jeudi 26 octobre 2017

Christian Hecq dans le film "Knock"

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Né en 1964 dans une famille bourgeoise de Nivelles,  Christian Hecq effectue ses études secondaires au collège Saint-Vincent de Soignies, puis suit les cours de l'INSAS (Institut National Supérieur des arts du spectacle) à Bruxelles. Cet acteur belge travaille depuis 2008 à la Comédie Française à Paris. Il est actuellement à l'affiche du film "Knock" où il joue le rôle du facteur face à Omar Sy.

Le comédien belge Christian Hecq a répondu aux questions du magazine "Point de Vue" :

"Dans la pièce de Jules Romains, votre personnage de facteur  était un "tambour de ville"?
- Il reste un peu "tambour de ville" puisqu'il annonce les nouvelles à la population. Nous avons tourné dans un petit village du Vercors et, coïncidence étonnante, j'y ai rencontré un authentique ancien facteur. Il m'a raconté son métier qui ressemblait étrangement à celui de mon personnage dans "Knock". Il lui arrive d'apporter la lettre à pied dans une maison difficile d'accès, de la lire à des gens ne maîtrisant pas la lecture, de rédiger la réponse et, si c'est un lieu très retiré, de devoir y loger pour ne repartir que le lendemain...

- Que vous a dit Lorraine Lévy de votre personnage?
- Elle m'a donné une indication précieuse :  ce facteur fait corps avec son vélo. C'est un personnage tendre et empreint d'une certaine naïveté. Il s'est fait progressivement, lors des lectures du scénario et de la rencontre avec les autres acteurs, un groupe très soudé. Au cinéma, j'ai souvent interprété de petits rôles auxquels je n'ai pas eu le temps de m'attacher. J'ai toujours donné la priorité au théâtre. Jouer avec Omar Sy était un délice sans bornes. Son statut de tête d'affiche n'entache absolument pas sa manière de travailler. Il était très à l'écoute, aimait suivre les propositions de chacun et n'imposait rien. Un immense bonheur.

- On pense forcément aussi au facteur de "Jour de fête" de Jacques Tati?
- Oui, d'ailleurs, lorsque nous avons parlé du costume, j'y ai pensé. Il ne s'agissait pas de le copier, le rôle est d'ailleurs écrit très différemment. Celui de "Knock" est alcoolique, ce qui est toujours agréable à jouer pour un acteur corporel. Il a un côté clownesque avec son pantalon à grandes poches. Au cinéma ou au théâtre, la conception d'un costume est pour moi un moment crucial. Quand il est réussi, j'ai l'impression d'avoir fait une bonne partie du chemin.

- Enfant, vous n'aviez pas encore la vocation de devenir acteur?
- Je voulais étudier la physique, travailler dans les énergies douces, les panneaux solaires, les éoliennes. Mes professeurs m'avaient passionné et j'aimais savoir comment les choses fonctionnaient. J'avais aussi en tête l'image du savant fou, un personnage que j'aurais bien voulu jouer. Je ne venais pas d'un milieu artistique et n'osais me projeter dans ces métiers-là. Ma mère m'emmenait tout le temps au théâtre, j'y ai connu de grands frissons. Puis, pendant mes études de physique, je me suis aperçu que le milieu ne me plaisait pas. Elle m'a finalement suggéré de me lancer... Cela a fait trembler mon père, mais il m'a laissé chercher ma voie. Au début de mon parcours à Bruxelles, je me souviens que je jouais trop avec le corps. Mes professeurs ont passé leur temps à tenter de canaliser cette tendance.

- Vous avez déclaré avoir appris à parler théâtre en entrant à la Comédie Française. Que cela signifie-t-il?
- Quand Muriel Mayette de la Comédie Française m'a proposé d'entrer dans cette maison, je faisais partie de la compagnie Philippe Menty, dans laquelle je faisais de la danse et manipulais des marionnettes. J'avais déjà fait beaucoup de spectacles, du cirque, et je me demandais pourquoi ils voulaient engager un vieux mime à la Comédie Française. Je ne me sentais pas légitime. C'est devenu l'une de mes écoles de vie.

- On a souvent l'impression que vous créez votre propre espace-temps sur scène?
- Ce sont comme des bulles... Mais Feydeau autorise cela. Dans "Un fil à la patte", sa description de l'entrée de Bouzin laisse cette liberté. Cet auteur qui est le roi de la didascalie reste flou à son sujet. Je me suis engouffré dans cette faille. J'aime que les personnages ne soient pas lisses et qu'ils débordent un peu. Et j'adore observer tout ce qui bouge, comme "20.000 lieues sous les mers", avec les méduses, les araignées de mer et toute la faune sous-marine.

- Cette pièce était aussi un moyen de retomber en enfance?
- Je travaille essentiellement avec mon enfance, c'est ma matière première".

7 commentaires:

Célestine ☆ a dit…

J'ai adoré ce film, et notamment le rôle du facteur.
C'est un acteur exceptionnel.
¸¸.•*¨*• ☆

Pâques a dit…

Un film magnifique !
Christian Hecq a étudié au collège Saint-Vincent de Soignies, je connais, j'habite Soignies et mon fils y a fait ses humanités ;-)

Tania a dit…

Je suis heureuse de lire des commentaires positifs, j'en avais lu une critique négative.

Philippe D a dit…

Je en connais pas cet acteur, mais je ne suis pas doué dans ce domaine !
Bon dimanche et bon congé !

Carine-Laure Desguin a dit…

Je ne connaissais pas du tout cet acteur. j'ai vu le lancement du film, il me plairait d'aller le voir et de redécouvrir Knock d'une autre manière.

edmeedexhavee a dit…

Bravo à cet acteur made in Belgium, le film ne m'attire pas du tout, j'ai aimé la première version (comment remplacer Louis Jouvet, d'ailleurs?) et Célestine me le recommande parce qu'on y voit un peu de son village (ou beaucoup...) mais je n'aime pas, en plus; Omar Sy... ni en général les films "comiques" français qui ne m'amusent pas.... :(

Anonyme a dit…

Coucou Petit Belge !
Je connaissais cet acteur de vue, mais ne connaissais pas son nom et ne savais pas qu'il était Belge, pourtant j'aurais dû m'en douter car il ressemble à un belge que je connais. Avec de grosses moustaches, il aurait très bien représenté Hercule Poirot, avec son crane en forme d'oeuf et sa petite taille !
Je te souhaite une bonne soirée et un bon dimanche avec 4 bises bretonnes !
Florence