J'ai regardé ce dimanche le deuxième numéro de "Bonnie and Clyde", la nouvelle émission de divertissement de la RTBF, et j'ai passé une agréable soirée. Dès les premières images, j'ai constaté en voyant le très beau décor que notre chaîne publique avait mis les moyens. Le duo complice Armelle/Jacques Mercier fonctionne toujours aussi bien qu'au temps de "Forts en tête". Les invités variétés de cette deuxième émission étaient variés : Maurane (j'adore son dernier single qui met bien en valeur sa voix), Jacques Higelin, Lou and The Holywood Bananas, Eté 67, Saule et les Pleureurs, etc. L'humour n'était pas absent avec le très pertinent Pierre Kroll, le mime Eliot et la troupe de "Sois belge et tais-toi".
La présence de trois jeunes groupes belges (dont le talentueux Saule et les Pleureurs) me fait espérer que la RTBF va profiter de cette tribune pour donner un coup de pouce à nos chanteurs et groupes qui ne disposaient plus d'aucune émission de variétés sur RTL-TVI et la RTBF pour se faire connaître depuis l'arrêt de "Dix qu'on aime" il y a plus de dix ans.
Seul bémol : la séquence avec Michel Daerden était ridicule et sans aucun intérêt. Quand nos chaînes de télévision vont-ils enfin mettre un terme à tout le cirque médiatique fait autour du guignol d'Ans depuis octobre 2006? J'aurais préféré le savoir dans son bureau à Namur en train de travailler pour le redressement économique de la Wallonie...
lundi 26 février 2007
Le 30ème tournoi remporté par Justine Henin
Après la victoire de l'équipe nationale belge de tennis (grâce à Olivier Rochus et Kristof Vliegen) contre l'Australie en Coupe Davis il y a quelques semaines, notre pays a été à nouveau à l'honneur ce week-end grâce à Justine Henin. Elle a, en effet, remporté le trentième tournoi de sa carrière à Dubaï en battant Amélie Mauresmo en finale (6-4, 7-5). Bravo Juju!
Pour rappel, voici la liste de ses victoires depuis ses débuts professionnels : Anvers (1999) ; Gold Coast, Canberra et Rosmalen (2001) ; Berlin et Linz (2002) ; Dubaï, Charleston, Berlin, Roland Garros, San Diego, Toronto, US Open et Zurich (2003) ; Sydney, Open d'Australie, Dubaï, Indian Wells et les Jeux Olympiques d'Athènes (2004) ; Charleston, Varsovie, Berlin et Roland Garros (2005) ; Sydney, Dubaï, Roland Garros, Eastbourne, New Haven et Masters de Madrid (2006) ; Dubaï (2007). Et ce prestigieux palmarès est encore loin d'être clôturé...
Pour rappel, voici la liste de ses victoires depuis ses débuts professionnels : Anvers (1999) ; Gold Coast, Canberra et Rosmalen (2001) ; Berlin et Linz (2002) ; Dubaï, Charleston, Berlin, Roland Garros, San Diego, Toronto, US Open et Zurich (2003) ; Sydney, Open d'Australie, Dubaï, Indian Wells et les Jeux Olympiques d'Athènes (2004) ; Charleston, Varsovie, Berlin et Roland Garros (2005) ; Sydney, Dubaï, Roland Garros, Eastbourne, New Haven et Masters de Madrid (2006) ; Dubaï (2007). Et ce prestigieux palmarès est encore loin d'être clôturé...
jeudi 22 février 2007
Les actions sociales de la reine Paola
Le Palais vient récemment de révéler que 1576 personnes ont envoyé en 2006 une lettre au roi Albert, à la reine Paola ou à un autre membre de la famille royale pour obtenir une aide financière. Le nombre de ce type de lettres a légèrement augmenté : de 1539 en 2004 à 1576 en 2006. Le Palais demande à chaque fois une enquête sociale au C.P.A.S. de la commune. Environ une demande sur six est honorée. Ainsi en 2006, 242 personnes ont reçu un chèque des Oeuvres Sociales de la Reine. Il s'agit d'un don unique d'environ 200 euros pour s'acheter de la nourriture ou des médicaments.
Notre souveraine a également créé la Fondation Reine Paola pour soutenir financièrement des projets concrets émanant d'organisations ou de personnes venant en aide à des jeunes particulièrement éprouvés par la vie, confrontés à des problèmes familiaux, de formation ou de réinsertion. Chaque année, la Reine remet le Prix Reine Paola pour l'Enseignement à des projets pédagogiques intéressants et novateurs d'enseignants, alternativement du primaire et du secondaire. Le premier prix s'élève à 6200 euros ; le 2ème et le 3ème sont d'une valeur respective de 3750 euros et 1900 euros. La Fondation Reine Paola a également créé en 1999 le programme "L'Ecole de l'Espoir" qui soutient financièrement des écoles belges travaillant dans un milieu social difficile. En 2004, 18 projets se sont partagés un montant total de 207.521 euros.
La Reine est présidente d'honneur depuis plus de quarante ans de l'Oeuvre Royale des Berceaux Princesse Paola. Chaque deuxième week-end de mars, des hommes bénévoles se déguisent en rois noirs (afin de garder leur anonymat) et récoltent de l'argent dans les rues de Bruxelles au profit de l'enfance déshéritée. Réservez un bon accueil aux "Noirauds" le week-end des 10 et 11 mars 2007.
Depuis l'affaire Dutroux en 1996, la reine Paola est très impliquée dans la lutte contre la pédophilie. Avec son époux, elle avait longuement reçu les parents d'enfants disparus pendant une semaine au palais royal et avait milité pour la création du centre Child Focus pour enfants disparus, dont elle est une active présidente d'honneur. Elle le fait visiter aux personnalités étrangères de passage à Bruxelles afin que de tels centres soient créés partout en Europe. En janvier dernier, elle s'est rendue au palais de l'Elysée où elle a dénoncé dans son discours la pédophilie et la pédopornographie sur Internet (voir l'article que j'avais consacré à cette réunion internationale).
D'autres causes bénéficient de son soutien, comme l'Oeuvre Nationale des Aveugles, ou l'opération Simon et Odil pour les enfants hospitalisés.
Notre souveraine a également créé la Fondation Reine Paola pour soutenir financièrement des projets concrets émanant d'organisations ou de personnes venant en aide à des jeunes particulièrement éprouvés par la vie, confrontés à des problèmes familiaux, de formation ou de réinsertion. Chaque année, la Reine remet le Prix Reine Paola pour l'Enseignement à des projets pédagogiques intéressants et novateurs d'enseignants, alternativement du primaire et du secondaire. Le premier prix s'élève à 6200 euros ; le 2ème et le 3ème sont d'une valeur respective de 3750 euros et 1900 euros. La Fondation Reine Paola a également créé en 1999 le programme "L'Ecole de l'Espoir" qui soutient financièrement des écoles belges travaillant dans un milieu social difficile. En 2004, 18 projets se sont partagés un montant total de 207.521 euros.
La Reine est présidente d'honneur depuis plus de quarante ans de l'Oeuvre Royale des Berceaux Princesse Paola. Chaque deuxième week-end de mars, des hommes bénévoles se déguisent en rois noirs (afin de garder leur anonymat) et récoltent de l'argent dans les rues de Bruxelles au profit de l'enfance déshéritée. Réservez un bon accueil aux "Noirauds" le week-end des 10 et 11 mars 2007.
Depuis l'affaire Dutroux en 1996, la reine Paola est très impliquée dans la lutte contre la pédophilie. Avec son époux, elle avait longuement reçu les parents d'enfants disparus pendant une semaine au palais royal et avait milité pour la création du centre Child Focus pour enfants disparus, dont elle est une active présidente d'honneur. Elle le fait visiter aux personnalités étrangères de passage à Bruxelles afin que de tels centres soient créés partout en Europe. En janvier dernier, elle s'est rendue au palais de l'Elysée où elle a dénoncé dans son discours la pédophilie et la pédopornographie sur Internet (voir l'article que j'avais consacré à cette réunion internationale).
D'autres causes bénéficient de son soutien, comme l'Oeuvre Nationale des Aveugles, ou l'opération Simon et Odil pour les enfants hospitalisés.
mercredi 14 février 2007
Pour ou contre une circonscription nationale?
Le groupe bilingue Pavia a présenté à la presse ce 14 février son projet de circonscription nationale ou fédérale, dont plusieurs hommes politiques ont parlé ces dernières semaines. Pour Pavia, la création d'une circonscription nationale s'impose d'urgence. Elle assurerait que chaque membre du gouvernement fédéral doive rendre des comptes à l'ensemble de la population belge . Elle permettrait d'éviter que la surenchère communautaire ne crée constamment des blocages. Elle renforcerait le dialogue entre Wallons et Flamands. Le groupe Pavia propose une circonscription nationale de 15 sièges à la Chambre avec la possibilité de listes unilingues ou bilingues (Plus d'informations sur le site www.paviagroup.be ).
Et vous, êtes-vous pour ou contre une circonscription nationale?
Et vous, êtes-vous pour ou contre une circonscription nationale?
mardi 13 février 2007
Le peintre belge Alfred Bastien
La famille du peintre belge Alfred Bastien (1873-1955) est originaire de Welden près d'Audenaerde mais les parents d'Alfred se sont installés avec leurs neuf enfants à Ixelles. Doué et intelligent, il effectue ses études à l'Athénée de Gand, aux Académies des Beaux-Arts de Gand et Bruxelles. Il devient ensuite le modèle et l'ami du sculpteur Jef Lambeaux, l'auteur de la célèbre fontaine de la grand-place d'Anvers. Après un premier mariage raté avec la cantatrice Georgette Leblanc, il effectue un long voyage en 1903 (France, Espagne, Angleterre, Algérie et Maroc).
En 1911, à la demande du roi Albert Ier, le gouvernement belge demande à Alfred Bastien et Paul Mathieu l'édification d'un Panorama du Congo destiné à l'Exposition Universelle de Gand de 1913. Durant la première guerre mondiale, il est volontaire de guerre au sein de la section artistique de l'armée belge, ce qui lui permet de côtoyer régulièrement le roi Albert et la reine Elisabeth derrière les tranchées. Après la guerre, Alfred Bastien peint le Panorama de la Bataille de l'Yser et revoit les souverains lors d'événements artistiques. Son deuxième mariage avec Alice Johns, surnommée Johnnie, sera beaucoup plus heureux. Il sera élu plus tard membre de l'Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique.
Cinquante ans après sa mort, la publication en 2005 de son journal intime de 1930 à 1955 offre aux historiens de nombreux renseignements sur la famille royale belge. Alfred Bastien y parle aussi des artistes de son époque, de l'ambiance des années 30 (avec l'ascension de Degrelle en Belgique et d'Hitler en Allemagne), de son profond respect pour le roi Albert Ier et de la vie quotidienne sous l'Occupation. Peintre et ami personnel du prince Charles, il nous offre surtout un éclairage nouveau sur la Question Royale et la querelle opposant le Régent au reste de sa famille.
En 1911, à la demande du roi Albert Ier, le gouvernement belge demande à Alfred Bastien et Paul Mathieu l'édification d'un Panorama du Congo destiné à l'Exposition Universelle de Gand de 1913. Durant la première guerre mondiale, il est volontaire de guerre au sein de la section artistique de l'armée belge, ce qui lui permet de côtoyer régulièrement le roi Albert et la reine Elisabeth derrière les tranchées. Après la guerre, Alfred Bastien peint le Panorama de la Bataille de l'Yser et revoit les souverains lors d'événements artistiques. Son deuxième mariage avec Alice Johns, surnommée Johnnie, sera beaucoup plus heureux. Il sera élu plus tard membre de l'Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique.
Cinquante ans après sa mort, la publication en 2005 de son journal intime de 1930 à 1955 offre aux historiens de nombreux renseignements sur la famille royale belge. Alfred Bastien y parle aussi des artistes de son époque, de l'ambiance des années 30 (avec l'ascension de Degrelle en Belgique et d'Hitler en Allemagne), de son profond respect pour le roi Albert Ier et de la vie quotidienne sous l'Occupation. Peintre et ami personnel du prince Charles, il nous offre surtout un éclairage nouveau sur la Question Royale et la querelle opposant le Régent au reste de sa famille.
samedi 10 février 2007
Les Belges et l'Antarctique
Comme je vous l'avais promis en janvier dans mon précédent article consacré à l'Antarctique, je vous tiens au courant de l'avancée de l'ambitieux projet scientifique belge mené dans le cadre de l'Année Polaire Internationale (mars 2007 à mars 2009) : construire en Antarctique une station de 400 mètres carrés fonctionnant avec 100% d'énergies renouvelables. Ce projet est mené par la Fondation Polaire Internationale, créée par l'explorateur polaire belge Alain Hubert avec le climatologue André Berger (U.C.L.) et le glaciologue Hugo Decleir (V.U.B.). La Base Princesse Elisabeth devrait être inaugurée en mars 2008 par le prince Philippe, président d'honneur de la Fondation Polaire Internationale, et serait occupée durant l'été austral par une vingtaine de scientifiques belges de différentes disciplines.
De retour d'Antarctique, Alain Hubert a confié au journal "La Dernière Heure-Les Sports" du 9 février 2007 : "J'étais accompagné par cinq militaires détachés par la Défense. D'abord, on a déchargé les containers du bateau russe. Au début sur la glace de mer mais elle s'est brisée. On a dû les décharger ensuite sur une falaise de glace à 17 mètres de haut. Puis on a effectué une première traversée vers la future base : 186 km qu'il a fallu trois jours pour parcourir! On a ensuite vérifié l'ancrage de la base sur le roc, en surplomb, et érigé une éolienne qui a parfaitement fonctionné pendant trois jours de test. Eriger la Base Princesse Elisabeth, çà ne va pas être de la tarte, mais cette mission de 5 semaines nous a rassurés : maintenant, nous sommes certains de pouvoir réaliser le projet. Une base comme celle-là est faite pour durer vingt ans. Je veux que ce soit un projet populaire et j'ose croire que nos responsables politiques nous suivront, là où nous voulons les mener".
Par ailleurs, rappelons qu'une exposition sur l'Antarctique se tient en ce moment au Parc d'Aventures Scientifiques de Frameries.
De retour d'Antarctique, Alain Hubert a confié au journal "La Dernière Heure-Les Sports" du 9 février 2007 : "J'étais accompagné par cinq militaires détachés par la Défense. D'abord, on a déchargé les containers du bateau russe. Au début sur la glace de mer mais elle s'est brisée. On a dû les décharger ensuite sur une falaise de glace à 17 mètres de haut. Puis on a effectué une première traversée vers la future base : 186 km qu'il a fallu trois jours pour parcourir! On a ensuite vérifié l'ancrage de la base sur le roc, en surplomb, et érigé une éolienne qui a parfaitement fonctionné pendant trois jours de test. Eriger la Base Princesse Elisabeth, çà ne va pas être de la tarte, mais cette mission de 5 semaines nous a rassurés : maintenant, nous sommes certains de pouvoir réaliser le projet. Une base comme celle-là est faite pour durer vingt ans. Je veux que ce soit un projet populaire et j'ose croire que nos responsables politiques nous suivront, là où nous voulons les mener".
Par ailleurs, rappelons qu'une exposition sur l'Antarctique se tient en ce moment au Parc d'Aventures Scientifiques de Frameries.
"...née Pélagie D." de Françoise Houdart
Née à Boussu (Hainaut) en 1948, Françoise Houdart est la petite-fille d'un mineur et a passé son enfance au pied des terrils du Borinage. Mariée, mère de trois enfants, elle est traductrice de formation et a ensuite été professeur d'allemand dans l'enseignement supérieur à Mons. Paru en 1996, "...née Pélagie D." est son cinquième roman. Elle a été admise au sein de l'Association des Ecrivains Belges de langue française.
Ce roman très bien écrit se passe à bord du ferry "Prins Filip" entre Ostende et Douvres. C'est la première fois que Pélagie Depluvrée voit la Mer du Nord. Au cours de la traversée, elle rencontre un autre septuagénaire Maximilien Debos dont l'épouse l'a quitté le jour de sa retraite. Pélagie lui raconte sa vie : ses cours de géographie, sa nuit de noces, sa collection de cartes postales de la Mer du Nord, son défunt époux alcoolique Oscar, son inscription à l'Université du Temps Libre, ses enfants Louise et Bernard, son permis de conduire passé à plus de septante ans, sa mémorisation des horaires de trains, etc.
J'ai eu l'impression que l'auteur souhaitait rendre hommage à toutes ces femmes des anciennes générations dont le seul horizon était leur vie de mère au foyer à l'ombre de leur époux. Voici un extrait révélateur du livre : "J'en ai toujours eu conscience : j'aurais pu être quelqu'un... Autre chose que Pélagie. J'aurais pu être institutrice! On l'avait dit à mon père. Institutrice... On aurait écrit mon nom, Pélagie Depluvrée, en haut d'un registre de classe, sur la couverture des bulletins des enfants... J'aurais signé de mon nom, le mien, sous la rubrique "La titulaire de classe"... Et rien n'aurait été possible sans cela. Mais je n'ai été que Pélagie, madame Oscar Galant, et ma signature pouvait se résumer à une croix en-dessous de celle d'Oscar, l'époux, titulaire du titre. Rien ne pourra jamais racheter toute la vexation, les petites injustices journalières, le manque à vivre et à gagner".
Cela m'a fait penser à l'histoire de ma grand-mère maternelle qui rêvait d'être puéricultrice. Mais ses parents lui avaient répondu que savoir cuisiner et coudre était suffisants pour une femme au foyer. Elle s'est rattrapée plus tard en nous élevant, mon frère et moi, avec beaucoup d'amour, de patience et de tendresse.
La fin du roman de Françoise Houdart m'a un peu déçu. Je m'attendais à un épilogue plus heureux : Pélagie et Maximilien auraient décidé de passer ensemble le reste de leur vie de l'autre côté de la Mer du Nord...
Ce roman très bien écrit se passe à bord du ferry "Prins Filip" entre Ostende et Douvres. C'est la première fois que Pélagie Depluvrée voit la Mer du Nord. Au cours de la traversée, elle rencontre un autre septuagénaire Maximilien Debos dont l'épouse l'a quitté le jour de sa retraite. Pélagie lui raconte sa vie : ses cours de géographie, sa nuit de noces, sa collection de cartes postales de la Mer du Nord, son défunt époux alcoolique Oscar, son inscription à l'Université du Temps Libre, ses enfants Louise et Bernard, son permis de conduire passé à plus de septante ans, sa mémorisation des horaires de trains, etc.
J'ai eu l'impression que l'auteur souhaitait rendre hommage à toutes ces femmes des anciennes générations dont le seul horizon était leur vie de mère au foyer à l'ombre de leur époux. Voici un extrait révélateur du livre : "J'en ai toujours eu conscience : j'aurais pu être quelqu'un... Autre chose que Pélagie. J'aurais pu être institutrice! On l'avait dit à mon père. Institutrice... On aurait écrit mon nom, Pélagie Depluvrée, en haut d'un registre de classe, sur la couverture des bulletins des enfants... J'aurais signé de mon nom, le mien, sous la rubrique "La titulaire de classe"... Et rien n'aurait été possible sans cela. Mais je n'ai été que Pélagie, madame Oscar Galant, et ma signature pouvait se résumer à une croix en-dessous de celle d'Oscar, l'époux, titulaire du titre. Rien ne pourra jamais racheter toute la vexation, les petites injustices journalières, le manque à vivre et à gagner".
Cela m'a fait penser à l'histoire de ma grand-mère maternelle qui rêvait d'être puéricultrice. Mais ses parents lui avaient répondu que savoir cuisiner et coudre était suffisants pour une femme au foyer. Elle s'est rattrapée plus tard en nous élevant, mon frère et moi, avec beaucoup d'amour, de patience et de tendresse.
La fin du roman de Françoise Houdart m'a un peu déçu. Je m'attendais à un épilogue plus heureux : Pélagie et Maximilien auraient décidé de passer ensemble le reste de leur vie de l'autre côté de la Mer du Nord...
dimanche 4 février 2007
Coup de gueule contre le racisme
Cette semaine, j'ai été choqué d'apprendre que trois couples de jeunes fiancés avaient refusé de se marier dans la commune de Sint-Niklaas car l'échevin de l'Etat-civil Wouter Van Bellingen était...noir. Devant de tels comportements, j'ai honte d'être Belge même si je sais que les pays voisins ne sont pas épargnés par le racisme... (voir le succès des extrémistes Pim Fortuyn aux Pays-Bas et Jean-Marie Le Pen en France). Combien de joueurs de football ne se font-ils pas également insulter pour leur couleur de peau!
Nous devons tous soutenir Wouter Van Bellingen car il a été élu démocratiquement lors des élections communales du 6 octobre 2006. La secrétaire d'Etat aux Familles et aux Personnes Handicapées Gisèle Mandaila, d'origine congolaise, fait aussi bien son travail que les autres membres du gouvernement fédéral. J'aurais préféré que ces trois couples refusent si l'échevin de l'Etat-civil était d'un parti d'extrême-droite mais...je suppose qu'ils votent pour le Vlaams Belang.
J'espère maintenant que le collège de Sint-Niklaas va se montrer ferme et soutenir son échevin : il ne peut être question de trouver un compromis (proposer qu'un autre échevin célèbre le mariage civil) après un tel acte raciste. Si ces trois couples désirent vraiment se marier, ils n'ont qu'à déménager ou attendre six ans... Plus généralement, j'espère que le Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme (que l'extrême-droite souhaite supprimer si elle est au pouvoir) va réfléchir sur ce problème très concret.
Non au racisme et à la xénophobie!
Nous devons tous soutenir Wouter Van Bellingen car il a été élu démocratiquement lors des élections communales du 6 octobre 2006. La secrétaire d'Etat aux Familles et aux Personnes Handicapées Gisèle Mandaila, d'origine congolaise, fait aussi bien son travail que les autres membres du gouvernement fédéral. J'aurais préféré que ces trois couples refusent si l'échevin de l'Etat-civil était d'un parti d'extrême-droite mais...je suppose qu'ils votent pour le Vlaams Belang.
J'espère maintenant que le collège de Sint-Niklaas va se montrer ferme et soutenir son échevin : il ne peut être question de trouver un compromis (proposer qu'un autre échevin célèbre le mariage civil) après un tel acte raciste. Si ces trois couples désirent vraiment se marier, ils n'ont qu'à déménager ou attendre six ans... Plus généralement, j'espère que le Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme (que l'extrême-droite souhaite supprimer si elle est au pouvoir) va réfléchir sur ce problème très concret.
Non au racisme et à la xénophobie!
Bravo à nos sportifs!
L'année 2007 commence plutôt bien pour nos cyclistes avec six succès lors du Tour du Quatar : le chrono remporté par l'équipe Quick Step (avec cinq Belges parmi les huit coureurs), quatre victoires d'étape pour Tom Boonen et la première place du classement final pour Wilfried Cretskens.
Ce 1er février avait lieu la remise du Trophée National du Mérite Sportif 2006 aux athlètes Tia Hellebaut et Kim Gevaert. C'est la plus importante récompense sportive de notre pays car on ne peut l'obtenir qu'une seule fois au cours de sa carrière et elle est remise chaque année par le prince Philippe de Belgique dans le cadre prestigieux de l'hôtel de ville de Bruxelles.
Tia Hellebaut (née en 1978 à Anvers) a obtenu la médaille d'or du saut en hauteur aux Championnats d'Europe d'athlétisme de 2006 à Göteborg. De son côté, Kim Gevaert (née en 1978 à Louvain) a reçu les médailles d'argent sur 100m et 200m aux Championnats d'Europe d'athlétisme de 2002 à Munich, et les médailles d'or sur 100m et 200m aux Championnats d'Europe d'athlétisme de 2006 à Göteborg.
Créé en 1928, le Trophée National du Mérite Sportif a récompensé, entre autres, Gaston Roelants (athlétisme, 1962), Eddy Merckx (cyclisme, 1967), Jacky Ickx (automobilisme, 1968), Ivo Van Damme (athlétisme, 1976), le RSC Anderlecht (football, 1978), Ingrid Berghmans (judo, 1982), Michel Preud'homme (football, 1989), Jean-Michel Saive (tennis de table, 1991), Frédéric Deburghgraeve (natation, 1995), Johan Museeuw (cyclisme, 1996), Ulla Werbrouck (judo, 1998), Kim Clijsters et Justine Henin (tennis, 2001), Stefan Everts (motocross, 2003) et Tom Boonen (cyclisme, 2005). Ces quelques noms démontrent que petite par la taille, la Belgique compte de nombreux champions! Bravo à toutes et tous! Faites-nous encore rêver en 2007!
Ce 1er février avait lieu la remise du Trophée National du Mérite Sportif 2006 aux athlètes Tia Hellebaut et Kim Gevaert. C'est la plus importante récompense sportive de notre pays car on ne peut l'obtenir qu'une seule fois au cours de sa carrière et elle est remise chaque année par le prince Philippe de Belgique dans le cadre prestigieux de l'hôtel de ville de Bruxelles.
Tia Hellebaut (née en 1978 à Anvers) a obtenu la médaille d'or du saut en hauteur aux Championnats d'Europe d'athlétisme de 2006 à Göteborg. De son côté, Kim Gevaert (née en 1978 à Louvain) a reçu les médailles d'argent sur 100m et 200m aux Championnats d'Europe d'athlétisme de 2002 à Munich, et les médailles d'or sur 100m et 200m aux Championnats d'Europe d'athlétisme de 2006 à Göteborg.
Créé en 1928, le Trophée National du Mérite Sportif a récompensé, entre autres, Gaston Roelants (athlétisme, 1962), Eddy Merckx (cyclisme, 1967), Jacky Ickx (automobilisme, 1968), Ivo Van Damme (athlétisme, 1976), le RSC Anderlecht (football, 1978), Ingrid Berghmans (judo, 1982), Michel Preud'homme (football, 1989), Jean-Michel Saive (tennis de table, 1991), Frédéric Deburghgraeve (natation, 1995), Johan Museeuw (cyclisme, 1996), Ulla Werbrouck (judo, 1998), Kim Clijsters et Justine Henin (tennis, 2001), Stefan Everts (motocross, 2003) et Tom Boonen (cyclisme, 2005). Ces quelques noms démontrent que petite par la taille, la Belgique compte de nombreux champions! Bravo à toutes et tous! Faites-nous encore rêver en 2007!
samedi 27 janvier 2007
Les Flamands sous un autre oeil
Bien que je ne l'ai pas appréciée, la fausse émission spéciale de la RTBF aura eu le mérite d'inciter la presse francophone à regarder les Flamands sous un autre oeil et à ne pas tous les assimiler aux stupides clichés. Les quotidiens "De Standaard" et "Le Soir" ont signé en décembre un accord de collaboration dans ce sens.
Deuxième initiative positive : dans son édition du 19 janvier 2007, l'hebdomadaire "Le Vif-L'Express" consacre sa couverture et un dossier aux Flamands qui veulent sauver la Belgique. Eric Corijn, philosophe et sociologue à la VUB, fait remarquer très justement : "Le populisme est devenu l'allié indispensable de la politique : cette dernière doit être vendable car les élections se font désormais sur la base d'un bon marketing. Et les attaques dirigées contre l'autre "clan" détournent l'attention de l'absence d'efficacité des politiques dans leur propre communauté".
Qui sont ces Flamands qui se déclarent publiquement attachés à la Belgique? Citons notamment l'ancien premier ministre Wilfried Martens, le bourgmestre de Sint-Niklaas et ancien ministre socialiste Freddy Willockx, le président de la Chambre Herman De Croo, le président du Sporting d'Anderlecht Roger Vanden Stock, le chanteur Tom Barman du groupe dEus, le patron de Recticel Luc Vansteenkiste, l'écrivain alostois Dimitri Verhulst, la députée flamande Anissa Temsamani, le chef d'entreprise Tony Van de Calseyde (responsable du mouvement BPlus dont je vous ai déjà parlé dans un précédent article), le président de la FGTB Rudy De Leeuw, le président de la CSC Luc Cortebeeck, mais aussi Helmut Lotti et Axelle Red.
Il y a aussi Rudy Aernoudt qui fut successivement chef de cabinet des ministres de l'Economie wallon, fédéral et flamand! Dans son livre "Vlaanderen/Wallonië : Je t'aime moi non plus", il dénonce les clichés véhiculés par les séparatistes du Nord du pays et leurs conclusions simplistes. Il cite une série d'arguments économiques contre le séparatisme et les thèses défendues par des patrons flamands dans le manifeste du groupe de réflexion "In de Warande". Rudy Aernoudt a été reçu en audience le 16 octobre 2006 par le roi Albert II. Vous pouvez signer son contre-manifeste sur son site Internet.
Professeur de sciences politiques à la VUB, Kris Deschouwer coordonne le groupe Pavia qui plaide pour la création d'une circonscription électorale nationale et qui proposera un projet concret en février prochain. Cette idée commence à séduire quelques hommes politiques et permettrait de renforcer le dialogue entre Wallons et Flamands.
Voici quelques réflexions extraites du "Le Vif/L'Express".
L'écrivain Geert Buelens : "Un Flamand qui aime la Belgique est traité d'anti-Flamand. A l'inverse, ceux qui revendiquent l'héritage du mouvement flamand sont qualifiés d'extrémistes. Ca m'énerve".
Yves Desmet, rédacteur en chef de "De Morgen" : "Il faut avouer que les francophones ne nous aident pas toujours : prestations éthyliques de Michel Daerden, Charleroi et les affaires... Tout cela laisse des traces, évidemment. Les gens sont très influencés par ce qu'ils voient à la télé".
Le chanteur Daan Stuyven : "Je peux encore me permettre d'avoir une batteuse néerlandophone et un bassiste francophone. Mais si je dépendais des subsides, on pourrait me le reprocher et me demander de choisir entre l'un ou l'autre. C'est déjà ce qui se passe avec la danse et le théâtre. A un moment donné, ton travail de création finit par pâtir de toutes ces querelles communautaires. Voilà pourquoi j'ai réagi".
Le syndicaliste Luc Cortebeeck : "En se penchant sur les montants déboursés par les caisses de grêve, il est très facile de dresser des statistiques là-dessus. On s'est vite rendu compte qu'il n'y avait aucune différence structurelle entre le Nord et le Sud du pays. Une année, les Flamands se mettent davantage en grêve et l'année suivante, ce sont les Wallons".
"Le Vif/L'Express" cite cinq arguments contre la scission de la Belgique : moins de débouchés pour l'industrie flamande, une sécurité sociale amoindrie, une indépendance coûteuse, l'imbroglio bruxellois et la célébrité de la Belgique (pas de la Flandre ou de la Wallonie).
Ce mercredi 24 janvier, c'était au tour de la RTBF de nous proposer une émission objective et positive, sans agressivité, sur le thème "Wallons-Flamands : Belges ennemis". Les députés Rik Daems et Sophie Pécriaux ont évoqué leur histoire d'amour insolite : il est libéral flamand et elle est socialiste wallone. Leur idylle a été bien perçue au Sud du pays, mais est devenue une affaire politique en Flandre. Rik Daems a d'ailleurs dû quitter son poste de président du groupe VLD à la Chambre. Sans doute son parti avait-il peur qu'il dévoile la stratégie du VLD sur l'oreiller au PS...
L'émission proposait aussi des reportages sur les classes d'immersion, les accompagnateurs de train bilingues et les agriculteurs flamands venus trouver du travail en Wallonie dans les années 40. La Liégeoise Sandra Kim évoqua son absence de contrats dans sa région natale et sa nouvelle vie au Nord du pays : elle vit à Zaventem avec son mari flamand, est bilingue et continue de remplir les salles en Flandre. L'animateur Rob Van Oudenhove était venu parler de l'humour flamand, selon lui plus anglo-saxon que l'humour plus réservé des Wallons. Tous les intervenants ont insisté sur la nécessité d'une meilleure connaissance de la langue pour améliorer les relations entre communautés.
J'espère de tout coeur que toutes ces initiatives changeront l'esprit de certains Belges et augmenteront la tolérance et le dialogue entre le Nord et le Sud du pays. Les médias ont un rôle non négligeable à jouer. J'aurais aussi pu parler du Fonds Prince Philippe et du programme Erasmus Belgica qui soutiennent les échanges linguistiques entre communautés, mais aussi du parti politique bilingue B.U.B. (Belgische Unie-Union Belge) qui présentera des listes lors des élections de juin 2007.
Leve België! Vive la Belgique!
Deuxième initiative positive : dans son édition du 19 janvier 2007, l'hebdomadaire "Le Vif-L'Express" consacre sa couverture et un dossier aux Flamands qui veulent sauver la Belgique. Eric Corijn, philosophe et sociologue à la VUB, fait remarquer très justement : "Le populisme est devenu l'allié indispensable de la politique : cette dernière doit être vendable car les élections se font désormais sur la base d'un bon marketing. Et les attaques dirigées contre l'autre "clan" détournent l'attention de l'absence d'efficacité des politiques dans leur propre communauté".
Qui sont ces Flamands qui se déclarent publiquement attachés à la Belgique? Citons notamment l'ancien premier ministre Wilfried Martens, le bourgmestre de Sint-Niklaas et ancien ministre socialiste Freddy Willockx, le président de la Chambre Herman De Croo, le président du Sporting d'Anderlecht Roger Vanden Stock, le chanteur Tom Barman du groupe dEus, le patron de Recticel Luc Vansteenkiste, l'écrivain alostois Dimitri Verhulst, la députée flamande Anissa Temsamani, le chef d'entreprise Tony Van de Calseyde (responsable du mouvement BPlus dont je vous ai déjà parlé dans un précédent article), le président de la FGTB Rudy De Leeuw, le président de la CSC Luc Cortebeeck, mais aussi Helmut Lotti et Axelle Red.
Il y a aussi Rudy Aernoudt qui fut successivement chef de cabinet des ministres de l'Economie wallon, fédéral et flamand! Dans son livre "Vlaanderen/Wallonië : Je t'aime moi non plus", il dénonce les clichés véhiculés par les séparatistes du Nord du pays et leurs conclusions simplistes. Il cite une série d'arguments économiques contre le séparatisme et les thèses défendues par des patrons flamands dans le manifeste du groupe de réflexion "In de Warande". Rudy Aernoudt a été reçu en audience le 16 octobre 2006 par le roi Albert II. Vous pouvez signer son contre-manifeste sur son site Internet.
Professeur de sciences politiques à la VUB, Kris Deschouwer coordonne le groupe Pavia qui plaide pour la création d'une circonscription électorale nationale et qui proposera un projet concret en février prochain. Cette idée commence à séduire quelques hommes politiques et permettrait de renforcer le dialogue entre Wallons et Flamands.
Voici quelques réflexions extraites du "Le Vif/L'Express".
L'écrivain Geert Buelens : "Un Flamand qui aime la Belgique est traité d'anti-Flamand. A l'inverse, ceux qui revendiquent l'héritage du mouvement flamand sont qualifiés d'extrémistes. Ca m'énerve".
Yves Desmet, rédacteur en chef de "De Morgen" : "Il faut avouer que les francophones ne nous aident pas toujours : prestations éthyliques de Michel Daerden, Charleroi et les affaires... Tout cela laisse des traces, évidemment. Les gens sont très influencés par ce qu'ils voient à la télé".
Le chanteur Daan Stuyven : "Je peux encore me permettre d'avoir une batteuse néerlandophone et un bassiste francophone. Mais si je dépendais des subsides, on pourrait me le reprocher et me demander de choisir entre l'un ou l'autre. C'est déjà ce qui se passe avec la danse et le théâtre. A un moment donné, ton travail de création finit par pâtir de toutes ces querelles communautaires. Voilà pourquoi j'ai réagi".
Le syndicaliste Luc Cortebeeck : "En se penchant sur les montants déboursés par les caisses de grêve, il est très facile de dresser des statistiques là-dessus. On s'est vite rendu compte qu'il n'y avait aucune différence structurelle entre le Nord et le Sud du pays. Une année, les Flamands se mettent davantage en grêve et l'année suivante, ce sont les Wallons".
"Le Vif/L'Express" cite cinq arguments contre la scission de la Belgique : moins de débouchés pour l'industrie flamande, une sécurité sociale amoindrie, une indépendance coûteuse, l'imbroglio bruxellois et la célébrité de la Belgique (pas de la Flandre ou de la Wallonie).
Ce mercredi 24 janvier, c'était au tour de la RTBF de nous proposer une émission objective et positive, sans agressivité, sur le thème "Wallons-Flamands : Belges ennemis". Les députés Rik Daems et Sophie Pécriaux ont évoqué leur histoire d'amour insolite : il est libéral flamand et elle est socialiste wallone. Leur idylle a été bien perçue au Sud du pays, mais est devenue une affaire politique en Flandre. Rik Daems a d'ailleurs dû quitter son poste de président du groupe VLD à la Chambre. Sans doute son parti avait-il peur qu'il dévoile la stratégie du VLD sur l'oreiller au PS...
L'émission proposait aussi des reportages sur les classes d'immersion, les accompagnateurs de train bilingues et les agriculteurs flamands venus trouver du travail en Wallonie dans les années 40. La Liégeoise Sandra Kim évoqua son absence de contrats dans sa région natale et sa nouvelle vie au Nord du pays : elle vit à Zaventem avec son mari flamand, est bilingue et continue de remplir les salles en Flandre. L'animateur Rob Van Oudenhove était venu parler de l'humour flamand, selon lui plus anglo-saxon que l'humour plus réservé des Wallons. Tous les intervenants ont insisté sur la nécessité d'une meilleure connaissance de la langue pour améliorer les relations entre communautés.
J'espère de tout coeur que toutes ces initiatives changeront l'esprit de certains Belges et augmenteront la tolérance et le dialogue entre le Nord et le Sud du pays. Les médias ont un rôle non négligeable à jouer. J'aurais aussi pu parler du Fonds Prince Philippe et du programme Erasmus Belgica qui soutiennent les échanges linguistiques entre communautés, mais aussi du parti politique bilingue B.U.B. (Belgische Unie-Union Belge) qui présentera des listes lors des élections de juin 2007.
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