J'ai demandé à David Charlier, le responsable de B.U.B. (Belgische Unie-Union Belge) en province de Liège, pourquoi il s'était engagé au sein de ce parti. Vous pouvez le retrouver sur son blog : http://belgium4ever.over-blog.com Voici sa réponse :
"Je me suis engagé au BUB pour trois raisons. La première, tout à fait opportuniste : m'améliorer en néerlandais. La seconde, plus politique, car le BUB répond à la plupart de mes exigences en ce qui concerne un Etat belge plus solide qu'aujourd'hui. Le BUB (et c'est la troisième raison) a cet avantage d'être NATIONAL. Contrairement aux autres, nous voulons défendre l'intérêt belge avant l'intérêt régional qui pour moi est la clef du problème. Aujourd'hui, le CDH, le MR et les autres passent plus d'énergie à défendre les francophones qu'à défendre les familles, les indépendants ou les ouvriers. Et c'est pareil en Flandre. Une Belgique unitaire pousserait donc la création de partis nationaux qui n'auraient pas à s'occuper des problèmes institutionnels. Loin de moi l'idée de vouloir une centralisation totale! Au contraire, le BUB inscrit dans son programme une décentralisation légère vers les provinces, ce qui fournit plusieurs avantages. Une provincialisation plutôt qu'une régionalisation empêche le fédéralisme bipolaire que nous connaissons aujourd'hui.
Le BUB pourrait vraiment apporter une vision différente par rapport à la résolution du principal problème de la province de Liège : le chômage. Je suis persuadé qu'une connaissance des langues belges (dont l'allemand) pourrait le diminuer drastiquement. Un chômeur liégeois qui sait parler néerlandais n'est plus un chômeur, c'est aussi simple que çà. Liège a la chance d'être à la porte du monde germanophone et néerlandophone, mais nous n'en profitons pas assez. Je rêve d'un système qui pousse les chômeurs de longue durée à assister à des cours de langues (néerlandais ou allemand et anglais) gratuits avec l'obtention d'un diplôme spécial reconnu par les communautés voisines. De plus, Liège a beaucoup plus à gagner en faisant affaire avec le Limbourg qu'avec le reste de la Wallonie, mais le fédéralisme bipolaire l'en empêche".
mercredi 30 janvier 2008
dimanche 27 janvier 2008
Les Musées Royaux des Beaux-Arts de Bruxelles
J'ai visité les deux expositions organisées cet hiver par les Musées Royaux des Beaux-Arts de Bruxelles sur Rubens d'une part et Alechinsky d'autre part. Il y avait beaucoup de monde ce samedi. Je n'aime pas toutes les toiles de Rubens (17ème siècle) mais je suis admiratif devant la beauté de ses retables de plusieurs mètres carrés destinés aux églises. Les "gribouillis colorés" d'Alechinsky ne me plaisent pas du tout. Je ne comprends pas ce que cela représente. Né en 1927 à Bruxelles, Pierre Alechinsky est surtout connu pour sa participation au mouvement Cobra (Copenhague-Bruxelles-Amsterdam) de 1949 à 1951. Il s'est ensuite installé à Paris. J'ai envie de pousser un coup de gueule contre les 18 euros d'entrée que j'ai dû payer aux Musées Royaux des Beaux-Arts (9 euros par exposition). Je suis conscient que de telles expositions coûtent cher (notamment au niveau des assurances), mais je déplore l'absence d'un ticket combiné Rubens-Alechinsky. L'accès à la culture est loin d'être démocratique... Heureusement, l'entrée donnait accès aux collections permanentes du musée que j'ai redécouvertes avec plaisir. Mes coups de coeur vont toujours aux célèbres peintures de Breughel (comme "La chute d'Icare" ou "Le dénombrement de Bethléem") et aux pointillistes de la salle consacrée au 19ème siècle (Théo Van Rysselberghe, Henry Van de Velde et Emile Claus). Par contre, l'art contemporain du 20ème siècle me laisse toujours aussi perplexe. A l'heure où on discute d'une nouvelle réforme de l'Etat, j'espère que les Musées Royaux des Beaux-Arts de Bruxelles resteront parmi les dix institutions scientifiques gérées par l'Etat fédéral car le morcellement des collections entre les régions et communautés serait catastrophique.
mardi 15 janvier 2008
La mobilisation continue en 2008 !
Au cours de l'année écoulée, j'ai parlé sur ce blog des nombreuses initiatives qui ont vu le jour dans notre pays : proposition de création d'une circonscription fédérale par le groupe Pavia (regroupant des professeurs d'universités flamandes et francophones), 140.000 signatures en faveur de l'unité de la Belgique, augmentation du nombre de membres de l'asbl BPlus (de 3.000 à 4.000), 35.000 personnes dans les rues de Bruxelles le 18 novembre, plus de 56.000 drapeaux belges vendus au cours des six mois de crise politique (le record de 50.000 drapeaux vendus lors de la mort du roi Baudouin en 1993 est donc battu), 110.000 signatures (dont 60% de néerlandophones, ainsi que beaucoup de personnalités flamandes) en faveur du maintien de la sécurité sociale fédérale, etc. Ces chiffres officiels incontestables montrent qu'il y a eu un petit sursaut patriotique au cours de cette année 2007 bien difficile sur le plan politique.
La mobilisation continue en 2008. N'oubliez pas de soutenir les associations qui travaillent en faveur de l'unité de la Belgique (notamment Pro Belgica, BPlus et le Mouvement Dynastique) et de payer votre cotisation pour l'année nouvelle. Plus elles auront de membres, plus elles auront de l'impact et pourront multiplier leurs actions. Marie-Claire Houard poursuit, elle aussi, son combat à travers un nouveau site actuellement en construction (www.bebelgian.be). Les Editions Luc Pire vont consacrer un livre à cette sympathique et dynamique citoyenne liégeoise et à la manifestation nationale du 18 novembre 2007. L'ouvrage devrait être sorti pour la Foire du Livre de Bruxelles 2008. Sur le plan politique, j'espère que les propositions des sénateurs Alain Destexhe et Richard Fournaux seront votées en 2008. Richard Fournaux a déposé un projet de loin défendant les drapeaux belge, européen, régionaux et communautaires afin de pouvoir poursuivre les extrémistes s' "amusant" à brûler le drapeau belge (il n'existe actuellement aucune loi permettant de les condamner). Alain Destexhe a déposé une résolution afin de demander à un groupe d'historiens flamands et francophones de définir les 50 moments-clés de l'Histoire de Belgique. Cette liste serait diffusée à grande échelle et servirait de base aux programmes scolaires. Meilleurs voeux à tous pour l'année 2008 !
La mobilisation continue en 2008. N'oubliez pas de soutenir les associations qui travaillent en faveur de l'unité de la Belgique (notamment Pro Belgica, BPlus et le Mouvement Dynastique) et de payer votre cotisation pour l'année nouvelle. Plus elles auront de membres, plus elles auront de l'impact et pourront multiplier leurs actions. Marie-Claire Houard poursuit, elle aussi, son combat à travers un nouveau site actuellement en construction (www.bebelgian.be). Les Editions Luc Pire vont consacrer un livre à cette sympathique et dynamique citoyenne liégeoise et à la manifestation nationale du 18 novembre 2007. L'ouvrage devrait être sorti pour la Foire du Livre de Bruxelles 2008. Sur le plan politique, j'espère que les propositions des sénateurs Alain Destexhe et Richard Fournaux seront votées en 2008. Richard Fournaux a déposé un projet de loin défendant les drapeaux belge, européen, régionaux et communautaires afin de pouvoir poursuivre les extrémistes s' "amusant" à brûler le drapeau belge (il n'existe actuellement aucune loi permettant de les condamner). Alain Destexhe a déposé une résolution afin de demander à un groupe d'historiens flamands et francophones de définir les 50 moments-clés de l'Histoire de Belgique. Cette liste serait diffusée à grande échelle et servirait de base aux programmes scolaires. Meilleurs voeux à tous pour l'année 2008 !
vendredi 4 janvier 2008
"Paola, reine des Belges" (Christine Masuy)
Les Editions Luc Pire ont demandé à la journaliste Christine Masuy de commenter le très bel album-photos qu'ils ont sorti en 2007 à l'occasion des 70 ans de la souveraine. Les clichés des années 60 rappellent combien Paola était une très belle jeune femme qui a fait souffler un vent de fraîcheur au sein de la famille royale belge.
Née à Forte dei Marmi en 1937, Paola Ruffo di Calabria rencontre à Rome en 1958 le prince Albert de Belgique avec qui elle se marie un an plus tard. Le jeune couple fait la joie des paparazzis et a trois enfants : Philippe, Astrid et Laurent. Après une longue crise conjugale, Albert et Paola se réconcilient à l'aube des années 80. Suite au décès du roi Baudouin, Albert II devient le sixième roi des Belges. Paola, qui n'a jamais souhaité être reine, s'investit dans ses nouvelles fonctions et s'engage notamment en faveur de la protection de l'enfance et du centre Child Focus.
Mon seul reproche à l'égard de ce très beau livre est que Christine Masuy aurait pu étoffer la partie écrite. L'introduction racontant brièvement la vie de Paola s'arrête le 31 juillet 1993 et ne parle pas de ses actions en tant que reine des Belges. Aucune ligne ou photo sur son projet d'intégrer l'art contemporain belge au sein du palais royal de Bruxelles. Certains clichés auraient pu être accompagnés d'une interview ou d'un discours de la reine Paola.
Née à Forte dei Marmi en 1937, Paola Ruffo di Calabria rencontre à Rome en 1958 le prince Albert de Belgique avec qui elle se marie un an plus tard. Le jeune couple fait la joie des paparazzis et a trois enfants : Philippe, Astrid et Laurent. Après une longue crise conjugale, Albert et Paola se réconcilient à l'aube des années 80. Suite au décès du roi Baudouin, Albert II devient le sixième roi des Belges. Paola, qui n'a jamais souhaité être reine, s'investit dans ses nouvelles fonctions et s'engage notamment en faveur de la protection de l'enfance et du centre Child Focus.
Mon seul reproche à l'égard de ce très beau livre est que Christine Masuy aurait pu étoffer la partie écrite. L'introduction racontant brièvement la vie de Paola s'arrête le 31 juillet 1993 et ne parle pas de ses actions en tant que reine des Belges. Aucune ligne ou photo sur son projet d'intégrer l'art contemporain belge au sein du palais royal de Bruxelles. Certains clichés auraient pu être accompagnés d'une interview ou d'un discours de la reine Paola.
"Petits dessins au pays des oranges bleues" (Kroll)
J'ai pris beaucoup de plaisir à lire le dernier opus de Pierre Kroll qui reprend plus de 200 dessins réalisés entre septembre 2006 et septembre 2007 pour le quotidien "Le Soir", l'hebdomadaire "Télé Moustique" et le débat télévisé "Mise au point" sur la RTBF. Ces dessins très pertinents évoquent, entre autres, les scandales de Charleroi, la popularité de Michel Daerden fin 2006, le procès de la Marine à Hasselt, la fermeture de l'usine VW à Forest, les élections présidentielles françaises et législatives belges, l'hospitalisation du roi Albert II durant la crise politique, etc. Pierre Kroll, qui ne manque pas d'humour, a également inséré des extraits de lettres de Belges choqués par ses dessins. Après avoir tourné la dernière page, je n'ai envie que dire deux choses : quel talent et à l'année prochaine!
mercredi 26 décembre 2007
Aidez l'asbl Pro Belgica en 2008 !
Créée en 1975, l'asbl Pro Belgica a pour objectifs de promouvoir le patriotisme, honorer les Belges qui ont fait, servi et défendu notre pays, organiser la commémoration à Bruxelles des combats de septembre 1830, encourager toutes les initiatives en faveur de la monarchie et de l'unité de la Belgique. Afin de recevoir leur trimestriel bilingue et être invité à leurs activités, vous devez verser votre cotisation pour l'année 2008 (6 euros pour les étudiants et 12,50 euros pour les adultes). L'asbl Pro Belgica recherche également des bénévoles pour faire connaître et représenter l'association aux quatre coins de notre pays, ainsi qu'un local en région bruxelloise (loyer d'un euro symbolique) pour y entreposer du matériel et s'y réunir (www.probelgica.be).
Dans son dernier périodique, l'asbl Pro Belgica reproduit un texte rédigé en 1985 par Pascal de Duve qui reste toujours d'actualité : "Si notre pays devait un jour se désagréger définitivement, ce serait dû beaucoup moins à l'efficacité de la minorité séparatiste qu'au défaitisme de la majorité patriotique. Celle-ci se distingue par le contraste entre sa conviction forte et sans aucun doute théorique d'une part, et par sa très faible combativité d'autre part. On constate plus que jamais que la majorité est trop sage et qu'elle défend ses idées de façon insuffisante. En conséquence, quelques militants extrémistes actifs peuvent facilement tirer les marrons du feu en se faisant passer artificiellement pour des vox populi que le monde politique croit devoir écouter. Les milices non démocratiques réussissent ainsi sans trop de peine et par une certaine intimidation à sermer largement la haine et la discorde entre le nord et le sud de la Belgique. Leur mécanique s'accélère toujours davantage, et d'une façon tragique elle nous conduit de plus en plus vers le séparatisme. L'idée belge ne doit en aucun cas sombrer et devenir un phénomène de mode sporadique, sans signification profonde, et donc sans influence durable. Nous devons pouvoir nous appuyer sur une tradition glorieuse. Il ne dépend que de nous que celle-ci ne se résume pas à un cours d'histoire académique et sans vie".
Dans son dernier périodique, l'asbl Pro Belgica reproduit un texte rédigé en 1985 par Pascal de Duve qui reste toujours d'actualité : "Si notre pays devait un jour se désagréger définitivement, ce serait dû beaucoup moins à l'efficacité de la minorité séparatiste qu'au défaitisme de la majorité patriotique. Celle-ci se distingue par le contraste entre sa conviction forte et sans aucun doute théorique d'une part, et par sa très faible combativité d'autre part. On constate plus que jamais que la majorité est trop sage et qu'elle défend ses idées de façon insuffisante. En conséquence, quelques militants extrémistes actifs peuvent facilement tirer les marrons du feu en se faisant passer artificiellement pour des vox populi que le monde politique croit devoir écouter. Les milices non démocratiques réussissent ainsi sans trop de peine et par une certaine intimidation à sermer largement la haine et la discorde entre le nord et le sud de la Belgique. Leur mécanique s'accélère toujours davantage, et d'une façon tragique elle nous conduit de plus en plus vers le séparatisme. L'idée belge ne doit en aucun cas sombrer et devenir un phénomène de mode sporadique, sans signification profonde, et donc sans influence durable. Nous devons pouvoir nous appuyer sur une tradition glorieuse. Il ne dépend que de nous que celle-ci ne se résume pas à un cours d'histoire académique et sans vie".
samedi 22 décembre 2007
"Ni d'Eve ni d'Adam" (Amélie Nothomb)
"Ni d'Eve ni d'Adam" est mon livre préféré parmi les trois ouvrages d'Amélie Nothomb que j'ai déjà lus (j'ai aimé "Les Catilinaires" et j'ai détesté "Hygiène de l'assassin"). Dans ce livre autobiographique, elle raconte son idylle en 1989-1990 avec Rinri, un jeune Tokyoïte, à qui elle donnait des cours de français. Amélie nous fait découvrir les us et coutumes du Japon, un pays qu'elle adore et où elle a vécu plusieurs années lorsque son père y était ambassadeur de Belgique. Elle nous parle de ses liens très forts avec sa soeur Juliette et des moments agréables passés avec son petit ami gentil et intéressant.
Cette vie douce et paisible s'interrompt lorsqu'Amélie devient employée dans une compagnie nippone (voir le livre "Stupeur et tremblements") et lorsque Rinri lui propose de l'épouser. Elle ne répond ni oui, ni non : "Quel soulagement d'avoir trouvé la solution des fiançailles! C'était une réponse liquide en ceci qu'elle ne résolvait rien et remettait le problème à plus tard" (p. 214).
Il y a aussi le virus de l'écriture : "Quitter ma bourrelle et bénéficier de l'aisance matérielle, jouir du farniente à perpétuité avec pour seule condition de vivre en compagnie d'un garçon charmant, qui eût hésité? Moi, sans que je puisse ne l'expliquer, j'attendais autre chose. Je ne savais en quoi elle consisterait, mais j'étais sûre de l'espérer. Un désir est d'autant plus violent qu'on en ignore l'objet. La part consciente de ce rêve était l'écriture qui m'occupait déjà tellement. Certes, je ne m'illusionnais pas au point de croire être publiée un jour, encore moins d'imaginer y trouver un moyen de subsistance. Mais je voulais absurdement tenter cette expérience, ne fût-ce que pour n'avoir jamais à regretter de ne pas l'avoir essayée" (p. 217-218).
En janvier 1991, Amélie démissionne et quitte le Japon pour rejoindre la Belgique. Elle est sûre de sa décision : "C'était parce qu'il n'y avait pas de mal en lui que je l'aimais beaucoup. C'était à cause de son étrangeté au mal que je n'avais pas d'amour pour lui" (p. 228). A Bruxelles, Amélie vit avec sa soeur et écrit son premier roman, "Hygiène de l'assassin". Rinri prend de ses nouvelles : "Jamais de reproche. Il était gentil. J'avais un peu mauvaise conscience, mais cela passait vite. Peu à peu, les coups de téléphone s'espacèrent jusqu'à cesser. Me fut épargné cet épisode sinistre entre tous, barbare et mensonger, qui s'appelle la rupture" (p. 239-240). Les anciens fiancés se revoient en 1996 lors de la promotion d'un roman d'Amélie en japonais. Rinri s'est marié avec une jeune Française.
Cette vie douce et paisible s'interrompt lorsqu'Amélie devient employée dans une compagnie nippone (voir le livre "Stupeur et tremblements") et lorsque Rinri lui propose de l'épouser. Elle ne répond ni oui, ni non : "Quel soulagement d'avoir trouvé la solution des fiançailles! C'était une réponse liquide en ceci qu'elle ne résolvait rien et remettait le problème à plus tard" (p. 214).
Il y a aussi le virus de l'écriture : "Quitter ma bourrelle et bénéficier de l'aisance matérielle, jouir du farniente à perpétuité avec pour seule condition de vivre en compagnie d'un garçon charmant, qui eût hésité? Moi, sans que je puisse ne l'expliquer, j'attendais autre chose. Je ne savais en quoi elle consisterait, mais j'étais sûre de l'espérer. Un désir est d'autant plus violent qu'on en ignore l'objet. La part consciente de ce rêve était l'écriture qui m'occupait déjà tellement. Certes, je ne m'illusionnais pas au point de croire être publiée un jour, encore moins d'imaginer y trouver un moyen de subsistance. Mais je voulais absurdement tenter cette expérience, ne fût-ce que pour n'avoir jamais à regretter de ne pas l'avoir essayée" (p. 217-218).
En janvier 1991, Amélie démissionne et quitte le Japon pour rejoindre la Belgique. Elle est sûre de sa décision : "C'était parce qu'il n'y avait pas de mal en lui que je l'aimais beaucoup. C'était à cause de son étrangeté au mal que je n'avais pas d'amour pour lui" (p. 228). A Bruxelles, Amélie vit avec sa soeur et écrit son premier roman, "Hygiène de l'assassin". Rinri prend de ses nouvelles : "Jamais de reproche. Il était gentil. J'avais un peu mauvaise conscience, mais cela passait vite. Peu à peu, les coups de téléphone s'espacèrent jusqu'à cesser. Me fut épargné cet épisode sinistre entre tous, barbare et mensonger, qui s'appelle la rupture" (p. 239-240). Les anciens fiancés se revoient en 1996 lors de la promotion d'un roman d'Amélie en japonais. Rinri s'est marié avec une jeune Française.
lundi 17 décembre 2007
Bravo à Tom, Justine et Miss Belgique 2008!
Toutes mes félicitations à sept jeunes Belges qui ont apporté un peu de fraîcheur ce week-end à notre pays. Née en 1987, Alizée Poulicek, une charmante Liégeoise, a été élue Miss Belgique 2008. Alors qu'elle est la fille d'un professeur de langue et qu'elle parle l'anglais et le tchèque, on peut cependant regretter sa maigre connaissance du néerlandais (Ne serait-il pas intéressant de sélectionner uniquement des candidates bilingues?). Mais Alizée sauve l'honneur avec son petit ami flamand ; c'est donc une vraie Belge! Réunis à Ostende, les journalistes sportifs belges ont élu Tom Boonen Sportif de l'Année 2007, Justine Henin Sportive de l'Année 2007, et le relais 4x100m féminin Callaerts-De Caluwe-Ouedraogo-Gevaert Equipe de l'Année 2007. Ces récompenses sont amplement méritées par ces sympathiques sportifs qui sont de très bons ambassadeurs de la Belgique à l'étranger. Rendez-vous à l'année prochaine...
mercredi 12 décembre 2007
Quelques bonnes nouvelles au milieu de la crise...
L'actualité de ces derniers jours apporte quelques bonnes nouvelles aux personnes attachées à l'unité de notre pays. 56.000 drapeaux belges ont été vendus depuis le début de la crise politique, c'est-à-dire plus que le record de 1993 (50.000 lors de la mort du roi Baudouin). La presse en a peu parlé mais le C.D.F. a décidé de changer son nom (ils s'appelent désormais les Chrétiens Démocrates Fédéraux au lieu des Chrétiens Démocrates Francophones) et de devenir un parti national. Je ne suis pas toujours d'accord avec leurs positions dans le domaine éthique mais ce changement va dans la bonne direction : des meilleures relations entre nos communautés. Xavier Federwisch (http://belgiumunion.skynetblogs.be), un citoyen belge, a lancé une pétition en faveur de la création d'une circonscription fédérale sur www.lapetition.be Elle a déjà reçu le soutien de Marie-Claire Houard, du député fédéral écologiste Jean-Marc Nollet et du président du CDF Pierre-Alexandre de Maere d'Aertrycke.
Une autre pétition bilingue en faveur du maintien de la solidarité entre les régions les plus riches et les plus pauvres du pays (donc le maintien de la sécurité sociale fédérale) a été remise le 12 décembre 2007 au premier ministre Guy Verhofstadt. Lancée le 27 septembre en Flandre, elle a déjà recueilli 105.000 signatures, dont 60% de néerlandophones, et a été soutenue notamment par des professeurs d'université, des syndicalistes de la FGTB et de la CSC, ainsi que par une série de personnalités belges : les chanteurs Arno et Axelle Red, l'athlète Kim Gevaert, l'acteur Jan Decleir, les écrivains Hugo Claus, Jozef Deleu, Geert Van Istendael, Huguette de Broqueville et Dimitri Verhulst, la chorégraphe Anne-Teresa de Keersmaecker, le directeur de l'Opéra de Paris Gérard Mortier, les cinéastes Jaco Van Dormael, Luc et Jean-Pierre Dardenne, l'artiste Jan Fabre, Yves Barbieux du groupe Urban Trad, l'animateur Jacques Mercier, la directrice de l'asbl Payoke Patsy Sörensen, le président de l'asbl BPlus Gilles Van den Burre et le directeur du palais des Beaux-Arts de Bruxelles Paul Dujardin. Merci à tous.
Une autre pétition bilingue en faveur du maintien de la solidarité entre les régions les plus riches et les plus pauvres du pays (donc le maintien de la sécurité sociale fédérale) a été remise le 12 décembre 2007 au premier ministre Guy Verhofstadt. Lancée le 27 septembre en Flandre, elle a déjà recueilli 105.000 signatures, dont 60% de néerlandophones, et a été soutenue notamment par des professeurs d'université, des syndicalistes de la FGTB et de la CSC, ainsi que par une série de personnalités belges : les chanteurs Arno et Axelle Red, l'athlète Kim Gevaert, l'acteur Jan Decleir, les écrivains Hugo Claus, Jozef Deleu, Geert Van Istendael, Huguette de Broqueville et Dimitri Verhulst, la chorégraphe Anne-Teresa de Keersmaecker, le directeur de l'Opéra de Paris Gérard Mortier, les cinéastes Jaco Van Dormael, Luc et Jean-Pierre Dardenne, l'artiste Jan Fabre, Yves Barbieux du groupe Urban Trad, l'animateur Jacques Mercier, la directrice de l'asbl Payoke Patsy Sörensen, le président de l'asbl BPlus Gilles Van den Burre et le directeur du palais des Beaux-Arts de Bruxelles Paul Dujardin. Merci à tous.
dimanche 9 décembre 2007
Le prince Alexandre de Belgique
A l'occasion du 65ème anniversaire de son époux, la princesse Léa de Belgique a réalisé un très bel album-photos consacré au prince Alexandre, le demi-frère discret et méconnu du roi Albert II. Il est intéressant car de nombreuses photos sont inédites et il n'existait aucun ouvrage à son sujet.
Né en 1942 à Laeken, Alexandre de Belgique est le fils du roi Léopold III et de la princesse Lilian, dont le mariage quelques mois plus tôt avait suscité la polémique. En juin 1944, la famille royale est déportée par les Allemands dans la forteresse d'Hirschtein, puis à Strobl en Autriche, où ils sont libérés en 1945 par les soldats américains. Suite à la Question Royale, Léopold III et ses enfants vivent durant cinq ans en Suisse. De 1950 à 1960, le prince Alexandre habite et étudie au château de Laeken. Il participe à de nombreuses manifestations officielles aux côtés de ses parents. Les photos de cette décennie montrent l'amour qui régnait au sein de cette "famille recomposée", un terme peu utilisé à cette époque, et la complicité qui unissait Alexandre à ses demi-frères Baudouin et Albert. En 1957, le prince est opéré à Boston d'une coarctation de l'aorte, ce qui incite sa mère à créer la Fondation Cardiologique Princesse Lilian.
Pour des raisons que la princesse Léa n'évoque pas dans son livre (notamment la volonté du gouvernement belge d'éloigner le roi Léopold III de son successeur), Alexandre quitte en 1960 Laeken pour le domaine royal d'Argenteuil. Le prince étudie à l'Ecole Royale Militaire et à l'Université Catholique de Louvain, où il réussit ses trois premières candidatures de médecine. La princesse Léa donne ensuite peu d'informations et de photos sur les années 70 et 80. Alexandre revient sur le devant de la scène en 1998 lorsqu'il rend public son mariage avec la sympathique et élégante Léa Wolman, qui lui a apporté le bonheur et la sérénité. Le couple a créé en 2006 le Fonds d'Entraide Prince et Princesse Alexandre qui soutient des projets sociaux sur un thème différent chaque année (le cancer en 2006, les personnes handicapées en 2007).
La princesse Léa a atteint son objectif de rendre hommage à son époux sans faire de polémiques (elle n'évoque pas la Question Royale, la rupture avec le roi Baudouin et la vente du domaine royal d'Argenteuil). Lorsqu'elle parle de leur domicile en périphérie bruxelloise, elle utilise judicieusement le nom flamand (Landsrode) et pas le nom francophone (Rhode-Saint-Genèse). Fidèle à sa diplomatie et à sa courtoisie, Léa a eu la délicatesse de mettre dans son livre une photo actuelle de sa belle-soeur la princesse Marie-Christine qu'elle n'a jamais rencontrée et qui critique souvent le prince Alexandre dans la presse. Mon seul petit reproche est que les textes de cet album-photos auraient pu être plus longs et plus détaillés. Deux exemples : la princesse Léa ne dit pas le nom du parrain et de la marraine de son mari, et elle ne raconte pas où, quand et comment elle a rencontré le prince Alexandre.
Né en 1942 à Laeken, Alexandre de Belgique est le fils du roi Léopold III et de la princesse Lilian, dont le mariage quelques mois plus tôt avait suscité la polémique. En juin 1944, la famille royale est déportée par les Allemands dans la forteresse d'Hirschtein, puis à Strobl en Autriche, où ils sont libérés en 1945 par les soldats américains. Suite à la Question Royale, Léopold III et ses enfants vivent durant cinq ans en Suisse. De 1950 à 1960, le prince Alexandre habite et étudie au château de Laeken. Il participe à de nombreuses manifestations officielles aux côtés de ses parents. Les photos de cette décennie montrent l'amour qui régnait au sein de cette "famille recomposée", un terme peu utilisé à cette époque, et la complicité qui unissait Alexandre à ses demi-frères Baudouin et Albert. En 1957, le prince est opéré à Boston d'une coarctation de l'aorte, ce qui incite sa mère à créer la Fondation Cardiologique Princesse Lilian.
Pour des raisons que la princesse Léa n'évoque pas dans son livre (notamment la volonté du gouvernement belge d'éloigner le roi Léopold III de son successeur), Alexandre quitte en 1960 Laeken pour le domaine royal d'Argenteuil. Le prince étudie à l'Ecole Royale Militaire et à l'Université Catholique de Louvain, où il réussit ses trois premières candidatures de médecine. La princesse Léa donne ensuite peu d'informations et de photos sur les années 70 et 80. Alexandre revient sur le devant de la scène en 1998 lorsqu'il rend public son mariage avec la sympathique et élégante Léa Wolman, qui lui a apporté le bonheur et la sérénité. Le couple a créé en 2006 le Fonds d'Entraide Prince et Princesse Alexandre qui soutient des projets sociaux sur un thème différent chaque année (le cancer en 2006, les personnes handicapées en 2007).
La princesse Léa a atteint son objectif de rendre hommage à son époux sans faire de polémiques (elle n'évoque pas la Question Royale, la rupture avec le roi Baudouin et la vente du domaine royal d'Argenteuil). Lorsqu'elle parle de leur domicile en périphérie bruxelloise, elle utilise judicieusement le nom flamand (Landsrode) et pas le nom francophone (Rhode-Saint-Genèse). Fidèle à sa diplomatie et à sa courtoisie, Léa a eu la délicatesse de mettre dans son livre une photo actuelle de sa belle-soeur la princesse Marie-Christine qu'elle n'a jamais rencontrée et qui critique souvent le prince Alexandre dans la presse. Mon seul petit reproche est que les textes de cet album-photos auraient pu être plus longs et plus détaillés. Deux exemples : la princesse Léa ne dit pas le nom du parrain et de la marraine de son mari, et elle ne raconte pas où, quand et comment elle a rencontré le prince Alexandre.
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