En parcourant le blog de la ministre Catherine Doyen-Fonck (CDH), j'ai été très agréablement surpris par le commentaire qu'elle y a écrit le 8 mai dernier :
"Ce matin, lors des deux cérémonies du souvenir, j'ai rencontré une enseignante qui avait pour l'occasion appris la Brabançonne à ses élèves. Son initiative m'a fait réfléchir. Je me suis dit qu'il ne serait effectivement pas idiot, voire carrément utile, d'apprendre la Brabançonne à nos enfants. Bon, je reconnais que des paroles telles que "O Belgique, ô mère chérie, à toi nos coeurs, à toi nos bras, à toi notre sang, ô patrie...", si elles sont prises au premier degré, sont un peu fortes. Ceci dit, rien n'empêche à nos enseignants de les relativiser, de les replacer dans le contexte du 19ème et 20ème siècles et de leurs guerres incessantes. Notre hymne national demeure un symbole fort : nous sommes Européens, mais nous sommes d'abord Belges et fiers de l'être!!". (fin de citation)
C'est la première fois depuis très très très longtemps que j'entends un(e) responsable politique (toutes couleurs confondues) prononcer un tel discours patriotique et cela m'a fait très plaisir. Bravo Madame la Ministre et vive la Belgique!
dimanche 27 mai 2007
Prix Reine Paola pour l'Enseignement 2006-2007
L'enseignement en communauté française ne va pas bien. La hausse de la violence, la pénurie d'enseignants, des enquêtes européennes et le récent test de lecture, entre autres, le démontrent. A côté de ces points noirs, saluons la belle initiative de notre souveraine qui a créé en 1996 les Prix Reine Paola pour l'Enseignement. Ils récompensent financièrement chaque année des projets pédagogiques novateurs, alternativement du primaire et du secondaire.
Il y a quelques jours, la reine Paola a remis dans les serres de Laeken les prix aux lauréats de l'année scolaire 2006-2007. En communauté française, le premier lauréat est le projet "Les chemins de la tolérance" de l'Institut Technique Communal Frans Fischer à Schaerbeek, le deuxième lauréat est le projet "Si j'étais...jeune réfugié" du Collège Saint-Servais à Namur et le troisième lauréat est "L'odyssée de l'objet" de l'Institut des Arts et Métiers à Virton. Plus de renseignements sur le site www.sk-fr-paola.be
Il y a quelques jours, la reine Paola a remis dans les serres de Laeken les prix aux lauréats de l'année scolaire 2006-2007. En communauté française, le premier lauréat est le projet "Les chemins de la tolérance" de l'Institut Technique Communal Frans Fischer à Schaerbeek, le deuxième lauréat est le projet "Si j'étais...jeune réfugié" du Collège Saint-Servais à Namur et le troisième lauréat est "L'odyssée de l'objet" de l'Institut des Arts et Métiers à Virton. Plus de renseignements sur le site www.sk-fr-paola.be
dimanche 13 mai 2007
Prix des Lycéens 2006-2007
Beaucoup de récompenses littéraires sont remises chaque année par des jurys d'écrivains ou de critiques. Les Prix des Lycéens ont la particularité d'être attribués par des étudiants de rhéto qui ont lu cinq romans sélectionnés et ont parfois rencontré leurs auteurs. Cette démarche est à poursuivre et intensifier. Elle rejoint ma volonté de mettre mieux en valeur les écrivains belges de langue française. Au cours de cette année scolaire 2006-2007, 68 écoles y ont participé à Bruxelles et en Wallonie. Les résultats ont été annoncés ce mercredi 9 mai.
Le grand gagnant est l'auteur Bernard Tirtiaux qui a obtenu trois récompenses pour son roman "Pitié pour le mal" : le Grand Prix, le Prix des Délégués et le Prix du Roman qui ébranle nos certitudes. Les cinq autres écrivains ont reçu chacun une distinction : Prix de l'Atmosphère la plus réussie (Françoise Pirart pour "La nuit de Sala"), Prix de la Meilleure Fin (Armel Job pour "Les fausses innocences"), Prix du Roman le plus Surprenant (Marie-Eve Sténuit pour "Les frères Y"), Prix du Personnage le plus Humain (Grégoire Polet pour "Excusez les fautes du copiste") et Prix Sucré-Salé (Julie Guerlan pour "Première communion"). Bravo à tous!
Le grand gagnant est l'auteur Bernard Tirtiaux qui a obtenu trois récompenses pour son roman "Pitié pour le mal" : le Grand Prix, le Prix des Délégués et le Prix du Roman qui ébranle nos certitudes. Les cinq autres écrivains ont reçu chacun une distinction : Prix de l'Atmosphère la plus réussie (Françoise Pirart pour "La nuit de Sala"), Prix de la Meilleure Fin (Armel Job pour "Les fausses innocences"), Prix du Roman le plus Surprenant (Marie-Eve Sténuit pour "Les frères Y"), Prix du Personnage le plus Humain (Grégoire Polet pour "Excusez les fautes du copiste") et Prix Sucré-Salé (Julie Guerlan pour "Première communion"). Bravo à tous!
Les vedettes de la campagne électorale
A défaut de parler des programmes des différents partis, le début de cette campagne électorale est surtout marquée par deux retours (Jacky Morael chez Ecolo et Gaston Onkelinx au PS) et quatre arrivées très médiatisées (Anne Delvaux au CDH, Florence Reuter au MR, Claude Lelièvre au PS et Carine Russo chez Ecolo). Qu'en pensez-vous? Doit-on leur donner une chance ou doit-on s'en méfier? Il n'existe pas de règles en la matière : si on parle régulièrement du cas malheureux du sénateur-footballeur Marc Wilmots, la journaliste Frédérique Ries a réussi sa reconversion au Parlement Européen depuis 1999, réélue en 2004.
jeudi 3 mai 2007
Petit sondage avant les élections fédérales
Parmi ces hommes politiques, lequel aimeriez-vous avoir comme premier ministre après les prochaines élections : Yves Leterme (CD&V), Johan Van de Lanotte (SPA), Guy Verhofstadt (VLD), Elio Di Rupo (PS), Didier Reynders (MR) ou Louis Michel (MR)? N'oubliez pas de justifier votre réponse.
mardi 1 mai 2007
Le décès de Grégory Lemarchal
J'ai été très triste d'apprendre hier soir le décès du chanteur français Grégory Lemarchal, vainqueur de la Star Academy 2004, des suites de la mucoviscidose. Il avait 23 ans. Qu'on apprécie ou qu'on déteste cette émission de télé-réalité, il faut reconnaître que Grégory Lemarchal avait une très belle voix, était sympathique et combattait sa maladie avec courage depuis de nombreuses années. Je me rappelle sa participation à l'émission "Make a wish" de RTL-TVI, où il était mieux placé que n'importe quel artiste pour comprendre ce que ressentaient ces enfants et adolescents malades. Je suis content qu'il ait pu vivre son rêve de devenir chanteur, de pouvoir faire un album et une tournée, de rencontrer ses fans. Je repense aussi au refrain d'une de ses chansons ("Je suis en vie... Ca n'a pas de prix") et j'espère qu'on arrivera un jour à vaincre la mucoviscidose...
mercredi 25 avril 2007
Plus de photo du couple royal à Lennik
Sur proposition du Vlaams Belang, le conseil communal de Lennik a décidé ce lundi de dépendre les portraits officiels du couple royal des murs de la salle du conseil. Cette proposition a été votée par 9 conseillers communaux ; 3 ont voté contre et 6 se sont abstenus. En mars, la commune de Mortsel (province d'Anvers) avait fait de même, tandis que la commune de Riemst (province du Limbourg) avait, par contre, rejeté cette idée. Par ailleurs, en Wallonie, le conseil communal de Bernissart (province du Hainaut) a, lui, remis en décembre 2006 les portraits officiels du Roi et de la Reine. Ceux-ci avaient été, sous la précédente mandature, retirés par le bourgmestre, républicain et rattachiste dans l'âme.
Mettre le portrait du couple royal fait partie des traditions (en France, la photo du président de la République se trouve, elle aussi, dans chaque mairie) et cela ne me dérange pas du tout, d'autant qu'Albert II est un souverain constitutionnel parfait qui a des bonnes relations avec le gouvernement fédéral (toutes couleurs confondues depuis 1993) et représente bien la Belgique à l'étranger. Mais je ne suis pas dupe : cette décision symbolique des communes de Mortsel et Lennik, proposée par l'extrême-droite, vise à affaiblir la monarchie et, par conséquent, l'unité du pays.
Rappelons enfin que la Flandre a également décidé de changer la formule de prestation de serment des nouveaux bourgmestres, échevins et conseillers communaux à partir du 1er janvier 2007. Au lieu de jurer fidélité au Roi et à la Constitution, ils déclarent désormais : "Je jure de respecter le plus fidèlement possible les obligations liées à ma charge".
Mettre le portrait du couple royal fait partie des traditions (en France, la photo du président de la République se trouve, elle aussi, dans chaque mairie) et cela ne me dérange pas du tout, d'autant qu'Albert II est un souverain constitutionnel parfait qui a des bonnes relations avec le gouvernement fédéral (toutes couleurs confondues depuis 1993) et représente bien la Belgique à l'étranger. Mais je ne suis pas dupe : cette décision symbolique des communes de Mortsel et Lennik, proposée par l'extrême-droite, vise à affaiblir la monarchie et, par conséquent, l'unité du pays.
Rappelons enfin que la Flandre a également décidé de changer la formule de prestation de serment des nouveaux bourgmestres, échevins et conseillers communaux à partir du 1er janvier 2007. Au lieu de jurer fidélité au Roi et à la Constitution, ils déclarent désormais : "Je jure de respecter le plus fidèlement possible les obligations liées à ma charge".
mardi 24 avril 2007
"Un équilibre fragile" (Jacques Mercier)
"Un équilibre fragile" raconte l'histoire de Gustave, un écrivain trentenaire connaissant le succès et élu précocement à l'Académie. Secondé par son assistant Gilles, il est emporté par les nombreuses obligations de sa carrière littéraire qui l'ennuient : interviews, conférences, séances de dédicaces ou négociations de contrats. Il leur préfère le travail d'écriture.
Jusqu'à la page 134, on suit Gustave qui tente de concilier sa carrière, son amour pour Charlotte et... ses infidélités. Ce passage traduit son état d'esprit : "Notre couple est à l'image d'un tricot de ma grand-mère. En jouant, j'avais heurté l'ouvrage et l'aiguille avait glissé, relâchant tous les points. Le travail avait encore l'air d'être structuré, mais il pouvait se désarticuler au moindre mouvement. L'envie de liberté monte en moi, grossit en rejetant toutes les objections, ne les relevant plus".
Après le divorce de Gustave et Charlotte, aucun élément nouveau n'apparaît jusqu'à la fin du récit devenu monotone et répétitif. On continue de suivre Gustave entre ses activités littéraires et les femmes qu'il rencontre. Mais il faut féliciter Jacques Mercier, un passionné de la langue française, pour l'excellent travail d'écriture, marqué par de fréquents flash-backs dans le passé de Gustave.
Je laisse la conclusion à l'auteur qui résume assez bien le roman :
"Quand je suis moi-même et me fie à mes intuitions (ou mon instinct qui est inné, irréfléchi, animal, spontané?), je réussis ma vie professionnelle mais pas ma vie amoureuse. L'échec avec Charlotte est d'autant plus douloureux que mes succès littéraires foisonnent en parallèle. Ces deux pans de ma vie relèvent de la même énergie, il me semble y consacrer autant de temps et j'en conclus que s'engager totalement dans deux entreprises est impossible (...) La compréhension que j'ai de l'amour n'est pas aussi claire que celle que j'ai de la création" (p.167)
Jusqu'à la page 134, on suit Gustave qui tente de concilier sa carrière, son amour pour Charlotte et... ses infidélités. Ce passage traduit son état d'esprit : "Notre couple est à l'image d'un tricot de ma grand-mère. En jouant, j'avais heurté l'ouvrage et l'aiguille avait glissé, relâchant tous les points. Le travail avait encore l'air d'être structuré, mais il pouvait se désarticuler au moindre mouvement. L'envie de liberté monte en moi, grossit en rejetant toutes les objections, ne les relevant plus".
Après le divorce de Gustave et Charlotte, aucun élément nouveau n'apparaît jusqu'à la fin du récit devenu monotone et répétitif. On continue de suivre Gustave entre ses activités littéraires et les femmes qu'il rencontre. Mais il faut féliciter Jacques Mercier, un passionné de la langue française, pour l'excellent travail d'écriture, marqué par de fréquents flash-backs dans le passé de Gustave.
Je laisse la conclusion à l'auteur qui résume assez bien le roman :
"Quand je suis moi-même et me fie à mes intuitions (ou mon instinct qui est inné, irréfléchi, animal, spontané?), je réussis ma vie professionnelle mais pas ma vie amoureuse. L'échec avec Charlotte est d'autant plus douloureux que mes succès littéraires foisonnent en parallèle. Ces deux pans de ma vie relèvent de la même énergie, il me semble y consacrer autant de temps et j'en conclus que s'engager totalement dans deux entreprises est impossible (...) La compréhension que j'ai de l'amour n'est pas aussi claire que celle que j'ai de la création" (p.167)
mercredi 18 avril 2007
La série belge "Melting Pot Café" (RTBF)
Ce mardi 17 avril, j'ai regardé le premier numéro de la nouvelle série belge "Melting Pot Café", produite par la RTBF. L'histoire se passe dans le quartier des Marolles à Bruxelles. La dynamique Astrid a oublié de payer le loyer de son café et le propriétaire menace de lui envoyer les huissiers. Elle veut créer à l'étage un restaurant tenu par son fils Philippe, qui, lui, préférerait partir en mission humanitaire en Afrique avec sa petite amie. Aux côtés de nombreux comédiens belges, cette série bénéficie de la participation de la délicieuse Tsilla Chelton (à l'opposé de son personnage dans "Tatie Danielle") et même de Salvatore Adamo dont Astrid est une grande fan!
Malgré quelques clichés, j'ai passé un très bon moment avec "Melting Pot Café" qui sort de l'ordinaire et nous change des séries américaines. Cela fait plaisir d'entendre des expressions typiquement bruxelloises et de voir des endroits de notre capitale, comme le Palais de la Justice. Bravo à la RTBF de prendre le risque de produire une telle série et de faire connaître quelques comédiens belges. Parmi eux, j'ai un coup de coeur pour l'hilarant Patrick Spadrille qui incarne le policier du quartier et dont l'humour me fait penser à Benoît Poelvoorde.
Malgré quelques clichés, j'ai passé un très bon moment avec "Melting Pot Café" qui sort de l'ordinaire et nous change des séries américaines. Cela fait plaisir d'entendre des expressions typiquement bruxelloises et de voir des endroits de notre capitale, comme le Palais de la Justice. Bravo à la RTBF de prendre le risque de produire une telle série et de faire connaître quelques comédiens belges. Parmi eux, j'ai un coup de coeur pour l'hilarant Patrick Spadrille qui incarne le policier du quartier et dont l'humour me fait penser à Benoît Poelvoorde.
jeudi 12 avril 2007
Le poste-frontière d'Hensies enfin aménagé!
Bonne nouvelle du jour : la Région wallone va débloquer 1.800.000 euros pour réaménager le poste-frontière d'Hensies. Laissé à l'abandon depuis une dizaine d'années suite à la suppression des frontières, cet endroit était dans un état lamentable et donnait de notre pays et de la province du Hainaut une image sale et triste aux touristes étrangers qui pénétraient en Belgique. Maintenant que la décision est prise, j'espère qu'il faudra attendre moins de temps avant le début des travaux...
Cette décision s'ajoute aux autres récentes bonnes nouvelles pour le tourisme hennuyer : la réouverture du Musée des Beaux-Arts de Mons , le sauvetage du bois d'Angre par la région wallone et l'octroi de subsides (après plusieurs années d'attente...) pour la création de la maison du Parc Naturel des Hauts-Pays. Il est même permis d'espérer la réouverture tant attendue à Roisin du Musée Emile Verhaeren pour 2008... Souvent citée pour son taux de chômage, sa pauvreté ou les scandales politiques de Charleroi, la province du Hainaut doit soutenir toutes les démarches en faveur du tourisme et de la culture. Ce sont deux secteurs qui peuvent créer de l'emploi, notamment dans l'horeca. A nous citoyens de visiter avec nos enfants les richesses hennuyères (Tournai, Mons, le Pass, le Macs, Paradisio, le pays des Collines, etc.) et de donner une image propre, fleurie et accueillante aux touristes étrangers.
Cette décision s'ajoute aux autres récentes bonnes nouvelles pour le tourisme hennuyer : la réouverture du Musée des Beaux-Arts de Mons , le sauvetage du bois d'Angre par la région wallone et l'octroi de subsides (après plusieurs années d'attente...) pour la création de la maison du Parc Naturel des Hauts-Pays. Il est même permis d'espérer la réouverture tant attendue à Roisin du Musée Emile Verhaeren pour 2008... Souvent citée pour son taux de chômage, sa pauvreté ou les scandales politiques de Charleroi, la province du Hainaut doit soutenir toutes les démarches en faveur du tourisme et de la culture. Ce sont deux secteurs qui peuvent créer de l'emploi, notamment dans l'horeca. A nous citoyens de visiter avec nos enfants les richesses hennuyères (Tournai, Mons, le Pass, le Macs, Paradisio, le pays des Collines, etc.) et de donner une image propre, fleurie et accueillante aux touristes étrangers.
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