La décision vient de tomber cette semaine : la Fédération Belge de Tennis a désigné Réginald Willems pour remplacer Julien Hoferlin en tant que capitaine de l'équipe belge de tennis en coupe Davis. Qui est Réginald Willems? Ce Bruxellois de 31 ans est un ancien pensionnaire de la section tennis-études du centre AFT de Mons, en collaboration avec l'Athénée Royal Marguerite Bervoets (où il a côtoyé une certaine Justine Henin). Son meilleur classement est le 145ème rang du classement mondial de l'ATP en 2000. Il met fin à sa carrière sportive deux ans plus tard. Actuellement, Réginald est l'entraîneur de nos compatriotes Steve Darcis, Olivier et Christophe Rochus. Il combinera désormais ce poste avec celui de capitaine de l'équipe belge en coupe Davis (prochains matschs de l'équipe nationale : en mars contre la Pologne).
Cette nomination semble faire l'unanimité au sein des joueurs belges qui s'entendent bien et où il n'existe aucune tension communautaire.
Christophe Rochus : "Oui, c'est pas mal. Réginald Willems est le mieux placé pour occuper cette fonction de capitaine de coupe Davis. Non seulement il connaissait déjà l'équipe, mais en plus il est l'entraîneur personnel de Steve Darcis, d'Olivier et de moi. Il a les deux qualités essentielles pour occuper ce poste : connaître tous les joueurs belges et être accepté de tous. En plus, il a joué à un bon niveau et connaît le circuit. Assurément, il a toutes les compétences pour cette aventure".
Xavier Malisse : "Réginald Willems est un chouette gars. Il suit l'équipe depuis un bout de temps et nous connaît très bien. Depuis que je suis revenu dans le team, je veux faire avancer le groupe le plus haut possible. Par conséquent, je serai derrière notre nouveau capitaine à 100%. On voit tout de suite qu'il est bien dans le groupe. Il est le coach personnel de trois des joueurs de l'équipe. Pas de moi, mais cela ne me pose bien sûr aucun problème. Pour moi, tout est ok".
Steve Darcis : "Pour moi, c'est une nomination un peu spéciale. Il m'entraîne depuis deux ans et me connaît par coeur. Je suis évidemment content pour lui. Je me réjouis d'être en mars pour vivre les émotions de la coupe Davis avec Redg comme capitaine. Réginald est un gars très calme, honnête et loyal. Il favorisera toujours la forme du moment pour sélectionner un joueur. Je ne voudrais pas que les gens pensent qu'il est là car il m'entraîne. Il est vraiment compétent. En un mot ou une phrase, il sera capable de remettre un joueur sur le droit chemin. Julien Hoferlin était un coach plus expressif. Réginald sera plus calme. Ils sont tous les deux différents, il ne faut pas les comparer".
Kristof Vliegen : "La Fédération a décidé et c'est très bien. Réginald est un bon entraîneur. Je regrette le manque de professionnalisme de la Fédération qui ne m'a même pas passé un coup de fil pour avoir mon avis. Une table ronde avec tous les joueurs aurait été une bonne idée. Maintenant, ce choix est le meilleur. Il le mérite. Pour moi, il a de sérieuses qualités dont celle d'avoir été un joueur de haut niveau. Il aurait pu avoir une plus belle carrière de joueur s'il n'avait pas été blessé. Aujourd'hui, il réalise un magnifique parcours de coach. Il connaît nos caractères très différents. Il sera capable de nous gérer. Sinon, humainement, Réginald est un très grand monsieur. Enfin, il a passé deux ans à côté de Julien Hoferlin. Il sait ce que signifie être capitaine de l'équipe belge de coupe Davis".
Souhaitons bon vent à Réginald dans son nouveau job... Plus d'infos sur www.tennis-belge.be
dimanche 12 octobre 2008
samedi 11 octobre 2008
Un jeune acteur belge : Benjamin Ramon
Originaire de Durbuy, le jeune acteur belge Benjamin Ramon (29 ans) vient d'accorder une interview à Paris-Match :
"Votre parcours marque une belle polyvalence...
- Quand j'étais petit, les garçons jouaient au football et les filles dansaient. Pas de chance : je voulais monter sur scène et la danse me semblait le moyen d'y arriver. J'ai suivi des cours dès six ans, seul garçon au milieu de 132 filles, objet tout jeune du phénomène de la différence et du rejet. J'étais touche-à-tout, suis passé par le dessin, me suis frotté à quelques écoles avant d'être intégré à l'INSAS, un vrai bonheur. Dès ma première année, malgré l'interdiction des professeurs, j'ai participé à des courts-métrages. Mon premier réalisateur jugea ma prestation dramatique. Un choc qui m'a fait mal et obligé à me remettre très jeune en question. J'avais mis le pied à l'étrier et j'ai enchaîné. Mon deuxième film fut révélateur : "Enfants de coeur" d'Alexis Van Stratum, passé récemment sur Arte. J'y interprétais, à l'âge de 21 ans, un gamin de 12 ans rêvant de devenir danseur, un sujet qui résonnait par rapport à mon passé.
- Derrière un aspect lisse de jeune premier, vous apparaissez très rebelle.
- Je suis une tête de mule. Je veux casser mon image angélique par des rôles extrêmes, où je me transforme totalement.
- Votre premier long métrage, "La femme de Gilles" de Frédéric Fonteyne, vous a débarqué dans la cour des grands. Votre sentiment?
- Un film difficile, joué dans le simple regard. J'y interprétais un rôle déclencheur mais pas compliqué. Le plus grand bonheur est arrivé avec "Je m'appelle Elisabeth" de Jean-Pierre Améris, où j'incarnais un autiste, un de mes fantasmes de comédien. Je suis très fier de ce film, malgré son manque de succès. J'ai démontré ma capacité d'acteur et ma nomination au César du meilleur espoir masculin a prouvé que je devais m'entêter dans mes choix.
- Votre actualité prouve un beau début de reconnaissance : la télévision vous ouvre ses portes en Belgique et en France.
- J'ai tourné pour France 2 dans la mini-série en deux parties : "La Reine et le cardinal" de Marc Rivière, avec Alessandra Martinez et Philippe Torreton, le personnage du marquis de Vivonne, le meilleur ami de Louis XIV, son amuseur. Le film arrive sur les écrans très prochainement. Je débute le tournage du feuilleton belge "A tort ou à raison" avec Alexandra Vandernoot, dont j'incarne le jeune assistant, stagiaire en droit, un peu maladroit. Un personnage intéressant répondant par sa présence à de nombreux questionnements des télespectateurs. J'ai terminé aussi un scénario avec un ami réalisateur, Benjamin Viré, une critique sur la télé-réalité, où nous attaquons le cliché par le cliché. Le pitch : une émission tourne au cauchemar et devient un thriller d'horreur. J'ai été inspiré en regardant "Secret Story", un total abrutissement. Nous recherchons un producteur.
- Vous affichez des convictions sociales bien définies.
- J'aime depuis toujours les films de Tim Burton, dont le fil conducteur est la tolérance et la différence. Deux de mes thèmes principaux.
- Votre défaut et votre qualité essentiels?
- La détermination et la détermination!
- Avec quel réalisateur souhaiteriez-vous tourner?
- Les frères Dardenne, mais je n'ai aucune chance. Je me suis présenté à 17 ans pour "Rosetta", mais mon profil ne correspondait pas. Devinez pourquoi...
- Quelle est la carrière d'acteur que vous aimeriez afficher?
- Celle de Dustin Hoffman pour sa capacité de changer de rôle tout en restant simple.
- L'actrice à qui vous désirez donner la réplique?
- Yolande Moreau que j'ai croisée sur le tournage de "Je m'appelle Elisabeth", mais avec qui je n'avais aucune scène en commun. Une artiste complète et vibrante.".
Souhaitons une longue carrière à ce jeune acteur belge!
"Votre parcours marque une belle polyvalence...
- Quand j'étais petit, les garçons jouaient au football et les filles dansaient. Pas de chance : je voulais monter sur scène et la danse me semblait le moyen d'y arriver. J'ai suivi des cours dès six ans, seul garçon au milieu de 132 filles, objet tout jeune du phénomène de la différence et du rejet. J'étais touche-à-tout, suis passé par le dessin, me suis frotté à quelques écoles avant d'être intégré à l'INSAS, un vrai bonheur. Dès ma première année, malgré l'interdiction des professeurs, j'ai participé à des courts-métrages. Mon premier réalisateur jugea ma prestation dramatique. Un choc qui m'a fait mal et obligé à me remettre très jeune en question. J'avais mis le pied à l'étrier et j'ai enchaîné. Mon deuxième film fut révélateur : "Enfants de coeur" d'Alexis Van Stratum, passé récemment sur Arte. J'y interprétais, à l'âge de 21 ans, un gamin de 12 ans rêvant de devenir danseur, un sujet qui résonnait par rapport à mon passé.
- Derrière un aspect lisse de jeune premier, vous apparaissez très rebelle.
- Je suis une tête de mule. Je veux casser mon image angélique par des rôles extrêmes, où je me transforme totalement.
- Votre premier long métrage, "La femme de Gilles" de Frédéric Fonteyne, vous a débarqué dans la cour des grands. Votre sentiment?
- Un film difficile, joué dans le simple regard. J'y interprétais un rôle déclencheur mais pas compliqué. Le plus grand bonheur est arrivé avec "Je m'appelle Elisabeth" de Jean-Pierre Améris, où j'incarnais un autiste, un de mes fantasmes de comédien. Je suis très fier de ce film, malgré son manque de succès. J'ai démontré ma capacité d'acteur et ma nomination au César du meilleur espoir masculin a prouvé que je devais m'entêter dans mes choix.
- Votre actualité prouve un beau début de reconnaissance : la télévision vous ouvre ses portes en Belgique et en France.
- J'ai tourné pour France 2 dans la mini-série en deux parties : "La Reine et le cardinal" de Marc Rivière, avec Alessandra Martinez et Philippe Torreton, le personnage du marquis de Vivonne, le meilleur ami de Louis XIV, son amuseur. Le film arrive sur les écrans très prochainement. Je débute le tournage du feuilleton belge "A tort ou à raison" avec Alexandra Vandernoot, dont j'incarne le jeune assistant, stagiaire en droit, un peu maladroit. Un personnage intéressant répondant par sa présence à de nombreux questionnements des télespectateurs. J'ai terminé aussi un scénario avec un ami réalisateur, Benjamin Viré, une critique sur la télé-réalité, où nous attaquons le cliché par le cliché. Le pitch : une émission tourne au cauchemar et devient un thriller d'horreur. J'ai été inspiré en regardant "Secret Story", un total abrutissement. Nous recherchons un producteur.
- Vous affichez des convictions sociales bien définies.
- J'aime depuis toujours les films de Tim Burton, dont le fil conducteur est la tolérance et la différence. Deux de mes thèmes principaux.
- Votre défaut et votre qualité essentiels?
- La détermination et la détermination!
- Avec quel réalisateur souhaiteriez-vous tourner?
- Les frères Dardenne, mais je n'ai aucune chance. Je me suis présenté à 17 ans pour "Rosetta", mais mon profil ne correspondait pas. Devinez pourquoi...
- Quelle est la carrière d'acteur que vous aimeriez afficher?
- Celle de Dustin Hoffman pour sa capacité de changer de rôle tout en restant simple.
- L'actrice à qui vous désirez donner la réplique?
- Yolande Moreau que j'ai croisée sur le tournage de "Je m'appelle Elisabeth", mais avec qui je n'avais aucune scène en commun. Une artiste complète et vibrante.".
Souhaitons une longue carrière à ce jeune acteur belge!
jeudi 9 octobre 2008
Guido Fonteyn et les relations Flandre/Wallonie
Durant plus de 20 ans, Guido Fonteyn a été journaliste au "Standaard". Parfait bilingue, il était responsable de l'actualité en Wallonie. Le mois dernier, il s'est confié aux quotidiens du groupe Sud Presse :
"Actuellement, je réside à Jette, mais j'ai une maison à Treignes près de Mariembourg, dans la Wallonie profonde. J'apprécie toujours autant de discuter avec des francophones. Et lorsqu'on prend le temps de les écouter, on sent pointer de l'inquiétude, de l'incompréhension. Avant, les journaux faisaient des efforts pour comprendre l'autre, pour parler objectivement de la communauté voisine. Aujourd'hui, cela se perd un peu. Mais ce qui me choque le plus, c'est le langage utilisé pour parler du dossier communautaire. Les mots employés appartiennent au vocabulaire guerrier : couteaux, tranchées, combat,... La presse devrait faire preuve de plus de réserve. Je ne me suis jamais senti agressé en Wallonie. Pourtant, je ne cache ni mes origines flamandes, ni mes convictions politiques. Il faut bien comprendre que, tant au nord qu'au sud, il y a des noyaux durs qui n'existent que par leurs menaces et attaques. Mais les Wallons et Flamands moyens ne sont pas du tout agressifs. Tous les Flamands installés en Wallonie ont l'air ravis. Je n'ai jamais entendu l'un d'eux dire qu'il souhaitait retourner en Flandre. Ce qu'ils apprécient? Les prix de l'immobilier, les possibilités économiques et, bien entendu, le climat et les espaces. Face à la Flandre qui ressemble à une vaste agglomération, la Wallonie est un poumon vert. Et la convivialité des habitants est épatante".
"Actuellement, je réside à Jette, mais j'ai une maison à Treignes près de Mariembourg, dans la Wallonie profonde. J'apprécie toujours autant de discuter avec des francophones. Et lorsqu'on prend le temps de les écouter, on sent pointer de l'inquiétude, de l'incompréhension. Avant, les journaux faisaient des efforts pour comprendre l'autre, pour parler objectivement de la communauté voisine. Aujourd'hui, cela se perd un peu. Mais ce qui me choque le plus, c'est le langage utilisé pour parler du dossier communautaire. Les mots employés appartiennent au vocabulaire guerrier : couteaux, tranchées, combat,... La presse devrait faire preuve de plus de réserve. Je ne me suis jamais senti agressé en Wallonie. Pourtant, je ne cache ni mes origines flamandes, ni mes convictions politiques. Il faut bien comprendre que, tant au nord qu'au sud, il y a des noyaux durs qui n'existent que par leurs menaces et attaques. Mais les Wallons et Flamands moyens ne sont pas du tout agressifs. Tous les Flamands installés en Wallonie ont l'air ravis. Je n'ai jamais entendu l'un d'eux dire qu'il souhaitait retourner en Flandre. Ce qu'ils apprécient? Les prix de l'immobilier, les possibilités économiques et, bien entendu, le climat et les espaces. Face à la Flandre qui ressemble à une vaste agglomération, la Wallonie est un poumon vert. Et la convivialité des habitants est épatante".
mercredi 8 octobre 2008
Conférences sur l'histoire de la Belgique
L'Association Royale Dynastie et Patrimoine Culturel organise, cet automne au Musée Bellevue (Bruxelles), deux conférences sur l'histoire de la Belgique.
Lundi 20 octobre 2008 à 14h30 : conférence "L'origine de l'ordre de Léopold" par le lieutenant-colonel breveté d'état-major Eric Tripnaux. Né à Namur en 1958, Eric Tripnaux étudie au petit séminaire de Floreffe, à l'Ecole Royale des Cadets et à l'Ecole Royale Militaire. Il sert de 1981 à 1993 dans l'artillerie antiaérienne. A portée de missile du Rideau de Fer, il y connaît la fin de la guerre froide et la réunification allemande. Un ami lui transmet en 1977 sa passion pour la phaléristique (étude des distinctions honorifiques). Depuis, ses publications et articles à ce sujet font autorité, y compris en dehors des frontières belges. Conférencier et auteur militaire, il est de 1993 à 2001 successivement l'attaché de presse des forces belges à Cologne (Allemagne), du commandement opérationnel de la Force terrestre et du Corps européen. En 1999, en pleine crise du Kosovo, il médiatise durant six mois depuis Sarajevo les opérations de la force de stabilisation de l'Otan. Rédacteur en chef puis producteur des organes de communication de la Défense de 2001 à 2004, il obtient un master complémentaire en sciences politiques et militaires en 2005 et est promu directeur général adjoint pour l'image et les relations publiques de la Défense. Depuis 2007, le lieutenant-colonel breveté d'état-major Eric Tripnaux enseigne le leadership et la communication à l'Ecole Royale Militaire.
Lundi 17 novembre 2008 à 14h30 : conférence "De rol van prins-regent Karel en zijn entourage in de Koningskwestie" par Rien Emmery. Né à Bruges en 1983, Rien Emmery étudie l'histoire à l'Universiteit van Gent, et y est durant deux ans rédacteur en chef du périodique estudiantin "Schamper". Son mémoire de licence traite du rôle du prince Charles durant la Question Royale. Après des travaux d'études complémentaires, il publie en 2007 une biographie du prince régent (en français chez Racine et en néerlandais chez Manteau). Actuellement, il travaille à la Katholieke Universiteit van Leuven dans le cadre du projet de doctorat FWO (Fonds Wetenschappelijk Onderzoek) : les habitations rurales en Flandre après la deuxième guerre monde.
Infos auprès de l'Association Royale Dynastie et Patrimoine Culturel (2, rue Ducale - 1000 Bruxelles ou par mail : musdyn@skynet.be).
Lundi 20 octobre 2008 à 14h30 : conférence "L'origine de l'ordre de Léopold" par le lieutenant-colonel breveté d'état-major Eric Tripnaux. Né à Namur en 1958, Eric Tripnaux étudie au petit séminaire de Floreffe, à l'Ecole Royale des Cadets et à l'Ecole Royale Militaire. Il sert de 1981 à 1993 dans l'artillerie antiaérienne. A portée de missile du Rideau de Fer, il y connaît la fin de la guerre froide et la réunification allemande. Un ami lui transmet en 1977 sa passion pour la phaléristique (étude des distinctions honorifiques). Depuis, ses publications et articles à ce sujet font autorité, y compris en dehors des frontières belges. Conférencier et auteur militaire, il est de 1993 à 2001 successivement l'attaché de presse des forces belges à Cologne (Allemagne), du commandement opérationnel de la Force terrestre et du Corps européen. En 1999, en pleine crise du Kosovo, il médiatise durant six mois depuis Sarajevo les opérations de la force de stabilisation de l'Otan. Rédacteur en chef puis producteur des organes de communication de la Défense de 2001 à 2004, il obtient un master complémentaire en sciences politiques et militaires en 2005 et est promu directeur général adjoint pour l'image et les relations publiques de la Défense. Depuis 2007, le lieutenant-colonel breveté d'état-major Eric Tripnaux enseigne le leadership et la communication à l'Ecole Royale Militaire.
Lundi 17 novembre 2008 à 14h30 : conférence "De rol van prins-regent Karel en zijn entourage in de Koningskwestie" par Rien Emmery. Né à Bruges en 1983, Rien Emmery étudie l'histoire à l'Universiteit van Gent, et y est durant deux ans rédacteur en chef du périodique estudiantin "Schamper". Son mémoire de licence traite du rôle du prince Charles durant la Question Royale. Après des travaux d'études complémentaires, il publie en 2007 une biographie du prince régent (en français chez Racine et en néerlandais chez Manteau). Actuellement, il travaille à la Katholieke Universiteit van Leuven dans le cadre du projet de doctorat FWO (Fonds Wetenschappelijk Onderzoek) : les habitations rurales en Flandre après la deuxième guerre monde.
Infos auprès de l'Association Royale Dynastie et Patrimoine Culturel (2, rue Ducale - 1000 Bruxelles ou par mail : musdyn@skynet.be).
lundi 6 octobre 2008
Restaurant "Ma belgitude" (Waterloo)
Le nom de l'établissement, ainsi que le drapeau belge qui trône dans le sas d'entrée, annoncent l'ambiance. Bienvenue dans la marmite noire, jaune et rouge où bouillonne un véritable sentiment de fierté nationale. Noémie et Marie-Annick vous accueillent les bras ouverts dans le plus pur esprit de la convivialité belge. Un endroit tout public, où les plus jeunes viendront déguster un américain-frites la semaine avec un fond sonore d'Hooverphonic, Eté 67 ou encore Girls in Hawaïï. Quant aux pensionnés, ils savoureront un traditionnel moules-frites le dimanche sur un air de Jacques Brel ou Adamo. Dans ce restaurant, le pays est mis en évidence dans les moindres recoins : le mur Tintin, les boîtes de biscuits De Strooper, les paysages marins et la statue de Manneken Pis qui trône fièrement à côté du bar. Tombées dans le virus Belgique dès leur plus jeune âge, ces deux jeunes assistantes sociales de formation ont renforcé leur âme belge de par de nombreux voyages. C'est en octobre 2007 qu'elles reprenaient "Ma Belgitude" pour lui donner un nouvel élan et un dynamisme culinaire. Car outre l'américain ou moules frites, la carte vous suggérera les incontournables belges comme les boulets liégeois, les tomates crevettes, la tarte al djote ou les grillades de viandes. En cuisine, on laisse place à l'imagination nationale, ce qui vous permettra de siroter un sabayon à la Chimay ou un Chouffe Coffee. Tradition oblige, la carte des bières est évidemment bien fournie : Westmalle, Chimay, Duchesse de Bourgogne au fût, bière du Lothier, Bon-Secours, "Echte Kriekenbier", etc. Signalons aussi qu'un concert est organisé un mercredi sur deux, le tout dans une ambiance où langues de Voltaire, Vondel et Shakespeare se mélangent.
"Ma belgitude" - 392, chaussée de Bruxelles - 1410 Waterloo (www.mabelgitude.be).
"Ma belgitude" - 392, chaussée de Bruxelles - 1410 Waterloo (www.mabelgitude.be).
samedi 4 octobre 2008
La Belgique de JF
Parmi les fidèles de ce blog, il y a JF, le responsable du blog "La meilleure façon de prédire le futur est de le créer" (http://fitman.wordpress.com), qui vient de m'envoyer ses réponses au questionnaire que j'avais lancé en septembre.
1° Votre définition de la Belgique?
Un pays, formé de communautés certes différentes, mais qui a su traverser le temps avec une certaine unité, une certaine autonomie, et surtout beaucoup de talents.
2° Quels sont vos endroits préférés de la Belgique?
Je commencerai par ma ville natale Liége (écrit à l'ancienne, comme il se doit!). Une très belle ville, malheureusement pas assez bien entretenue, mais qui recèle tant de trésors et de chaleur dans le coeur de ses habitants. Ensuite la Hesbaye qui m'a vu grandir, région aux frontières invisibles mais que je refranchis avec toujours autant de joie lorsque je reviens de l'étranger, c'est à dire assez souvent hélàs. J'enchaînerai par les Ardennes, cet écrin magnifique, pour poursuivre par la région gantoise, et finir par Bruxelles avec - entre autres - cette grand-place qui nous gonfle d'orgueil.
3° Vos coups de coeur culturels belges (musique, littérature, peinture, cinéma, etc.)?
Tous et toutes... Je cite en vrac : Jacques Brel, Jean-Luc Fonck, Benoît Poelvoorde, Magritte, Van Eyck, Simenon, Stanislas-André Steeman, Hergé, Jean Van Hamme, Jean-Michel Charlier, Philippe Geluck, Pierre Kroll, le groupe 98%, Abbey Road, José Van Dam, E.P. Jacobs, Franquin. J'en oublie, mais çà donne une idée tout de même...
4° Votre membre préféré de la famille royale belge?
Le roi Baudouin est hors concours, vu son charisme et son impact sur le pays. En ce qui concerne la famille royale actuelle, je dirais le prince Philippe, au risque d'étonner. Il est discret - peut-être trop - mais il fait fi des critiques et exécute toujours les tâches qui lui sont attribuées, comme les missions économiques. Je pense qu'il sera un bon souverain lorsque son tour viendra. J'espère qu'il sortira un peu plus de sa réserve, même si le législateur a fortement restreint le pouvoir du Roi. Je souhaite aussi qu'il restaure l'influence morale du Roi sur le peuple et le gouvernement. Quand on voit les derniers errements politiques - à la limite de la mégalomanie chez certains - çà me semble plus que nécessaire...
5° Quels sportifs belges soutenez-vous?
Tous, pour peu qu'ils représentent le pays et aient une attitude unioniste. Je déteste, par contre, tous ceux qui utilisent le sport comme un véhicule politique!
6° Quelles sont vos spécialités culinaires belges préférées?
Pour reprendre une phrase de La Grande Vadrouille : "Vous aimez tout ce qui est bon, vous? - Oui. - Et bien, c'est très mauvais!". En somme, je suis gourmet mais aussi gourmand. En spécialités belges, je citerai d'abord les boulets à la Liégeoise (chez Lequet ou à l'Industrie, obligatoirement accompagnée d'un 33 de Jupiler!), les moules frites, le boudin noir pöelé, les préparations de gibier, le chocolat belge, le speculoos, et bien sûr nos bières qui accompagnent merveilleusement toutes ces spécialités.
7° Je vous laisse carte blanche pour parler d'un(e) Belge que vous souhaiteriez mettre à l'honneur.
Il s'agirait d'un enfant, au hasard. Nos enfants sont nos sources de richesse et d'espérance pour le futur, quel qu'il soit. J'ai une terrible confiance en eux, en leur pouvoir de créer les choses, de changer le monde s'ils le veulent vraiment. Si nous leur donnons des racines solides, ainsi que des ailes, tout est possible. A l'image de tous ces Belges qui ont marqué l'Histoire, en nous disant que l'on n'a pas fini d'entendre parler de la petite Belgique!
8° Votre souhait pour la Belgique?
Que la Belgique existe, unie et tournée vers l'avenir. A mes yeux, çà n'exclut pas de constituer une Belgique sans l'une ou l'autre région qui ne souhaiterait plus être belge (mais là, je voudrais que ses citoyens en fassent la demande par référendum!). Je souhaite aussi que le bon sens populaire l'emporte lors des débats, que les gens réalisent que l'on peut être à la fois Belge, Wallon et Liégeois par exemple (dans mon cas), sans que tout cela soit considéré comme incompatibles... Pour paraphraser un de mes maîtres : si je peux le faire, vous pouvez le faire...
1° Votre définition de la Belgique?
Un pays, formé de communautés certes différentes, mais qui a su traverser le temps avec une certaine unité, une certaine autonomie, et surtout beaucoup de talents.
2° Quels sont vos endroits préférés de la Belgique?
Je commencerai par ma ville natale Liége (écrit à l'ancienne, comme il se doit!). Une très belle ville, malheureusement pas assez bien entretenue, mais qui recèle tant de trésors et de chaleur dans le coeur de ses habitants. Ensuite la Hesbaye qui m'a vu grandir, région aux frontières invisibles mais que je refranchis avec toujours autant de joie lorsque je reviens de l'étranger, c'est à dire assez souvent hélàs. J'enchaînerai par les Ardennes, cet écrin magnifique, pour poursuivre par la région gantoise, et finir par Bruxelles avec - entre autres - cette grand-place qui nous gonfle d'orgueil.
3° Vos coups de coeur culturels belges (musique, littérature, peinture, cinéma, etc.)?
Tous et toutes... Je cite en vrac : Jacques Brel, Jean-Luc Fonck, Benoît Poelvoorde, Magritte, Van Eyck, Simenon, Stanislas-André Steeman, Hergé, Jean Van Hamme, Jean-Michel Charlier, Philippe Geluck, Pierre Kroll, le groupe 98%, Abbey Road, José Van Dam, E.P. Jacobs, Franquin. J'en oublie, mais çà donne une idée tout de même...
4° Votre membre préféré de la famille royale belge?
Le roi Baudouin est hors concours, vu son charisme et son impact sur le pays. En ce qui concerne la famille royale actuelle, je dirais le prince Philippe, au risque d'étonner. Il est discret - peut-être trop - mais il fait fi des critiques et exécute toujours les tâches qui lui sont attribuées, comme les missions économiques. Je pense qu'il sera un bon souverain lorsque son tour viendra. J'espère qu'il sortira un peu plus de sa réserve, même si le législateur a fortement restreint le pouvoir du Roi. Je souhaite aussi qu'il restaure l'influence morale du Roi sur le peuple et le gouvernement. Quand on voit les derniers errements politiques - à la limite de la mégalomanie chez certains - çà me semble plus que nécessaire...
5° Quels sportifs belges soutenez-vous?
Tous, pour peu qu'ils représentent le pays et aient une attitude unioniste. Je déteste, par contre, tous ceux qui utilisent le sport comme un véhicule politique!
6° Quelles sont vos spécialités culinaires belges préférées?
Pour reprendre une phrase de La Grande Vadrouille : "Vous aimez tout ce qui est bon, vous? - Oui. - Et bien, c'est très mauvais!". En somme, je suis gourmet mais aussi gourmand. En spécialités belges, je citerai d'abord les boulets à la Liégeoise (chez Lequet ou à l'Industrie, obligatoirement accompagnée d'un 33 de Jupiler!), les moules frites, le boudin noir pöelé, les préparations de gibier, le chocolat belge, le speculoos, et bien sûr nos bières qui accompagnent merveilleusement toutes ces spécialités.
7° Je vous laisse carte blanche pour parler d'un(e) Belge que vous souhaiteriez mettre à l'honneur.
Il s'agirait d'un enfant, au hasard. Nos enfants sont nos sources de richesse et d'espérance pour le futur, quel qu'il soit. J'ai une terrible confiance en eux, en leur pouvoir de créer les choses, de changer le monde s'ils le veulent vraiment. Si nous leur donnons des racines solides, ainsi que des ailes, tout est possible. A l'image de tous ces Belges qui ont marqué l'Histoire, en nous disant que l'on n'a pas fini d'entendre parler de la petite Belgique!
8° Votre souhait pour la Belgique?
Que la Belgique existe, unie et tournée vers l'avenir. A mes yeux, çà n'exclut pas de constituer une Belgique sans l'une ou l'autre région qui ne souhaiterait plus être belge (mais là, je voudrais que ses citoyens en fassent la demande par référendum!). Je souhaite aussi que le bon sens populaire l'emporte lors des débats, que les gens réalisent que l'on peut être à la fois Belge, Wallon et Liégeois par exemple (dans mon cas), sans que tout cela soit considéré comme incompatibles... Pour paraphraser un de mes maîtres : si je peux le faire, vous pouvez le faire...
jeudi 2 octobre 2008
Stanislas-André et Stéphane Steeman
Stéphane Steeman a confié au journal "La Dernière Heure" : "Mon père est né le 23 janvier 1908. Il est parti en 1970, à seulement 62 ans, assassiné par la cigarette. Et on est volé quand un papa s'en va à 62 ans. Je pense qu'il aurait été tellement fier de moi, s'il avait connu la suite... Je souhaitais un grand événement pour marquer le centenaire de sa naissance et une exposition va lui être consacrée, du 11 septembre au 15 novembre, à l'Espace Wallonie, rue du Marché aux Herbes, 25 à Bruxelles. Avec tous ses romans (j'en ai racheté qu'il avait dédicacés à des personnalités), les affiches des films, sa vraie machine à écrire, des dessins d'enfance et même quelques peintures qu'il a réalisées.
Un professeur d'université m'a fait remarquer qu'il y avait dans l'album "Les sept boules de cristal" au moins deux allusions à l'oeuvre de mon père. Une dite par Tintin qui parle de "la nuit du 12 au 13", un titre de mon père, et une autre par Tournesol qui évoque "le dernier des sept" en référence au "Dernier des Six". Mon père avait une curieuse passion : l'amour des chiffres! Sur quarante romans policiers qu'on connaît de lui, onze avaient des chiffres dans les titres : "Six hommes morts", "La nuit du 12 au 13", "Le condamné meurt à cinq heures", etc. Sans oublier, bien sûr, "L'assassin habite au 21" que mon père a intitulé ainsi parce que, quand il l'a écrit en 1939, nous habitions au 21 du Val de la Cambre à Ixelles".
L'Espace Wallonie présentera, en outre, chaque samedi à 11h et 14h des films tirés de l'oeuvre de Stanislas-André Steeman. Autre hommage : le Théâtre des Galeries à Bruxelles adaptera son plus célèbre roman, "L'assassin habite au 21", du 21 octobre au 16 novembre 2008.
Autre anniversaire en 2008 : les 60 ans de carrière de Stéphane Steeman. Il a raconté ses débuts au journal "La Dernière Heure" : "Mon père me disait toujours : "J'espère que tu te rends compte que ce n'est pas en faisant des imitations que tu vas gagner ta vie!". Pourtant, je lui dois ma toute première scène. J'avais 17 à l'époque et il habitait à Menton. Grâce à ses relations avec le maire, il avait pu me glisser au programme d'un cabaret, en première partie des Frères Jacques. J'ai imité Jouvet, Guitry, Gabriello. Et mon père m'a dit : "Ce n'est pas tout d'imiter : tu dois écrire les textes de tes imitations". Le soir même, j'ai imaginé un texte de vingt minutes sur la voix de mon idole, Jean Nohain, et ce texte me permettait de présenter les artistes que j'imitais. Moi qui fuyais les auditions, j'en ai faite une dans ma vie : devant Jean Nohain, en l'imitant! Cela m'a valu une dédicace superbe. J'ai ensuite commencé comme figurant au Théâtre du Parc, y compris dans des pièces jouées par la Comédie Française. Mais je n'avais pas de texte à dire. Le jour où les Galeries m'ont donné ma première réplique, ils m'ont retiré le rôle à cause d'une vedette qui avait bu, qui ne connaissait plus son texte et que je n'ai pas voulu mettre dans l'embarras. Cela m'est retombé dessus. J'ai trouvé le monde du théâtre odieux et injuste. J'ai commencé alors mon numéro dans les cabarets, aux côtés d'une Barbara encore inconnue dont on ignore qu'elle a fait ses débuts à Bruxelles. Je revendique d'avoir été le premier à faire des imitations d'hommes politiques. Mon Théo Lefèvre m'a permis d'être connu en trois jours. Après, il y a eu la télévision avec Marion, la radio avec Jacques Mercier et Madame Gertrude...".
Stéphane Steeman évoque aussi son actualité : "Je n'ai plus envie de remonter sur scène. J'ai envie d'écrire maintenant. Et pour mes soixante ans de métier, je sors, à la mi-septembre, chez Noir Dessin un livre qui s'intitule "Ma Belgique à moi". Où je reprends tous les sketchs, les gags, les anecdotes qui, au cours des années, m'ont été inspirés par le communautaire. J'ai constaté que finalement, aucun n'avait vieilli : les problèmes que nous traversons aujourd'hui n'ont rien de nouveau! Ce sont les enjeux qui, maintenant, sont différents, car les Flamands en veulent toujours plus. Ce que je déplore car, en dépit des rosseries que j'ai pu dire dans ma vie, j'aime la Belgique et je suis très royaliste. J'apprécie beaucoup Albert II que j'ai eu l'occasion de rencontrer et j'ai pu constater que, grâce à lui, au Palais, l'humour est roi".
Un professeur d'université m'a fait remarquer qu'il y avait dans l'album "Les sept boules de cristal" au moins deux allusions à l'oeuvre de mon père. Une dite par Tintin qui parle de "la nuit du 12 au 13", un titre de mon père, et une autre par Tournesol qui évoque "le dernier des sept" en référence au "Dernier des Six". Mon père avait une curieuse passion : l'amour des chiffres! Sur quarante romans policiers qu'on connaît de lui, onze avaient des chiffres dans les titres : "Six hommes morts", "La nuit du 12 au 13", "Le condamné meurt à cinq heures", etc. Sans oublier, bien sûr, "L'assassin habite au 21" que mon père a intitulé ainsi parce que, quand il l'a écrit en 1939, nous habitions au 21 du Val de la Cambre à Ixelles".
L'Espace Wallonie présentera, en outre, chaque samedi à 11h et 14h des films tirés de l'oeuvre de Stanislas-André Steeman. Autre hommage : le Théâtre des Galeries à Bruxelles adaptera son plus célèbre roman, "L'assassin habite au 21", du 21 octobre au 16 novembre 2008.
Autre anniversaire en 2008 : les 60 ans de carrière de Stéphane Steeman. Il a raconté ses débuts au journal "La Dernière Heure" : "Mon père me disait toujours : "J'espère que tu te rends compte que ce n'est pas en faisant des imitations que tu vas gagner ta vie!". Pourtant, je lui dois ma toute première scène. J'avais 17 à l'époque et il habitait à Menton. Grâce à ses relations avec le maire, il avait pu me glisser au programme d'un cabaret, en première partie des Frères Jacques. J'ai imité Jouvet, Guitry, Gabriello. Et mon père m'a dit : "Ce n'est pas tout d'imiter : tu dois écrire les textes de tes imitations". Le soir même, j'ai imaginé un texte de vingt minutes sur la voix de mon idole, Jean Nohain, et ce texte me permettait de présenter les artistes que j'imitais. Moi qui fuyais les auditions, j'en ai faite une dans ma vie : devant Jean Nohain, en l'imitant! Cela m'a valu une dédicace superbe. J'ai ensuite commencé comme figurant au Théâtre du Parc, y compris dans des pièces jouées par la Comédie Française. Mais je n'avais pas de texte à dire. Le jour où les Galeries m'ont donné ma première réplique, ils m'ont retiré le rôle à cause d'une vedette qui avait bu, qui ne connaissait plus son texte et que je n'ai pas voulu mettre dans l'embarras. Cela m'est retombé dessus. J'ai trouvé le monde du théâtre odieux et injuste. J'ai commencé alors mon numéro dans les cabarets, aux côtés d'une Barbara encore inconnue dont on ignore qu'elle a fait ses débuts à Bruxelles. Je revendique d'avoir été le premier à faire des imitations d'hommes politiques. Mon Théo Lefèvre m'a permis d'être connu en trois jours. Après, il y a eu la télévision avec Marion, la radio avec Jacques Mercier et Madame Gertrude...".
Stéphane Steeman évoque aussi son actualité : "Je n'ai plus envie de remonter sur scène. J'ai envie d'écrire maintenant. Et pour mes soixante ans de métier, je sors, à la mi-septembre, chez Noir Dessin un livre qui s'intitule "Ma Belgique à moi". Où je reprends tous les sketchs, les gags, les anecdotes qui, au cours des années, m'ont été inspirés par le communautaire. J'ai constaté que finalement, aucun n'avait vieilli : les problèmes que nous traversons aujourd'hui n'ont rien de nouveau! Ce sont les enjeux qui, maintenant, sont différents, car les Flamands en veulent toujours plus. Ce que je déplore car, en dépit des rosseries que j'ai pu dire dans ma vie, j'aime la Belgique et je suis très royaliste. J'apprécie beaucoup Albert II que j'ai eu l'occasion de rencontrer et j'ai pu constater que, grâce à lui, au Palais, l'humour est roi".
mardi 30 septembre 2008
Quelques nouvelles en bref...
1° Le départ de la NVA dans l'opposition et la fin du cartel CD&V/NVA sont deux bonnes choses pour l'unité de la Belgique. Yves Leterme remonte dans mon estime : il a privilégié la stabilité de son gouvernement au détriment de son cartel. Maintenant, les francophones doivent négocier dans la sérénité la future réforme de l'Etat. Si on ne veut pas que les extrémistes et nationalistes remportent les élections régionales de juin 2009, il est nécessaire que le gouvernement fédéral obtienne avant cette échéance des résultats concrets tant sur les problèmes communautaires que dans les domaines socio-économiques.
2° Un article issu du blog Belgium4ever : "Le paysage audiovisuel belge (PAB) n'est que purement théorique, tant les chaînes néerlandophones sont éloignées des francophones. Alors que la RTBF ne vit qu'à travers la France, la VRT regarde les Pays-Bas, l'Angleterre et le reste de l'Europe. Les chaînes privées (RTL et VTM) s'ignorent complètement, sauf pour Miss België/Belgique, et les multiples et grosses productions flamandes ne dépassent jamais la frontière linguistique. La crise politique a, selon moi, largement amélioré les choses et le PAB se réveille. On commence avec Plug TV, pardon Plug RTL, et une nouvelle animatrice flamande, une vraie Bekende Vlaming va animer une nouvelle émission sur le monde people. La RTBF proposera les Niouzz in het nederlands une fois par semaine (avec des sous-titres), une émission commune avec la VRT ("Stars of Europe"), ainsi qu'une saga familiale bilingue. Le parlement de la communauté française a voté pour remplacer les doublages par des sous-titres et il n'y a jamais eu autant de politiciens et de journalistes francophones invités sur les plateaux néerlandophones (et vice-versa) que depuis le début de la crise".
3° Semaine Flamande à Silly (province du Hainaut) : du 17 au 26 octobre 2008.
4° Lundi 13 octobre 2008 de 19h à 21h (lieu : Instituut voor Tropische Geneeskunde van Antwerpen) : conférence gratuite et bilingue de l'asbl België Anders/La Belgique Autrement. Thème de la soirée : les scientifiques, sens ou non-sens d'un niveau belge?
5° Un article issu du site Internet de l'hebdomadaire "Le Vif/L'Express" : "La Wallonie bénéficie de plus de six milliards d'euros par an de transferts financiers de la Flandre et, dans une moindre mesure, de Bruxelles, estime une étude inédite de la BNB dont fait état jeudi L'Echo et De Tijd. L'impact du vieillissement va cependant assécher ces flux financiers entre la Flandre et la Wallonie. La quasi totalité de cet effort de solidarité est supportée par la Flandre (5,8 milliards). Les choses vont cependant changer. Depuis 2002, la Flandre est gagnante pour les transferts au niveau des pensions. Or, elle sera la plus touchée par le vieillissement de la population avec pour conséquence des flux financiers en sa faveur en matière de pensions mais aussi de soins de santé. Résultat : même si l'écart entre les taux d'emploi reste le même qu'aujourd'hui, la contribution flamande va nettement diminuer : elle passera de 2% à 0,8% du PIB en 2003. Bruxelles déboursera quasiment autant que la Flandre auprès de la Wallonie. Si la Wallonie parvient à rattraper son retard économique et réduire son taux de chômage, les transferts de la Flandre vers la Wallonie se réduiraient à une peau de chagrin. Bruxelles deviendrait le premier contributeur à la solidarité entre les Belges. L'étude de la BNB dit encore que les transferts entre régions sont moins élevés en Belgique que dans les pays voisins".
6° Enfin, le célèbre Musée Grévin de Paris inaugurera, le 13 octobre prochain, le double de cire de notre compatriote Benoît Poelvoorde. Sa statue sera installée près de la scène du théâtre aux côtés des personnages de Fabrice Luchini, Charles Aznavour, Francis Huster, Laurent Gerra et... une autre Belge, Amélie Nothomb.
2° Un article issu du blog Belgium4ever : "Le paysage audiovisuel belge (PAB) n'est que purement théorique, tant les chaînes néerlandophones sont éloignées des francophones. Alors que la RTBF ne vit qu'à travers la France, la VRT regarde les Pays-Bas, l'Angleterre et le reste de l'Europe. Les chaînes privées (RTL et VTM) s'ignorent complètement, sauf pour Miss België/Belgique, et les multiples et grosses productions flamandes ne dépassent jamais la frontière linguistique. La crise politique a, selon moi, largement amélioré les choses et le PAB se réveille. On commence avec Plug TV, pardon Plug RTL, et une nouvelle animatrice flamande, une vraie Bekende Vlaming va animer une nouvelle émission sur le monde people. La RTBF proposera les Niouzz in het nederlands une fois par semaine (avec des sous-titres), une émission commune avec la VRT ("Stars of Europe"), ainsi qu'une saga familiale bilingue. Le parlement de la communauté française a voté pour remplacer les doublages par des sous-titres et il n'y a jamais eu autant de politiciens et de journalistes francophones invités sur les plateaux néerlandophones (et vice-versa) que depuis le début de la crise".
3° Semaine Flamande à Silly (province du Hainaut) : du 17 au 26 octobre 2008.
4° Lundi 13 octobre 2008 de 19h à 21h (lieu : Instituut voor Tropische Geneeskunde van Antwerpen) : conférence gratuite et bilingue de l'asbl België Anders/La Belgique Autrement. Thème de la soirée : les scientifiques, sens ou non-sens d'un niveau belge?
5° Un article issu du site Internet de l'hebdomadaire "Le Vif/L'Express" : "La Wallonie bénéficie de plus de six milliards d'euros par an de transferts financiers de la Flandre et, dans une moindre mesure, de Bruxelles, estime une étude inédite de la BNB dont fait état jeudi L'Echo et De Tijd. L'impact du vieillissement va cependant assécher ces flux financiers entre la Flandre et la Wallonie. La quasi totalité de cet effort de solidarité est supportée par la Flandre (5,8 milliards). Les choses vont cependant changer. Depuis 2002, la Flandre est gagnante pour les transferts au niveau des pensions. Or, elle sera la plus touchée par le vieillissement de la population avec pour conséquence des flux financiers en sa faveur en matière de pensions mais aussi de soins de santé. Résultat : même si l'écart entre les taux d'emploi reste le même qu'aujourd'hui, la contribution flamande va nettement diminuer : elle passera de 2% à 0,8% du PIB en 2003. Bruxelles déboursera quasiment autant que la Flandre auprès de la Wallonie. Si la Wallonie parvient à rattraper son retard économique et réduire son taux de chômage, les transferts de la Flandre vers la Wallonie se réduiraient à une peau de chagrin. Bruxelles deviendrait le premier contributeur à la solidarité entre les Belges. L'étude de la BNB dit encore que les transferts entre régions sont moins élevés en Belgique que dans les pays voisins".
6° Enfin, le célèbre Musée Grévin de Paris inaugurera, le 13 octobre prochain, le double de cire de notre compatriote Benoît Poelvoorde. Sa statue sera installée près de la scène du théâtre aux côtés des personnages de Fabrice Luchini, Charles Aznavour, Francis Huster, Laurent Gerra et... une autre Belge, Amélie Nothomb.
vendredi 26 septembre 2008
Editoriaux du Groupe Sud Presse
Editorial d'Hubert Vanslembrouck paru le 10/09/08 dans les quotidiens du groupe Sud Presse :
"On l'aime bien, Rudy Aernoudt. Fonctionnaire de haut vol, belgicain né et fin cabinettard (il a travaillé à la fois pour Kubla le Wallon et Moerman la Flamande), il connaît notre plomberie institutionnelle. Et économiste, il maîtrise plutôt bien les chiffres. Alors, quand il calcule qu'une scission du pays va nous coûter 7,2 milliards d'euros par an, on trouve çà fort sympathique. Parce qu'à l'heure où les partisans du divorce gagnent des points à chaque sondage (en Wallonie aussi), c'est un pavé dans la mare qui nous rafraîchit. D'autant plus quand on se souvient qu'il y a un an, l'homme a été proprement viré par le gouvernement flamand du département économique de l'administration, pour discours...trop pro-Belgique. Car la "bonne" nouvelle de l'étude, c'est que tout le monde a à perdre d'un éclatement du pays. La Flandre, aussi, donc, malgré la fin des fameux transferts nord-sud. Et çà, si tant est que l'info filtre dans les campagnes flamandes, çà pourrait réveiller des consciences. Ce type d'étude peut gripper les discours poujadistes de la Liste De Decker ou de la NVA. Et tempérer les velléités égoïstes. Car l'homme est ainsi fait qu'il pense (aussi) à son portefeuille. Et quand il verra qu'il va perdre 200 ou 1.400 euros/an (selon qu'il soit flamand ou wallon) en quittant son voisin, le Belge va trouver une raison supplémentaire d'aimer son pays. En lâchant ces chiffres, Rudy Aernoudt vient d'inventer la solidarité intéressée. C'est moins noble que la solidarité tout court, d'accord ; mais dans le contexte actuel, on prend".
Editorial de Louis Maraite paru le 12/09/08 dans les quotidiens du groupe Sud Presse :
"Jamais sans doute une émission sur une chaîne de télé flamande n'a été regardée par autant de francophones. Ils étaient 164.000 sur la chaîne publique flamande Sporza pour regarder le match Turquie-Belgique des Diables Rouges. Il faut dire qu'aucune chaîne francophone n'avait jugé utile de retransmettre le match : RTL-TVI, partenaire habituel des Diables, parce que le rapport coût-audience-recettes publicitaires n'était pas assez positif ; la RTBF parce qu'elle n'entendait pas assurer la couverture en filmant les panneaux publicitaires de l'Union Belge de Foot parmi lesquels figurait évidemment celui de RTL-TVI. La position de la RTBF est criticable : où est la notion de service public? Mais elle l'est somme toute nettement moins que celle de RTL-TVI qui ne s'est pas montré un partenaire très optimiste avec l'Union Belge. Ne pas retransmettre le match au motif que les dernières sorties des Diables n'avaient pas attiré grand monde, c'était miser sur une nouvelle défaite. Le foot est un sport collectif : les partenaires commerciaux de l'Union Belge ne doivent-ils pas jouer collectivement? Du pain et des jeux. Le politique reprend l'affaire à son compte, regrettant l'absence de retransmission sur les chaînes francophones. Sans doute est-il gêné aux entournures en ces moments de troubles institutionnels : les Flamands, eux, croient toujours à l'équipe nationale...".
"On l'aime bien, Rudy Aernoudt. Fonctionnaire de haut vol, belgicain né et fin cabinettard (il a travaillé à la fois pour Kubla le Wallon et Moerman la Flamande), il connaît notre plomberie institutionnelle. Et économiste, il maîtrise plutôt bien les chiffres. Alors, quand il calcule qu'une scission du pays va nous coûter 7,2 milliards d'euros par an, on trouve çà fort sympathique. Parce qu'à l'heure où les partisans du divorce gagnent des points à chaque sondage (en Wallonie aussi), c'est un pavé dans la mare qui nous rafraîchit. D'autant plus quand on se souvient qu'il y a un an, l'homme a été proprement viré par le gouvernement flamand du département économique de l'administration, pour discours...trop pro-Belgique. Car la "bonne" nouvelle de l'étude, c'est que tout le monde a à perdre d'un éclatement du pays. La Flandre, aussi, donc, malgré la fin des fameux transferts nord-sud. Et çà, si tant est que l'info filtre dans les campagnes flamandes, çà pourrait réveiller des consciences. Ce type d'étude peut gripper les discours poujadistes de la Liste De Decker ou de la NVA. Et tempérer les velléités égoïstes. Car l'homme est ainsi fait qu'il pense (aussi) à son portefeuille. Et quand il verra qu'il va perdre 200 ou 1.400 euros/an (selon qu'il soit flamand ou wallon) en quittant son voisin, le Belge va trouver une raison supplémentaire d'aimer son pays. En lâchant ces chiffres, Rudy Aernoudt vient d'inventer la solidarité intéressée. C'est moins noble que la solidarité tout court, d'accord ; mais dans le contexte actuel, on prend".
Editorial de Louis Maraite paru le 12/09/08 dans les quotidiens du groupe Sud Presse :
"Jamais sans doute une émission sur une chaîne de télé flamande n'a été regardée par autant de francophones. Ils étaient 164.000 sur la chaîne publique flamande Sporza pour regarder le match Turquie-Belgique des Diables Rouges. Il faut dire qu'aucune chaîne francophone n'avait jugé utile de retransmettre le match : RTL-TVI, partenaire habituel des Diables, parce que le rapport coût-audience-recettes publicitaires n'était pas assez positif ; la RTBF parce qu'elle n'entendait pas assurer la couverture en filmant les panneaux publicitaires de l'Union Belge de Foot parmi lesquels figurait évidemment celui de RTL-TVI. La position de la RTBF est criticable : où est la notion de service public? Mais elle l'est somme toute nettement moins que celle de RTL-TVI qui ne s'est pas montré un partenaire très optimiste avec l'Union Belge. Ne pas retransmettre le match au motif que les dernières sorties des Diables n'avaient pas attiré grand monde, c'était miser sur une nouvelle défaite. Le foot est un sport collectif : les partenaires commerciaux de l'Union Belge ne doivent-ils pas jouer collectivement? Du pain et des jeux. Le politique reprend l'affaire à son compte, regrettant l'absence de retransmission sur les chaînes francophones. Sans doute est-il gêné aux entournures en ces moments de troubles institutionnels : les Flamands, eux, croient toujours à l'équipe nationale...".
mercredi 24 septembre 2008
Activité de l'asbl Pro Belgica ce 27 septembre
Voici l'éditorial de François Leclercq dans la dernière revue trimestrielle de l'asbl Pro Belgica :
On ne joue pas impunément avec les symboles... Même si à l'entame du XXIème siècle, il est de bon ton de se gausser de tout ce qui relie les hommes et les femmes d'un pays à leur identité fondamentale et à leurs racines culturelles et sociétales parce que çà fait chic et branché de proclamer que c'est ringard dans certains salons de la gauche caviar ou dans certains milieux de soixante-huitards attardés qui n'ont pas viré leur cuti, on se doit quand même de le rappeler en ces temps d'innovation (?) politique confédérale.
On aura lu dans la presse que le bourgmestre de Lennik a décidé de faire la grêve du drapeau belge tant que son cher B-H-V ne sera pas scindé. Mal lui en prendrait de passer à l'acte car s'il n'affiche que son cher lion flamand, il risque aussi un rappel à l'ordre, les deux oriflammes étant au fond liés, ne fût-ce que pour rappeler que la Belgique est un Etat fédéral... Mais soit, l'ami Willy De Waele (what's in a name?) qui ceint l'écharpe tricolore (!) dans ce riant bourg du Pajottenland s'est taillé un costard politique dont le fonds de commerce est communautaro-communautaire. Et voilà pourquoi votre fille est muette ou plutôt bavarde comme une pie en quête de "réclame" électorale! Et après cela, l'on feindra de s'étonner que l'on piétine ou que l'on brûle le drapeau national comme cela arriva, hélàs, bien trop souvent dans certaines manifestations flamingantes dans le dernier quart du siècle dernier.
Parmi les valeurs à ne pas galvauder, il y a aussi l'indispensable devoir de mémoire. Il ne faut pas être grand clerc pour se rendre compte que les derniers survivants héroïques de la Seconde Guerre Mondiale emm... sérieusement l'écrasante majorité de nos élus. Et qu'à de très rares exceptions près, la presse tant francophone que néerlandophone fait l'impasse sur ces Belges, du nord comme du sud, hommes et femmes, de gauche et de droite, qui se sont battus, souvent au prix de leur vie, pour que leur pays, leur patrie demeurent libres...
Et on en arrive alors à des oublis non moins tragiques où l'on force quelque peu le destin de l'Histoire. Combien de jeunes connaissent encore la part jouée par les anciens combattants et les résistants en 40-45? Fort peu sans doute et ce n'est pas étonnant lorsqu'on voit comment certains ministres régionaux ou communautaires instrumentalisent la mémoire de la guerre pour leur seul profit électoral en voulant s'attirer les voix des différentes communautés - non linguistiques, une fois n'est pas coutume! - que compte ce pays. Il en va un peu de même du devoir de mémoire national ou fédéral... Onbekend is onbemind, disent nos amis flamands... Comment peut-on encore aimer un pays si l'on évacue son passé ou, pire encore, si on le déforme pour s'inscrire dans une présentation "pro domo" aux accents un tantinet, osons le mot parce qu'il est nullement exagéré, négationnistes?
Avec la reprise des activités après les vacances s'annonce aussi l'anniversaire tout proche de la révolution belge de 1830 que l'asbl Pro Belgica et ses amis marqueront comme il se doit par un pèlerinage du souvenir dans notre bonne capitale qui se terminera à la Place des Martyrs où reposent ceux qui voici 178 ans n'ont pas hésité à se sacrifier pour une communauté nationale en (re)devenir après quinze ans de vie commune plutôt agités avec les Pays-Bas.
Une certaine classe politique relayée par les médias assoiffés de sensationnalisme - ah, ces sondages tous azimuts qui nous voient, par exemple, devenir des citoyens de Nicolas Sarkozy... - se muera certes une fois encore en boulier-compteur pour compter les "Belgicains" et pour en tirer des conclusions qui n'arrangera que sa seule cause schismatico-séparatiste (ou commerciale pour les marchands d'images ou de papier). C'est pourtant aussi sot que de vouloir tirer des conclusions de la participation étriquée des nationalistes flamands au Ijzerbedevaart ou à son plus fasciste "clone" qu'est l'Ijzerwake... C'est qu'à l'heure de la télé et d'Internet, le militantisme citoyen n'est plus ce qu'il était. Jadis, on manifestait avec sa tête et avec ses pieds, ne fût-ce que pour montrer sa détermination au camp d'en face. Depuis que l'électronalité s'est imposée au grand dam de tous les supporters de Gutenberg, l'on s'estime déjà fort engagé après avoir signé une pétition en ligne...
Et pourtant, l'occasion serait belle de remettre en perspective ce qui s'est passé dans la tête et dans les coeurs de nos aïeux à l'approche des années 1830. L'on verrait ainsi que la Belgique n'était nullement un concept conservateur mais déjà un extraordinaire laboratoire moderne pour l'époque de vivre ensemble. Avec le rapprochement des libéraux et des catholiques. Ou encore l'option monarchique aux accents très républicains. Mais voilà, çà ne cadre pas non plus avec l'air du temps! A méditer chez soi mais peut-être mieux encore, en se rendant le 27 septembre à la manifestation de l'asbl Pro Belgica...
François Leclercq (éditorial de la revue trimestrielle n°3/2008 de Pro Belgica)
Programme des cérémonies organisées par la Ville de Bruxelles et l'asbl Pro Belgica ce samedi 27 septembre :
13h30. Rassemblement à la Colonne du Congrès (rue Royale, 1000 Bruxelles, près de la Gare Centrale)
13h45. Hommage au Soldat Inconnu par les Volontaires de 1830 (en tenue d'époque) et Pro Belgica
14h. Rassemblement près de la statue du roi Baudouin devant la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule
14h20. Départ du cortège vers la place des Martyrs
15h. Cérémonie officielle sur la place des Martyrs (près de la Rue Neuve) en présence des autorités politiques
15h45. Départ du cortège vers la grand-place
16h. Parade finale des Volontaires de 1830 et Brabançonne sur la grand-place, suivis d'une réception à l'hôtel de ville offerte par la Ville de Bruxelles
Plus d'infos sur www.probelgica.be
On ne joue pas impunément avec les symboles... Même si à l'entame du XXIème siècle, il est de bon ton de se gausser de tout ce qui relie les hommes et les femmes d'un pays à leur identité fondamentale et à leurs racines culturelles et sociétales parce que çà fait chic et branché de proclamer que c'est ringard dans certains salons de la gauche caviar ou dans certains milieux de soixante-huitards attardés qui n'ont pas viré leur cuti, on se doit quand même de le rappeler en ces temps d'innovation (?) politique confédérale.
On aura lu dans la presse que le bourgmestre de Lennik a décidé de faire la grêve du drapeau belge tant que son cher B-H-V ne sera pas scindé. Mal lui en prendrait de passer à l'acte car s'il n'affiche que son cher lion flamand, il risque aussi un rappel à l'ordre, les deux oriflammes étant au fond liés, ne fût-ce que pour rappeler que la Belgique est un Etat fédéral... Mais soit, l'ami Willy De Waele (what's in a name?) qui ceint l'écharpe tricolore (!) dans ce riant bourg du Pajottenland s'est taillé un costard politique dont le fonds de commerce est communautaro-communautaire. Et voilà pourquoi votre fille est muette ou plutôt bavarde comme une pie en quête de "réclame" électorale! Et après cela, l'on feindra de s'étonner que l'on piétine ou que l'on brûle le drapeau national comme cela arriva, hélàs, bien trop souvent dans certaines manifestations flamingantes dans le dernier quart du siècle dernier.
Parmi les valeurs à ne pas galvauder, il y a aussi l'indispensable devoir de mémoire. Il ne faut pas être grand clerc pour se rendre compte que les derniers survivants héroïques de la Seconde Guerre Mondiale emm... sérieusement l'écrasante majorité de nos élus. Et qu'à de très rares exceptions près, la presse tant francophone que néerlandophone fait l'impasse sur ces Belges, du nord comme du sud, hommes et femmes, de gauche et de droite, qui se sont battus, souvent au prix de leur vie, pour que leur pays, leur patrie demeurent libres...
Et on en arrive alors à des oublis non moins tragiques où l'on force quelque peu le destin de l'Histoire. Combien de jeunes connaissent encore la part jouée par les anciens combattants et les résistants en 40-45? Fort peu sans doute et ce n'est pas étonnant lorsqu'on voit comment certains ministres régionaux ou communautaires instrumentalisent la mémoire de la guerre pour leur seul profit électoral en voulant s'attirer les voix des différentes communautés - non linguistiques, une fois n'est pas coutume! - que compte ce pays. Il en va un peu de même du devoir de mémoire national ou fédéral... Onbekend is onbemind, disent nos amis flamands... Comment peut-on encore aimer un pays si l'on évacue son passé ou, pire encore, si on le déforme pour s'inscrire dans une présentation "pro domo" aux accents un tantinet, osons le mot parce qu'il est nullement exagéré, négationnistes?
Avec la reprise des activités après les vacances s'annonce aussi l'anniversaire tout proche de la révolution belge de 1830 que l'asbl Pro Belgica et ses amis marqueront comme il se doit par un pèlerinage du souvenir dans notre bonne capitale qui se terminera à la Place des Martyrs où reposent ceux qui voici 178 ans n'ont pas hésité à se sacrifier pour une communauté nationale en (re)devenir après quinze ans de vie commune plutôt agités avec les Pays-Bas.
Une certaine classe politique relayée par les médias assoiffés de sensationnalisme - ah, ces sondages tous azimuts qui nous voient, par exemple, devenir des citoyens de Nicolas Sarkozy... - se muera certes une fois encore en boulier-compteur pour compter les "Belgicains" et pour en tirer des conclusions qui n'arrangera que sa seule cause schismatico-séparatiste (ou commerciale pour les marchands d'images ou de papier). C'est pourtant aussi sot que de vouloir tirer des conclusions de la participation étriquée des nationalistes flamands au Ijzerbedevaart ou à son plus fasciste "clone" qu'est l'Ijzerwake... C'est qu'à l'heure de la télé et d'Internet, le militantisme citoyen n'est plus ce qu'il était. Jadis, on manifestait avec sa tête et avec ses pieds, ne fût-ce que pour montrer sa détermination au camp d'en face. Depuis que l'électronalité s'est imposée au grand dam de tous les supporters de Gutenberg, l'on s'estime déjà fort engagé après avoir signé une pétition en ligne...
Et pourtant, l'occasion serait belle de remettre en perspective ce qui s'est passé dans la tête et dans les coeurs de nos aïeux à l'approche des années 1830. L'on verrait ainsi que la Belgique n'était nullement un concept conservateur mais déjà un extraordinaire laboratoire moderne pour l'époque de vivre ensemble. Avec le rapprochement des libéraux et des catholiques. Ou encore l'option monarchique aux accents très républicains. Mais voilà, çà ne cadre pas non plus avec l'air du temps! A méditer chez soi mais peut-être mieux encore, en se rendant le 27 septembre à la manifestation de l'asbl Pro Belgica...
François Leclercq (éditorial de la revue trimestrielle n°3/2008 de Pro Belgica)
Programme des cérémonies organisées par la Ville de Bruxelles et l'asbl Pro Belgica ce samedi 27 septembre :
13h30. Rassemblement à la Colonne du Congrès (rue Royale, 1000 Bruxelles, près de la Gare Centrale)
13h45. Hommage au Soldat Inconnu par les Volontaires de 1830 (en tenue d'époque) et Pro Belgica
14h. Rassemblement près de la statue du roi Baudouin devant la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule
14h20. Départ du cortège vers la place des Martyrs
15h. Cérémonie officielle sur la place des Martyrs (près de la Rue Neuve) en présence des autorités politiques
15h45. Départ du cortège vers la grand-place
16h. Parade finale des Volontaires de 1830 et Brabançonne sur la grand-place, suivis d'une réception à l'hôtel de ville offerte par la Ville de Bruxelles
Plus d'infos sur www.probelgica.be
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