dans-la_24.html


A Charleroi :  http://probelgicahainaut.blogspot.be/2015/11/commemoration-de-larmistice-charleroi.html


A Comines-Warneton :  http://probelgicahainaut.blogspot.be/2015/11/activites-patriotiques-de-novembre.html


A Morlanwelz :  http://probelgicahainaut.blogspot.be/2015/11/commemoration-de-larmistice-dans-la_21.html


A Estaimpuis :  http://probelgicahainaut.blogspot.be/2015/11/commemoration-de-larmistice-dans-la_19.html


A Estinnes :  http://probelgicahainaut.blogspot.be/2015/11/commemoration-de-larmistice-vellereille.html


A Brugelette :  http://probelgicahainaut.blogspot.be/2015/11/commemoration-de-larmistice-dans-la_17.html


A Lessines :   http://probelgicahainaut.blogspot.be/2015/11/commemoration-de-larmistice-dans-la_16.html


A Leuze-en-Hainaut :  http://probelgicahainaut.blogspot.be/2015/11/commemoration-de-larmistice-dans-la_15.html


A Tournai :  http://probelgicahainaut.blogspot.be/2015/11/commemoration-de-larmistice-tournai.html


A Ath :  http://probelgicahainaut.blogspot.be/2015/11/commemoration-de-larmistice-dans-la_13.html


A Braine-le-Comte :  http://probelgicahainaut.blogspot.be/2015/11/commemoration-de-larmistice-dans-la.html


Bravo à toutes ces personnes qui, d'une manière ou d'une autre, entretiennent le devoir de mémoire dans leur commune !

mercredi 2 décembre 2015

Le retour du chanteur belge Helmut Lotti

C'est le grand retour du chanteur belge Helmut Lotti avec l'album "Faith, Hope and Love" (Sony Music) dont vous pouvez déjà écouter le titre qui a donné son nom à l'album :  www.youtube.com/watch?v=I93npdr5FnY


Helmut Lotti a répondu aux questions des journaux du groupe Vers l'Avenir :


"Pourquoi avez-vous observé une longue période de silence?
- J'ai sorti un album en néerlandais en 2013. Et puis j'ai voulu aussi prendre du temps pour savoir ce que j'allais faire. Je voulais continuer à chanter mais être plus ancré dans la réalité, je ne voulais plus être un juke-box. Et devancer le burn-out...


- Cet album porte un titre qui cadre bien avec ce que l'on vit : "Faith, Hope and Love" ?
- Oui, c'est très actuel... Mais cela fait deux ans que je travaille sur ce projet.


- Quel est le mot le plus important des trois pour vous?
- Love! C'est l'amour qui donne de l'espoir. Et sans espoir, il n'y a pas de foi non plus.


- Pourquoi avoir choisi de reprendre "Everybody Hurts" de R.E.M. ?
- Je trouve que c'est une chanson pleine d'espoir. Elle a été écrite par R.E.M. pour un ami qui s'est suicidé. La chanson dit que l'on n'est jamais seul, même si on pense l'être.


- Seul, vous l'avez été pour une émission de télévision où vous vous êtes mis dans la peau d'un SDF. Une expérience qui vous a inspiré la chanson "Won't you help me"?
- Oui. J'ai appris de cette expérience que nous vivions l'un à côté de l'autre, mais pas ensemble. Pendant 48 heures, j'ai eu trois fois de l'aide : une dame francophone m'a proposé de me loger, et les deux autres, c'étaient des musulmans... Moi, je n'ai jamais évité les sans-abris ou fait comme s'ils n'étaient pas là. J'ai toujours essayé de donner quelque chose à manger ou un peu de monnaie.


- Sur cet album, vous faites référence à toutes les religions. Et vous chantez "Hashivenu" en hébreux avant d'enchaîner avec "Insha'Allah" d'Adamo?
- En fait, cet album raconte une histoire qui se termine bien par un mariage. En enchaînant ces deux morceaux, mon but n'est pas de choquer. Je ne prends pas de position, je joue des personnages sur cet album : je suis le diable, je suis un croisé, etc. Avec en filigrane cette question : où se termine la dévotion et où commence l'extrémisme?


- Vous croyez?
- Je doute. Mais ce n'est pas important de savoir si quelqu'un a la foi ou pas. Par contre, je trouve que l'on doit rester modeste et ne pas croire que nous sommes Dieu!


- Vous croyez au destin?
- C'est difficile. Je me pose cette question dans la chanson "Georgia Lee". Parfois, il y a des choses qui se passent et qui n'ont pas l'air de coïncidences.


- Quelle est votre ambition avec cet album?
- D'être sur scène et de raconter une histoire. J'espère que le public va suivre et apprécier les nouvelles chansons. Mais çà, c'est plus le rôle des médias, des radios. Souvent, les médias préfèrent diffuser des reprises plutôt que les nouvelles chansons. Ils n'aiment pas prendre de risques. C'est un peu dommage. Avec cette façon de penser, jamais Stromae n'aurait eu de succès à New York. Qui peut remplir le Madison Garden avec des chansons en français? Je trouve çà magnifique! Il a suivi sa propre vision. C'est un big "fuck you" à tout le business, et c'est merveilleux!".

jeudi 26 novembre 2015

Le long de la Semois...

Cette rivière franco-belge prend sa source à Arlon, traverse la Gaume et l'Ardenne, avant de franchir la frontière française. Elle passe notamment à Florenville, Bouillon, Poupehan et Frahan. Elle forme aussi le "Tombeau du Géant" (patrimoine exceptionnel de Wallonie). Partons en balade le long de la Semois pour découvrir ces jolis endroits grâce aux photos de notre ami Willy :


http://dorpstraat-mariakerke.skynetblogs.be/archive/2015/10/28/reus-8520346.html


http://dorpstraat-mariakerke.skynetblogs.be/archive/2015/11/15/langs-de-semois-2-2-8528608.html


http://dorpstraat-mariakerke.skynetblogs.be/archive/2015/11/24/langst-de-semois-3-4-8532899.html

samedi 21 novembre 2015

A lire sur mes deux autres blogs

Chers amis bloggeurs, désolé de ne pas faire souvent le tour de vos blogs ces dernières semaines par manque de temps. Je vous invite également à consulter mes deux autres blogs que je continue à alimenter régulièrement.


Sur mon blog consacré aux écrivains belges :
- "L'autre Simenon" par Patrick Roegiers :  http://ecrivainsbelges.blogspot.be/2015/11/lautre-simenon-patrick-roegiers.html
- L'écrivain belge Stefaan van den Bremt :  http://ecrivainsbelges.blogspot.be/2015/11/lecrivain-belge-stefaan-van-den-bremt.html
- Bilan de Charles Ducal, Poète National 2014-2015 :  http://ecrivainsbelges.blogspot.be/2015/10/bilan-de-charles-ducal-poete-national.html
- Une fondation pour les jeunes auteurs belges :   http://ecrivainsbelges.blogspot.be/2015/10/une-fondation-pour-les-jeunes-auteurs.html
- "Courrier des tranchées" par Stefan Brijs :  http://ecrivainsbelges.blogspot.be/2015/09/courrier-des-tranchees-stefan-brijs.html


Sur mon blog consacré à la famille royale belge :
- 50ème anniversaire du décès de la reine Elisabeth :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2015/11/50eme-anniversaire-du-deces-de-la-reine.html
- Activités royales en octobre 2015 :   http://familleroyalebelge.blogspot.be/2015/11/activites-royales-en-octobre-2015.html
- Le combat de la princesse Astrid contre la malaria :   http://familleroyalebelge.blogspot.be/2015/10/le-combat-dastrid-contre-la-malaria-de.html
- 80ème anniversaire du décès de la reine Astrid :   http://familleroyalebelge.blogspot.be/2015/08/80eme-anniversaire-du-deces-de-la-reine.html
- Le prince Charles de Belgique sous l'Occupation (1940-1944) :   http://familleroyalebelge.blogspot.be/2015/07/le-prince-charles-de-belgique-sous.html

lundi 16 novembre 2015

Commémoration de l'Armistice à Bruxelles

Comme chaque année le 11 novembre, le Roi a présidé la commémoration de l'Armistice au pied de la Colonne du Congrès (photos de la cérémonie :   http://probelgicahainaut.blogspot.be/2015/11/pro-belgica-le-11-novembre-la-colonne.html).


Petit rappel historique :  la Colonne du Congrès (rue Royale à Bruxelles) a été dessinée par l'architecte Joseph Poelaert. Construite en 1859, elle mesure 47m de haut et est surplombée par la statue de Léopold Ier, premier roi des Belges. Le socle du monument reprend les noms des 237 membres du Congrès National de 1830 qui ont rédigé la première constitution de la Belgique indépendante. Les deux lions sculptés se trouvant au pied du monument ont été réalisés par le sculpteur liégeois Eugène Simonis. Au pied de la Colonne du Congrès se trouve la tombe du Soldat Inconnu qui y repose depuis le 11 novembre 1922.

dimanche 8 novembre 2015

Nouveau primat de Belgique

C'est officiel : Jozef De Kesel est le nouveau primat de l'Eglise de Belgique. Pour ceux (comme moi) qui n'en avaient jamais entendu parler :  cinquième d'une famille de neuf enfants, il est né à Gand en 1947. Il a derrière lui une longue carrière d'enseignant (collège Saint-Vincent, Institut Saint-Léon à Eeklo, Faculté de théologie de l'UCL à Louvain). De 2002 à 2010, il a exercé la fonction d'évêque-adjoint à Malines-Bruxelles, en charge du vicariat général de Bruxelles. Depuis 2010, il était évêque de Bruges où il a dû gérer la difficile succession de Roger Vangheluwe, impliqué dans un scandale de pédophilie. Récemment, il s'était rendu auprès des réfugiés en Irak. Jozef De Kesel prendra officiellement ses fonctions de primat de Belgique le 12 décembre.


Dans les quotidiens du groupe "Vers l'Avenir", Philippe Leruth commente cette nomination :   "Le nouveau primat, Jozef De Kesel, n'a pas dû parler longtemps pour qu'on prenne la mesure du virage qu'il va imprimer à l'Eglise de Belgique. Un virage qui va le ramener dans le droit fil de l'action du cardinal Danneels, aux côtés duquel il a travaillé pendant huit ans. La parenthèse doctrinaire ouverte par Mgr Léonard va se refermer. L'homme se dit prudent, voire attentiste. Aimer la concertation avant la décision. Il n'a pourtant fallu que quelques minutes pour se rendre compte que le nouvel archevêque de Bruxelles-Malines inscrivait ses pas dans ceux de Godfried Danneels, et dans ceux du pape François, et non dans ceux de son prédécesseur immédiat André-Joseph Léonard. C'est sans doute ce profil qui a déterminé le choix de Rome, de préférence à celui, plus en pointe, d'un Johan Bonny, dont les récentes prises de position sur la place des divorcés et des homosexuels dans l'Eglise étaient peut-être apparues trop en avance sur l'état actuel de l'opinion catholique. Mais en s'inscrivant dans la ligne de Godfried Danneels, et plus loin dans le temps de Léon-Joseph Suenens (un des hommes-clés du Concile Vatican II), voire d'un Désiré-Joseph Mercier (précurseur du dialogue interreligieux avec les anglicans), Jozef De Kesel n'en remet pas moins l'Eglise de Belgique au cœur de la société.


Une société multiculturelle, a-t-il rappelé, où les chrétiens sont appelés à témoigner de leurs valeurs, tout en respectant celles des autres. Si sa désignation peut avoir déçu les plus progressistes des catholiques, elle a été bien accueillie à l'extérieur, notamment par le monde laic. Même si la pratique religieuse est en recul, et si l'Eglise n'a plus l'influence qu'elle avait jadis sur les croyants, la désignation d'un nouveau primat n'en concerne pas moins l'ensemble de la société. La preuve, en creux, en a été donné par les controverses suscitées par les prises de décision sans concession d'André-Mutien Léonard. Il reste à Jozef De Kesel à concrétiser les espoirs qu'il éveille, au sein et en dehors de l'Eglise. L'attribution, d'ici à la fin de son mandat, du chapeau de cardinal montrera, si au-delà de sa désignation à Malines, le pape François compte sur lui pour faire évoluer l'Eglise. Une évolution qui ne peut être que lente, a précisé le nouvel archevêque".

mardi 3 novembre 2015

Sortie du 21ème album de Pierre Kroll

                                                      


Chaque année, à pareille époque (c'est-à-dire avant les fêtes de fin d'année), le dessinateur belge Pierre Kroll sort une compilation des dessins qu'il a publiés dans la presse ou diffusés sur l'antenne de la RTBF le dimanche matin. Son 21ème album est publié par les éditions La Renaissance du Livre (www.renaissancedulivre.be). Il a confié à la presse :


"Le succès n'est jamais tout à fait prévisible. Il a été croissant jusqu'à un certain moment. "Au pays des Oranges Bleues" (sorti fin 2007) a été un record, sans doute parce qu'il y avait cette longue période de négociations et que l'enjeu était la disparition pure et simple de la Belgique. On a dû en vendre quelques 60.000 exemplaires. On est en-dessous de çà maintenant. Aussi dans une certaine mesure parce que désormais les éditeurs (et donc le mien aussi) répugnent à placer plus d'exemplaires dans les rayons. Vous savez : pour vendre 60.000 exemplaires, il faut en imprimer peut-être 80.000 et risquer d'en mettre 20.000 au pilon ensuite... Cette attitude amène une décroissance des ventes ; c'est mathématique. Mais je ne me plains pas. Je suis toujours au-dessus des 40.000 exemplaires vendus : ce sont des tirages excellents pour la Belgique".

mercredi 28 octobre 2015

Le nouveau Musée du Train à Schaerbeek

La région de Bruxelles-Capitale compte un nouveau musée (et non des moindres) :  le Musée du Train qui s'est installé dans la gare de Schaerbeek et qui vient d'être inauguré par le Roi. La scénographie a été conçue par François Schuiten. Grâce à notre amie Tania, nous avons la chance d'en avoir déjà un bon compte-rendu :   http://textespretextes.blogs.lalibre.be/archive/2015/10/24/train-world-en-gare-1147173.html


J'en profite pour vous mettre le lien vers l'article que j'avais consacré, l'an dernier, à Schaerbeek :  http://journalpetitbelge.blogspot.be/2014/09/schaerbeek.html

jeudi 22 octobre 2015

Pairi Daiza : Entreprise Belge de l'Année 2015

Déjà élu plus beau parc du Benelux (Belgique-Pays-Bas-Luxembourg),  Pairi Daiza vient de recevoir le titre d'Entreprise Belge de l'Année 2015 par le roi Philippe. Ce prix est amplement mérité pour Eric Domb et toute son équipe. Je vous propose de (re)découvrir ce très beau parc grâce aux photos de nos amis PhilippeD et Mimi du Sud :   http://journalpetitbelge.blogspot.be/2014/01/les-20-ans-du-parc-pairi-daiza-ex.html


Eric Domb, fondateur et responsable du parc Pairi Daiza, a répondu aux questions du groupe Vers l'Avenir :


"Entreprise Belge de l'Année 2015, c'est une consécration?
- Ce prix ne me revient pas mais revient à l'entreprise Pairi Daiza. J'ai réalisé un rêve d'enfant en la créant il y a 21 ans. Pour moi, cette entreprise est un être vivant. C'est ma raison de vivre. Et j'espère que ceux qui me succéderont seront fidèles à l'esprit de Pairi Daiza en respectant cette obligation, presque morale, d'être en équilibre sans devoir tendre la main aux pouvoirs publics. Pas par profit, mais dans le respect de ceux qui y travaillent et l'embellissent tous les jours. Ce qui m'importe, ce ne sont pas les intérêts privés, c'est que cette entreprise soit reconnue sur le plan économique. Quand on a créé le parc, on a été moqués, on nous prenait pour des touristes. Aujourd'hui, on est reconnus et respectés comme un acteur économique important. Et çà doit rester une priorité. Pas en accumulant de l'argent, mais en continuant à s'engager et s'investir dans des projets.


- Vous pensez donc qu'il y a moyen de concilier libéralisme et respect des valeurs humaines?
- J'en suis convaincu. Dans une autre vie, j'ai dû être un animal ou une plante asiatique. Les Orientaux fonctionnent comme çà. Nous, on est les enfants de Descartes : soit on est dans l'associatif, soit on est dans le marchand. Or, on peut très bien avoir des exigences de rentabilité avec des objectifs plus larges. Evidemment que créer de la richesse est indispensable! Mais la question est de savoir à quelle fin. Il faut que cela ait un sens et profite à tous. Pairi Daiza est à la fois un objet et un sujet. Le problème du libéralisme, c'est qu'on ne fait de l'entreprise qu'un objet. Or, une entreprise a aussi une responsabilité sociétale. Alors, souvent, elle se pare de cette responsabilité en surface, mais c'est de la poudre aux yeux. Moi, je considère vraiment mon entreprise comme un sujet vivant. Si on ne considère son entreprise que comme objet, c'est comme çà qu'on arrive à des délocalisations et du saucissonnage. Si, par contre, on veille à la pérennité, on peut réécrire l'économie...


- Vous êtes un ovni dans le monde global d'aujourd'hui?
- Soyons réalistes : dans notre pays, on n'a plus de matière première, mais on a de la matière grise. C'est notre seul avenir. Alors, je comprends que chacun défende ses intérêts privés, mais il y a des choses beaucoup plus importantes que çà. Ce que je voulais démontrer, c'est qu'on peut, en dépit des conditions difficiles, passer de petit à grand. On a créé un parc dans une région peu touristique, où les gens ont des difficultés économiques et avec un concept à la base qui paraissait comme ringard au possible (un parc avec des oiseaux). On a prouvé qu'on pouvait créer de la richesse pour le plus grand nombre. Et çà, on peut le faire dans tous les domaines.


- Vous avez le sentiment qu'on n'agit pas assez dans ce sens en Wallonie?
- Avec le Plan Marshall, les pouvoirs publics font ce qu'ils peuvent. Le problème en Wallonie, c'est qu'on ne respecte pas assez et on ne reconnaît pas assez ceux qui entreprennent. Chez nous, on a toujours le sentiment que les entreprises ont toujours existé. Même les patrons et les cadres qui travaillent dans des entreprises existantes. Or, ce qui compte, c'est qu'à un moment donné, un homme ou une femme passe à l'acte, crée l'étincelle, le big bang, prenne l'initiative personnelle qui deviendra collective. C'est le drame de chez nous : on ne parle jamais des créateurs d'emplois. On les moque, on ne reconnaît pas leur importance stratégique. Des sportifs, des vedettes : on les reconnaît. Pas les entrepreneurs.


- C'est çà, le mal wallon?
- Chez nous, le souci, c'est qu'il y a trop peu d'entreprises et qu'elles sont trop petites. Elles ne sont pas assez rentables, parce que la croissance reste un tabou. Je connais des patrons qui ne veulent pas passer 49 employés ; c'est dingue! On critique la croissance, mais la croissance, ce n'est pas l'exploitation de l'homme par l'homme. Créer de l'emploi, pas pour remplir les poches d'une personne mais pour le bien collectif, c'est sa croissance! Et çà peut très bien se faire dans le respect des valeurs humaines et environnementales. En Wallonie, je suis sûr qu'on est capable de faire çà.


- Qu'est-ce qui nous manque alors?
- L'enthousiasme. Il faut arrêter de se plaindre et de s'opposer à la croissance. Faire cela, c'est presque de la lâcheté. C'est prendre des excuses pour ne pas se remettre en question. Nous sommes trois millions de Wallons face à huit milliards d'habitants sur terre avec des milliards de problèmes. Mais tout est possible. L'avenir nous sourit.


- Les mesures que prend le gouvernement fédéral belge sont de nature à résoudre cette peur de la croissance?
- Le coût du travail est évidemment une barrière. Mais pourtant, en Flandre, où les problèmes sont pareils, l'esprit d'entreprendre est plus présent. Pourquoi? Simplement une question de confiance. Notre problème en Wallonie est plus psychologique qu'autre chose".