lundi 20 février 2017

Le parc Durbuy Adventure Valley

Né à Gand en 1965, Marc Coucke est le président du groupe pharmaceutique Omega Pharma qu'il a cofondé et qui a fait de lui un milliardaire. Avec cet argent, il investit dans différents endroits du pays : en province de Flandre Occidentale (il est actionnaire majoritaire du club de football d'Ostende), en province du Hainaut (il est co-propriétaire du parc Pairi Daiza avec Eric Domb) et en province du Luxembourg (à Durbuy où il rachète beaucoup de choses).

Plus d'infos et de photos sur Durbuy grâce aux photos de notre amie Mimi du Sud :   http://journalpetitbelge.blogspot.be/2013/12/la-ville-de-durbuy.html

A Durbuy, Marc Coucke et son associé Bart Maerten rachètent beaucoup de choses ces derniers mois :   l'ancien parc Durbuy Aventures, des petits maisons de la vieille ville (qu'ils veulent louer à des artisans locaux), 25 hectares du domaine de Hottemme, des restaurants, le camping de la Chênaie, etc. Objectif des deux associés :  créer un parc Durbuy Adventure Valley. Si l'intérêt économique est évident (23 emplois ont été créés en 2016 et une cinquantaine d'engagements sont prévus pour 2017-2018), certains craignent que la petite ville perde son authenticitié. Seul l'avenir nous le dira...

Marc Coucke a répondu aux questions des quotidiens du groupe Vers l'Avenir :

"On vous voit souvent à Durbuy...
- Effectivement, ce projet me tient à cœur. C'est un projet dans lequel je m'investis à fond avec Bart Maerten. Nous enchaînons les réunions pour mener à bien ce projet dans le respect des règles et de l'environnement. C'est incroyable comme il a évolué en sept mois, depuis la conférence de presse de présentation du 24 juin dernier. Je n'ai jamais vu un projet qui roulait comme çà.

- Vous venez de présenter le concept Durbuy Adventure Valley. Pouvez-vous l'expliquer?
- En fait, La Petite Merveille reste le nom du projet global. Mais Bart m'a fait remarquer, à juste titre, qu'il fallait ajouter une référence à Durbuy, qui est plus porteur en terme touristique. C'est pourquoi nous avons décidé que la partie "parc" du projet, se déployant sur trois collines et trois vallées et proposant de multiples activités, porterait le nom de Durbuy Adventure Valley.

- Pourquoi communiquer aujourd'hui alors que la saison touristique commence dans un mois?
- Car les opérations évoluent bien et que nous avons envie de montrer toutes ces évolutions. Et parce que pour la première fois, nous avons un projet global qui, sur la carte, forme une entité unique avec le regroupement des activités de La Petite Merveille (vacances scolaires) et du parc d'attractions. Nous pensons d'ailleurs préserver le bois de Famenne que nous avions acquis car Natagora nous a indiqué qu'il y avait des espèces protégées comme les papillons.  Il faudrait que Durbuy soit plus attractive toute l'année et soit moins dépendante des conditions météorologiques. C'est pourquoi nous allons aménager des activités indoor. Actuellement, hors grands événements, on fait vite le tour de la ville. A nous de trouver des activités ou des artisans pour les faire rester et passer un bon séjour".

jeudi 16 février 2017

Le Grand Curtius à Liège

                                 Image illustrative de l'article Grand Curtius

Situé dans le quartier historique de la Cité Ardente, le Grand Curtius (www.grandcurtiusliege.be) regroupe un ensemble de monuments mis en valeur par un aménagement des espaces intérieurs et extérieurs soulignant l'esprit de continuité entre le passé et le présent.

Modèle de la Renaissance mosane, avec ses briques rouges et ses fenêtres à croisées, le majestueux bâtiment principal a été construit au début du 17ème siècle comme hôtel particulier pour Jean Curtius, un riche Liégeois qui avait fait fortune grâce au commerce d'armes. En 1909, la Ville de Liège, désireuse d'exposer ses collections dans un endroit approprié, rénove le palais Curtius pour le transformer en musée. Dans son tout récent réaménagement, l'espace muséal s'est vu valorisé par la création d'un vaste centre d'interprétation réunissant un îlot d'édifices voisins.

Le Grand Curtius abrite dans son nouvel écrin plus de 5.000 pièces provenant des collections prestigieuses de plusieurs musées spécialisés. Le département d'archéologie expose de riches collections gallo-romaines, le précieux Evangéliaire de Notger. Le département Art religieux et Art mosan retrace l'évolution de l'art religieux dans le diocèse de Liège depuis le haut Moyen Age. Le musée possède également un département dédié à l'armurerie et un autre consacré aux arts décoratifs (porcelaine, faïence, orfèvrerie et mobilier). Il héberge également l'une des plus prestigieuses collections mondiales de verres riche d'environ 10.000 pièces dont un grand nombre permettant de retracer l'histoire des cristalleries du Val-Saint-Lambert.

La visite du Grand Curtius se combine facilement avec celle du nouveau musée La Boverie (www.laboverie.com) puisque les deux musées sont reliés par une navette fluviale.

lundi 13 février 2017

Expo sur la Sabena à l'Atomium

             

Jusqu'en septembre 2017, deux sphères de l'Atomium présentent une exposition temporaire sur la Sabena qui avait vu le jour en 1923. Pourquoi le nom Sabena? Car il signifie Société Anonyme Belge d'Exploitation de la Navigation Aérienne. L'expo "Voyager glamour" parcourt l'histoire de la Sabena, sans nostalgie ni parti pris, depuis ses débuts à l'aéroport de Haren jusqu'à sa fin brutale en 2001, en passant par son déploiement international sur quatre continents et son réseau régional d'hélicoptères. Elle était la troisième plus ancienne compagnie aérienne du monde.

Pour illustrer les 78 ans d'exploitation de ce fleuron de l'aviation commerciale, l'expo fait découvrir aux visiteurs des maquettes d'appareil, des uniformes, des affiches, des photos, des vidéos d'archives, des gadgets, etc. Une attention toute particulière est portée à celles et ceux qui travaillaient pour la compagnie et s'appelaient eux-mêmes "les Sabéniens". Le parcours de l'expo reproduit le passage au comptoir d'enregistrement, l'accueil à bord, la vie en vol.

Début de l'odyssée (1919-1930) :  les premières expériences de vols, la constitution du Syndicat pour l'Etude des Transports Aériens, la fondation de la Sabena en 1923, le premier vol vers le Congo en 1925 (75 heures !).

Croissance et progrès (années 30 et 40) :  le développement commercial, les avancées techniques comme les systèmes fiables de radio, les lignes fixes avec la colonie belge (deux vols par mois) et le bombardement de l'aéroport de Haren le 10 mai 1940.

Les années dorées (années 45-60) : l'arrivée des hélicoptères, la révolution des jets, l'augmentation de la flotte, des employés et des voyageurs, mise en place d'une classe touriste en 1952, les rapatriements humanitaires d'urgence en Boeing 707 après l'indépendance du Congo en 1960.

Départs en vacances (années 60-fin 70) :  l'extension du réseau asiatique (vers Tokyo), l'augmentation du nombre de vacanciers et des vols vers l'Espagne, la Grèce, la Turquie, Malaga, l'Afrique du Nord, etc. On passe d'une classe unique à l'Economy.

Expansion, développement, croissance (années 80-90) :   la Sabena collabore avec d'autres compagnies et veut répondre avec souplesse aux besoins des clients.

Epilogue :  l'accord avec Air France en 1992, suivi du (très) malencontreux accord avec Swissair en 1995. Le dernier vol de la Sabena a lieu le 1er novembre 2001...

lundi 6 février 2017

Création de l'asbl CittàSlow Belgium

Créé  en Italie en 1999, le réseau international CittàSlow ("ville lente") compte aujourd'hui 228 villes réparties en 18 réseaux au sein de 30 pays des cinq continents. Tous les cinq ans, ces villes sont évaluées selon des critères très précis, comme la mise en valeur du patrimoine historique à travers des zones piétonnes, des lieux et du mobilier qui favorisent les échanges, via le développement de commerces accueillants de proximité et de leurs produits de terroir, par la promotion d'échanges intergénérationnels et des coutumes locales, et dans un souci d'ouverture à la mobilité.

Et en Belgique?  Quatre communes hennuyères proches l'une de l'autre (Silly, Enghien, Lens et Estinnes) sont les premières à se lancer dans l'aventure, suivies ensuite par une commune de la province de Liège (Chaudfontaine) et une commune de la province du Limbourg (Maaseik). En 2016, ils décident ensemble de promouvoir les critères de qualité du réseau international en créant l'asbl CittàSlow Belgium (composée notamment du bourgmestre de Silly Christian Leclercq, du bourgmestre de Maaseik Jan Creemers, de la bourgmestre d'Estinnes Aurore Tourneur, du bourgmestre f.f. de Chaudfontaine Laurent Burton, de l'échevin d'Enghien Jean-Yves Sturbois, de l'échevin de Lens Bruno Beltrame).

Jan Creemers, bourgmestre de Maaseik, a confié à la presse :   "Situés à l'extrémité du Limbourg, à la frontière des Pays-Bas, nous participons naturellement à une eurozone avec nos voisins hollandais. C'est donc mon collègue et voisin d'Echt-Susteren, membre du CittàSlow batave, qui m'a vanté les mérites du réseau. C'est ainsi que j'ai contacté Christian Leclercq. Les pratiques citoyennes et l'environnement de notre belle commune se prêtent à l'esprit du réseau international. Nous allons maintenant essayer de convaincre d'autres communes flamandes".

Christian Leclercq, bourgmestre de Silly :  "CittàSlow, c'est un cadre et un cahier des charges précis à respecter. Chacune de nos communes les a intégrés dans sa gestion quotidienne et à long terme. Ce qui est passionnant, c'est que nous nous nourrissons tous des déclinaisons particulières mises en place chez nos partenaires en fonction de leurs spécificités locales. C'est un formidable lieu d'échanges et de convivialité, dans lequel les couleurs politiques n'ont pas leur place".

jeudi 2 février 2017

Succès de l'entreprise Lutosa

Régulièrement, je vous parle des succès de nos entreprises belges. C'est le cas de l'entreprise Lutosa, fleuron de la transformation de pommes de terres, depuis plusieurs décennies. D'où vient le nom Lutosa? C'est la traduction latine de Leuze (la ville où elle a vu le jour), signifiant marécages.

Passons à quelques chiffres. Lutosa emploie un millier de personnes travaillant soit sur le site de Leuze-en-Hainaut (province du Hainaut), soit sur le site de Waregem (province de Flandre Occidentale). En 2016, ils ont transformé l'équivalent de 750.000 tonnes de pommes de terre en 425.000 tonnes de frites et autres spécialités surgelées. 90% de sa production est destiné à l'exportation dans 131 pays à travers le monde. C'est la plus grande usine du groupe Mc Cain qui l'a rachetée en 2013.

Projet pour 2017 : pour répondre aux désirs de croissance de Lutosa, une nouvelle ligne de production sera construite dans le zoning industriel de Leuze-en-Hainaut, avec une ouverture programmée pour le 1er janvier 2018. Avis aux personnes intéressées : plusieurs postes sont à pourvoir sur le site Internet de Lutosa (assistant opérationnel, export manager, opérateurs emballage, p.ex.).